{"id":864,"date":"2020-03-30T09:08:20","date_gmt":"2020-03-30T09:08:20","guid":{"rendered":"http:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/?page_id=864"},"modified":"2020-03-30T09:08:20","modified_gmt":"2020-03-30T09:08:20","slug":"chapitre-5","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/la-reconciliation-entre-dieu-et-lhomme\/chapitre-5\/","title":{"rendered":"Chapitre 5"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\">ETUDE V<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">LE SOUVERAIN SACRIFICATEUR<br \/>\nDE LA RECONCILIATION<br \/>\n\u00ab RENDU SEMBLABLE A SES FR\u00c8RES \u00bb<br \/>\nPEUT \u00ab COMPATIR A NOS INFIRMIT\u00c9S \u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Qui sont \u00ab ses fr\u00e8res \u00bb ? \u2014 En quoi consista la ressemblance ? \u2014 Comment fut-il \u00ab tent\u00e9 en toutes choses comme nous, sans commettre le p\u00e9ch\u00e9 \u00bb ? &#8212; Les tentations au d\u00e9sert. \u2014 Leur ressemblance aux n\u00f4tres. \u00adCertaines d&#8217;entre elles \u00ab s\u00e9duiraient, s&#8217;il \u00e9tait possible, les Elus m\u00eames \u00bb. \u2014 En quel sens notre Seigneur fut-il rendu parfait par les souffrances ? \u2014 Quoique Fils, il apprit l&#8217;ob\u00e9issance. \u2014 Comment fut-il fait en ressemblance de chair de p\u00e9ch\u00e9, et cependant sans p\u00e9ch\u00e9 ? &#8212; Il s&#8217;est charg\u00e9 de nos infirmit\u00e9s \u00bb. \u2014 Comment fut-il touch\u00e9 \u00bb (de compassion) ?<\/p>\n<p>C&#8217;est pourquoi il dut, en toutes choses, \u00eatre rendu semblable \u00e0 ses fr\u00e8res, afin qu&#8217;il f\u00fbt un mis\u00e9ricordieux et fid\u00e8le Souverain Sacrificateur dans les choses qui concernent Dieu, pour faire propitiation (r\u00e9conciliation) pour les p\u00e9ch\u00e9s du peuple \u00bb. \u2014 H\u00e9b. 2 : 17.<\/p>\n<p>IL EXISTE deux conceptions populaires oppos\u00e9es, qui, toutes deux, entrent en conflit avec toutes les diverses d\u00e9clarations de la Bible concernant les rapports de notre Seigneur avec l&#8217;humanit\u00e9 ; une troisi\u00e8me, savoir l&#8217;opinion de la V\u00e9rit\u00e9, est seule capable de concilier les divers passages des \u00c9critures, ou de satisfaire la raison sanctifi\u00e9e. Des deux conceptions fausses, mais populaires, l&#8217;une pr\u00e9tend que notre Seigneur J\u00e9sus \u00e9tait le Dieu Tout-Puissant, J\u00e9hovah, qui se rev\u00eatit simplement de chair humaine, sans \u00e9prouver r\u00e9ellement la sensibilit\u00e9 des \u00e9preuves, des tentations et des conditions ambiantes de<\/p>\n<p>118<\/p>\n<p>la nature humaine. L&#8217;autre pr\u00e9tend qu&#8217;il \u00e9tait un p\u00e9cheur, ayant part aux imperfections de notre race, comme les autres humains, mais qu&#8217;il combattit le p\u00e9ch\u00e9 et lui r\u00e9sista avec plus de succ\u00e8s que les autres humains. Nous allons essayer de montrer que ces deux conceptions sont erron\u00e9es, et que la v\u00e9rit\u00e9 se trouve entre les deux : en effet, le Logos \u00ab \u00e9tant en forme de Dieu \u00bb, un \u00eatre-esprit, fut r\u00e9ellement un homme quand il fut \u00ab fait chair \u00bb, \u00ab l&#8217;homme Christ J\u00e9sus \u00bb, mais \u00ab s\u00e9par\u00e9 des p\u00e9cheurs \u00bb, un homme parfait pr\u00e9par\u00e9 pour \u00eatre le \u00ab prix correspondant \u00bb du premier homme parfait dont la chute engloba notre race, et dont la r\u00e9demption englobe \u00e9galement la race.<\/p>\n<p>n est donc tout \u00e0 fait convenable, sous ce rapport, en cherchant \u00e0 d\u00e9montrer la vue biblique exacte sur ce sujet, que nous examinions diverses citations des \u00c9critures qui ont \u00e9t\u00e9 fauss\u00e9es et mal employ\u00e9es pour prouver que notre Seigneur avait des d\u00e9fauts, et \u00e9tait sujet aux m\u00eames passions que les membres de la race d\u00e9chue. Nous soutenons que s&#8217;il avait \u00e9t\u00e9 dans cette condition, il lui aurait \u00e9t\u00e9 impossible, comme il l&#8217;est pour nous, d&#8217;observer parfaitement chaque d\u00e9tail de la loi divine qui d\u00e9terminait la pleine mesure des capacit\u00e9s de l&#8217;homme parfait ; cette loi ne pouvait donc \u00eatre observ\u00e9e par des humains imparfaits. C&#8217;est pourquoi, le fait m\u00eame qu&#8217;en notre Seigneur il n&#8217;y avait pas de p\u00e9ch\u00e9, le fait m\u00eame qu&#8217;il plaisait au P\u00e8re, et fut acceptable comme offrande pour le p\u00e9ch\u00e9, comme prix de la ran\u00e7on d&#8217;Adam (et la race perdue en lui), prouvent indirectement sa perfection, comme nous soutenons que la Bible l&#8217;enseigne partout.<\/p>\n<p>Mais les \u00ab fr\u00e8res \u00bb de notre Seigneur n&#8217;\u00e9taient pas immacul\u00e9s, ils n&#8217;\u00e9taient pas s\u00e9par\u00e9s des p\u00e9cheurs. Comment, dans ces conditions, pouvait-il \u00e0 la fois \u00eatre \u00ab fait semblable \u00e0 ses fr\u00e8res \u00bb, et \u00eatre s\u00e9par\u00e9 des p\u00e9cheurs ? On trouve la r\u00e9ponse \u00e0 cette question lorsque l&#8217;on reconna\u00eet le fait que ce ne sont pas les humains, les<\/p>\n<p>119<\/p>\n<p>p\u00e9cheurs en g\u00e9n\u00e9ral, qui sont vis\u00e9s comme \u00e9tant \u00ab ses fr\u00e8res \u00bb. Adam, \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9, fut reconnu comme fils d\u00e9&#8217; Dieu \u00e0 sa cr\u00e9ation, et jusqu&#8217;au moment de sa transgression (Luc 3 : 38), mais pas apr\u00e8s. Tous les membres de sa race sont appel\u00e9s dans les \u00c9critures des \u00ab enfants de col\u00e8re \u00bb (Eph. 2 : 3). Seuls, ceux qui ont \u00ab \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la\u00a0 condamnation qui est sur le monde \u00bb, et qui sont rentr\u00e9s en, accord avec Dieu, par Christ, sont autoris\u00e9s par les\u00a0 \u00c9critures \u00e0 se consid\u00e9rer des fils de Dieu (Jean 1 : 12). Des antres, notre Seigneur d\u00e9clare : \u00ab Vous avez pour p\u00e8re le diable, et vous voulez faire les convoitises de votre p\u00e8re \u00bb (Jean 8 : 44). Notre Seigneur J\u00e9sus ne se compta jamais comme l&#8217;un des enfants du diable, ni comme un des \u00ab enfants de col\u00e8re \u00bb, mais il d\u00e9clara qu&#8217;il \u00ab proc\u00e9dait et venait de Dieu \u00bb. Il ne reconnut pas non plus comme \u00ab\u00a0ses fr\u00e8res \u00bb aucun de ceux qui \u00e9taient encore des enfants de col\u00e8re \u00bb. Les seuls consid\u00e9r\u00e9s comme \u00ab les fr\u00e8res du Seigneur \u00bb sont ceux qui, ayant \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la condamnation qui p\u00e8se sur le monde, ont \u00e9t\u00e9 rapproch\u00e9s\u00a0 du P\u00e8re par le sang de Christ, ont re\u00e7u \u00ab l&#8217;esprit d&#8217;adoption \u00bb dans la famille de Dieu, et la promesse de la filiation \u00bb compl\u00e8te \u00e0 l&#8217;\u00e9tablissement du Royaume (Rom. 8 : 15, 23 ; Gal. 4 : 5). Puisqu&#8217;ils sont justifi\u00e9s, consid\u00e9r\u00e9s comme lib\u00e9r\u00e9s de la culpabilit\u00e9 adamique, consid\u00e9r\u00e9s comme rendus justes par le sang de Christ, ils sont semblables \u00e0 notre Seigneur J\u00e9sus, \u00ab ses fr\u00e8res \u00bb dans tous les sens du mot, dans une position analogue de faveur divine et de s\u00e9paration du monde. Des consacr\u00e9s de cette classe, notre Seigneur d\u00e9clare : \u00ab Ils ne sont pas du monde, comme je ne suis pas du monde \u00bb. \u00ab Je vous ai choisis du monde \u00bb (Jean 15 : 19 ; 17 : 16). On peut voir ais\u00e9ment de ce point de vue que notre Seigneur fut \u00ab fait semblable \u00e0 ses fr\u00e8res \u00bb, exactement, en tout point. Non pas que ses \u00ab fr\u00e8res \u00bb fussent dans cette condition au \u00ab Sonship \u00bb \u2014 grec : hulothesias : \u00ab filiation \u00bb \u2014 Diaglott (R\u00e9f\u00e9rence Strong N. 5206 \u2014 Trad.).