{"id":848,"date":"2020-02-24T10:53:03","date_gmt":"2020-02-24T10:53:03","guid":{"rendered":"http:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/?page_id=848"},"modified":"2020-02-24T10:53:03","modified_gmt":"2020-02-24T10:53:03","slug":"chapitre-16","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/la-nouvelle-creation\/chapitre-16\/","title":{"rendered":"Chapitre 16"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\">ETUDE XVI<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">L&#8217;HERITAGE ACTUEL DE LA NOUVELLE-CREATION<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pr\u00e9mices de l&#8217;Esprit. \u2014 Esp\u00e9rances vraies et esp\u00e9rances fausses. \u2014 Notre esp\u00e9rance. \u2014 Le brigand au Paradis. &#8212; L&#8217;ardent d\u00e9sir de St Paul. \u2014 \u00ab Notre, demeure terrestre \u00bb et \u00ab notre demeure c\u00e9leste \u00bb. \u2014 La sc\u00e8ne de la Transfiguration. \u2014 \u00ab Le premier qui devrait ressusciter d&#8217;entre les morts. \u00bb \u2014 Joies pr\u00e9sentes de la Nouvelle-Cr\u00e9ation. \u2014 \u00ab Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. \u00bb \u2014 La foi, un fruit de l&#8217;Esprit et une partie de l&#8217;h\u00e9ritage de la Nouvelle-Cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>TOUTES les b\u00e9n\u00e9dictions de la Nouvelle Alliance ne sont pas futures au-del\u00e0 du voile. Les pr\u00e9mices de l&#8217;Esprit (un avant-go\u00fbt de la b\u00e9n\u00e9diction \u00e0 venir) sont accord\u00e9es aux Nouvelles-Cr\u00e9atures dans la vie pr\u00e9sente. Parmi ces pr\u00e9mices, on peut \u00e9num\u00e9rer les divers fruits et gr\u00e2ces du saint Esprit: la foi, l&#8217;esp\u00e9rance, la joie, la paix, l&#8217;amour, etc. Certains peuvent pr\u00e9tendre que ces faits et gr\u00e2ces sont intangibles et irr\u00e9els, mais nous r\u00e9pondons qu&#8217;ils sont aussi r\u00e9els que le sont les Nouvelles-Cr\u00e9atures, et c&#8217;est exactement dans la m\u00eame proportion o\u00f9 la Nouvelle-Cr\u00e9ature se d\u00e9veloppe que les \u00e9l\u00e9ments de ses exp\u00e9riences, b\u00e9n\u00e9diction, et d\u00e9veloppement, augmentent. En v\u00e9rit\u00e9, nous conc\u00e9dons que ces m\u00eames qualit\u00e9s lorsqu&#8217;elles se rattachent \u00e0 des choses terrestres, constituent les b\u00e9n\u00e9dictions les plus importantes de l&#8217;homme naturel, les qualit\u00e9s qui lui donnent les b\u00e9n\u00e9dictions et les privil\u00e8ges les plus \u00e9lev\u00e9s. Les Nouvelles-Cr\u00e9atures en Christ, ayant \u00e9chang\u00e9 des esp\u00e9rances, privil\u00e8ges et amours terrestres pour les c\u00e9lestes, trouvent ces derniers beaucoup plus pr\u00e9cieux que ceux qu&#8217;elles ont abandonn\u00e9s. Les amours terrestres sont souvent inconstants et g\u00e9n\u00e9ralement \u00e9go\u00efstes. Les esp\u00e9rances terrestres sont, d&#8217;ordinaire, \u00e9ph\u00e9m\u00e8res et illusoires. Les joies terrestres sont, au mieux, de br\u00e8ve dur\u00e9e et superficielles. Les ambitions terrestres sont rarement r\u00e9alis\u00e9es, et m\u00eame lorsqu&#8217;elles le sont, l&#8217;amer se m\u00eale \u00e0<\/p>\n<p>730<\/p>\n<p>l&#8217;agr\u00e9able. N\u00e9anmoins, nous voyons que le monde entier s&#8217;efforce de satisfaire ces ambitions, ces joies, ces esp\u00e9rances, ces amours, et nous sommes tous t\u00e9moins qu&#8217;il ne trouve son principal plaisir que dans la poursuite de ces choses, car la r\u00e9alisation de l&#8217;un ou l&#8217;autre de ses d\u00e9sirs porte avec elle une certaine mesure de d\u00e9ception.<\/p>\n<p>Il n&#8217;en est pas de m\u00eame pour la Nouvelle-Cr\u00e9ation. Ses esp\u00e9rances, ses joies, ses affections, ses ambitions, s&#8217;accroissent sans cesse, aliment\u00e9es par les tr\u00e8s grandes et pr\u00e9cieuses promesses de la Parole divine. Elles n&#8217;apportent aucune d\u00e9ception mais, au contraire, la satisfaction et l\u00e0 paix de Dieu qui surpasse toute intelligence remplissent de plus en plus son c\u0153ur, \u00e0 mesure que les yeux de sa foi s&#8217;ouvrent de plus en plus pour saisir la longueur et la largeur, la hauteur et la profondeur de la sagesse et de l&#8217;amour de Dieu, dont elle h\u00e9ritera la plus riche b\u00e9n\u00e9diction en coh\u00e9ritage par J\u00e9sus Christ le Seigneur.<\/p>\n<p>Ce pays de la promesse dans lequel les Nouvelles-Cr\u00e9atures entrent d&#8217;une mani\u00e8re figur\u00e9e, au moment de leur enti\u00e8re cons\u00e9cration, lorsqu&#8217;elles re\u00e7oivent l&#8217;esprit d&#8217;adoption, est un pays o\u00f9 coulent le lait et le miel, et bien qu&#8217;il ait ses \u00e9preuves, ses conqu\u00eates, ses combats au-dedans et au-dehors, non seulement ses victoires procurent la joie et la paix, mais gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;instruction et \u00e0 la direction divines, m\u00eame ses d\u00e9faites sont transform\u00e9es en source d&#8217;esp\u00e9rance, de foi et de joie, par celui qui peut et veut que tout concoure \u00e0 leur bien.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>VRAIES ESP\u00c9RANCES CONTRE FAUSSES ESP\u00c9RANCES,<\/p>\n<p>L&#8217;Ap\u00f4tre attire notre attention sur le fait que Satan cherche \u00e0 nuire \u00e0 la Nouvelle-Cr\u00e9ation en se pr\u00e9sentant lui-m\u00eame comme un ange ou messager de lumi\u00e8re. Lorsque certaines personnes confessent qu&#8217;elles ont \u00e9t\u00e9 engendr\u00e9es par la lumi\u00e8re, la V\u00e9rit\u00e9, le saint Esprit, l&#8217;Adversaire se rend compte qu&#8217;elles sont en train d&#8217;\u00e9chapper compl\u00e8tement aux t\u00e9n\u00e8bres, \u00e0 la superstition et \u00e0 la d\u00e9ception dont il a envelopp\u00e9 les humains. Il se transforme alors, et au lieu d&#8217;essayer encore de diriger ces personnes directement dans<\/p>\n<p>731<\/p>\n<p>les superstitions et les t\u00e9n\u00e8bres, il affecte d&#8217;\u00eatre un dispensateur de plus grandes lumi\u00e8res ; bien que dans le temps actuel, alors que pr\u00e9vaut une lumi\u00e8re plus brillante, nous soyons sp\u00e9cialement sur le qui-vive \u00e0 cet \u00e9gard, nous ne devons pas pour autant oublier qu&#8217;il a toujours d\u00e9ploy\u00e9 toute son \u00e9nergie, dans la m\u00eame ligne de conduite depuis que l&#8217;Ap\u00f4tre a \u00e9crit ces paroles. Nous trouvons des preuves de cela dans les divers credo de la Chr\u00e9tient\u00e9, qui marquent des efforts faits pour sortir des t\u00e9n\u00e8bres, mais qui abondent en fausses th\u00e9ories, en fausses esp\u00e9rances, d&#8217;un caract\u00e8re s\u00e9ducteur. Tout en pr\u00e9tendant \u00eatre des guides pour les chr\u00e9tiens, tout en pr\u00e9tendant honorer Dieu et exposer sa Parole, tout cela constitue des pi\u00e8ges et des emb\u00fbches afin d&#8217;emp\u00eacher ces chr\u00e9tiens \u00e0 avoir une conception juste de la V\u00e9rit\u00e9. Les merveilleuses dispositions d&#8217;amour et de mis\u00e9ricorde prises par Dieu, si raisonnables dans chaque d\u00e9tail, ont re\u00e7u l&#8217;opposition de l&#8217;Adversaire, non seulement d&#8217;une mani\u00e8re directe, mais aussi d&#8217;une mani\u00e8re indirecte, en pla\u00e7ant devant les enfants de Dieu quelque chose qui, \u00e0 leur jugement imparfait, pouvait \u00e0 premi\u00e8re vue, appara\u00eetre comme des esp\u00e9rances et des perspectives bien plus belles que celles offertes par la V\u00e9rit\u00e9. N\u00e9anmoins, la tendance de l&#8217;erreur est de s&#8217;\u00e9carter toujours .davantage de la V\u00e9rit\u00e9, du plan divin, de la simplicit\u00e9 de l\u2019\u00c9vangile, pour aboutir \u00e0 la confusion de la pens\u00e9e, \u00e0 la superstition et aux m\u00e9thodes cl\u00e9ricales.<\/p>\n<p>Parmi ces esp\u00e9rances trompeuses, se trouve celle d&#8217;apr\u00e8s laquelle, lorsque les hommes meurent ils ne sont pas \u2022 morts, que lorsqu&#8217;ils sont morts, ils sont plus vivants que jamais.<\/p>\n<p>Cette esp\u00e9rance est introduite par l&#8217;Adversaire pour contrecarrer l&#8217;esp\u00e9rance scripturale d&#8217;une r\u00e9surrection des morts.<\/p>\n<p>L&#8217;une ou l&#8217;autre de ces esp\u00e9rances doit \u00eatre fausse. D&#8217;une mani\u00e8re remarquable, l&#8217;Adversaire a r\u00e9ussi \u00e0 introduire frauduleusement dans la \u00ab Chr\u00e9tient\u00e9 \u00bb cette fausse esp\u00e9rance que la Parole de Dieu ne soutient pas et qui est en opposition directe avec les enseignements de la Parole concernant la r\u00e9surrection des morts, car si personne n&#8217;est mort, il ne peut y avoir de \u00ab r\u00e9surrection des morts \u00bb.<\/p>\n<p>732<\/p>\n<p>Une autre de ces fausses esp\u00e9rances a rapport au temps o\u00f9 le Seigneur r\u00e9compense ses fid\u00e8les. L&#8217;Adversaire a \u00e9galement r\u00e9ussi \u00e0 tromper l&#8217;\u00e9glise nominale en lui faisant croire qu&#8217;au lieu d&#8217;attendre une r\u00e9surrection des morts, au lieu d&#8217;esp\u00e9rer avoir une part \u00e0 la Premi\u00e8re R\u00e9surrection, moment o\u00f9 est donn\u00e9e la r\u00e9compense, elle doit esp\u00e9rer que les morts (ne sont pas morts, mais)re\u00e7oivent leur r\u00e9compense, par la porte de la mort et non par la porte de la r\u00e9surrection, comme le pr\u00e9sentent toutes les \u00c9critures. Ces fausses esp\u00e9rances, comme toutes choses fausses, sont nuisibles, si attrayantes qu&#8217;elles puissent appara\u00eetre momentan\u00e9ment. Il faut que la Parole de Dieu soit notre guide, et elle nous enseigne que nos esp\u00e9rances touchant les b\u00e9n\u00e9dictions, les joies futures, etc., toutes reposent sur la r\u00e9surrection des morts.<\/p>\n<p>D&#8217;apr\u00e8s les fausses expectatives du pass\u00e9, le moment de la mort serait celui de la gloire c\u00e9leste. Cela est contraire non seulement \u00e0 tous les faits et circonstances susceptibles d&#8217;\u00eatre d\u00e9montr\u00e9s \u00e0 l&#8217;esprit humain, mais en opposition au t\u00e9moignage scriptural de nombreux passages bibliques concernant la r\u00e9surrection qui attend la seconde venue de notre Seigneur. Ces fausses expectatives ont fait un tort consid\u00e9rable au peuple du Seigneur, en ce qu&#8217;elles l&#8217;ont \u00e9loign\u00e9 de sa Parole et des vraies esp\u00e9rances qu&#8217;elle enseigne et qui sont en plein accord avec la raison la plus saine et avec tous les faits tels que nous les voyons autour de nous.