<\/p>\n<p>120<\/p>\n<p>moment o\u00f9 il s&#8217;humilia et fut fait chair, car il n&#8217;avait aucun fr\u00e8re \u00e0 cette \u00e9poque, sauf que cette classe \u00e9tait pr\u00e9-connue de Dieu (Eph. 1 : 5, 11 ; Rom. 8 : 9) ; mais l&#8217;arrangement divin \u00e9tait tel que Dieu pr\u00e9vit qu&#8217;il pouvait \u00eatre juste, et cependant justifier ceux de la race des p\u00e9cheurs qui accepteraient sa gr\u00e2ce par Christ ; de ce fait leurs p\u00e9ch\u00e9s seraient couverts, ne leur seraient plus imput\u00e9s, mais seraient imput\u00e9s \u00e0 celui \u00ab qui porta nos p\u00e9ch\u00e9s en son corps sur le bois \u00bb. Dieu arrangea d&#8217;avance, pr\u00e9-connu, son dessein d&#8217;appeler les membres de l&#8217;Eglise de l\u2019\u00c9vangile pour \u00eatre \u00ab coh\u00e9ritiers avec J\u00e9sus-Christ, notre Seigneur \u00bb, d&#8217;un h\u00e9ritage incorruptible, sans tache, immarcescible, r\u00e9serv\u00e9 dans les cieux. C&#8217;est en consid\u00e9ration de ce plan arrang\u00e9 d&#8217;avance, que les proph\u00e8tes parl\u00e8rent, par anticipation, de tous ceux qui constitue-aient cette classe, comme \u00e9tant les \u00ab fr\u00e8res \u00bb de Christ. Proph\u00e9tiquement, notre Seigneur est repr\u00e9sent\u00e9 comme disant au P\u00e8re : \u00ab J&#8217;annoncerai ton nom \u00e0 mes fr\u00e8res ; je te louerai au milieu de l&#8217;Eglise \u00bb (Ps. 22 7 22 ; H\u00e9b. 2 : 12). Puisque le programme divin \u00e9tait que notre Seigneur f\u00fbt non seulement le R\u00e9dempteur du monde, mais aussi un mod\u00e8le pour les \u00ab fr\u00e8res \u00bb qui seraient ses coh\u00e9ritiers, il \u00e9tait donc convenable en accomplissant le programme divin, que dans toutes ses \u00e9preuves et exp\u00e9riences, il f\u00fbt \u00ab fait semblable \u00e0 ses fr\u00e8res \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>IL A \u00c9T\u00c9 TENT\u00c9 EN TOUTES CHOSES COMME NOUS, A PART LE P\u00c9CH\u00c9 \u00bb.<\/p>\n<p>H\u00e9b. 4 : 15 \u2014<\/p>\n<p>On remarquera que cette expression ne veut pas du tout dire que J\u00e9sus fut tent\u00e9 en toutes choses comme le monde est tent\u00e9, mais bien comme nous, ses disciples, le sommes. Il ne fut pas tent\u00e9, dans le domaine des app\u00e9tits d\u00e9prav\u00e9s pour des choses coupables, re\u00e7us par h\u00e9r\u00e9dit\u00e9, d&#8217;une lign\u00e9e terrestre ; mais \u00e9tant saint, innocent, sans souillure et<\/p>\n<p>121<\/p>\n<p>s\u00e9par\u00e9 des p\u00e9cheurs, il fut tent\u00e9 de la m\u00eame mani\u00e8re que le sont ses disciples de cet Age de l\u2019\u00c9vangile qui marchent non selon la chair, mais selon l&#8217;esprit, et qui sont jug\u00e9s, non selon les infirmit\u00e9s de leur chair, mais selon l&#8217;esprit de leur entendement, selon leur nouvelle volont\u00e9, leur nouveau c\u0153ur. \u2014 Rom. 8 : 4 ; 2 Cor. 5 : 16 ; Jean 8 : 15.<\/p>\n<p>On voit cela tr\u00e8s clairement \u00e0 propos des tentations de notre Seigneur dans le d\u00e9sert, imm\u00e9diatement apr\u00e8s sa cons\u00e9cration et son bapt\u00eame au Jourdain. \u2014 Matth. 4 : 1-11.<\/p>\n<p>(1) La premi\u00e8re tentation fut la suggestion pr\u00e9sent\u00e9e par Satan qu&#8217;il f\u00eet usage du pouvoir divin qu&#8217;il venait de recevoir au Jourdain, pour satisfaire ses propres besoins, en changeant les pierres en pains. Ce n&#8217;\u00e9tait pas l\u00e0 une tentation imputable en aucun sens \u00e0 l&#8217;h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 ou \u00e0 l&#8217;imperfection. Notre Seigneur avait pass\u00e9 quarante jours sans prendre de nourriture, \u00e9tudiant le plan divin, cherchant \u00e0 la lumi\u00e8re du saint Esprit qu&#8217;il venait de recevoir, \u00e0 d\u00e9terminer quelle serait sa propre ligne de conduite dans la vie, afin d&#8217;accomplir la grande mission pour laquelle il \u00e9tait venu dans le monde, savoir la r\u00e9demption du monde. La suggestion qui lui \u00e9tait faite d&#8217;employer le pouvoir spirituel qui lui avait \u00e9t\u00e9 conf\u00e9r\u00e9 et qu&#8217;il savait \u00eatre en sa possession, pour satisfaire aux n\u00e9cessit\u00e9s de sa chair, pouvait, \u00e0 premi\u00e8re r\u00e9flexion, para\u00eetre raisonnable ; mais notre Seigneur discerna imm\u00e9diatement qu&#8217;un tel usage &#8216;de son don spirituel serait mauvais, ce don ayant une autre destination ; aussi repoussa-t-il la suggestion en disant : \u00ab Il est \u00e9crit : L&#8217;homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu \u00bb. Les \u00ab fr\u00e8res \u00bb du Seigneur ont parfois de semblables tentations de l&#8217;Adversaire, des suggestions d&#8217;utiliser des dons spirituels pour la poursuite d&#8217;int\u00e9r\u00eats temporels. Des suggestions de ce genre sont insidieuses, et constituent des canaux par lesquels tr\u00e8s souvent le peuple<\/p>\n<p>122<\/p>\n<p>consacr\u00e9 de Dieu est d\u00e9tourn\u00e9 par l&#8217;Adversaire vers des abus de plus en plus grands de b\u00e9n\u00e9dictions divines.<\/p>\n<p>(2) L&#8217;Adversaire sugg\u00e9ra \u00e0 notre Seigneur des moyens de fakir pour inaugurer sa mission envers le peuple : il se pr\u00e9cipiterait du pinacle du temple au fond de la vall\u00e9e, aux yeux de la multitude qui, le voyant sain et sauf, aurait ainsi la preuve de son pouvoir surhumain, serait amen\u00e9 \u00e0 l&#8217;accepter comme Messie et \u00e0 collaborer avec lui \u00e0 l&#8217;\u0153uvre \u00e0 accomplir. Mais notre Seigneur vit de suite que de pareilles m\u00e9thodes \u00e9taient enti\u00e8rement en d\u00e9saccord avec le plan divin ; il r\u00e9futa m\u00eame l&#8217;emploi abusif d&#8217;un passage des Ecritures cit\u00e9 par Satan (apparemment pour mieux insinuer le mal). Rien ne put faire d\u00e9vier notre Seigneur des principes de justice. Il r\u00e9pliqua imm\u00e9diatement qu&#8217;une telle mani\u00e8re de faire serait tenter la providence divine de fa\u00e7on totalement injustifiable, et partant, indigne de la moindre consid\u00e9ration. Lorsque le devoir ou le danger l&#8217;appelait, le Ma\u00eetre n&#8217;h\u00e9sitait pas, mais se rendait compte de la capacit\u00e9 du P\u00e8re de pr\u00e9server ses int\u00e9r\u00eats ; toutefois la vraie confiance en Dieu n&#8217;implique pas de s&#8217;exposer au danger, sans l&#8217;ordre divin, et uniquement pour une exhibition, et dans un esprit de fanfaronnade.<\/p>\n<p>Les fr\u00e8res du Seigneur ont aussi des tentations de cette nature ; ils ont besoin de se rappeler cette le\u00e7on et cet exemple donn\u00e9s par le Prince de notre Salut. Nous ne devons pas nous pr\u00e9cipiter sans r\u00e9flexion dans le danger, et nous estimer ainsi de vaillants soldats de la croix. Des \u00ab exploits t\u00e9m\u00e9raires \u00bb peuvent ne pas para\u00eetre insens\u00e9s aux enfants du malin, mais ils sont totalement inconvenants chez des enfants de Dieu. Ces derniers soutiennent une guerre qui exige un courage encore plus grand. Ils sont invit\u00e9s .\u00e0 accomplir des services auxquels le monde n&#8217;applaudit pas, qu&#8217;il n&#8217;appr\u00e9cie m\u00eame pas, mais souvent pers\u00e9cute. Ils sont appel\u00e9s \u00e0 endurer l&#8217;ignominie, les sarcasmes du monde ; et m\u00eame \u00e0 supporter que les incirconcis<\/p>\n<p>123<\/p>\n<p>de c\u0153ur \u00ab disent toute sorte de mal \u00bb faussement contre eux, \u00e0 cause de Christ. A cet \u00e9gard, les disciples du Chef de notre salut suivent le m\u00eame chemin que leur Ma\u00eetre, et marchent sur les traces de leur Chef. Il faut un plus grand courage pour surmonter la honte et l&#8217;ignominie subies dans le monde, o\u00f9 le service de Dieu est si peu en honneur, que pour quelque grand et merveilleux exploit qui provoqueraient l&#8217;\u00e9tonnement et l&#8217;admiration de l&#8217;homme naturel.<\/p>\n<p>L&#8217;un des plus importants combats de ceux qui marchent dans ce sentier \u00e9troit est celui qu&#8217;ils m\u00e8nent contre leur propre volont\u00e9, afin de l&#8217;amener \u00e0 la plus compl\u00e8te soumission \u00e0 la volont\u00e9 du P\u00e8re c\u00e9leste et de l&#8217;y maintenir ; c&#8217;est la lutte pour gouverner leur propre c\u0153ur, pour \u00e9craser les ambitions qui naissent et sont naturelles m\u00eame chez un homme parfait, pour \u00e9teindre ces feux ardents, et pour pr\u00e9senter leur corps et tous les int\u00e9r\u00eats terrestres en sacrifices vivants au service de. Dieu et de sa cause. Telles furent les \u00e9preuves dans lesquelles notre Chef gagna la victoire et ses lauriers, et telles sont \u00e9galement les \u00e9preuves de ses \u00ab fr\u00e8res \u00bb. \u00ab Qui gouverne son esprit [l&#8217;amenant en compl\u00e8te soumission \u00e0 la volont\u00e9 de Dieu] est plus fort que celui qui prend une ville \u00bb (<em>Prov. 16 : 32.<\/em>) ; il est aussi plus grand que celui qui, par une fausse conception de la foi, sauterait du pinacle d&#8217;un temple, ou ferait quelque autre chose d&#8217;une folle t\u00e9m\u00e9rit\u00e9. La v\u00e9ritable foi en Dieu ne consiste pas en une cr\u00e9dulit\u00e9 aveugle et en suppositions extravagantes touchant sa sollicitude providentielle ; mais elle consiste, au contraire, en une confiance tranquille dans les infiniment grandes et pr\u00e9cieuses promesses que Dieu a faites, confiance qui rend les fid\u00e8les capables de r\u00e9sister aux divers efforts tent\u00e9s par le monde, la chair et le diable pour d\u00e9tourner leur attention, confiance qui suit avec soin les lignes de la foi<\/p>\n<p>124<\/p>\n<p>et de l&#8217;ob\u00e9issance trac\u00e9es pour nous dans la Parole divine.<\/p>\n<p>(3) La troisi\u00e8me tentation pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 notre Seigneur par l&#8217;Adversaire avait trait \u00e0 la domination terrestre qui lui \u00e9tait offerte avec la perspective d&#8217;un succ\u00e8s rapide clans l&#8217;\u00e9tablissement de son royaume, sans avoir \u00e0 souffrir, ni \u00e0 mourir \u2014 sans la croix, \u00e0 la condition de passer un compromis avec l&#8217;Adversaire. Ce dernier pr\u00e9 tendait \u2014 et sa pr\u00e9tention ne fut pas contest\u00e9e \u2014 qu&#8217;il poss\u00e9dait le gouvernement du monde ; il offrait sa collaboration pour que le Royaume de Justice que notre Seigneur venait pour \u00e9tablir, puisse l&#8217;\u00eatre rapidement. Satan sous-entendait qu&#8217;il \u00e9tait las de conduire le monde dans le p\u00e9ch\u00e9, l&#8217;aveuglement, la superstition, l&#8217;ignorance ; que d\u00e8s lors, il \u00e9prouvait de la sympathie pour la mission de notre Seigneur qui consistait \u00e0 venir en aide \u00e0 la pauvre race d\u00e9chue. Ce qu&#8217;il d\u00e9sirait conserver, toutefois, c&#8217;\u00e9tait une influence ma\u00eetresse ou directrice dans le monde ; c&#8217;est pourquoi le prix \u00e0 payer pour qu&#8217;il le ramen\u00e2t dans la voie de la justice, le prix de sa collaboration avec J\u00e9sus dans une \u0153uvre de b\u00e9n\u00e9dictions du r\u00e9tablissement, \u00e9tait que J\u00e9sus le reconn\u00fbt lui, Satan, comme le gouverneur supr\u00eame du monde, dans sa condition r\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9e ; de ce fait, Satan voulait que notre Seigneur lui rend\u00eet hommage.<\/p>\n<p>Nous devons nous souvenir que la r\u00e9bellion de Satan contre l&#8217;autorit\u00e9 divine avait eu pour cause l&#8217;ambition d&#8217;\u00eatre lui-m\u00eame un monarque \u2014 \u00ab semblable au Tr\u00e8s-Haut \u00bb (Es. 14 : 14). Nous rappelons que ce fut l\u00e0 le principal mobile des assauts qu&#8217;il livra avec succ\u00e8s \u00e0 nos premiers parents en Eden, en vue de les ali\u00e9ner, de les s\u00e9parer de Dieu, et d&#8217;en faire ainsi ses esclaves. Nous pouvons ais\u00e9ment supposer qu&#8217;il aurait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00eatre le monarque de sujets plus heureux que \u00ab la cr\u00e9ation g\u00e9missante \u00bb : il aurait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 des sujets ayant la vie \u00e9ternelle. Il semblerait m\u00eame que, jusqu&#8217;ici, il n&#8217;ait pas discern\u00e9 le fait que la vie \u00e9ternelle et le vrai bonheur ne sont possibles<\/p>\n<p>125<\/p>\n<p>qu&#8217;en vivant en harmonie avec la loi divine. Satan voulait donc devenir un r\u00e9formateur dans tous les domaines, \u00e0 l&#8217;exception d&#8217;un seul ; il voulait satisfaire son ambition, il ne voulait rien de moins que d&#8217;\u00eatre le ma\u00eetre supr\u00eame des hommes ; n&#8217;\u00e9tait-il pas d\u00e9j\u00e0 \u00ab le Prince de ce monde \u00bb et reconnu comme tel par l&#8217;Ecriture Sainte ? (Jean 14 : 30 ; 12 : 31 ; 16 : 11 ; 2 Cor. 4 : 4). Non pas qu&#8217;il e\u00fbt re\u00e7u une charge divine quelconque pour \u00eatre \u00ab le prince de ce monde \u00bb, mais il prit possession de l&#8217;humanit\u00e9 en faisant r\u00e9gner l&#8217;ignorance, en pr\u00e9sentant l&#8217;erreur pour la v\u00e9rit\u00e9, les t\u00e9n\u00e8bres pour la lumi\u00e8re, le mal pour le bien ; il avait si bien su d\u00e9concerter, \u00e9garer, aveugler les humains qu&#8217;il lui a \u00e9t\u00e9 facile d&#8217;accaparer la position de ma\u00eetre ou \u00ab dieu de .ce monde, agissant maintenant dans le c\u0153ur des enfants de la d\u00e9sob\u00e9issance \u00bb qui forment la grande majorit\u00e9.<\/p>\n<p>Ainsi, la suggestion de Satan renfermait-elle une tentation particuli\u00e8re en paraissant offrir une nouvelle solution \u00e0 la question du r\u00e9tablissement de l&#8217;homme, par la d\u00e9livrance de ce dernier de sa condition de p\u00e9ch\u00e9. Et qui plus est, elle semblait impliquer au moins une repentance partielle chez Satan, et la possibilit\u00e9 d&#8217;un retour \u00e0 une vie de justice, \u00e0 la condition toutefois que son ambition f\u00fbt satisfaite, qu&#8217;il p\u00fbt r\u00e9gner sur des sujets plus heureux et plus prosp\u00e8res que lorsqu&#8217;il maintenait les hommes dans l&#8217;erreur et dans l&#8217;esclavage du p\u00e9ch\u00e9 pour conserver leur fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 sa cause. Il est certain que plus les humains rejettent le p\u00e9ch\u00e9 et appr\u00e9cient la saintet\u00e9, et plus ils sont d\u00e9sireux de servir et d&#8217;adorer Dieu.<\/p>\n<p>Notre Seigneur J\u00e9sus n&#8217;h\u00e9sita pas longtemps. Il avait une confiance absolue que la Sagesse du P\u00e8re avait adopt\u00e9 le meilleur plan et le seul ad\u00e9quat. C&#8217;est pourquoi, non seulement il ne discuta ni avec la chair ni avec le sang, mais il ne voulut pas davantage n\u00e9gocier avec l&#8217;Adversaire une collaboration dans l&#8217;\u0153uvre de rel\u00e8vement du monde.<\/p>\n<p>126<\/p>\n<p>Nous voyons l\u00e0 aussi un des assauts sp\u00e9ciaux de l&#8217;Adversaire contre les \u00ab fr\u00e8res \u00bb du Seigneur. Il a r\u00e9ussi rapidement \u00e0 tenter l&#8217;Eglise nominale, l&#8217;amenant \u00e0 abandonner le chemin de la croix, le chemin \u00e9troit de la s\u00e9paration d&#8217;avec le monde et \u00e0 s&#8217;associer avec les pouvoirs civils, \u00e0 acqu\u00e9rir ainsi graduellement une influence dans la politique du monde. En collaboration avec les \u00ab princes de ce monde \u00bb, encourag\u00e9e et aid\u00e9e secr\u00e8tement par l&#8217;Adversaire, elle a cherch\u00e9 \u00e0 \u00e9tablir le r\u00e8gne de Christ sur la terre, par le truchement d&#8217;un repr\u00e9sentant, d&#8217;un pape qu&#8217;on pr\u00e9tendit \u00eatre le vicaire de Christ. Nous avons vu quelles influences pernicieuses en r\u00e9sult\u00e8rent : comment cette contrefa\u00e7on du Royaume de Christ devint r\u00e9ellement un royaume du diable, accomplissant son \u0153uvre. Nous avons vu les fruits, au cours des # si\u00e8cles de t\u00e9n\u00e8bres \u00bb, de ce r\u00e8gne que Dieu appelle le syst\u00e8me \u00ab Antichrist \u00bb (<em>Voir vol. II, Chap. IX.<\/em>).<\/p>\n<p>Bien que la R\u00e9formation e\u00fbt un d\u00e9part \u00e9nergique, nous trouvons que l&#8217;Adversaire pr\u00e9senta de nouveau la m\u00eame tentation aux R\u00e9formateurs, qui ne r\u00e9sist\u00e8rent qu&#8217;en partie, \u00e9tant dispos\u00e9s \u00e0 compromettre la v\u00e9rit\u00e9 pour gagner la protection et l&#8217;assistance des \u00ab royaumes de ce monde \u00bb, dans l&#8217;espoir que ces royaumes deviendraient de quelque mani\u00e8re le Royaume de notre Seigneur. Mais nous constatons que la combinaison de l&#8217;Eglise et de l&#8217;influence du monde, telle qu&#8217;elle est repr\u00e9sent\u00e9e par le Protestantisme, bien que moins n\u00e9faste dans ses r\u00e9sultats que celle de la Papaut\u00e9, est n\u00e9anmoins tr\u00e8s nuisible, et constitue une lourde entrave \u00e0 tous ceux qui subissent son influence. Nous voyons que la lutte constante des\u00a0fr\u00e8res \u00bb a pour objet de vaincre cette tentation de l&#8217;Adversaire et de tenir ferme dans la libert\u00e9 par laquelle Christ nous a rendus libres \u2014 n&#8217;\u00e9tant pas du monde, mais s\u00e9par\u00e9s de lui.