<\/p>\n<p>Quelqu&#8217;un pourrait sugg\u00e9rer que cette esp\u00e9rance d&#8217;un changement instantan\u00e9 \u00e0 la condition c\u00e9leste au moment de la mort, est pour les derniers membres de la Nouvelle-Cr\u00e9ation l&#8217;esp\u00e9rance m\u00eame soutenue dans le pr\u00e9sent ouvrage. Ceci est vrai, mais il y a une raison pour soutenir une telle esp\u00e9rance au temps actuel qui n&#8217;aurait pas \u00e9t\u00e9 valable avant 1878, date \u00e0 partir de laquelle nous proclamons que commence l&#8217;\u00e9largissement de cette esp\u00e9rance. Ce d\u00e9veloppement des esp\u00e9rances de la Nouvelle-Cr\u00e9ation dans ce temps de la moisson est en plein accord avec les \u00c9critures. Nous ne pensons pas que tous les hommes, pas<\/p>\n<p>733<\/p>\n<p>m\u00eame les membres de la Nouvelle-Cr\u00e9ation, furent, tout au long de l&#8217;Age, chang\u00e9s au moment de leur mort, mais en soutenant avec les \u00c9critures qu&#8217;ils s&#8217;endormirent en J\u00e9sus, nous soutenons \u00e9galement avec la m\u00eame autorit\u00e9 que leur esp\u00e9rance se trouve dans le r\u00e9veil que Dieu leur a promis comme devant se produire dans le nouveau jour, le jour mill\u00e9naire. Notre esp\u00e9rance, fond\u00e9e sur le t\u00e9moignage de la Parole divine, est que nous sommes d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l&#8217;aurore de ce nouveau jour, qu&#8217;Emmanuel est d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent, \u00e9tablissant son Royaume ; que la premi\u00e8re partie de son \u0153uvre est de faire rendre les comptes \u00e0 ses serviteurs, ainsi qu&#8217;il le fit ressortir dans ses paraboles explicatives du travail \u00e0 accomplir lorsqu&#8217;il reviendra pour prendre possession du Royaume de la terre. Les paraboles d\u00e9clarent qu&#8217;alors il appellera ses serviteurs \u00e0 qui il a confi\u00e9 les mines et les talents, et qu&#8217;il r\u00e9glera ses comptes avec eux avant de commencer \u00e0 le faire avec le monde. \u2014 Luc 19 : 15 ; Matt. 25 : 14.<\/p>\n<p>Cette \u0153uvre commence d&#8217;abord par la maison de Dieu, l&#8217;Eglise, la Nouvelle-Cr\u00e9ation, et comme nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 indiqu\u00e9 (<em>vol. II, Chap. VII.<\/em>), 1878 ap. J.C., a marqu\u00e9 la date \u00e0 laquelle les \u00ab morts en Christ \u00bb devraient ressusciter \u00ab premi\u00e8rement \u00bb. C&#8217;est donc en plein accord avec les \u00c9critures, que nous croyons que les Ap\u00f4tres et les saints fid\u00e8les de l&#8217;Age tout entier, jusqu&#8217;\u00e0 nos jours, sont d\u00e9j\u00e0 glorifi\u00e9s, d\u00e9j\u00e0 en possession de leurs corps spirituels glorieux qui leur avaient \u00e9t\u00e9 promis, mais qui, par le fait qu&#8217;ils sont \u00ab chang\u00e9s \u00bb et rendus semblables au Ma\u00eetre lui-m\u00eame, donc \u00eatres-esprits, sont invisibles \u00e0 la vue humaine, au del\u00e0 du voile. C&#8217;est en plein accord avec cette esp\u00e9rance fond\u00e9e sur l&#8217;Ecriture, que nous enseignons que chaque membre de la Nouvelle-Cr\u00e9ation encore dans la chair [\u00e9crit en 1904 \u2014 Trad.], n&#8217;aurait pas besoin d\u00e9sormais de \u00ab dormir \u00bb et d&#8217;attendre le temps et l&#8217;\u00e9tablissement du Royaume, parce que le Roi et le Royaume sont d\u00e9j\u00e0 ici, que l&#8217;\u0153uvre o\u00f9 sera donn\u00e9e la vie dans la nouvelle dispensation a d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9, que le plus grand nombre de la Nouvelle-Cr\u00e9ation \u00e9lue a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9<\/p>\n<p>734<\/p>\n<p>glorifi\u00e9, et que les membres encore vivants ici sur la terre re\u00e7oivent simplement l&#8217;ach\u00e8vement de leur polissage, de leur adaptation et de leur mise \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve qui doivent les pr\u00e9parer \u00e0 participer \u00e0 la Premi\u00e8re R\u00e9surrection. L\u00e0, ils seront \u00ab enlev\u00e9s \u00bb ou \u00ab chang\u00e9s \u00bb en un instant, en un clin ; au moment de la mort de la chair ils seront rev\u00eatus de la nouvelle demeure, le corps spirituel. \u2014 2 Cor. 5 : 1; 1 Thess. 4 : 17.<\/p>\n<p>Cependant, lorsque nous examinons ce sujet, il faut que nous ayons \u00e0 l&#8217;esprit non seulement ces esp\u00e9rances sp\u00e9ciales de ce temps de la \u00ab moisson \u00bb, mais aussi, dans un sens large, ce qu&#8217;ont \u00e9t\u00e9 les esp\u00e9rances de tous les fr\u00e8res, tous les membres de la Nouvelle-Cr\u00e9ation \u2014 les esp\u00e9rances qui nous sont offertes dans l\u2019\u00c9vangile. Laissons la Parole inspir\u00e9e exprimer ces esp\u00e9rances, et alors ne permettons pas que le fait qu&#8217;elles sont tr\u00e8s diff\u00e9rentes de celles que poss\u00e8de en g\u00e9n\u00e9ral le pr\u00e9tendu monde chr\u00e9tien, nous cause de l&#8217;inqui\u00e9tude. Il est vrai que dans ses credo, le \u00ab monde chr\u00e9tien \u00bb pr\u00e9sente une croyance \u00e0 la seconde venue de Christ et \u00e0 la r\u00e9surrection des morts, mais ce ne sont l\u00e0 qu&#8217;expressions verbales par lesquelles il cherche \u00e0 maintenir quelque rapport avec les \u00c9critures. Ce ne sont pas l\u00e0 les esp\u00e9rances du monde chr\u00e9tien, l&#8217;\u00e9glise nominale, mais plut\u00f4t ses craintes. L&#8217;\u00e9glise nominale redoute la seconde venue de Christ plut\u00f4t qu&#8217;elle ne l&#8217;esp\u00e8re, et elle redoute la r\u00e9surrection des morts plut\u00f4t qu&#8217;elle ne l&#8217;esp\u00e8re, parce qu&#8217;elle a \u00e9t\u00e9 \u00e9gar\u00e9e par le grand Adversaire dans la compr\u00e9hension erron\u00e9e du caract\u00e8re et du plan divins ; en g\u00e9n\u00e9ral, elle croit que la seconde venue de Christ signifie la fin de l&#8217;esp\u00e9rance, la fin du temps d&#8217;\u00e9preuve, la fin de la mis\u00e9ricorde ; au lieu de la comprendre, ainsi que l&#8217;exposent les \u00c9critures, comme \u00e9tant en r\u00e9alit\u00e9 le commencement de la grande b\u00e9n\u00e9diction de toutes les familles de la terre que Dieu a promise il y a longtemps et qu&#8217;il pr\u00e9pare depuis quatre mille ans.<\/p>\n<p>On consid\u00e8re aussi la r\u00e9surrection avec crainte, parce qu&#8217;un faux enseignement a conduit \u00e0 supposer que l&#8217;esprit, ou souffle de vie, a une conscience sans poss\u00e9der un corps,<\/p>\n<p>735<\/p>\n<p>et que le corps est une sorte de prison dont des esprits sont contents de se lib\u00e9rer, et que le fait d&#8217;y revenir serait une sorte de ch\u00e2timent. Ainsi, les traditions des hommes ont-elles rendu vaine la Parole de Dieu, sous l&#8217;influence du grand Adversaire, le dieu de ce monde, qui aveugle maintenant un si grand nombre de gens. Mais consid\u00e9rons le t\u00e9moignage des \u00c9critures sur ce sujet, et voyons avec quelle clart\u00e9 et de quelle fa\u00e7on explicite elles d\u00e9signent en toutes circonstances le second av\u00e8nement de Christ et la r\u00e9surrection comme \u00e9tant d&#8217;abord l&#8217;esp\u00e9rance de l&#8217;Eglise, la Nouvelle-Cr\u00e9ation, et ensuite celle du monde.<\/p>\n<p>\u00ab C&#8217;est pourquoi, ayant ceint les reins de votre entendement, et \u00e9tant sobres, esp\u00e9rez parfaitement dans la gr\u00e2ce qui vous sera apport\u00e9e \u00e0 la r\u00e9v\u00e9lation de J\u00e9sus-Christ \u00bb. \u2014 1 Pi. 1 : 13.<\/p>\n<p>\u00ab Nous-m\u00eames aussi, qui avons les pr\u00e9mices de l&#8217;Esprit, nous aussi, nous soupirons en nous-m\u00eames, attendant l&#8217;adoption, la d\u00e9livrance [v. note D.] de notre corps [l&#8217;Eglise, le corps de Christ]. Car nous avons \u00e9t\u00e9 sauv\u00e9s en esp\u00e9rance [non r\u00e9ellement sauv\u00e9s encore, mais simplement en anticipation]. \u00bb \u2014 Rom. 8 : 23, 24.<\/p>\n<p>\u00ab B\u00e9ni soit le Dieu et P\u00e8re de notre Seigneur J\u00e9sus Christ qui, selon sa grande mis\u00e9ricorde, nous a r\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9s pour une esp\u00e9rance vivante par la r\u00e9surrection de J\u00e9sus Christ d&#8217;entre les morts, pour un h\u00e9ritage incorruptible, sans souillure, immarcescible, conserv\u00e9 dans les cieux pour vous, qui \u00eates gard\u00e9s par la puissance de Dieu par la foi, pour un salut qui est pr\u00eat \u00e0 \u00eatre r\u00e9v\u00e9l\u00e9 au dernier temps ; en quoi [dans laquelle esp\u00e9rance] vous vous r\u00e9jouissez, tout en \u00e9tant afflig\u00e9s maintenant pour un peu de temps par diverses tentations, si cela est n\u00e9cessaire, afin que l&#8217;\u00e9preuve de votre foi, bien plus pr\u00e9cieuse que celle de l&#8217;or qui p\u00e9rit et qui toutefois est \u00e9prouv\u00e9 par le feu, soit trouv\u00e9e [tourn\u00e9e] \u00e0 louange, et \u00e0 gloire, et \u00e0 honneur, dans la r\u00e9v\u00e9lation de J\u00e9sus-Christ. \u00bb \u2014 1 Pi. 1 : 3-7.<\/p>\n<p>\u00ab D\u00e9sormais m&#8217;est r\u00e9serv\u00e9e la couronne de justice que le Seigneur juste juge me donnera ce jour-l\u00e0, et non seulement \u00e0 moi, mais aussi \u00e0 tous ceux qui aiment son apparition.\u00bb \u00ad2 Tim. 4 : 8.<\/p>\n<p>\u00ab Mais je n&#8217;ai pas de honte, car je sais qui j&#8217;ai cru, et je suis persuad\u00e9 qu&#8217;il a la puissance de garder ce que je lui ai confi\u00e9, jusqu&#8217;\u00e0 ce jour-l\u00e0. \u00bb \u2014 2 Tim. 1 : 12.<\/p>\n<p>736<\/p>\n<p>\u00ab Que&#8230; nous vivions dans le pr\u00e9sent si\u00e8cle sobrement, et justement, et pieusement, attendant la bienheureuse esp\u00e9rance et l&#8217;apparition de la gloire du grand Dieu et notre Sauveur J\u00e9sus-Christ qui s&#8217;est donn\u00e9 lui-m\u00eame pour nous.. \u00bb \u2014 Tite 2 : 12-14 (Seg.).<\/p>\n<p>\u00ab Mais je [Paul] te [F\u00e9lix] confesse bien ceci, que, selon la voie qu&#8217;ils appellent h\u00e9r\u00e9sie, ainsi je sers le Dieu de mes p\u00e8res, croyant toutes les choses qui sont dans la loi et dans les proph\u00e8tes, ayant esp\u00e9rance en Dieu, \u2014 [esp\u00e9rance] que ceux-ci nourrissent aussi eux-m\u00eames, \u2014 qu&#8217;il y aura une r\u00e9surrection des morts. \u00bb \u2014 Actes 24 : 14, 15.<\/p>\n<p>\u00ab Car vous \u00eates morts, et votre vie est cach\u00e9e avec le Christ en Dieu. Quand le Christ, qui est notre vie, sera manifest\u00e9, alors vous aussi, vous serez manifest\u00e9s avec lui en gloire. \u00bb \u2014 Col. 3 : 3, 4.<\/p>\n<p>\u00ab Je suis mis en jugement pour l&#8217;esp\u00e9rance et la r\u00e9surrection ces morts. \u00bb \u2014 Actes 23 : 6.<\/p>\n<p>\u00ab J\u00e9sus lui dit : Moi, je suis la r\u00e9surrection et la vie. Celui qui croit en moi, encore qu&#8217;il soit mort, vivra ; et quiconque vit [alors] et croit en moi, ne mourra point, \u00e0 jamais. \u00bb &#8212; Jean 11 : 25, 26.<\/p>\n<p>\u00ab Car l&#8217;heure vient en laquelle tous ceux qui sont dans les s\u00e9pulcres entendront sa voix ; et ils sortiront, ceux qui auront pratiqu\u00e9 le bien, en r\u00e9surrection de vie [la Premi\u00e8re R\u00e9surrection] ; et ceux qui auront fait le mal [dont la conduite dans la vie pr\u00e9sente ne recevra pas l&#8217;approbation divine comme digne de la vie \u00e9ternelle], en r\u00e9surrection de jugement [la r\u00e9surrection graduelle sous l&#8217;action des corrections et des r\u00e9compenses durant l&#8217;\u00e2ge mill\u00e9naire]. \u00bb (<em>Voir Chap. XVII.<\/em>) \u2014 Jean 5 : 28, 29.<\/p>\n<p>\u00ab Dans la maison de mon P\u00e8re, il y a plusieurs demeures ; s&#8217;il en \u00e9tait autrement, je vous l&#8217;eusse dit, car je vais vous pr\u00e9parer une place. Et si je m&#8217;en vais et que je vous pr\u00e9pare une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi ; afin que l\u00e0 o\u00f9 moi je suis, vous, vous soyez aussi. \u00bb \u2014 Jean 14 : 2, 3.