<\/p>\n<p>127<\/p>\n<p>En outre, nous trouvons que, bien que la m\u00eame tentation se pr\u00e9sente \u00e0 tous les \u00ab fr\u00e8res \u00bb, elle vient de temps en temps sous une forme l\u00e9g\u00e8rement modifi\u00e9e ; dans chaque cas, le grand Adversaire essaie avec une habilet\u00e9 tr\u00e8s subtile de faire avec nous comme avec le Seigneur : il se pr\u00e9sente comme un chef \u00e0 propos de r\u00e9formes qu&#8217;il d\u00e9fend ; il semble manifester une sympathie sinc\u00e8re pour l&#8217;\u0153uvre qui doit b\u00e9nir le monde. Sa derni\u00e8re tentation de ce genre se pr\u00e9sente sous la forme de \u00ab rel\u00e8vement social \u00bb qu&#8217;il fait miroiter avec succ\u00e8s aux yeux de beaucoup de \u00ab fr\u00e8res \u00bb. Il sugg\u00e8re maintenant que, si n\u00e9cessaire qu&#8217;il \u00e9tait autrefois de marcher dans le \u00ab sentier \u00e9troit \u00bb, le sentier de la croix, il n&#8217;est plus n\u00e9cessaire de le faire maintenant, mais que nous en sommes venus \u00e0 un point o\u00f9 toute l&#8217;affaire peut&#8221; \u00eatre facilement et rapidement faite, et le monde en g\u00e9n\u00e9ral \u00e9lev\u00e9 \u00e0 un plus haut niveau ou \u00ab standing \u00bb social, intellectuel, moral et religieux. Toutefois, les plans qu&#8217;il propose entra\u00eenent toujours la coop\u00e9ration avec lui : ici, par exemple, il recommande \u00e0 tous ceux qui voudraient \u00eatre des collaborateurs dans le rel\u00e8vement social de se joindre aux mouvements sociaux et politiques qui am\u00e8neront le r\u00e9sultat d\u00e9sir\u00e9. Il est devenu si hardi et si confiant dans l&#8217;appui de la majorit\u00e9, qu&#8217;il ne pr\u00e9conise plus comme r\u00e9forme la conversion individuelle des p\u00e9cheurs, leur salut hors de la condamnation, et leur r\u00e9conciliation avec le P\u00e8re par une foi et une cons\u00e9cration personnelles au Seigneur J\u00e9sus Christ : sa proposition est un rel\u00e8vement social qui ignore les responsabilit\u00e9s et les p\u00e9ch\u00e9s individuels, qui ne consid\u00e8re seulement que les conditions sociales et l&#8217;\u00e9dification d&#8217;une Soci\u00e9t\u00e9 dont l&#8217;ext\u00e9rieur est \u00ab purifi\u00e9 \u00bb. Il voudrait que nous laissions de c\u00f4t\u00e9 l&#8217;enseignement du Seigneur que seuls ceux qui viennent au P\u00e8re par J\u00e9sus sont des \u00ab fils de Dieu \u00bb, et ses \u00ab fr\u00e8res \u00bb. Au lieu de cela, il voudrait nous faire croire que tous les hommes sont fr\u00e8res, que Dieu est le P\u00e8re de toute l&#8217;humanit\u00e9,<\/p>\n<p>128<\/p>\n<p>qu&#8217;il n&#8217;y a point d&#8217; \u00ab enfants de col\u00e8re \u00bb, et qu&#8217;il est criminellement antichr\u00e9tien et peu charitable d&#8217;ajouter foi aux paroles de notre Seigneur, savoir, que certains ont pour \u00ab p\u00e8re, le diable \u00bb. Satan voudrait ainsi, sans toujours le dire aussi formellement, nous faire ignorer et nier la chute de l&#8217;homme dans le p\u00e9ch\u00e9, ignorer et nier la ran\u00e7on pour le p\u00e9ch\u00e9, et toute l&#8217;\u0153uvre de la r\u00e9conciliation en se servant d&#8217;expressions sp\u00e9cieuses et illusoires telles que : \u00ab la paternit\u00e9 de Dieu et la fraternit\u00e9 des hommes \u00bb, et la R\u00e8gle d&#8217;Or.<\/p>\n<p>Cette tentation de l&#8217;Adversaire qui assaille \u00ab les fr\u00e8res \u00bb aujourd&#8217;hui, en s\u00e9duit beaucoup, et probablement les s\u00e9duira tous, sauf les \u00ab vrais \u00e9lus \u00bb (Matth. 24 : 24). Ces \u00ab fr\u00e8res \u00bb ces vrais \u00e9lus sont ceux qui marchent fid\u00e8lement sur les traces du Ma\u00eetre et qui, au lieu de pr\u00eater l&#8217;oreille aux suggestions de l&#8217;Adversaire, s&#8217;en tiennent \u00e0 la Parole de l&#8217;Eternel. Ces \u00ab fr\u00e8res \u00bb ces vrais \u00e9lus, au lieu de se fier \u00e0 leur propre intelligence et aux sophismes de Satan, ont foi en la sagesse sup\u00e9rieure de Dieu et en son divin plan des \u00e2ges. C&#8217;est pourquoi ceux-l\u00e0 sont tous \u00ab enseign\u00e9s de Dieu \u00bb, et par l\u00e0, savent que l&#8217;\u0153uvre de l&#8217;Age actuel est la s\u00e9lection des \u00ab fr\u00e8res \u00bb de Christ, leur mise \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve et finalement leur glorification avec le Seigneur dans le Royaume, en devenant la semence ou post\u00e9rit\u00e9 d&#8217;Abraham pour b\u00e9nir le monde ; ils savent que, dans l&#8217;Age prochain, viendra le \u00ab propre temps \u00bb de Dieu pour le rel\u00e8vement mental, moral et physique du monde. Les \u00e9lus ne peuvent donc \u00eatre tromp\u00e9s par aucun des arguments sp\u00e9cieux ou des sophismes de leur ennemi rus\u00e9. De plus, les \u00ab fr\u00e8res \u00bb n&#8217;ignorent pas ses desseins, car ils ont \u00e9t\u00e9 mis en garde \u00e0 ce sujet, et ils regardent \u00e0 J\u00e9sus qui, non seulement est l&#8217;Auteur de leur foi, par son sacrifice, mais doit en \u00eatre aussi le consommateur, lorsqu&#8217;il leur accordera une part \u00e0 la premi\u00e8re r\u00e9surrection, et les rendra participants de sa gloire sublime et de la nature divine.<\/p>\n<p>129<\/p>\n<p>Tels sont les points essentiels de tentation des \u00ab fr\u00e8res \u00bb, et tels furent ceux de leur chef. Il fut \u00ab tent\u00e9 en toutes choses comme nous le sommes \u00bb ; il sait comment secourir ceux qui sont tent\u00e9s, et qui d\u00e9sirent recevoir son secours sous la forme o\u00f9 il le donne, par les enseignements de sa Parole et par ses infiniment grandes et pr\u00e9cieuses promesses. Aucune des tentations de notre Seigneur ne provint de faiblesses h\u00e9r\u00e9ditaires analogues aux n\u00f4tres ; il n&#8217;eut pas les penchants d&#8217;un buveur, ni la passion d&#8217;un meurtrier, ni la cupidit\u00e9 d&#8217;un voleur ; il \u00e9tait saint, innocent, s\u00e9par\u00e9 des p\u00e9cheurs. Ses \u00ab fr\u00e8res \u00bb n&#8217;ont pas non plus des tentations de cette nature. Ceux qui sont devenus ses \u00ab fr\u00e8res \u00bb par la foi, la cons\u00e9cration et l&#8217;engendrement du saint esprit de filiation, ont perdu la disposition qui les porte \u00e0 nuire aux autres ; ils ont re\u00e7u, \u00e0 la place le nouvel esprit, la pens\u00e9e de Christ, l&#8217;esprit de Christ, l&#8217;esprit de sobre bon sens, le saint Esprit \u2014 l&#8217;esprit d&#8217;amour, qui recherche avant tout la volont\u00e9 du P\u00e8re, et qui cherche ensuite \u00e0 pratiquer le bien envers tous les hommes, en toute occasion, particuli\u00e8rement \u00e0 la maison de la foi. \u2014 Gal. 6 : 10.<\/p>\n<p>Ces \u00ab nouvelles-cr\u00e9atures \u00bb, en possession de la nouvelle disposition ou nouvelle volont\u00e9, ont encore dans la chair certaines faiblesses h\u00e9r\u00e9ditaires, une tendance \u00e0 la passion ou \u00e0 la querelle, de sorte que continuellement, ils ont besoin de s&#8217;en garder et peuvent occasionnellement \u00eatre surpris en faute, contrairement \u00e0 leur volont\u00e9 ; n\u00e9anmoins, ces faiblesses non intentionnelles ne leur sont pas compt\u00e9es comme p\u00e9ch\u00e9s, ni comme des actes de la \u00ab nouvelle-cr\u00e9ature \u00bb, mais simplement comme des imperfections de la vieille nature. Aussi longtemps que la nouvelle nature s&#8217;y oppose, ces imperfections sont consid\u00e9r\u00e9es comme couvertes par le m\u00e9rite de la ran\u00e7on, la grande offrande pour le p\u00e9ch\u00e9 offerte par le Chef de notre Salut. C&#8217;est la \u00ab nouvelle-cr\u00e9ature \u00bb seule qui est \u00e9prouv\u00e9e, examin\u00e9e, perfectionn\u00e9e, polie et pr\u00e9par\u00e9e pour l&#8217;h\u00e9ritage<\/p>\n<p>130<\/p>\n<p>avec Christ dans son Royaume, et non le corps de chair qui, pour ceux-l\u00e0, est consid\u00e9r\u00e9 comme mort.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab RENDU PARFAIT PAR LA SOUFFRANCE \u00bb<\/p>\n<p>Il convenait pour lui [le P\u00e8re], \u00e0 cause de qui sont toutes choses et par qui sont toutes choses que, amenant plusieurs fils \u00e0 la gloire, il consomm\u00e2t le Chef de leur salut par la souffrance \u00bb. H\u00e9b. 2 : 10.<\/p>\n<p>En se rappelant ce qui pr\u00e9c\u00e8de, il est facile de voir que J\u00e9sus ne fut pas rendu parfait comme homme par les choses qu&#8217;il souffrit comme homme, ni qu&#8217;il souffrit quoi que ce f\u00fbt avant de devenir un homme. La pens\u00e9e exprim\u00e9e dans ce passage est que notre Seigneur, quand il \u00e9tait dans le monde alors qu&#8217;il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 parfait comme homme, l&#8217;image m\u00eame du P\u00e8re dans la chair, saint, innocent, sans souillure et s\u00e9par\u00e9 des p\u00e9cheurs, atteignit par ses exp\u00e9riences et ses souffrances, une autre perfection, une perfection sur un autre plan d&#8217;existence, et qu&#8217;il r\u00e9alisa compl\u00e8tement depuis lors. C&#8217;\u00e9tait une chose que le Logos f\u00fbt parfait quand il \u00e9tait avec le P\u00e8re avant que le monde f\u00fbt, parfait dans son \u00eatre, dans son c\u0153ur et dans sa volont\u00e9, parfaitement loyal envers le P\u00e8re ; ce fut une autre chose que, lorsqu&#8217;il s&#8217;humilia volontairement pour \u00eatre fait chair et prendre notre nature, une nature inf\u00e9rieure, il f\u00fbt parfait comme homme, s\u00e9par\u00e9 des p\u00e9cheurs et c&#8217;est encore une troisi\u00e8me chose qu&#8217;il soit maintenant parfait dans sa condition de haute exaltation, participant de la nature divine. C&#8217;est \u00e0 cette derni\u00e8re que notre texte se rapporte. Avant d&#8217;accorder une si haute \u00e9l\u00e9vation \u00e0 \u00ab la gloire, l&#8217;honneur et l&#8217;immortalit\u00e9 \u00bb de \u00ab la nature divine \u00bb, la sagesse divine trouva convenable d&#8217;appliquer certaines mises \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve dont l&#8217;ensemble<\/p>\n<p>131<\/p>\n<p>rendrait parfait le titre de Fils Unique Engendr\u00e9 de Dieu pour participer \u00e0 toutes les richesses de la gr\u00e2ce divine, \u00ab afin que tous les hommes honorent le Fils comme ils honorent le P\u00e8re \u00bb.<\/p>\n<p>Nous devons nous souvenir qu&#8217;en regard de ces mises \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve de son ob\u00e9issance au P\u00e8re, il y avait aussi pour J\u00e9sus la perspective d&#8217;une certaine joie ou r\u00e9compense, comme il est \u00e9crit : \u00ab A cause de la joie plac\u00e9e devant lui, a endur\u00e9 la croix, ayant m\u00e9pris\u00e9 la honte \u00bb (H\u00e9b. 12 : 2). Nous pouvons raisonnablement supposer que cette joie offerte \u00e9tait :<\/p>\n<p>1) La joie de rendre un service qui serait agr\u00e9able au P\u00e8re.<\/p>\n<p>2) La joie de racheter l&#8217;humanit\u00e9, et de rendre possible sa d\u00e9livrance du p\u00e9ch\u00e9 et de la mort.<\/p>\n<p>3) La joie \u00e0 la pens\u00e9e que, par l&#8217;accomplissement&#8217; de cette r\u00e9demption, il serait estim\u00e9 cligne par le P\u00e8re d&#8217;\u00eatre le puissant gouverneur et bienfaiteur, le Roi et Sacrificateur du monde, de r\u00e9v\u00e9ler au monde la connaissance du plan divin et d&#8217;\u00e9lever de la condition du p\u00e9ch\u00e9 \u00e0 la faveur divine quiconque accepterait les conditions de la Nouvelle Alliance.<\/p>\n<p>4) La joie que le P\u00e8re lui avait promise : non seulement un retour \u00e0 la gloire de l&#8217;\u00eatre-esprit qu&#8217;il avait aupr\u00e8s du P\u00e8re avant que le monde f\u00fbt, mais une gloire plus excellente, celle d&#8217;\u00eatre \u00e9lev\u00e9 bien au-dessus des anges, principaut\u00e9s, puissances et de tout nom qui se nomme, et d&#8217;\u00eatre fait associ\u00e9 dans le Royaume de l&#8217;Univers, aupr\u00e8s du P\u00e8re, &#8212; \u00e0 la droite de la majest\u00e9 dans les cieux, et participant de la nature divine avec sa vie inh\u00e9rente ou immortelle. Mais toute cette joie propos\u00e9e \u00e0 notre Seigneur \u00e9tait conditionnelle ; elle d\u00e9pendait de son enti\u00e8re ob\u00e9issance \u00e0 la volont\u00e9 du P\u00e8re. En fait, il avait toujours \u00e9t\u00e9 ob\u00e9issant au P\u00e8re, et avait trouv\u00e9 ses d\u00e9lices dans les voies du P\u00e8re, mais jamais auparavant, il<\/p>\n<p>132<\/p>\n<p>n&#8217;avait \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 une telle \u00e9preuve. Jusque l\u00e0 il avait toujours estim\u00e9 agr\u00e9able et honorable de faire la volont\u00e9 du P\u00e8re ; \u00e0 pr\u00e9sent, l&#8217;\u00e9preuve \u00e9tait de savoir s&#8217;il ferait ou non cette volont\u00e9 dans des conditions affligeantes, p\u00e9nibles, humiliantes ; des conditions qui l&#8217;am\u00e8neraient finalement non seulement \u00e0 mourir, mais \u00e0 mourir ignominieusement sur la croix. Il sortit vainqueur de cette \u00e9preuve, et jamais il ne chancela, ni ne trembla, mais il manifesta dans tous les d\u00e9tails et jusqu&#8217;au bout, la foi dans la Justice, l&#8217;Amour, la Sagesse et la Puissance du P\u00e8re ; il endura sans h\u00e9siter toutes les oppositions et les contradictions des p\u00e9cheurs contre lui-m\u00eame, avec toutes les autres attaques de l&#8217;Adversaire ; par ce moyen, par la souffrance, il \u00ab rendit parfait\u00bb son titre \u00e0 toutes les joies plac\u00e9es devant lui, et, en cons\u00e9quence, fut rendu parfait comme un \u00eatre du plus \u00e9lev\u00e9 de tous les ordres, \u00e0 savoir de \u00ab la nature divine \u00bb. Ainsi, fut-il vrai de l&#8217;Unique Engendr\u00e9 du P\u00e8re que :<\/p>\n<p>\u00ab QUOIQU&#8217;IL FUT FILS, IL A APPRIS L&#8217;OB\u00c9ISSANCE PAR LES CHOSES QU&#8217;IL A SOUFFERTES, ET AYANT \u00c9T\u00c9 CONSOMM\u00c9 (RENDU PARFAIT) , IL EST DEVENU POUR TOUS CEUX QUI LUI OB\u00c9ISSENT, L&#8217;AUTEUR DU SALUT \u00c9TERNEL \u00bb<\/p>\n<p>H\u00e9b. 5 : 8-10 \u2014<\/p>\n<p>C&#8217;est ainsi que l&#8217;Ap\u00f4tre inspir\u00e9 explique que notre Seigneur, d\u00e9j\u00e0 sans tache, parfait, qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un \u00ab Fils \u00bb, qui ob\u00e9issait d\u00e9j\u00e0 parfaitement au P\u00e8re dans des conditions favorables, apprit ce qu&#8217;\u00e9tait l&#8217;ob\u00e9issance dans les conditions les plus adverses. Apr\u00e8s cette mise \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve, il fut jug\u00e9 digne de recevoir la perfection sur le plan d&#8217;existence le plus \u00e9lev\u00e9, la nature divine, qu&#8217;il obtint sur ce plan quand le P\u00e8re le ressuscita d&#8217;entre les morts. Il eut la gloire excellente qui lui avait \u00e9t\u00e9 promise, savoir<\/p>\n<p>133<\/p>\n<p>d&#8217;\u00eatre d&#8217;abord le Lib\u00e9rateur de l&#8217;Eglise qui est son corps, et, plus tard \u00ab au propre temps \u00bb, le Lib\u00e9rateur de tous ceux qui, \u00e9tant amen\u00e9s \u00e0 la connaissance de la V\u00e9rit\u00e9, lui ob\u00e9iront.<\/p>\n<p>Remarquez l&#8217;accord parfait entre ceci et le t\u00e9moignage de l&#8217;Ap\u00f4tre Pierre : \u00ab Le Dieu de nos p\u00e8res a ressuscit\u00e9 J\u00e9sus&#8230; Lui que Dieu a exalt\u00e9 par sa droite, Prince et Sauveur \u00bb. \u2014 .Actes 5 : 30, 31.<\/p>\n<p>Ainsi, notre Seigneur J\u00e9sus d\u00e9montra devant le P\u00e8re, devant les anges et devant nous ses \u00ab fr\u00e8res \u00bb, sa fid\u00e9lit\u00e9 au P\u00e8re et aux principes du gouvernement du P\u00e8re. Ce faisant, il magnifia la loi du P\u00e8re et la rendit honorable, d\u00e9montrant qu&#8217;elle n&#8217;\u00e9tait pas trop exigeante, qu&#8217;elle n&#8217;\u00e9tait pas au-dessus de la capacit\u00e9 d&#8217;un \u00eatre parfait, m\u00eame dans les conditions les plus d\u00e9favorables. Nous, ses disciples, pouvons bien nous r\u00e9jouir avec toutes les cr\u00e9atures ob\u00e9issantes et intelligentes de Dieu, en disant : \u00ab Digne est l&#8217;Agneau qui a \u00e9t\u00e9 immol\u00e9, de recevoir la puissance, et richesse, et sagesse, et force, et honneur, et gloire, et b\u00e9n\u00e9diction \u00bb. \u2014 Apoc. 5 : 12.