<\/p>\n<p>\u00ab Car le fils de l&#8217;homme viendra dans la gloire de son P\u00e8re, avec ses anges, et alors il rendra \u00e0 chacun selon sa conduite. \u00bb \u2014 Matt. 16 : 27.<\/p>\n<p>\u00ab Voici, je viens bient\u00f4t [ou \u00ab promptement \u00bb \u2014 voir note D.], et ma r\u00e9compense est avec moi. \u00bb &#8212; Apoc. 22 : 12.<\/p>\n<p>\u00ab Voici, ton salut vient ; voici, son salaire est avec lui.\u00bb &#8211; Esa\u00efe 62 : 11.<\/p>\n<p>737<\/p>\n<p>\u00ab Usez donc de patience, fr\u00e8res, jusqu&#8217;\u00e0 la pr\u00e9sence (parousia) du Seigneur ; affermissez vos c\u0153urs, car la venue du Seigneur est proche. \u00bb \u2014 Jacques 5 : 7, 8.<\/p>\n<p>\u00ab Dites \u00e0 ceux qui ont le c\u0153ur timide : Soyez forts, ne craignez pas ; voici votre Dieu : la vengeance vient, la r\u00e9tribution de Dieu 1 Lui-m\u00eame viendra et vous sauvera. Alors les yeux des aveugles s&#8217;ouvriront, et les oreilles des sourds seront ouvertes&#8230; Car des eaux jailliront dans le d\u00e9sert, et des rivi\u00e8res dans le lieu st\u00e9rile. \u00bb \u2014 Esa\u00efe 35 : 4-6.<\/p>\n<p>\u00ab En ce temps-l\u00e0 ton peuple sera d\u00e9livr\u00e9 : quiconque sera trouv\u00e9 \u00e9crit dans le livre [de vie]. Et plusieurs qui dorment dans la poussi\u00e8re de la terre se r\u00e9veilleront, les uns pour la vie \u00e9ternelle [la Premi\u00e8re R\u00e9surrection], et les autres pour l&#8217;opprobre, pour la r\u00e9probation \u00e9ternelle [d\u00e9shonneur, \u2014 duquel, cependant, il leur est possible de se relever gr\u00e2ce au processus du r\u00e9tablissement qui sera alors en op\u00e9ration]; et les sages [le petit troupeau, les vierges sages] brilleront comme la splendeur de l&#8217;\u00e9tendue [comme le soleil \u2014 Matt. 13 : 43], et ceux qui ont enseign\u00e9 la justice \u00e0 la multitude, comme les \u00e9toiles [luminaires] \u00e0 toujours et \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9&#8230; Et toi, va jusqu&#8217;\u00e0 la fin [jusqu&#8217;\u00e0 ce que vienne la \u00ab moisson \u00bb ou fin de l&#8217;\u00e2ge], et tu te reposeras, et tu te tiendras dans ton lot, \u00e0 la fin des jours. \u00bb \u2014 Dan. 12 : 1-3, 13. Vol. III, p. 74.<\/p>\n<p>\u00ab Un livre de souvenir a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit devant lui [l\u2019\u00c9ternel] pour ceux qui craignent l\u2019\u00c9ternel, et pour ceux qui pensent \u00e0 son nom ; et ils seront \u00e0 moi, mon tr\u00e9sor particulier, dit l\u2019\u00c9ternel des arm\u00e9es, au jour que je ferai. \u00bb \u2014 Mal. 3 : 16, 17.<\/p>\n<p>Des th\u00e9ories compliqu\u00e9es (\u00ab distorted \u00bb) et des id\u00e9es fantaisistes viennent surtout des philosophes humains qui n&#8217;avaient pas pour guide la Parole divine ; ils ont fauss\u00e9 tellement les jugements de bon nombre des saints aim\u00e9s de l\u2019\u00c9ternel que les d\u00e9clarations qui pr\u00e9c\u00e8dent et beaucoup d&#8217;autres d\u00e9clarations explicites relatives aux vraies esp\u00e9rances du peuple de l\u2019\u00c9ternel sont annul\u00e9es et d\u00e9pouill\u00e9es de leur force, de leur beaut\u00e9 et de leur puissance par d&#8217;autres passages bibliques plus ou moins symboliques qui ont \u00e9t\u00e9 si tordus de leur v\u00e9ritable position et de leur sens qu&#8217;on les oppose \u00e0 ces d\u00e9clarations si claires. Il nous faut les examiner de mani\u00e8re \u00e0 \u00e9clairer le chemin de la foi, de l&#8217;esp\u00e9rance et de l&#8217;ob\u00e9issance et \u00e0 le rendre lumineux aux yeux de notre compr\u00e9hension. Ensuite, nous nous mettrons<\/p>\n<p>738<\/p>\n<p>en devoir de noter, ajout\u00e9es \u00e0 nos esp\u00e9rances, diverses autres b\u00e9n\u00e9dictions qui nous appartiennent dans la vie pr\u00e9sente, faisant partie des pr\u00e9mices de notre h\u00e9ritage.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>LE BRIGAND DANS LE PARADIS<\/p>\n<p>\u00ab Et il disait \u00e0 J\u00e9sus : Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton royaume. Et J\u00e9sus lui dit [au brigand repentant]. En v\u00e9rit\u00e9, je te le dis aujourd&#8217;hui : tu seras avec moi dans le paradis. \u00bb \u2014 Luc 23 : 42, 43.<\/p>\n<p>Ceux qui consid\u00e8rent le salut comme un moyen d&#8217;\u00e9chapper au tourment \u00e9ternel pour entrer dans un paradis de plaisir, qui le font d\u00e9pendre seulement de circonstances accidentelles de faveur, pensent que ce r\u00e9cit illustre la doctrine de l&#8217;\u00e9lection. Selon eux, notre Seigneur J\u00e9sus, content des paroles consolantes de l&#8217;un des brigands, le choisit pour aller au ciel, et choisit \u00e9galement l&#8217;autre mais pour souffrir toute l&#8217;\u00e9ternit\u00e9, sans piti\u00e9 et sans secours. En v\u00e9rit\u00e9, si Dieu avait fait du salut une telle loterie, une telle affaire de chance, ceux qui y ajoutent foi ne devraient gu\u00e8re trouver \u00e0 redire aux tombolas qu&#8217;on tire dans les \u00e9glises et encore moins \u00e0 celles du monde.<\/p>\n<p>Mais tel n&#8217;est pas le cas. On a tr\u00e8s mal compris ce passage biblique. Pour en saisir vraiment le sens, consid\u00e9rons les circonstances dans lesquelles eurent lieu cet \u00e9v\u00e9nement et tout ce qui s&#8217;y rapporte.<\/p>\n<p>Le Seigneur venait d&#8217;\u00eatre condamn\u00e9 et subissait la sentence sous l&#8217;inculpation de trahison envers le gouvernement de C\u00e9sar, pour avoir dit qu&#8217;il \u00e9tait roi, bien qu&#8217;il leur e\u00fbt dit que son Royaume \u00ab n&#8217;\u00e9tait pas de ce monde \u00bb. L\u00e0, sur la croix, au-dessus de sa t\u00eate, \u00e9crite en trois langues, on pouvait lire l&#8217;inscription : \u00ab CELUI-CI EST LE ROI DES JUIFS. \u00bb Ceux qui l&#8217;entouraient connaissaient ses d\u00e9clarations et se moquaient de lui, \u00e0 l&#8217;exception d&#8217;un des brigands crucifi\u00e9s avec lui. Sans doute avait-il entendu parler de J\u00e9sus, de son merveilleux caract\u00e8re et de ses \u0153uvres prodigieuses, et se dit-il en lui-m\u00eame : cet homme est vraiment \u00e9trange et extraordinaire. Qui peut savoir si ses pr\u00e9tentions ne sont pas fond\u00e9es ? Il vit certainement dans l&#8217;intimit\u00e9 de<\/p>\n<p>739<\/p>\n<p>Dieu. Je veux lui parler avec sympathie : cela ne peut faire de mal. Alors il reprit son compagnon, en parlant de l&#8217;innocence du Seigneur, puis eut lieu la conversation relat\u00e9e ci-dessus.<\/p>\n<p>Nous ne pouvons pas supposer que ce brigand avait des id\u00e9es justes et bien d\u00e9finies sur la personne de J\u00e9sus ; rien de plus qu&#8217;un simple sentiment exprim\u00e9 par quelqu&#8217;un qui allait mourir et pour qui le moindre rayon d&#8217;esp\u00e9rance valait mieux que rien du tout. Lui attribuer davantage serait le placer comme ayant eu plus de foi que tous les ap\u00f4tres et disciples du Seigneur qui, \u00e0 ce moment-l\u00e0 s&#8217;\u00e9taient enfuis \u00e9pouvant\u00e9s et qui, trois jours plus tard, disaient : \u00ab Nous esp\u00e9rions qu&#8217;il \u00e9tait celui qui doit d\u00e9livrer Isra\u00ebl. \u2014 Luc 24 : 21.<\/p>\n<p>Nous ne pouvons douter du sens de la requ\u00eate du brigand. Il voulait dire que quel que soit le moment o\u00f9 J\u00e9sus \u00e9tablirait son Royaume, il d\u00e9sirait recevoir ses faveurs et ses soins. Remarquez maintenant la r\u00e9ponse que fit notre Seigneur. Il ne dit pas qu&#8217;il n&#8217;a aucun royaume, mais, au contraire, il indique par sa r\u00e9ponse que la requ\u00eate du brigand \u00e9tait convenable. Le terme traduit par \u00ab en v\u00e9rit\u00e9 \u00bb ou \u00ab vraiment \u00bb est le mot grec \u00ab amen \u00bb et signifie \u00ab ainsi soit-il \u00bb, ou \u00ab votre requ\u00eate est accept\u00e9e \u00bb. \u00ab Je te dis aujourd&#8217;hui [en ce jour sombre o\u00f9 il semble que je sois un imposteur, et que je meure comme un criminel], tu seras avec moi dans le paradis. \u00bb L&#8217;essence m\u00eame de cette promesse est que, lorsque le Seigneur aura \u00e9tabli son Royaume, ce sera un Paradis, il se souviendra alors du brigand qui y entrera. Notez que nous avons d\u00e9plac\u00e9 la virgule et l&#8217;avons mise apr\u00e8s le mot \u00ab aujourd&#8217;hui \u00bb :<\/p>\n<p>Ceci rend les paroles de notre Seigneur parfaitement claires et raisonnables. Il aurait pu, s&#8217;il l&#8217;avait voulu ainsi, en dire davantage au brigand. Il aurait pu lui dire que la raison pour laquelle il aurait le privil\u00e8ge d&#8217;\u00eatre au Paradis \u00e9tait que sa ran\u00e7on \u00e9tait \u00e0 cet instant et en cet endroit en train d&#8217;\u00eatre pay\u00e9e. En outre, il aurait pu lui dire qu&#8217;il \u00e9tait en train de mourir pour assurer la ran\u00e7on de<\/p>\n<p>740<\/p>\n<p>l&#8217;autre brigand \u00e9galement, aussi bien que pour la multitude enti\u00e8re qui attendait avec impatience devant lui et le tournait en d\u00e9rision, les millions qui \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 dans la tombe, et les millions qui n&#8217;\u00e9taient pas encore n\u00e9s. Nous le savons parce que \u00ab J\u00e9sus Christ, par la gr\u00e2ce de Dieu go\u00fbta la mort pour chacun \u00bb, \u00ab se donna en ran\u00e7on pour tous \u00bb, afin qu&#8217;au temps voulu, tous puissent avoir l&#8217;occasion de retourner \u00e0 la condition \u00e9d\u00e9nique, perdue par le p\u00e9ch\u00e9 du premier homme, et rachet\u00e9e pour les hommes par le sacrifice de Christ pour la justice. \u2014 H\u00e9b. 2 : 9 ; 1 Tim. 2 : 5, 6 ; Actes 3 : 19.<\/p>\n<p>Comme nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9, le jardin d&#8217;Eden n&#8217;\u00e9tait qu&#8217;une illustration de ce que sera la terre quand elle sera compl\u00e8tement lib\u00e9r\u00e9e de la mal\u00e9diction, rendue parfaite et belle. Le mot \u00ab paradis \u00bb est d&#8217;origine arabe et signifie un jardin. La version des Septante rend Gen. 2 : 8 ainsi : \u00ab Dieu planta un paradis en Eden \u00bb. Lorsque Christ aura \u00e9tabli son Royaume, et li\u00e9 le mal, etc., cette terre deviendra graduellement un paradis, et les deux brigands et tous les autres qui sont dans la tombe viendront dans ce paradis, et alors devenant ob\u00e9issants \u00e0 ses lois, ils pourront vivre dans ce paradis et en jouir \u00e0 toujours. Nous ne doutons pas; cependant, que les paroles bienveillantes prononc\u00e9es \u00e0 cette heure sombre \u00e0 l&#8217;adresse du Sauveur souffrant, ne perdront pas plus une r\u00e9compense sp\u00e9ciale et appropri\u00e9e que le don d&#8217;un verre d&#8217;eau, ou toutes autres petites marques de sympathie faits \u00e0 ceux que ce Roi \u00ab n&#8217;a pas honte d&#8217;appeler ses fr\u00e8res \u00bb. \u2014 Matt. 10 : 42.<\/p>\n<p>Dans les \u00c9critures, le mot Paradis est employ\u00e9 pour d\u00e9crire l&#8217;\u00e9tat primitif de bonheur de l&#8217;homme, en harmonie avec son Cr\u00e9ateur, avant que la mal\u00e9diction et que l&#8217;influence n\u00e9faste du p\u00e9ch\u00e9 ne soient entr\u00e9es dans le monde. Ce Paradis perdu pour l&#8217;humanit\u00e9, doit, selon la promesse, \u00eatre r\u00e9tabli, et d&#8217;une mani\u00e8re plus ou moins vague, la cr\u00e9ation tout enti\u00e8re a \u00e9t\u00e9 dans l&#8217;attente, l&#8217;est encore et esp\u00e8re l&#8217;Age d&#8217;or qui doit \u00eatre inaugur\u00e9. Les \u00c9critures nous offrent la pens\u00e9e que la condition paradisiaque a \u00e9t\u00e9 rachet\u00e9e pour l&#8217;homme par la mort de notre Seigneur<\/p>\n<p>741<\/p>\n<p>J\u00e9sus, et qu&#8217;en cons\u00e9quence, une partie de son oeuvre glorieuse de r\u00e9tablissement sera de r\u00e9tablir le Paradis \u2014 \u00ab ce qui a \u00e9t\u00e9 perdu \u00bb \u2014 la possession rachet\u00e9e. \u2014 Matt. 18 : 11 ; Eph. 1 : 14 ; Apoc. 2 : 7.<\/p>\n<p>Mais avons-nous le droit de changer la position de la virgule ? Certainement : la ponctuation de la Bible n&#8217;est pas inspir\u00e9e. Les auteurs de la Bible n&#8217;employ\u00e8rent aucune ponctuation. Celle-ci fut invent\u00e9e il y a quatre cents ans environ. C&#8217;est purement et simplement une commodit\u00e9 moderne, qu&#8217;on devrait employer pour faire ressortir le sens d&#8217;un texte, en accord avec tous les autres passages des \u00c9critures.<\/p>\n<p>On trouve tr\u00e8s fr\u00e9quemment des exemples d&#8217;un usage analogue du mot \u00ab aujourd&#8217;hui \u00bb dans la litt\u00e9rature moderne, et dans les \u00c9critures, nous attirons l&#8217;attention sur ce qui suit :<\/p>\n<p>\u00ab C&#8217;est pourquoi je te commande ces choses aujourd&#8217;hui. \u00bb \u00adDeut. 15 : 15.<\/p>\n<p>\u00ab J&#8217;ai mis aujourd&#8217;hui devant toi la vie et le bonheur, et la mort et le malheur. \u00bb \u2014 Deut. 30 : 15.<\/p>\n<p>\u00ab Je te commande aujourd&#8217;hui d&#8217;aimer l\u2019\u00c9ternel, ton Dieu. \u00bb \u2014 Deut. 30 : 16.<\/p>\n<p>\u00ab Pl\u00fbt \u00e0 Dieu que non seulement toi, mais aussi tous ceux qui m&#8217;entendent aujourd&#8217;hui, vous devinssiez de toutes mani\u00e8res tels que je suis, hormis ces liens. \u00bb \u2014 Actes 26 : 29.<\/p>\n<p>Non seulement le sens de ce passage exige la ponctuation sugg\u00e9r\u00e9e, mais son harmonie avec tous les autres textes scripturaux la r\u00e9clame aussi, et l&#8217;on ne peut opposer \u00e0 cela aucune objection raisonnable ou valable. Supposer que notre Seigneur alla imm\u00e9diatement au Paradis serait supposer une impossibilit\u00e9, car le Paradis n&#8217;\u00e9tait pas encore r\u00e9tabli. De plus, il est clairement d\u00e9clar\u00e9 que le corps de notre Seigneur fut enseveli dans le tombeau de Joseph, et que son \u00e2me, ou \u00eatre, alla au sh\u00e9ol, had\u00e8s, oubli, et qu&#8217;elle \u00e9tait morte, et non pas vivante au Paradis ou ailleurs, dans l&#8217;intervalle entre la mort et la r\u00e9surrection. Les \u00c9critures nous assurent clairement, non pas que notre Seigneur, \u00e0 sa r\u00e9surrection, descendit du ciel, ou du Paradis, mais qu&#8217;il \u00ab ressuscita [d&#8217;entre les morts], le troisi\u00e8me jour, selon les \u00c9critures \u00bb (1 Cor. 15 : 4).<\/p>\n<p>742<\/p>\n<p>Les propres paroles de notre Seigneur, apr\u00e8s sa r\u00e9surrection, furent : \u00ab Il est ainsi \u00e9crit ; et ainsi il fallait que le Christ souffr\u00eet, et qu&#8217;il ressuscit\u00e2t d&#8217;entre les morts le troisi\u00e8me jour \u00bb (Luc 24 : 46). Il dit encore \u00e0 Marie : \u00ab Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore mont\u00e9 vers mon P\u00e8re : niais va vers mes fr\u00e8res, et dis-leur : Je monte vers mon P\u00e8re et votre P\u00e8re, et vers mon Dieu et votre Dieu. \u00bb \u2014 Jean 20 : 17.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;ARDENT D\u00c9SIR DE PAUL<\/p>\n<p>\u00ab Car, pour moi, vivre c&#8217;est [vivre] pour Christ, et mourir, un gain ; mais si en vivant dans la chair, je puis travailler avec fruit, ce que je dois choisir, je ne le sais pas exactement. Je suis vraiment press\u00e9 des deux c\u00f4t\u00e9s [je d\u00e9sire ardemment le retour de Christ, et \u00eatre avec lui, car cela est de beaucoup meilleur] ; mais il est plus n\u00e9cessaire \u00e0 cause de vous que je demeure dans la chair. \u00bb \u2014 Phil. 1 : 21-24 (Traduction Diaglott).<\/p>\n<p>On observera que la diff\u00e9rence essentielle entre cette traduction et celle de nos versions fran\u00e7aises en g\u00e9n\u00e9ral, c&#8217;est la substitution du mot \u00ab retour \u00bb pour le mot \u00ab d\u00e9loger \u00bb (Darby et Martin) (*). Pour justifier l&#8217;emploi du mot \u00ab retour \u00bb le traducteur dit dans une note de bas de page :<\/p>\n<p>\u00ab To analusai, le rel\u00e2chement ou le retour, \u00e9tant ce que Paul d\u00e9sirait ardemment, ne pouvait \u00eatre la mort ou la dissolution comme l&#8217;implique la plupart des versions fran\u00e7aises [Trad.], parce qu&#8217;il semble qu&#8217;il lui ait \u00e9t\u00e9 indiff\u00e9rent d&#8217;avoir \u00e0 choisir entre les deux : la vie ou la mort ; cependant il aspirait l&#8217;analusai, qui \u00e9tait une troisi\u00e8me chose de beaucoup pr\u00e9f\u00e9rable aux deux premi\u00e8res auxquelles il est fait allusion. Le mot analusai se rencontre en Luc 12 : 36 o\u00f9 il est rendu par \u00ab revienne \u00bb (D.). \u00ab Soyez vous-m\u00eames semblables \u00e0 des hommes qui attendent leur ma\u00eetre, \u00e0 quelque moment qu&#8217;il \u00ab revienne \u00bb, etc. J\u00e9sus avait enseign\u00e9 \u00e0 ses disciples qu&#8217;il reviendrait ou retournerait (Jean 14 : 3, 18) ; les anges, \u00e9galement, le leur avaient dit lors de<\/p>\n<p>743<\/p>\n<p>son ascension (Actes 1 : 11). Paul croyait \u00e0 cette doctrine, l&#8217;enseignait aux autres, et il esp\u00e9rait et attendait le retour (analusai) du Sauveur du ciel (Phil. 3 : 20 ; 1 Thess. 1 : 10 ; 4 : 16, 17) pour \u00eatre \u00ab toujours avec le Seigneur \u00bb.<\/p>\n<p>Un examen du mot grec analusai montre qu&#8217;il est, dans la litt\u00e9rature grecque, employ\u00e9 par Platon de deux mani\u00e8res : parfois il signifie partir et parfois retour, mais le mot ne se rencontre que deux fois dans le Nouveau Testament : ici et en Luc 12 : 36. Dans ce dernier exemple, comme nous venons de le montrer, il est rendu par \u00ab retour \u00bb, et il est manifeste qu&#8217;il ne pouvait pas \u00eatre rendu autrement sans en alt\u00e9rer le sens. Dans le texte que nous discutons (Phil. 1 : 23), nous soutenons qu&#8217;il aurait d\u00fb \u00eatre rendu par retour, pour la raison tr\u00e8s simple que, m\u00eame quand on l&#8217;emploie dans le sens de partir, il doit impliquer l&#8217;id\u00e9e de repartir, partir en un lieu o\u00f9 il avait \u00e9t\u00e9 ant\u00e9rieurement. Le pr\u00e9fixe grec ana dans analusai signifie de nouveau comme notre pr\u00e9fixe re dans retour signifie de nouveau. Si donc le mot \u00e9tait rendu par d\u00e9part, nous serions oblig\u00e9s d&#8217;ajouter la pens\u00e9e re-partir ou partir de nouveau. Or ceci fausserait le sujet relatif \u00e0 St. Paul car il n&#8217;avait jamais \u00e9t\u00e9 en gloire avec Christ et, par cons\u00e9quent, ne pouvait \u00ab re-partir \u00bb pour \u00eatre l\u00e0 avec Christ. Mais si nous traduisons analusai par \u00ab retour \u00bb et que nous l&#8217;appliquons \u00e0 notre Seigneur, toute difficult\u00e9 semble supprim\u00e9e.<\/p>\n<p>Remarquons les circonstances qui ont donn\u00e9 naissance \u00e0 cette expression. Il y avait un certain temps que l&#8217;Ap\u00f4tre \u00e9tait prisonnier \u00e0 Rome, et si parfois il fut bien trait\u00e9 par certains des Empereurs, il \u00e9tait constamment sujet \u00e0 \u00eatre mis \u00e0 mort sur un simple caprice. Il \u00e9crivit cette \u00e9p\u00eetre pour accuser r\u00e9ception d&#8217;un don substantiel de l&#8217;Eglise de Philippes, et profita de l&#8217;occasion pour la tenir bien au courant de sa condition personnelle, des progr\u00e8s de l&#8217;\u0153uvre du Seigneur, etc., et pour l&#8217;encourager \u00e0 \u00eatre ferme jusqu&#8217;\u00e0 la fin.<\/p>\n<p>Comme les Philippiens d\u00e9siraient conna\u00eetre ses perspectives de lib\u00e9ration, il leur dit que des ennemis (consid\u00e9rant<\/p>\n<p>744<\/p>\n<p>la libert\u00e9 dont il jouissait depuis deux ans \u2014 Actes 28 : 30) expliquaient le christianisme, esp\u00e9rant par l\u00e0 ajouter \u00e0 son affliction et peut-\u00eatre causer la mort dans sa captivit\u00e9 (Phil. 1 : 16-19). Mais il se rendait compte des pri\u00e8res de l&#8217;Eglise en sa faveur et esp\u00e9rait que son proc\u00e8s devant N\u00e9ron se terminerait par sa d\u00e9livrance\u2014 soit par l&#8217;acquittement, soit par la mort. Il leur dit ensuite qu&#8217;en ce qui concernait ses pr\u00e9f\u00e9rences personnelles, il serait difficile pour lui de choisir entre la vie (avec ses souffrances) et la mort (avec son repos apr\u00e8s le labeur), mais que s&#8217;il ne savait pas choisir entre ces deux choses possibles, il avait une grande envie un ardent d\u00e9sir d&#8217;une chose qu&#8217;il savait impossible, une chose qu&#8217;il savait et qu&#8217;il avait enseign\u00e9e \u00e0 l&#8217;Eglise comme ne devant arriver que bien plus tard (2 Thess. 2 : 1-8) \u2014 le retour de Christ, pour \u00eatre avec lui. Puis abandonnant les choses impossibles et revenant aux choses r\u00e9alisables, il leur assure qu&#8217;il est convaincu que Dieu lui r\u00e9serve encore un travail \u00e0 faire pour l&#8217;Eglise, et qu&#8217;il sert lib\u00e9r\u00e9. Bien que les \u00c9critures n&#8217;en fassent pas mention, la tradition d\u00e9clare qu&#8217;il fut acquitt\u00e9 par N\u00e9ron et qu&#8217;il eut quelque cinq ans de libert\u00e9 et de service avant d&#8217;\u00eatre arr\u00eat\u00e9 de nouveau et ex\u00e9cut\u00e9.<\/p>\n<p>Il est ici digne de remarque que d&#8217;autres mots sont \u00e0 maintes reprises employ\u00e9s dans les \u00e9crits tant de Paul que de Luc quand il s&#8217;agit manifestement de partir, et l&#8217;on doit se souvenir que Luc \u00e9tait le secr\u00e9taire de l&#8217;Ap\u00f4tre avec qui il voyagea beaucoup et dont il \u00e9tait habitu\u00e9 d&#8217;employer les mots dans le m\u00eame sens.<\/p>\n<p>Cependant, si quelqu&#8217;un tient au mot \u00ab partir \u00bb plut\u00f4t qu&#8217;au mot \u00ab retourner \u00bb, nous soumettons ce qui suit :<\/p>\n<p>Il n&#8217;y a aucun doute que Paul aurait d\u00e9sir\u00e9, surtout parce qu&#8217;il savait que la seconde venue du Seigneur ne pouvait se produire bient\u00f4t pouvoir partir au ciel ou n&#8217;importe o\u00f9 afin d&#8217;\u00eatre de suite avec le Seigneur. Mais il savait qu&#8217;un tel d\u00e9sir ne pouvait \u00eatre exauc\u00e9 en accord avec le plan divin, et par cons\u00e9quent, bien qu&#8217;il en aurait eu l&#8217;ardent d\u00e9sir, il ne consid\u00e9rait pas cela comme une chose possible. Il restait donc dans une situation critique d&#8217;ind\u00e9cision<\/p>\n<p>745<\/p>\n<p>quant \u00e0 choisir personnellement entre deux choses possibles : soit vivre et servir l&#8217;Eglise dans la souffrance, soit mourir et se reposer de ses \u0153uvres \u2014 en attendant \u00ab la bienheureuse esp\u00e9rance et la manifestation de la gloire du grand Dieu [notre Seigneur et Sauveur J\u00e9sus Christ] \u00bb \u00ab qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu&#8217;il a de s&#8217;assujettir toutes choses \u00bb. \u2014 Tite 2 : 13 [voir note Goguel et Monnier] ; Phil. 3 : 21 (Seg.).