<\/p>\n<p>Notre Seigneur glorifi\u00e9 \u00e9tant le Chef de notre Salut, cela implique que tous ceux qui veulent \u00eatre des soldats de la croix, des disciples de ce Chef et ses coh\u00e9ritiers dans le Royaume, doivent obligatoirement \u00eatre rendus parfaits comme \u00ab nouvelles-cr\u00e9atures \u00bb, par l&#8217;\u00e9preuve et la souffrance. De m\u00eame que toutes les souffrances, par lesquelles le Chef fut rendu parfait comme nouvelle-cr\u00e9ature, furent les choses qu&#8217;il endura \u00e0 cause de l&#8217;opposition du monde, de la chair et du diable, et par le fait de la soumission de sa propre volont\u00e9 \u00e0 la volont\u00e9 du P\u00e8re, ainsi en est-il pour nous : nos souffrances ne sont pas les souffrances habituelles des maux de la \u00ab cr\u00e9ation g\u00e9missante \u00bb et que nous partageons dans une certaine mesure, comme membres du monde. Les souffrances qui comptent dans le d\u00e9veloppement de la \u00ab nouvelle-cr\u00e9ature \u00bb sont celles endur\u00e9es de propos d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 \u00e0 cause<\/p>\n<p>134<\/p>\n<p>du Seigneur, de sa Parole et de son peuple &#8212; les difficult\u00e9s que nous endurons comme de bons soldats du Seigneur J\u00e9sus Christ, tandis que nous cherchons \u00e0 faire, non pas notre propre volont\u00e9, mais \u00e0 rendre parfaite en nous, la volont\u00e9 de notre Chef, la volont\u00e9 de notre P\u00e8re c\u00e9leste. Ainsi, devons-nous marcher dans ses traces, nous rendant compte, d\u00e9 ses soins vigilants, et recourant au tr\u00f4ne de la gr\u00e2ce c\u00e9leste pour y trouver du secours au cours de notre route ; nous avons confiance en Sa promesse que toutes choses concourront ensemble \u00e0 notre bien, et qu&#8217;il ne permettra pas que nous soyons tent\u00e9s au-del\u00e0 de nos forces, mais qu&#8217;il pourvoira au moyen d&#8217;\u00e9chapper dans chaque tentation, et nous accordera, dans chaque \u00e9preuve, la gr\u00e2ce suffisante, au moment du besoin. Ainsi, ses \u00ab fr\u00e8res \u00bb sont-ils aussi \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve maintenant pour \u00eatre rendus parfaits comme nouvelles-cr\u00e9atures en Christ, \u00ab rendus capables de participer \u00e0 l&#8217;h\u00e9ritage des saints dans la, lumi\u00e8re \u00bb. \u2014 Col. 1 : 12 (S.).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab. EN RESSEMBLANCE DE CHAIR DE P\u00c9CH\u00c9 \u00bb<\/p>\n<p>Ce que la Loi ne pouvait accomplir parce qu&#8217;elle \u00e9tait impuissante \u00e0 cause de la chair [parce que la chair \u00e9tait d\u00e9prav\u00e9e par la chute et incapable de rendre une ob\u00e9issance absolue \u00e0 la Loi], Dieu l&#8217;a accompli en envoyant son propre Fils dans une chair semblable \u00e0 celle de l&#8217;humanit\u00e9 [qui \u00e9tait tomb\u00e9e sous la domination du P\u00e9ch\u00e9] comme une offrande pour le p\u00e9ch\u00e9, laquelle, bien qu&#8217;elle condamn\u00e2t le p\u00e9ch\u00e9 dans la chair, ouvrit un nouveau chemin de vie dans lequel la justice de la Loi p\u00fbt \u00eatre accomplie en nous [qui marchons non selon la chair, mais selon l&#8217;Esprit]. Pour ceux-l\u00e0, il n&#8217;y a donc maintenant aucune condamnation, parce que la Loi de l&#8217;esprit de vie en Christ J\u00e9sus [sous le pr\u00e9cieux sang] nous a lib\u00e9r\u00e9s de l&#8217;Alliance de la Loi qui convainquait tous les.<\/p>\n<p>135<\/p>\n<p>hommes imparfaits de p\u00e9ch\u00e9, et le condamnait \u00e0 mort. \u2014 Rom. 8 : 1-4, paraphras\u00e9.<\/p>\n<p>Ceux qui sont plus ou moins dispos\u00e9s \u00e0 consid\u00e9rer notre Seigneur comme un p\u00e9cheur, un membre de la race d\u00e9chue, se sont empar\u00e9s de ce passage de l&#8217;\u00c9criture, et ont essay\u00e9 de prouver qu&#8217;il est en d\u00e9saccord avec la raison et en contradiction avec les autres passages des \u00c9critures pour appuyer leur th\u00e9orie, pour prouver que Christ fut fait exactement \u00ab chair de p\u00e9ch\u00e9 \u00bb, et non comme une chair qui n&#8217;avait pas p\u00e9ch\u00e9, c&#8217;est-\u00e0-dire comme celle d&#8217;Adam avant sa transgression. Cependant, d&#8217;apr\u00e8s le texte paraphras\u00e9 ci-dessus, la pens\u00e9e de l&#8217;Ap\u00f4tre est clairement expos\u00e9e devant l&#8217;esprit du lecteur. Notre Seigneur quitta la gloire de la nature-esprit, et fut 4 fait chair \u00bb, fait d&#8217;une nature semblable \u00e0 celle de la race qu&#8217;il venait racheter ; cette race dont la nature ou la chair \u00e9tait tomb\u00e9e dans l&#8217;esclavage du p\u00e9ch\u00e9, fut vendue au p\u00e9ch\u00e9 par la d\u00e9sob\u00e9issance de son premier parent, Adam. Rien ne laisse entendre ici (sauf dans l&#8217;interpr\u00e9tation qui est donn\u00e9e par la traduction) que notre Seigneur \u00e9tait lui-m\u00eame un p\u00e9cheur. C&#8217;est, \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9, une des plus simples propositions imaginables que, s&#8217;il avait \u00e9t\u00e9 un p\u00e9cheur ou, en un sens quelconque, un participant de la mal\u00e9diction qui pesait sur la famille humaine, il n&#8217;aurait pu \u00eatre notre offrande pour le p\u00e9ch\u00e9, car un p\u00e9cheur ne peut \u00eatre une offrande pour un autre p\u00e9cheur. Sous la loi divine, le \u00ab salaire du p\u00e9ch\u00e9, c&#8217;est la mort \u00bb. Si notre Seigneur avait \u00e9t\u00e9 en un sens ou \u00e0 un degr\u00e9 quelconque un p\u00e9cheur, il aurait perdu sa propre vie, et aurait \u00e9t\u00e9 sans valeur comme prix de ran\u00e7on pour Adam ou pour tout autre p\u00e9cheur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab IL A PRIS NOS INFIRMIT\u00c9S \u00bb<\/p>\n<p>\u2014 Matth. 8 : 17 (S.) \u2014<\/p>\n<p>\u00ab Cependant, ce sont nos souffrances qu&#8217;il a port\u00e9es. C&#8217;est de nos douleurs qu&#8217;il s&#8217;est charg\u00e9. Et nous l&#8217;avons<\/p>\n<p>136<\/p>\n<p>consid\u00e9r\u00e9 comme puni, frapp\u00e9 de Dieu et humili\u00e9. Mais il \u00e9tait bless\u00e9 pour nos p\u00e9ch\u00e9s ; bris\u00e9 pour nos iniquit\u00e9s ; le ch\u00e2timent qui nous donne la paix est tomb\u00e9 sur lui Et c&#8217;est par ses meurtrissures que nous sommes gu\u00e9ris \u00bb. \u2014 Es. 53 : 4, 5 (Segond).<\/p>\n<p>La perfection est l&#8217;oppos\u00e9 de l&#8217;infirmit\u00e9, et le fait que J\u00e9sus avait des infirmit\u00e9s pourrait, logiquement, \u00eatre invoqu\u00e9 comme une preuve qu&#8217;il n&#8217;\u00e9tait pas parfait, lilial avait h\u00e9rit\u00e9 certaines des imperfections de la race d\u00e9chue. On se souviendra que la nuit de son agonie, au Jardin de Geths\u00e9man\u00e9, notre Seigneur sua \u00ab comme des grumeaux de sang \u00bb. Ceci est consid\u00e9r\u00e9 par certaines autorit\u00e9s m\u00e9dicales comme une maladie qui, bien que tr\u00e8s rare, a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e chez d&#8217;autres membres de la famille humaine. Elle est la preuve d&#8217;une grande tension et d&#8217;une grande faiblesse nerveuses. La tradition rapporte aussi que, sur le chemin de Golgotha, notre Seigneur fut contraint de porter sa croix, qu&#8217;il fl\u00e9chit sous son poids, et qu&#8217;\u00e0 cause de cela Simon le Cyr\u00e9n\u00e9en fut oblig\u00e9 de la porter sur le reste du parcours (Matth. 27 : 32). On pr\u00e9tend encore que la mort de notre Seigneur sur la croix, survenue beaucoup plus rapidement que d&#8217;ordinaire, fut occasionn\u00e9e par une rupture litt\u00e9rale de son c\u0153ur, des muscles du c\u0153ur, et que cela est confirm\u00e9 par l&#8217;\u00e9coulement \u00e0 la fois de sang et d&#8217;eau sortant de la blessure faite \u00e0 son c\u00f4t\u00e9 par la lance, apr\u00e8s sa mort. En tout cas, notre Seigneur ne manifesta pas cette pl\u00e9nitude de vigueur qui fut manifest\u00e9e par Adam, le premier homme parfait, dont la vitalit\u00e9 \u00e9tait telle qu&#8217;elle lui permit de vivre neuf cent trente ans. La question se pose : Toutes ces preuves d&#8217;infirmit\u00e9 (*) chez notre Seigneur n&#8217;\u00e9taient-elles un indice d&#8217;imperfection, que, soit par h\u00e9r\u00e9dit\u00e9, soit de toute autre mani\u00e8re, il manquait des forces d&#8217;un homme parfait et \u00e9tait donc un homme imparfait ?