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab NOTRE MAISON TERRESTRE \u00bb<\/p>\n<p>ET \u00ab NOTRE MAISON DANS LES CIEUX \u00bb<\/p>\n<p>\u2014 2 Cor. 5 : 1-10 \u2014<\/p>\n<p>L&#8217;Ap\u00f4tre \u00e9crit aux membres de la Nouvelle-Cr\u00e9ation concernant leur condition \u2014 sans impliquer l&#8217;homme naturel. Il reconna\u00eet la nouvelle-volont\u00e9 comme \u00e9tant la Nouvelle-Cr\u00e9ature, et le vieux corps comme son \u00ab tabernacle \u00bb (ou tente) lequel, bien que peu satisfaisant, vaut beaucoup mieux que rien. La Nouvelle-Cr\u00e9ature ne peut pas se sentir parfaitement \u00e0 son aise dans ce corps, mais d\u00e9sire ardemment le corps parfait qui doit \u00eatre le sien \u00e0 la r\u00e9surrection : sa maison permanente, ou sa part dans la \u00ab demeure \u00bb que notre Seigneur promit de pr\u00e9parer pour la Nouvelle-Cr\u00e9ation (Jean 14 : 2). \u00ab Car nous savons que si notre maison terrestre, qui n&#8217;est qu&#8217;une tente, est d\u00e9truite, nous avons un \u00e9difice de la part de Dieu, une maison qui n&#8217;est pas faite de main [non produite par des moyens humains], \u00e9ternelle dans les cieux \u00bb [2 Cor. 5 : 1].<\/p>\n<p>Il est vrai que dans ce corps actuel, dans cette maison temporaire de p\u00e8lerinage, nous g\u00e9missons \u2014 opprim\u00e9s non seulement par la mauvaise influence du monde et du diable de toutes parts, mais aussi et sp\u00e9cialement par les faiblesses de notre propre chair ; car quand nous aimerions faire le bien, le mal se pr\u00e9sente \u00e0 nous, de sorte que nous sommes souvent emp\u00each\u00e9s de faire le bien que nous voudrions faire, tandis que le mal que nous n&#8217;approuvons pas s&#8217;impose souvent \u00e0 nous et exige que nous lui r\u00e9sistions continuellement et que nous le vainquions. Comme le d\u00e9clare ailleurs<\/p>\n<p>746<\/p>\n<p>[Rom. 8 : 23] l&#8217;Ap\u00f4tre, nous \u00ab qui avons les pr\u00e9mices de l&#8217;Esprit, nous aussi, nous soupirons en nous-m\u00eames, attendant l&#8217;adoption, la d\u00e9livrance de notre corps \u00bb \u2014 l&#8217;Eglise, rendue semblable \u00e0 notre Seigneur dans sa gloire.<\/p>\n<p>Cependant, nous ne g\u00e9missons pas avec le d\u00e9sir d&#8217;\u00eatre d\u00e9v\u00eatus. Nous ne d\u00e9sirons pas \u00eatre sans un corps, car cela signifierait au mieux \u00e0 travers tout l&#8217;Age de l\u2019\u00c9vangile, \u00eatre \u00ab endormis \u00bb attendant le matin de la r\u00e9surrection pour \u00eatre \u00ab rev\u00eatus de notre maison c\u00e9leste \u00bb, de notre corps nouveau, parfait et permanent, notre \u00ab demeure \u00bb. Ce que nous pr\u00e9f\u00e9rons, ce n&#8217;est pas que la petite \u00e9tincelle de la vie pr\u00e9sente s&#8217;\u00e9teigne, mais qu&#8217;elle soit engloutie, absorb\u00e9e dans les conditions parfaites de la vie parfaite \u00e0 laquelle nous sommes engendr\u00e9s. Nous aspirons \u00e0 la naissance de la r\u00e9surrection avec son corps parfait.<\/p>\n<p>\u00ab Or celui qui nous a form\u00e9s \u00e0 cela m\u00eame, c&#8217;est Dieu, qui nous a aussi donn\u00e9 les arrhes de l&#8217;Es &#8216;t \u00bb [v. 5]. Cette condition parfaite que nous devons obtenir \u00e0 la r\u00e9surrection, sera la grande consommation de notre salut que Dieu a promise ; et le nouvel entendement (\u00ab mind \u00bb), la nouvelle volont\u00e9 engendr\u00e9e par la Parole de V\u00e9rit\u00e9, est consid\u00e9r\u00e9e comme le commencement de la Nouvelle-Cr\u00e9ature qui sera rendue parfaite dans la nature divine lorsque la premi\u00e8re r\u00e9surrection l&#8217;aura compl\u00e9t\u00e9e. Le saint Esprit qui nous est accord\u00e9 dans le pr\u00e9sent, est un \u00ab paiement d&#8217;avance \u00bb pour ainsi dire, un \u00ab gage \u00bb ou une garantie des r\u00e9sultats grandioses et pleins de gr\u00e2ce que nous esp\u00e9rons et pour lesquels nous luttons, soupirons et prions.<\/p>\n<p>\u00ab Nous avons donc toujours confiance, et nous savons qu&#8217;\u00e9tant pr\u00e9sents dans le corps [aussi longtemps que nous nous sentons enti\u00e8rement satisfaits des conditions pr\u00e9sentes \u2014 de nous-m\u00eames et de tout ce qui nous entoure], nous sommes absents du Seigneur \u00bb [v. 6]. Si nous vivions pr\u00e8s de lui, \u00ab marchant avec Dieu \u00bb, nous ne nous sentirions pas parfaitement satisfaits des r\u00e9sultats, des conditions, etc. actuels, mais nous nous sentirions comme des p\u00e8lerins et des \u00e9trangers, cherchant un meilleur repos, une meilleure demeure \u00ab que Dieu a en r\u00e9serve pour ceux qui l&#8217;aiment \u00bb.<\/p>\n<p>747<\/p>\n<p>Mais ceci, comme l&#8217;explique l&#8217;Ap\u00f4tre, n&#8217;est vrai que de ceux qui marchent par la foi et non par la vue.<\/p>\n<p>\u00ab Nous avons de la confiance [pleins de foi \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de Dieu, nous nous r\u00e9jouissons de marcher par la foi], et nous aimons mieux \u00eatre absents du corps [sans foyer, p\u00e8lerins et \u00e9trangers sur la terre] et \u00eatre pr\u00e9sents avec le Seigneur \u00bb dans l&#8217;esprit de notre communion [v. 8].<\/p>\n<p>C&#8217;est pour cette cause que nous faisons tous nos efforts, afin que soit que bient\u00f4t nous atteignions notre demeure, soit que dans le pr\u00e9sent nous soyons en fait loin de notre demeure, \u00e9tant des p\u00e8lerins et des \u00e9trangers, nous nous appliquons \u00e0 \u00eatre agr\u00e9ables au Seigneur, pour pouvoir obtenir sa faveur et sa b\u00e9n\u00e9diction, vivre sa communion et sa pr\u00e9sence e t savoir que nous serons d\u00e9finitivement accept\u00e9s par lui.<\/p>\n<p>\u00ab Car il faut que nous soyons tous manifest\u00e9s devant le tribunal du Christ, afin que chacun re\u00e7oive les choses [accomplies] dans le corps, selon ce qu&#8217;il aura fait, soit bien, soit mal.\u00bb Tout au long de ce p\u00e8lerinage, nous nous tenons \u00e0 la barre du jugement de notre Seigneur : il nous examine, nous \u00e9prouve pour savoir si oui ou non nous l&#8217;aimons et aimons les choses qui concourent \u00e0 la justice et \u00e0 la paix, et si oui, jusqu&#8217;\u00e0 quel point nous voulons sacrifier pour la cause de la justice. Il remarque le degr\u00e9 de notre amour par l&#8217;\u00e9tendue de nos renoncements \u00e0 nous-m\u00eames et de nos sacrifices personnels pour sa cause et pour celle de la V\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>Toutefois, seuls les \u00ab saints \u00bb, les \u00ab Nouvelles-Cr\u00e9atures \u00bb en Christ, peuvent parler ainsi de leur corps comme d&#8217;une maison. Les autres humains n&#8217;ont pas une dualit\u00e9 de nature. Ils ne pourraient s&#8217;appliquer \u00e0 eux-m\u00eames l\u00e9gitimement des expressions comme celles de Rom. 8 : 10, 11 : \u00ab Si Christ est en vous, le corps est bien [consid\u00e9r\u00e9 comme] mort \u00e0 cause du p\u00e9ch\u00e9 ; mais l&#8217;esprit est vie \u00e0 cause de la justice [imput\u00e9e] \u00bb de Christ. La nouvelle nature des saints, engendr\u00e9s par la Parole de v\u00e9rit\u00e9, est r\u00e9ellement la nouvelle volont\u00e9 seulement ; d\u00e9sormais, elle est consid\u00e9r\u00e9e comme<\/p>\n<p>748<\/p>\n<p>la personne r\u00e9elle, elle est la seule reconnue de Dieu qui nous conna\u00eet non selon la chair mais selon l&#8217;esprit de nos nouveaux entendements (\u00ab minds \u00bb) \u2014 l&#8217;esprit de Christ. Remarquez \u00e9galement Rom. 6 : 3, 4. Ces \u00ab Nouvelles-Cr\u00e9atures \u00bb ont un vieil homme, ou homme ext\u00e9rieur, qui p\u00e9rit, et un homme nouveau, ou homme int\u00e9rieur, ou homme cach\u00e9 du c\u0153ur, lequel est renouvel\u00e9 de jour en jour. \u00ad2 Cor. 4 : 16 ; Col. 3 : 9, 10 ; Eph. 4 : 23, 24 ; 1 Pi. 3 : 4.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>LA SCENE DE LA TRANSFIGURATION<\/p>\n<p>Les disciples auraient pu difficilement imaginer que la d\u00e9claration que fit notre Seigneur, \u00e0 savoir que quelques-uns d&#8217;entre eux ne go\u00fbteraient point la mort qu&#8217;ils n&#8217;aient vu le Fils de l&#8217;Homme venant dans son R\u00e8gne, s&#8217;accomplirait dans les six jours pour Pierre, Jacques et Jean sur la Montagne de la Transfiguration. Pourtant, il en fut ainsi ; et \u00e9videmment cela produisit un grand effet recherch\u00e9 sur les t\u00e9moins dont l&#8217;un d&#8217;eux, \u00e9crivant \u00e0 ce sujet dit (2 Pi. 1 : 16-18) : \u00ab Ce n&#8217;est pas en suivant des fables ing\u00e9nieusement imagin\u00e9es, que nous avons fait conna\u00eetre la puissance et la venue de notre Seigneur J\u00e9sus-Christ, mais comme ayant \u00e9t\u00e9 des t\u00e9moins oculaires de sa majest\u00e9. Car il re\u00e7ut de Dieu le P\u00e8re honneur et gloire, lorsqu&#8217;une telle voix lui fut adress\u00e9e par la gloire magnifique : \u00ab Celui-ci est mon Fils bien-aim\u00e9, en qui j&#8217;ai trouv\u00e9 mon plaisir. Et nous entend\u00eemes cette voix venue du ciel, \u00e9tant avec lui sur la sainte montagne. \u00bb<\/p>\n<p>La sc\u00e8ne de la transfiguration ne fut pas, en r\u00e9alit\u00e9, tout ce qu&#8217;elle parut \u00eatre. Ce fut une \u00ab vision \u00bb ainsi que notre Seigneur l&#8217;expliqua aux disciples lorsqu&#8217;ils descendirent de la montagne. Dans cette vision, comme dans toutes les visions, l&#8217;irr\u00e9el appara\u00eet r\u00e9el. Il en fut exactement ainsi dans la vision de Jean, sur l&#8217;Ile de Patmos, d\u00e9crite dans le livre de l&#8217;Apocalypse. Il vit, il entendit, il parla ; cependant les choses qui lui furent montr\u00e9es ainsi dans la vision n&#8217;\u00e9taient pas des r\u00e9alit\u00e9s, n&#8217;\u00e9taient pas des b\u00eates aux nombreuses t\u00eates et aux nombreuses cornes, ni des anges, des coupes et des tr\u00f4nes, ni de vrais dragons, etc., mais purement<\/p>\n<p>749<\/p>\n<p>et simplement une vision. Et une vision \u00e9tait, dans toutes les acceptions du terme, aussi bien et m\u00eame r\u00e9ellement mieux adapt\u00e9e au dessein poursuivi que ne l&#8217;aurait \u00e9t\u00e9 la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab RESSUSCITE LE PREMIER D&#8217;ENTRE LES MORTS \u00bb<\/p>\n<p>Mo\u00efse et Elie n&#8217;\u00e9taient pas pr\u00e9sents en personne sur la montagne, mais simplement repr\u00e9sent\u00e9s aux disciples dans la vision. Nous le savons, non seulement par la d\u00e9claration de notre Seigneur que c&#8217;\u00e9tait une \u00ab vision \u00bb, mais \u00e9galement parce qu&#8217;il avait dit que personne n&#8217;\u00e9tait mont\u00e9 au ciel (Jean 3 : 13 , Actes 2 : 34). Nous savons aussi que Mo\u00efse et Elie n&#8217;auraient pas pu s&#8217;y trouver, \u00e9tant donn\u00e9 qu&#8217;ils n&#8217;\u00e9taient pas ressuscit\u00e9s d&#8217;entre les morts, parce que notre Seigneur J\u00e9sus lui-m\u00eame \u00e9tait les \u00ab pr\u00e9mices de ceux qui sont endormis \u00bb, \u00ab le premier-n\u00e9 d&#8217;entre les morts, afin qu&#8217;en toutes choses il tienne ici la premi\u00e8re place \u00bb. \u00ad1 Cor. 15 : 20 ; Col. 1 : 18.