<\/p>\n<p>137<\/p>\n<p>En apparence, il semble qu&#8217;il en soit ainsi, et ce n&#8217;est que sous la direction de la Parole divine qu&#8217;il nous est possible d&#8217;expliquer, d&#8217;une fa\u00e7on satisfaisante pour notre esprit ou pour celui des autres, l&#8217;harmonie entre ces faits et l&#8217;assurance de la Bible qu&#8217;il \u00e9tait \u00ab saint, innocent, sans souillure et s\u00e9par\u00e9 des p\u00e9cheurs \u00bb. La solution nous en est fournie dans le texte de l&#8217;\u00c9criture que nous examinons. Le proph\u00e8te d\u00e9clare, comme nous et d&#8217;autres le penserions aussi \u00e0 premi\u00e8re vue que notre Seigneur, comme tout le reste de la race, fut battu, fut sous la sentence de mort, qu&#8217;il fut frapp\u00e9 de Dieu et afflig\u00e9 ; la sentence de mort semblait destin\u00e9e autant \u00e0 lui qu&#8217;au reste de la race humaine ; mais Esa\u00efe nous montre ensuite que ces faits qui nous apparaissent ainsi ne sont pas la r\u00e9alit\u00e9 ; il explique que ce fut pour nos p\u00e9ch\u00e9s et non pour les siens propres que notre Sauveur souffrit ; que ses infirmit\u00e9s provenaient de ce qu&#8217;il portait nos afflictions et supportait le poids de nos douleurs ; qu&#8217;il mourut parce qu&#8217;il prit notre place devant la loi de Dieu et qu&#8217;il souffrit, lui le \u00ab juste pour les injustes, afin qu&#8217;il puisse nous amener \u00e0 Dieu \u00bb. Parlant pour le peuple r\u00e9el d&#8217;Isra\u00ebl au premier av\u00e8nement, le Proph\u00e8te d\u00e9clare : \u00ab Nous l&#8217;avons consid\u00e9r\u00e9 comme battu, frapp\u00e9 de Dieu et afflig\u00e9 \u00bb, et expliquant qu&#8217;une telle opinion \u00e9tait inexacte, il ajoute : \u00ab Mais il a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 pour nos p\u00e9ch\u00e9s, bris\u00e9 pour nos iniquit\u00e9s ; le ch\u00e2timent qui nous donne la paix est, tomb\u00e9 sur lui. Et c&#8217;est par ses meurtrissures que nous sommes gu\u00e9ris \u00bb.<\/p>\n<p>Matthieu attire l&#8217;attention sur l&#8217;accomplissement de cette m\u00eame proph\u00e9tie, d\u00e9clarant : \u00ab On lui apporta beaucoup de d\u00e9moniaques ; et il chassa les esprits par une parole, et gu\u00e9rit tous ceux qui se portaient mal ; en sorte que f\u00fbt accompli ce qui a \u00e9t\u00e9 dit par Esa\u00efe le proph\u00e8te, disant : \u00ab Lui-m\u00eame a pris nos langueurs, et a port\u00e9 nos maladies \u00bb. \u2014 Matth. 8 : 16, 17.<\/p>\n<p>La relation existant entre la gu\u00e9rison de la maladie,<\/p>\n<p>138<\/p>\n<p>par notre Seigneur, et le fait qu&#8217;il prit sur lui le fardeau de nos infirmit\u00e9s, n&#8217;appara\u00eet pas tr\u00e8s clairement \u00e0 la majorit\u00e9 de ceux qui lisent le r\u00e9cit. On suppose g\u00e9n\u00e9ralement que notre Seigneur exer\u00e7a simplement un pouvoir de gu\u00e9rison e qui ne lui co\u00fbtait rien, qu&#8217;il disposait d&#8217;un pouvoir in\u00e9puisable provenant d&#8217;une source spirituelle, invisible, permettant toutes sortes de miracles sans la moindre d\u00e9perdition de sa propre force, de sa propre vitalit\u00e9.<\/p>\n<p>Nous ne mettons pas en doute que \u00ab la puissance du Tr\u00e8s-Haut \u00bb, accord\u00e9e sans mesure \u00e0 notre R\u00e9dempteur lui aurait permis de faire beaucoup de choses tout \u00e0 fait surnaturelles et, par cons\u00e9quent, n&#8217;entra\u00eenant aucun \u00e9puisement de ses forces ; nous ne doutons pas davantage que notre Seigneur se servit de ce pouvoir surhumain, par exemple, lorsqu&#8217;il changea l&#8217;eau en vin et lorsqu&#8217;il nourrit miraculeusement des foules. Mais, d&#8217;apr\u00e8s le r\u00e9cit des \u00c9critures, nous comprenons que la gu\u00e9rison des malades, telle que l&#8217;op\u00e9rait notre Seigneur n&#8217;avait pas lieu par le moyen du pouvoir surhumain mis \u00e0 sa disposition, mais qu&#8217;au contraire, en gu\u00e9rissant les malades, il d\u00e9pensait pour eux une partie de sa propre vitalit\u00e9 ; de sorte que plus il en gu\u00e9rissait, plus importante \u00e9tait sa perte de vitalit\u00e9, de force. Comme preuve qu&#8217;il en fut bien ainsi, souvenez-vous comment, dans le r\u00e9cit, la pauvre femme qui avait \u00ab une perte de sang depuis douze ans, et qui avait beaucoup souffert d&#8217;un grand nombre de m\u00e9decins, et avait d\u00e9pens\u00e9 tout son bien, et n&#8217;en avait retir\u00e9 aucun profit, mais plut\u00f4t allait en empirant \u00bb, etc. Rappelez-vous comment, avec foi, elle s&#8217;approcha de tr\u00e8s pr\u00e8s de notre Seigneur et toucha le bord de son v\u00eatement, se disant : \u00ab Si je touche ne f\u00fbt-ce que ses v\u00eatements, je serai gu\u00e9rie \u00bb. Le r\u00e9cit dit : \u00ab aussit\u00f4t son flux de sang tarit, et elle connut en son corps qu&#8217;elle \u00e9tait gu\u00e9rie du fl\u00e9au. Et aussit\u00f4t J\u00e9sus, connaissant en lui-m\u00eame la puissance [vitalit\u00e9] qui \u00e9tait sortie de lui, se retournant dans<\/p>\n<p>139<\/p>\n<p>la foule, dit : Qui a touch\u00e9 mes v\u00eatements ? Et Ses disciples lui dirent : Tu vois la foule qui te presse et tu dis : Qui m&#8217;a touch\u00e9 ? Et il regardait tout \u00e0 l&#8217;entour pour voir celle qui avait fait cela&#8230; et il lui dit : \u00ab Ma fille, ta foi t&#8217;a gu\u00e9rie ; va en paix et sois gu\u00e9rie de ton fl\u00e9au \u00bb. \u2014 Marc 5 : 25-34.<\/p>\n<p>Notez aussi le r\u00e9cit de Luc (6 : 19) qui d\u00e9clare \u00ab et toute la foule cherchait \u00e0 le toucher, car il sortait de lui de la puissance [vitalit\u00e9] et elle les gu\u00e9rissait tous \u00bb. C&#8217;est donc dans ce sens que notre cher R\u00e9dempteur prit les infirmit\u00e9s de l&#8217;humanit\u00e9, se chargeant de nos maladies. Le don de sa propre vitalit\u00e9, jour apr\u00e8s jour, pour la gu\u00e9rison des autres, ne pouvait avoir pour r\u00e9sultat qu&#8217;un effet d\u00e9bilitant sur sa propre force, sa propre vitalit\u00e9. Nous devons nous rappeler que cette \u0153uvre de gu\u00e9risons, cette d\u00e9pense de vitalit\u00e9 \u00e0 profusion, se faisait en m\u00eame temps que ses pr\u00e9dications et ses voyages, et que ce fut l\u00e0 l&#8217;\u0153uvre presque continuelle de notre Seigneur durant les trois ans et demi de son minist\u00e8re.<\/p>\n<p>Ceci ne nous semble pas tellement \u00e9trange non plus lorsque nous consid\u00e9rons nos propres exp\u00e9riences : quel est celui qui, &#8216;ayant une nature profond\u00e9ment compatissante, n&#8217;a pas, \u00e0 certaines occasions, constat\u00e9 qu&#8217;il est possible de partager les difficult\u00e9s d&#8217;un ami, et de soulager dans une certaine mesure l&#8217;afflig\u00e9 par la sympathie, de lui communiquer \u00e0 un certain degr\u00e9, une nouvelle vitalit\u00e9 et de ranimer son moral ? Mais une telle influence bienfaisante et un tel sentiment des infirmit\u00e9s des autres, d\u00e9pendent tr\u00e8s largement de l&#8217;intensit\u00e9 de la compassion qui anime celui qui visite le malade ou l&#8217;afflig\u00e9. Non seulement cela, mais certains animaux \u00e9prouvent de la sympathie \u00e0 des degr\u00e9s divers ; la colombe, par exemple, \u00e9tant un des oiseaux les plus doux et les plus sympathiques, fut une des repr\u00e9sentations-types de notre R\u00e9dempteur dans la dispensation mosa\u00efque. On a remarqu\u00e9 qu&#8217;il a \u00e9t\u00e9 utile, en de nombreux<\/p>\n<p>140<\/p>\n<p>cas, d&#8217;introduire des colombes dans la chambre de malades qui y ont trouv\u00e9 quelque soulagement. Peut-\u00eatre en raison de sa nature sympathique, la colombe prend une certaine part de la maladie et communique en retour une certaine mesure de sa propre vitalit\u00e9. On constate cela du fait que les oiseaux deviennent malades (leurs membres se raidissent comme s&#8217;ils avaient des rhumatismes, etc.), tandis que le malade est soulag\u00e9 dans une mesure correspondante.