<\/p>\n<p>De plus, l&#8217;Ap\u00f4tre mentionne clairement aux H\u00e9breux, Mo\u00efse et les proph\u00e8tes (dont Elle), leur fid\u00e9lit\u00e9 dans le pass\u00e9 et leur acceptation par Dieu ; mais il souligne qu&#8217;ils n&#8217;avaient pas encore re\u00e7u leur r\u00e9compense, et qu&#8217;ils ne la recevraient pas avant que nous (l&#8217;Eglise de l\u2019\u00c9vangile) ayons re\u00e7u la n\u00f4tre comme coh\u00e9ritiers de Christ dans son Royaume. \u00ab Et tous ceux-ci, ayant re\u00e7u t\u00e9moignage par la foi, n&#8217;ont pas re\u00e7u [les b\u00e9n\u00e9dictions de] la promesse, Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu&#8217;ils ne parvinssent pas \u00e0 la perfection sans nous. \u00bb \u2014 H\u00e9b. 11 : 39, 40.<\/p>\n<p>Si, donc, l&#8217;apparition de Mo\u00efse et d&#8217;Elie avec notre Seigneur ne fut simplement qu&#8217;une apparition, nous pouvons \u00e0 juste titre demander : Que signifiait cette vision ? Nous r\u00e9pondons : c&#8217;\u00e9tait une sc\u00e8ne figurant le glorieux Royaume de Christ comme l&#8217;avait pr\u00e9dit notre Seigneur, et comme l&#8217;avait compris et exprim\u00e9 Pierre. Dans cette sc\u00e8ne, les trois disciples n&#8217;avaient aucun r\u00f4le. Ils \u00e9taient de simples t\u00e9moins. Christ \u00e9tait la figure centrale ; ses traits caract\u00e9ristiques, ses v\u00eatements brillant d&#8217;un \u00e9clat surnaturel,<\/p>\n<p>750<\/p>\n<p>repr\u00e9sentaient, d&#8217;une mani\u00e8re figur\u00e9e, les gloires qui appartiennent \u00e0 la nature spirituelle que notre Seigneur re\u00e7ut \u00e0 sa r\u00e9surrection, \u00ab l&#8217;image expresse de la personne du P\u00e8re \u00bb. C&#8217;est cette m\u00eame gloire spirituelle qui est repr\u00e9sent\u00e9e dans les visions de l&#8217;Apocalypse o\u00f9 notre Seigneur est, repr\u00e9sent\u00e9 avec des yeux comme une flamme de feu, et ses pieds semblables \u00e0 de l&#8217;airain \u00ab qu&#8217;on aurait embras\u00e9 dans une fournaise \u00bb (y. Cr. \u2014 Trad.), etc. (Apoc. 1 : 14, 15 ; 2 : 18). Lors de son second av\u00e8nement, notre Seigneur ne sera plus en chair, car, ainsi qu&#8217;il en a t\u00e9moign\u00e9, \u00ab la chair et le sang ne peuvent h\u00e9riter le Royaume de Dieu \u00bb. Il est maintenant, et le sera toujours, un \u00eatre-esprit glorieux de l&#8217;ordre le plus \u00e9lev\u00e9 \u2014 la nature divine : la transfiguration eut pour but de transmettre \u00e0 l&#8217;entendement de ses disciples une faible id\u00e9e de la gloire infiniment sup\u00e9rieure.<\/p>\n<p>Mo\u00efse repr\u00e9sentait les fid\u00e8les vainqueurs qui pr\u00e9c\u00e9d\u00e8rent notre Seigneur et que d\u00e9crit l&#8217;Ap\u00f4tre en H\u00e9b. 11 : 39, 40 ; ils ne peuvent \u00eatre rendus parfaits avant que le Royaume ne soit \u00e9tabli. Elie repr\u00e9sentait les vainqueurs de l&#8217;Age de l\u2019\u00c9vangile. \u2014 Voir vol. 2, Chap. VIII.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>LES JOIES PR\u00c9SENTES DE LA NOUVELLE-CREATION<\/p>\n<p>\u00ab Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit accomplie. \u00bb \u2014 Jean 15 : 11 (voir notes D.).<\/p>\n<p>Tous ceux qui ne partagent pas la mani\u00e8re de voir de ceux qui forment la \u00ab maison des fils \u00bb, tous ceux qui ne se sont pas consacr\u00e9s et qui, par cons\u00e9quent, ne sont pas devenus des membres de la Nouvelle-Cr\u00e9ation, la Sacrificature royale \u2014 consid\u00e9rant que les membres du corps de Christ ont, comme leur Seigneur, fait au Seigneur et \u00e0 sa cause, une pleine cons\u00e9cration d&#8217;eux-m\u00eames et de tous leurs int\u00e9r\u00eats terrestres, sont enclins \u00e0 estimer que, dans ce sacrifice, toute joie est perdue. Pourtant, tous les membres de la Nouvelle-Cr\u00e9ation savent que c&#8217;est le contraire, et peuvent t\u00e9moigner que c&#8217;est une grande erreur. S&#8217;il est vrai que certaines joies terrestres, auxquelles on \u00e9tait tr\u00e8s attach\u00e9 autrefois, sont sacrifi\u00e9es l&#8217;une apr\u00e8s<\/p>\n<p>751<\/p>\n<p>l&#8217;autre, elles sont remplac\u00e9es par des joies c\u00e9lestes qui compensent, et bien au del\u00e0, la perte. Comme le dit encore notre Seigneur : \u00ab Vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse sera chang\u00e9e en joie \u00bb (Jean 16 : 20). Il faut que la Nouvelle-Cr\u00e9ation go\u00fbte \u00e0 la coupe am\u00e8re que le Seigneur a bue jusqu&#8217;\u00e0 la lie ; il faut que tous les membres de la Nouvelle-Cr\u00e9ation compatissent aux infirmit\u00e9s de la chair, que tous comprennent clairement combien le p\u00e9ch\u00e9 est condamnable et ses fruits amers, que tous soient mis \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve touchant leur loyaut\u00e9 envers le P\u00e8re c\u00e9leste et leur bonne volont\u00e9 \u00e0 sacrifier toutes choses terrestres si l&#8217;int\u00e9r\u00eat de sa cause et la fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la droiture l&#8217;exigent. Mais les b\u00e9n\u00e9dictions viennent \u00e0 travers toutes ces larmes, tous ces chagrins et toutes ces d\u00e9ceptions \u2014 la b\u00e9n\u00e9diction que donne le discernement de l&#8217;approbation divine, joie sup\u00e9rieure \u00e0 celle de l&#8217;homme naturel, joies du Seigneur dans la compagnie et la communion avec le P\u00e8re.<\/p>\n<p>Nous ne pourrions go\u00fbter de telles joies si nous n&#8217;avions pas nos esp\u00e9rances b\u00e9nies. Si nos joies d\u00e9pendaient des circonstances de cette vie simplement, nous serions sans joie,&#8221; et comme l&#8217;a d\u00e9clar\u00e9 l&#8217;Ap\u00f4tre, nous serions \u00ab plus mis\u00e9rables que tous les hommes \u00bb (1 Cor. 15 : 19). C&#8217;est quand l&#8217;esp\u00e9rance s&#8217;est ancr\u00e9e fermement sur les tr\u00e8s grandes et tr\u00e8s pr\u00e9cieuses promesses de la Parole de Dieu, que les joies naissent comme des fleurs dans un d\u00e9sert, vivifi\u00e9es par nos larmes, des fleurs de joie et de b\u00e9n\u00e9diction telles que le pauvre monde dans sa condition de d\u00e9sert ne pourrait produire ou imaginer. Et de m\u00eame que nos joies d\u00e9pendent de nos esp\u00e9rances, elles d\u00e9pendent aussi de nos activit\u00e9s. Il n&#8217;est pas suffisant qu&#8217;une promesse nous ait \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9e, et que notre esp\u00e9rance ait saisi la promesse. Selon l&#8217;arrangement divin, il faut que la joie qui jaillit, qui sourd \u00e0 travers les esp\u00e9rances et les perspectives implant\u00e9es en nous, soit aliment\u00e9e par la pri\u00e8re et par l&#8217;activit\u00e9 au service du Seigneur. Notre Seigneur indique l&#8217;\u00e9troite parent\u00e9 entre la pri\u00e8re et la perp\u00e9tuation de, nos joies, disant :<\/p>\n<p>752<\/p>\n<p>\u00ab DEMANDEZ, ET VOUS RECEVREZ AFIN QUE VOTRE JOIE SOIT ACCOMPLIE \u00bb<\/p>\n<p>\u2014 Jean 16 : 24 \u2014<\/p>\n<p>\u00ab Ta face est un rassasiement de joie, il y a des plaisirs \u00e0 ta droite pour toujours \u00bb, d\u00e9clare le proph\u00e8te (Ps. 16 : 11). C&#8217;est parce que la pri\u00e8re conduit l&#8217;\u00e2me dans la pr\u00e9sence de Paternel qu&#8217;elle pr\u00e9pare la voie \u00e0 la b\u00e9n\u00e9diction divine et aux joies supr\u00eames. Il est \u00e9vident que \u2022l&#8217;acc\u00e8s fourni aux enfants de Dieu pour s&#8217;approcher du tr\u00f4ne de gr\u00e2ce, ne leur est pas accord\u00e9 pour qu&#8217;ils essaient de changer la volont\u00e9 ou les plans de Dieu. Une telle pens\u00e9e est incompatible avec toute consid\u00e9ration raisonnable du sujet ; c&#8217;est pourquoi le Seigneur nous apprend que la pri\u00e8re convenable ne consiste pas \u00e0 demander que notre volont\u00e9 soit faite, en opposition \u00e0 celle de Dieu, mais que nous soyons pleinement soumis \u00e0 cette derni\u00e8re. De quelques-uns l&#8217;Ap\u00f4tre dit : \u00ab Vous demandez, et ne recevez pas, parce que vous demandez mal \u00bb, c&#8217;est-\u00e0-dire selon vos d\u00e9sirs et non en accord avec les arrangements et le plan divins. \u2014 Jacques 4 : 3.<\/p>\n<p>C&#8217;est dans le m\u00eame ordre d&#8217;id\u00e9es que notre Seigneur donna cet avertissement : \u00ab N&#8217;usez pas de vaines redites, comme ceux des nations, car ils s&#8217;imaginent qu&#8217;ils seront exauc\u00e9s en parlant beaucoup ; mais votre P\u00e8re c\u00e9leste sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. \u00bb \u00ab Ne soyez donc pas en souci de ce que vous mangerez et de ce que vous boirez, et de quoi vous serez v\u00eatus, car les nations recherchent toutes ces choses, mais cherchez premi\u00e8rement le royaume de Dieu et sa justice en harmonie avec lui, et toutes choses vous seront donn\u00e9es par-dessus \u2014 par votre P\u00e8re du ciel selon sa sagesse \u00bb (Matt. 6: 7, 8, 25-34). Notre Seigneur dit encore : \u00ab Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et il vous sera fait \u00bb (Jean 15 : 7).<\/p>\n<p>Les conditions suivantes sont de toute premi\u00e8re importance :<\/p>\n<p>(1) Il faut que celui qui pr\u00e9sente la pri\u00e8re soit en Christ, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;il soit entr\u00e9 en relation vitale avec lui par l&#8217;acceptation du m\u00e9rite de son sacrifice de r\u00e9conciliation<\/p>\n<p>753<\/p>\n<p>et par une cons\u00e9cration \u00e0 sa volont\u00e9 et \u00e0 son service, et plus encore, qu&#8217;il continue \u00e0 demeurer ainsi en Christ comme membre de son corps, comme membre de la Nouvelle-Cr\u00e9ation, afin de jouir des privil\u00e8ges de la pri\u00e8re dont nous venons de parler.<\/p>\n<p>(2) Il faut aussi qu&#8217;il laisse la Parole de l\u2019\u00c9ternel demeurer en lui ; il faut qu&#8217;il participe \u00e0 la Parole de v\u00e9rit\u00e9 et de gr\u00e2ce s&#8217;il veut obtenir la sagesse n\u00e9cessaire pour demander, en accord avec la volont\u00e9 de l\u2019\u00c9ternel, des choses qu&#8217;il lui plairait d&#8217;accorder ; autrement, quoique en Christ, une Nouvelle-Cr\u00e9ature, ses pri\u00e8res pourraient souvent n&#8217;\u00eatre pas exauc\u00e9es, parce que \u00ab mal demand\u00e9es \u00bb. Seuls, ceux qui professent ces deux qualifications peuvent esp\u00e9rer s&#8217;approcher du tr\u00f4ne de la gr\u00e2ce divine en pleine confiance, en pleine assurance de foi que leurs requ\u00eates seront exauc\u00e9es \u2014 au temps convenable de Dieu. Seuls, ceux-l\u00e0 peuvent go\u00fbter une pl\u00e9nitude de joie.<\/p>\n<p>Selon les \u00c9critures, la pri\u00e8re est la tentative faite pour avoir acc\u00e8s aupr\u00e8s de Dieu et d&#8217;entrer en communion avec lui. Qui donc peut s&#8217;approcher du tr\u00f4ne de la gr\u00e2ce c\u00e9leste pour \u00ab obtenir mis\u00e9ricorde} et trouver gr\u00e2ce pour avoir du secours au moment opportun \u00bb ? (H\u00e9b. 4 : 16). Nous r\u00e9pondons, avec l&#8217;Ap\u00f4tre, que le monde en g\u00e9n\u00e9ral n&#8217;a pas cet acc\u00e8s, n&#8217;a pas ce privil\u00e8ge de la pri\u00e8re. Il est bien vrai que des millions de pa\u00efens offrent des pri\u00e8res \u00e0 la Divinit\u00e9 avec des conceptions diff\u00e9rentes sur sa nature et son caract\u00e8re, mais Dieu n&#8217;accepte pas leurs pri\u00e8res. \u00ab Il faut que celui qui s&#8217;approche de Dieu, croie que [Dieu] est [il faut qu&#8217;il le reconnaisse comme Celui qui existe par lui-m\u00eame], et qu&#8217;il est le r\u00e9mun\u00e9rateur de ceux qui le recherchent [qui cherchent \u00e0 le conna\u00eetre, \u00e0 lui ob\u00e9ir, \u00e0 le servir] \u00bb (H\u00e9b. 11 : 6). Corneille fut un de ceux-l\u00e0 ; il reconnaissait le vrai Dieu et le r\u00e9v\u00e9rait ; il cherchait \u00e0 conna\u00eetre sa volont\u00e9 et \u00e0 la faire ; aussit\u00f4t que le plan divin eut atteint l&#8217;\u00e9tape n\u00e9cessaire de d\u00e9veloppement pour permettre que la faveur de Dieu f\u00fbt \u00e9tendue aux Gentils, ses pri\u00e8res furent exauc\u00e9es et ses aum\u00f4nes accept\u00e9es. Pourtant, il ne lui \u00e9tait pas permis d&#8217;avoir la communion avec Dieu dans le plein sens, dans le sens l\u00e9gitime du terme, mais il re\u00e7ut l&#8217;instruction<\/p>\n<p>754<\/p>\n<p>d&#8217;envoyer qu\u00e9rir Pierre qui lui dirait les \u00ab paroles \u00bb par lesquelles il pourrait sortir de sa condition d&#8217;ali\u00e9nation et de s\u00e9paration pour entrer dans une condition d&#8217;harmonie et de filiation, dans laquelle il aurait le privil\u00e8ge d&#8217;un fils : celui d&#8217;avoir acc\u00e8s au P\u00e8re au tr\u00f4ne de la gr\u00e2ce divine.<\/p>\n<p>Les id\u00e9es g\u00e9n\u00e9ralement vagues qui pr\u00e9valent concernant ce sujet, d&#8217;apr\u00e8s lesquelles n&#8217;importe qui, n&#8217;importe o\u00f9, n&#8217;importe quand et dans n&#8217;importe quelles conditions, peut s&#8217;approcher du tr\u00f4ne de gr\u00e2ce et y avoir acc\u00e8s, sont erron\u00e9es. Avant d&#8217;employer ce privil\u00e8ge de la communion par la pri\u00e8re, il fut n\u00e9cessaire \u00e0 Corneille d&#8217;entendre les paroles de Pierre, d&#8217;y croire et de les accepter : ces paroles lui expliqu\u00e8rent la r\u00e9demption par le sang de Christ, la r\u00e9conciliation ainsi accomplie et le privil\u00e8ge ainsi accord\u00e9 d&#8217;\u00eatre adopt\u00e9 [\u00ab introduit \u00bb \u2014 Edit.] dans la famille de Dieu. Une connaissance semblable est \u00e9galement n\u00e9cessaire \u00e0 chaque personne.<\/p>\n<p>L&#8217;Ap\u00f4tre Paul exprime la m\u00eame pens\u00e9e, en d\u00e9clarant que Christ a ouvert pour nous \u00abun chemin nouveau et vivant \u00bb ou \u00ab un nouveau chemin de vie \u00bb, \u00e0 travers le voile, c&#8217;est-\u00e0-dire, sa chair, afin que nous puissions avoir la hardiesse, comme fr\u00e8res, d&#8217;entrer dans le lieu \u00ab tr\u00e8s saint \u00bb par le sang de J\u00e9sus. Ces \u00ab fr\u00e8res \u00bb, apparent\u00e9s au grand Souverain Sacrificateur sur la maison de Dieu, sont exhort\u00e9s \u00e0 \u00ab approcher avec un c\u0153ur vrai, en pleine assurance de foi \u00bb, reconnaissant que leurs p\u00e9ch\u00e9s et leurs iniquit\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 pleinement couverts et qu&#8217;eux-m\u00eames ont \u00e9t\u00e9 pleinement accept\u00e9s par le P\u00e8re (H\u00e9b. 10 : 17-22). C&#8217;est encore le m\u00eame Ap\u00f4tre qui d\u00e9clare que c&#8217;est nous qui avons un Souverain Sacrificateur capable de compatir \u00e0 nos infirmit\u00e9s, que c&#8217;est nous qui pouvons \u00ab donc approcher avec confiance du tr\u00f4ne de la gr\u00e2ce, afin que nous puissions recevoir mis\u00e9ricorde et que nous trouvions gr\u00e2ce pour [avoir] du secours au moment opportun \u00bb. \u2014 H\u00e9b. 4 : 15, 16. ,<\/p>\n<p>Toutefois, si la classe consacr\u00e9e seule, la sous-sacrificature, la Nouvelle-Cr\u00e9ation est ainsi encourag\u00e9e \u00e0 s&#8217;approcher du tr\u00f4ne avec courage et confiance, il est bien \u00e9vident que tous ceux qui, \u00e0 quelque degr\u00e9 que ce soit, m\u00eame \u00e0 l&#8217;essai (tentatively), appartiennent \u00e0 la \u00ab famille de la foi \u00bb<\/p>\n<p>755<\/p>\n<p>peuvent, jusqu&#8217;\u00e0 un certain point, jouir des privil\u00e8ges de rendre gr\u00e2ce et de louer Dieu ; ils peuvent se r\u00e9jouir en Dieu, et dans la conscience que leurs p\u00e9ch\u00e9s sont pardonn\u00e9s gr\u00e2ce au m\u00e9rite de la r\u00e9conciliation. N\u00e9anmoins, ils n&#8217;ont pas le privil\u00e8ge de venir avec hardiesse ou de toute autre mani\u00e8re dans le Saint des Saints. Seuls, les consacr\u00e9s, la Nouvelle-Cr\u00e9ation, les membres du corps du Sacrificateur, ont le privil\u00e8ge d&#8217;entrer en pr\u00e9sence de Dieu dans la pri\u00e8re dans ce sens sp\u00e9cial, et par cons\u00e9quent, eux seuls peuvent avoir la pl\u00e9nitude de joie que le Ma\u00eetre a promise. C&#8217;est pourquoi, si nous ne pouvons pas m\u00eame sugg\u00e9rer \u00e0 des incroyants l&#8217;opportunit\u00e9 de la pri\u00e8re mais devrions d&#8217;abord les instruire avec les \u00ab paroles \u00bb dont Pierre instruisit Corneille, afin qu&#8217;ils puissent conna\u00eetre celui en qui ils doivent croire avant de pouvoir avoir une position quelconque devant Dieu, nous pouvons, n\u00e9anmoins, encourager tous ceux qui ont cru au Seigneur J\u00e9sus de prier le P\u00e8re, de rendre gr\u00e2ce et d&#8217;adresser leurs supplications par J\u00e9sus Christ. A ceux-l\u00e0, cependant, on doit faire comprendre ouvertement que leur position de justification \u00e0 l\u2019essai par la foi n&#8217;est pas l&#8217;accomplissement de la volont\u00e9 divine en eux, mais simplement le d\u00e9but de la ligne de conduite \u00e0 tenir pour se rapprocher de Dieu \u2014 le premier pas dans ce rapprochement \u2014 et que le second pas de la pleine cons\u00e9cration \u00e0 la volont\u00e9 divine doit \u00eatre fait par ceux qui veulent jouir des privil\u00e8ges convenables de la pri\u00e8re, de la communion avec Dieu et de la pl\u00e9nitude de joie qui s&#8217;y ajoute.<\/p>\n<p>On doit faire ressortir \u00e0 ceux-l\u00e0 que s&#8217;ils ne font pas le second pas, cela implique une disposition \u00e0 recevoir la gr\u00e2ce de Dieu [la justification] en vain (2 Cor. 6 : 1). Apr\u00e8s avoir, pour un temps, joui des privil\u00e8ges de la pri\u00e8re de ce genre, et en refusant d&#8217;aller plus loin en se consacrant pleinement \u00e0 l\u2019\u00c9ternel, ces personnes devraient \u00e0 juste titre sentir un manque d&#8217;assurance concernant la pri\u00e8re : elles devraient sentir qu&#8217;il est inconvenant de recevoir continuellement des faveurs divines et d&#8217;en demander<\/p>\n<p>756<\/p>\n<p>davantage, tout en refusant \u00e0 l\u2019\u00c9ternel la cons\u00e9cration de leur c\u0153ur \u2014 leur service raisonnable. De m\u00eame que la classe consacr\u00e9e est d\u00e9sign\u00e9e dans les \u00c9critures comme \u00e9tant l&#8217;\u00e9pouse de Christ, ainsi la famille de la foi dans son ensemble repr\u00e9senterait \u00e0 juste titre ceux \u00e0 qui les privil\u00e8ges de faire partie de l&#8217;\u00e9pouse sont accessibles. La Nouvelle-Cr\u00e9ation, l&#8217;\u00c9pouse de Christ, ayant abandonn\u00e9 c\u0153ur, langue, toute facult\u00e9 et toute \u00e9nergie \u00e0 son Seigneur et \u00e0 son service, peut raisonnablement et avec gratitude accepter de lui les b\u00e9n\u00e9dictions, les privil\u00e8ges, la protection, la direction et les dons qu&#8217;il lui a plu de lui promettre en tant que celle qu&#8217;il \u00e9pouserait.<\/p>\n<p>Quand une femme a \u00e9conduit un pr\u00e9tendant et a refus\u00e9 ide lui donner sa main et son c\u0153ur, elle ne peut raisonnablement s&#8217;attendre d\u00e9sormais \u00e0 lui pour recevoir son aide, sa protection, ses bienfaits, ses privil\u00e8ges et ses joies qu&#8217;il lui avait d\u00e9j\u00e0 g\u00e9n\u00e9reusement offerts. Ainsi, ceux qui rejettent continuellement la faveur divine au point de refuser de faire la cons\u00e9cration de leur petit tout \u00e0 l\u2019\u00c9ternel, ne pourraient d\u00e9cemment s&#8217;attendre \u00e0 lui, ou lui demander les b\u00e9n\u00e9dictions qu&#8217;il a promises \u00e0 ceux qui l&#8217;aiment et qui manifestent leur amour par leur d\u00e9votion, leur cons\u00e9cration. Il y a lieu de faire une distinction nette entre ceux qui ont simplement accept\u00e9 le pardon des p\u00e9ch\u00e9s des mains du Seigneur et ceux qui se sont servis de cette justification et sont all\u00e9s \u00e0 la cons\u00e9cration et \u00e0 la pleine communion avec l\u2019\u00c9ternel. Le fait que ces lignes de s\u00e9paration \u00e9tablies par Dieu entre les diverses classes de croyants ne sont pas plus clairement admises est un d\u00e9savantage pour les deux. La distinction entre les croyants et les incroyants devraient \u00eatre nettement d\u00e9finie. Tous les premiers, mais non les seconds, devraient \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des fr\u00e8res, \u00ab de la maison de la foi \u00bb. On doit encore faire une distinction tr\u00e8s nette entre les croyants qui se sont consacr\u00e9s et ceux qui ne l&#8217;ont pas fait : on devrait reconna\u00eetre les premiers comme l&#8217;Eglise, la Nouvelle-Cr\u00e9ation, la Sacrificature royale \u00e0 qui appartiennent toutes les tr\u00e8s grandes et les pr\u00e9cieuses promesses.<\/p>\n<p>757<\/p>\n<p>Si ces distinctions \u00e9taient clairement admises, ce serait \u00e0 l&#8217;avantage (1) du monde, en l&#8217;amenant \u00e0 des recherches plus approfondies et \u00e0 une foi plus tangible ; (2) \u00e0 l&#8217;avantage \u00e9galement des croyants non-consacr\u00e9s, en les amenant \u00e0 se rendre compte que, \u00e0 moins qu&#8217;ils poursuivent jusqu&#8217;\u00e0 une pleine cons\u00e9cration, ils ne sont pas h\u00e9ritiers avec les saints en aucun sens du mot, soit dans les gloires futures, soit dans les privil\u00e8ges et les joies du pr\u00e9sent. (3) Se rendre compte de cela aurait \u00e9galement, nous le croyons, un effet simulant sur les non-consacr\u00e9s, les amenant plus fr\u00e9quemment \u00e0 prendre une d\u00e9cision positive, en se d\u00e9barrassant de leurs id\u00e9es sans fondement, d&#8217;apr\u00e8s lesquelles ils supposent qu&#8217;il suffit de croire en Christ sans cons\u00e9cration, pour devenir des fils de Dieu et des h\u00e9ritiers, et avoir droit aux plus riches promesses divines qui ont trait \u00e0 la vie actuelle et \u00e0 la vie future.