<\/p>\n<p>Quand nous nous souvenons que notre amour et notre sympathie ne sont que ce qui a surv\u00e9cu de ces sentiments-l\u00e0, au cours de six mille ans de chute, et sachant, par contre, que notre R\u00e9dempteur \u00e9tait parfait et que, de ce fait, cette qualit\u00e9 d&#8217;amour compatissant abondait en Lui dans la plus grande mesure, nous pouvons comprendre, faiblement, il est vrai, comment il \u00ab \u00e9tait \u00e9mu de compassion \u00e0 la vue de nos infirmit\u00e9s \u00bb. Sa compassion \u00e9tait \u00e9mue, parce qu&#8217;il \u00e9tait de nature distingu\u00e9e, parfaite, sensible, douce ; elle n&#8217;avait pas \u00e9t\u00e9 endurcie par l&#8217;\u00e9go\u00efsme et le p\u00e9ch\u00e9, que ce f\u00fbt par h\u00e9r\u00e9dit\u00e9, ou par acquisition personnelle. Nous lisons encore \u00e0 son sujet qu&#8217;il \u00e9tait \u00ab \u00e9mu de compassion \u00bb et \u00ab qu&#8217;il eut compassion de la foule \u00bb et ailleurs quand il vit les Juifs pleurer et Marthe et Marie et larmes, il fut profond\u00e9ment \u00e9mu : \u00ab J\u00e9sus pleura \u00bb. Loin que cette sympathie e\u00fbt \u00e9t\u00e9 un signe de faiblesse de caract\u00e8re, elle indiquait le contraire, car le v\u00e9ritable caract\u00e8re de l&#8217;homme, \u00e0 l&#8217;image et \u00e0 la ressemblance du Cr\u00e9ateur, n&#8217;est pas dur, sans piti\u00e9 et insensible, mais tendre, aimable, affectueux, sympathique. Toutes ces choses concourent donc \u00e0 nous montrer que celui qui parla \u00ab comme jamais homme n&#8217;a parl\u00e9 \u00bb, compatissait aux conditions de d\u00e9ch\u00e9ance, aux d\u00e9tresses et aux afflictions de l&#8217;humanit\u00e9, comme aucun des membres de la race d\u00e9chue ne pourrait le faire.<\/p>\n<p>Ind\u00e9pendamment de cela, nous devons nous rappeler l&#8217;objet m\u00eame de la venue de notre Seigneur dans le<\/p>\n<p>141<\/p>\n<p>monde. Ce ne fut pas seulement pour manifester une puissance sans qu&#8217;il ne lui en co\u00fbt\u00e2t rien, mais, ainsi qu&#8217;il l&#8217;expliqua lui-m\u00eame, le Fils de l&#8217;Homme vint pour servir les autres et pour donner sa vie en ran\u00e7on pour beaucoup. En v\u00e9rit\u00e9, le salaire du p\u00e9ch\u00e9 n&#8217;\u00e9tait pas la souffrance, mais la mort ; c&#8217;est pourquoi souffrir de la part de notre Seigneur n&#8217;aurait pas pay\u00e9 pour nous le salaire du p\u00e9ch\u00e9 ; il \u00e9tait absolument n\u00e9cessaire qu&#8217;il \u00ab go\u00fbt\u00e2t la mort pour tous \u00bb. C&#8217;est pourquoi nous lisons que \u00ab Christ est mort pour nos p\u00e9ch\u00e9s, selon les \u00c9critures \u00bb (1 Cor. 15 : 3). N\u00e9anmoins, il convenait que, prenant la place du p\u00e9cheur, notre Seigneur f\u00eet l&#8217;exp\u00e9rience de tout ce qu&#8217;impliquait la mal\u00e9diction, la peine de mort ; et \u00e9tant donn\u00e9 que la famille humaine meurt par un processus de perte graduelle de la vie, par suite de faiblesses, de maladies, d&#8217;infirmit\u00e9s, il \u00e9tait appropri\u00e9 que, d&#8217;une mani\u00e8re correspondante, notre cher R\u00e9dempteur pass\u00e2t aussi par cette exp\u00e9rience. Puisqu&#8217;il n&#8217;\u00e9tait pas lui-m\u00eame le p\u00e9cheur, tous les ch\u00e2timents du p\u00e9ch\u00e9 qui pouvaient tomber sur lui, devaient l&#8217;\u00eatre du fait qu&#8217;il prenait la place du p\u00e9cheur et supportait pour nous les coups de la Justice.<\/p>\n<p>Notre Seigneur fit cela, en ce qui concerne la maladie, la douleur et la faiblesse, de la mani\u00e8re la meilleure et la plus utile, c&#8217;est-\u00e0-dire en r\u00e9pandant volontairement sa vie, jour apr\u00e8s jour, durant les trois ans et demi de son minist\u00e8re, faisant le don de sa vitalit\u00e9 \u00e0 ceux qui n&#8217;appr\u00e9ciaient pas ses mobiles (sa gr\u00e2ce, son amour). Ainsi est-il \u00e9crit : \u00ab Il a livr\u00e9 son \u00e2me [son \u00eatre, son existence] \u00e0 la mort \u00bb. \u00ab Il a livr\u00e9 son \u00e2me [son \u00eatre] en sacrifice pour le p\u00e9ch\u00e9 \u00bb (Es. 53 : 10, 12). Nous pouvons voir rapidement que depuis le moment de sa cons\u00e9cration, \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de trente ans, lorsqu&#8217;il fut baptis\u00e9 par Jean dans le Jourdain, jusqu&#8217;au Calvaire, il r\u00e9pandit constamment son \u00e2me ; sa vitalit\u00e9 sortait continuellement de lui pour aider et gu\u00e9rir ceux qu&#8217;il servait. Et bien que tout cela n&#8217;aurait<\/p>\n<p>142<\/p>\n<p>pas \u00e9t\u00e9 suffisant pour payer le prix de nos p\u00e9ch\u00e9s, toutefois cela faisait partie de l&#8217;action graduelle de la mort s&#8217;exer\u00e7ant sur notre cher R\u00e9dempteur, action qui atteignit son point culminant au Calvaire lorsqu&#8217;il s&#8217;\u00e9cria : \u00ab Tout est accompli \u00bb, et que sa derni\u00e8re \u00e9tincelle de vie s&#8217;\u00e9teignit.<\/p>\n<p>Il semblerait qu&#8217;il f\u00fbt tout aussi n\u00e9cessaire que J\u00e9sus sacrifi\u00e2t, d\u00e9pens\u00e2t ses forces vives et f\u00fbt touch\u00e9 par les exp\u00e9riences de notre processus de mort, qu&#8217;il f\u00fbt, d&#8217;autre part, oblig\u00e9 d&#8217;exp\u00e9rimenter, ne f\u00fbt-ce qu&#8217;un instant, la condition de s\u00e9paration compl\u00e8te du p\u00e9cheur d&#8217;avec le P\u00e8re C\u00e9leste, sans aucun secours divin, lorsqu&#8217;il s&#8217;\u00e9cria : \u00ab Mon Dieu ! Mon Dieu ! Pourquoi m&#8217;as-tu abandonn\u00e9 ? \u00bb S&#8217;\u00e9tant substitu\u00e9 au p\u00e9cheur, il devait supporter le ch\u00e2timent inflig\u00e9 \u00e0 celui-ci dans tous ses d\u00e9tails ; sa mission de sacrifice ne pouvait \u00eatre achev\u00e9e avant que tout cela e\u00fbt \u00e9t\u00e9 accompli \u2014 avant qu&#8217;il ait pass\u00e9 par toutes les \u00e9preuves estim\u00e9es n\u00e9cessaires par le P\u00e8re C\u00e9leste pour son \u00e9l\u00e9vation au-dessus des anges, principaut\u00e9s et puissances et son association avec le P\u00e8re sur le tr\u00f4ne de l&#8217;Univers.<\/p>\n<p>Toutes ces exp\u00e9riences par lesquelles le P\u00e8re C\u00e9leste fit passer son Fils Bien-aim\u00e9 avant de l&#8217;\u00e9lever \u00e0 la droite de sa majest\u00e9 et de lui confier la grande \u0153uvre de b\u00e9nir toutes les familles de la terre, n&#8217;\u00e9taient pas simplement des \u00e9preuves (\u00ab tests \u00bb) de la fid\u00e9lit\u00e9 de l&#8217;Unique Engendr\u00e9, du Logos. Les \u00c9critures nous assurent qu&#8217;elles \u00e9taient \u00e9galement n\u00e9cessaires afin que notre Seigneur p\u00fbt compatir aux faiblesses de ceux qu&#8217;il rachetait ainsi, afin qu&#8217;il p\u00fbt \u00e9prouver de la compassion pour tous ceux qui voudraient revenir \u00e0 une pleine communion avec Dieu par lui, et les \u00ab secourir \u00bb : L\u2019Eglise durant l&#8217;Age actuel, et le monde pendant l\u2019Age mill\u00e9naire : \u00ab Afin qu&#8217;il f\u00fbt un mis\u00e9ricordieux et fid\u00e8le souverain sacrificateur dans les choses qui concernent Dieu\u00bb, \u00ab qui a \u00e9t\u00e9 tent\u00e9 en toutes choses comme nous le sommes \u00bb, \u00ab quelqu&#8217;un qui p\u00fbt avoir compassion des ignorants et de ceux qui sont \u00e9gar\u00e9s ; puisque lui-m\u00eame a \u00e9t\u00e9 assi\u00e9g\u00e9 de faiblesses \u00bb. \u00ab C&#8217;est aussi pour cela qu&#8217;il peut sauver parfaitement ceux qui s&#8217;approchent de Dieu par lui \u00bb. Vraiment, \u00ab il nous convenait, en effet, d&#8217;avoir un Souverain Sacrificateur comme lui \u00bb, \u2014 saint, innocent, sans souillure, s\u00e9par\u00e9 des p\u00e9cheurs et plus \u00e9lev\u00e9 que les cieux \u00bb. \u2014 H\u00e9b. 2 : 17, 18 ; 4 : 15, 16 ; 5 : 2 ; 7 : 25, 26. \u2014 (D. et S.).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ETUDE V LE SOUVERAIN SACRIFICATEUR DE LA RECONCILIATION \u00ab RENDU SEMBLABLE A SES FR\u00c8RES \u00bb PEUT \u00ab COMPATIR A NOS INFIRMIT\u00c9S \u00bb &nbsp; Qui sont \u00ab ses fr\u00e8res \u00bb ? \u2014 En quoi consista la ressemblance ? \u2014 Comment fut-il &hellip; <a href=\"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/la-reconciliation-entre-dieu-et-lhomme\/chapitre-5\/\">Continue reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":852,"menu_order":5,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/864"}],"collection":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=864"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/864\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":865,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/864\/revisions\/865"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/852"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=864"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}