<\/p>\n<p>Nous ne voudrions pas briser le roseau froiss\u00e9, ni \u00e9teindre le lumignon qui fume, mais nous voudrions que les roseaux froiss\u00e9s se rendissent compte que s&#8217;ils veulent \u00e0 bon droit avoir part aux b\u00e9n\u00e9dictions divines, pr\u00e9sentes, ou futures, ils doivent se rendre dignes de la faveur divine en se soumettant aux conditions divines ; il faut qu&#8217;ils se consacrent enti\u00e8rement s&#8217;ils veulent ne plus \u00eatre des roseaux froiss\u00e9s et se rendre utiles au service du Seigneur. Nous ne voudrions pas \u00e9teindre la foi qui couve mais l&#8217;attiser pour qu&#8217;elle devienne une flamme d&#8217;amour sacr\u00e9 qui causerait une pleine cons\u00e9cration de soi \u2014 un complet sacrifice, selon l&#8217;invitation divine, et de cette mani\u00e8re conduirait \u00e0 participer aux joies pr\u00e9sentes et aux joies futures.<\/p>\n<p>Comme nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 not\u00e9 (<em>p532<\/em>), l&#8217;Ap\u00f4tre d\u00e9clare que les enfants des croyants sont compt\u00e9s avec eux comme ayant part \u00e0 la gr\u00e2ce divine de la justification, comme n&#8217;\u00e9tant plus impies et impurs, mais des \u00ab justifi\u00e9s \u00e0 l\u2019essai\u00a0\u00bb. Cette position justifi\u00e9e et son rapport \u00e9troit avec la protection et la providence divines, continuent depuis la naissance jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e2ge de discernement ; il est<\/p>\n<p>758<\/p>\n<p>\u00e9vident que ces enfants-l\u00e0 ont \u00e0 juste titre les privil\u00e8ges des justifi\u00e9s sous le rapport de la pri\u00e8re, recevant \u00e9galement dans une proportion semblable les joies et les b\u00e9n\u00e9dictions qui en r\u00e9sultent. D\u00e8s leur plus tendre enfance, on devrait leur apprendre \u00e0 consid\u00e9rer le Tout-Puissant, le Dieu de leurs parents, comme leur Dieu, et d\u00e8s leur tendre enfance, on devrait leur donner \u00e0 comprendre que si le p\u00e8re (ou la m\u00e8re) occupe une position devant Dieu par l&#8217;interm\u00e9diaire de Christ, ainsi indirectement l&#8217;enfant a sa position et sa parent\u00e9 avec Christ par l&#8217;interm\u00e9diaire de son p\u00e8re (ou de sa m\u00e8re). Dans chaque foyer chr\u00e9tien, on peut donc consid\u00e9rer dans un certain sens le p\u00e8re ou la m\u00e8re ou les deux, consacr\u00e9s, comme les pr\u00eatres de la famille, et tout en encourageant \u00e0 bon droit l&#8217;enfant \u00e0 prier l\u2019\u00c9ternel, on ne doit pas n\u00e9gliger la le\u00e7on que la famille et tous ses int\u00e9r\u00eats et toutes ses affaires sont sous la surveillance divine en tant que famille, en consid\u00e9ration de son p\u00e8re ou de sa m\u00e8re, ou des deux, consacr\u00e9s, membres de la Nouvelle-Cr\u00e9ation. On devrait apprendre \u00e0 l&#8217;enfant \u00e0 aspirer ardemment au moment o\u00f9 le d\u00e9veloppement de son entendement et de son jugement lui permettront \u00e0 bon droit de se consacrer enti\u00e8rement \u00e0 l\u2019\u00c9ternel et, ainsi, d&#8217;avoir part aux joies et aux privil\u00e8ges promis \u00e0 ceux qui agissent ainsi.<\/p>\n<p>Alors que dans le texte ci-dessus [Matt. 6: 25-34], les Nouvelles-Cr\u00e9atures en Christ J\u00e9sus sont exhort\u00e9es \u00e0 ne pas rechercher des choses terrestres, \u00e0 ne pas se mettre en peine \u00e0 leur sujet et \u00e0 ne pas prier pour les obtenir (de ce que vous mangerez, de ce que vous boirez et de quoi vous serez v\u00eatus, mais de confier toutes ces choses \u00e0 la sagesse et \u00e0 l&#8217;amour du P\u00e8re), elles re\u00e7oivent des instructions concernant une seule chose pour laquelle il sera tr\u00e8s agr\u00e9able au P\u00e8re de les entendre prier et \u00e0 propos de laquelle il lui sera agr\u00e9able de r\u00e9pondre g\u00e9n\u00e9reusement. Cette seule chose qu&#8217;elles devraient tout sp\u00e9cialement rechercher et pour laquelle elles devraient tout sp\u00e9cialement prier, c&#8217;est le saint Esprit \u2014 l&#8217;esprit de saintet\u00e9, l&#8217;Esprit de Dieu, l&#8217;Esprit de Christ, l&#8217;Esprit de la V\u00e9rit\u00e9, l&#8217;esprit de sobre bon sens, l&#8217;esprit d&#8217;amour. Voici ce que dit le<\/p>\n<p>759<\/p>\n<p>Ma\u00eetre : \u00ab Si donc vous, qui \u00eates m\u00e9chants, vous savez donner \u00e0 vos enfants de bonnes choses [terrestres], combien plus le P\u00e8re qui est du ciel donnera-t-il le saint Esprit \u00e0 ceux qui le lui demandent ! \u00bb \u2014 Luc 11 : 11<\/p>\n<p>Ici, nous avons donc une indication claire concernant ce qui devrait \u00eatre l&#8217;objet essentiel de nos pri\u00e8res, si nous d\u00e9sirons qu&#8217;elles soient exauc\u00e9es. C&#8217;est ainsi qu&#8217;il nous faut prier si nous ne voulons pas demander mal. Il faut que nous attachions nos affections sur les choses d&#8217;en haut, et non sur les choses d&#8217;en bas, sur la robe de la justice de Christ et sur nos futurs v\u00eatements de gloire, lorsque nous serons semblables \u00e0 notre Seigneur et que nous le verrons tel qu&#8217;il est, plut\u00f4t que sur des v\u00eatements terrestres. Nos affections doivent s&#8217;attacher \u00e0 la nourriture spirituelle \u00adsur le pain qui est descendu du ciel, et sur toutes les pr\u00e9cieuses promesses de Dieu dont Christ est le centre et la substance. C&#8217;est cela qu&#8217;il nous faut rechercher, c&#8217;est cela que nous devons nous approprier, et c&#8217;est cela qui doit \u00eatre, par cons\u00e9quence, l&#8217;essentiel de nos pri\u00e8res. Ainsi, notre vigilance, nos pri\u00e8res et nos recherches journali\u00e8res seront en plein accord. En outre, il faut que les actions de gr\u00e2ce prennent largement la place des requ\u00eates \u00e0 partir du moment o\u00f9 nous apprenons la longueur, la largeur, la hauteur et la profondeur des dispositions prises tant pour la Nouvelle-Cr\u00e9ation que pour nos bien-aim\u00e9s selon la chair et pour toutes les familles de la terre. Que pourrions-nous demander de plus ou de mieux que ce que Dieu a d\u00e9j\u00e0 promis ?<\/p>\n<p>Il est certain que nous ne pourrions rien demander de plus que ce qui a \u00e9t\u00e9 promis touchant les futures gloires de la Nouvelle-Cr\u00e9ation ; nous ne pourrions pas non plus demander davantage concernant les joies pr\u00e9sentes de la m\u00eame classe. Tout ce que l\u00e0 raison pourrait imaginer, tous les besoins, toutes les choses n\u00e9cessaires, tout a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu pour nous et pr\u00e9par\u00e9 \u2014 pour que nous puissions les prendre. Il nous manque simplement la sagesse pour savoir comment prendre, comment s&#8217;approprier ces dispositions divines. En rendant gr\u00e2ces, donc, nous demandons simplement<\/p>\n<p>760<\/p>\n<p>la sagesse et la gr\u00e2ce pour y prendre part afin que notre joie puisse \u00eatre compl\u00e8te. En cons\u00e9quence, il faut que nos requ\u00eates soient faites en vue d&#8217;obtenir toujours plus le saint Esprit, \u2014 la sagesse d&#8217;en haut.<\/p>\n<p>Que pourrions-nous demander de plus en faveur du monde que ce que la providence divine a d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9vu ? Rien ! Les glorieux \u00ab temps de r\u00e9tablissement \u00bb promis dans la Parole satisfont et au del\u00e0 toutes les perspectives ou esp\u00e9rances les plus grandioses qui aient \u00e9t\u00e9 con\u00e7ues par les hommes les plus sages. Nous ne pouvons donc que remercier Dieu, reconna\u00eetre sa bont\u00e9, nous efforcer de coop\u00e9rer \u00e0 son \u0153uvre et nous rendre compte de notre besoin de sagesse. C&#8217;est pourquoi nous sommes invit\u00e9s \u00e0 demander l&#8217;aide du saint Esprit ou puissance de Dieu \u2014 \u00ab la sagesse d&#8217;en haut \u00bb. \u00ab Si quelqu&#8217;un de vous manque de sagesse, qu&#8217;il demande \u00e0 Dieu, qui donne \u00e0 tous lib\u00e9ralement et qui ne fait pas de reproches \u00bb (Jacques 1 : 5). Gr\u00e2ce \u00e0 cette sagesse, nous serons rendus capables de nous conduire nous-m\u00eames, de parler et d&#8217;agir, de mani\u00e8re \u00e0 nous rendre utiles aux autres. C&#8217;est donc dans ce sens que nous devrions prier, afin que nous puissions coop\u00e9rer avec Dieu selon les voies g\u00e9n\u00e9reuses et bienveillantes qu&#8217;il a d\u00e9j\u00e0 trac\u00e9es, et dont il serait absurde demander une am\u00e9lioration.<\/p>\n<p>Ce grand privil\u00e8ge d\u2019avoir acc\u00e8s aupr\u00e8s de Dieu de p\u00e9n\u00e9trer par la foi dans le Tr\u00e8s-Saint, de s&#8217;approcher du tr\u00f4ne de gr\u00e2ce, d&#8217;obtenir mis\u00e9ricorde et secours au temps du besoin, peut \u00eatre adapt\u00e9 \u00e0 toutes les circonstances diff\u00e9rentes qui peuvent nous entourer.<\/p>\n<p>Ce privil\u00e8ge nous est personnel, afin que nous puissions individuellement, dans le secret de notre chambre, \u00eatre dans l&#8217;intimit\u00e9 avec le Seigneur et nous entretenir avec lui. Par sa mis\u00e9ricorde, nous pouvons go\u00fbter cette communion avec lui, cette s\u00e9paration de tout ce qui peut nous distraire, lorsque nous nous sommes retir\u00e9s effectivement de la compagnie des autres. L\u00e0 o\u00f9 cela est impossible, et o\u00f9 ne se pr\u00e9sente aucune occasion favorable de nous mettre \u00e0 genoux et d&#8217;\u00e9lever la voix m\u00eame par un faible murmure, la Nouvelle-Cr\u00e9ation a le privil\u00e8ge y. d&#8217;avoir acc\u00e8s aupr\u00e8s<\/p>\n<p>761<\/p>\n<p>du P\u00e8re dans une communion mentale. Dans la rue, si nous sommes au milieu-7e&#8217; la contusion et du tumulte, le c\u0153ur peut s&#8217;\u00e9lever et chercher \u00e0 la fois la sagesse et la force au tr\u00f4ne de gr\u00e2ce. Comme ces privil\u00e8ges sont b\u00e9nis ! Ceux qui en font le plus grand usage en profitent le plus. A l&#8217;inverse des choses terrestres, plus nous faisons un usage intime de ces privil\u00e8ges, plus ils nous deviennent pr\u00e9cieux.<\/p>\n<p>La pri\u00e8re dans\u00a0 le cercle familial, c&#8217;est toute la famille qui se retire \u00ab dans le secret \u00bb, en pr\u00e9sence de l\u2019\u00c9ternel, loin du monde. Il se peut que ce ne soit pas toujours possible, mais quand l&#8217;occasion favorable se pr\u00e9sente, il ne faut pas la n\u00e9gliger. Si, pourtant, il ne se pr\u00e9sente pas d&#8217;occasions favorables, le Seigneur tiendra sans doute compte de notre volont\u00e9 en lieu et place de l&#8217;accomplissement et nous accordera des b\u00e9n\u00e9dictions en cons\u00e9quence. L&#8217;influence de l&#8217;autel familial et de l&#8217;encens de la pri\u00e8re qui monte de cet autel vers le P\u00e8re c\u00e9leste, et le fait que nous reconnaissons de cette mani\u00e8re sa gr\u00e2ce, sa mis\u00e9ricorde, sa puissance et sa b\u00e9n\u00e9diction, nous procureront certainement une b\u00e9n\u00e9diction en plus, non seulement au Sacrificateur royal qui sert sa famille de cette mani\u00e8re, mais \u00e0 chaque membre de cette famille. Un sentiment de r\u00e9v\u00e9rence pour Dieu, de responsabilit\u00e9 envers lui et la compr\u00e9hension de sa sollicitude protectrice et toute d&#8217;amour, accompagnent cette famille pendant toute la journ\u00e9e. Et si, dans la soir\u00e9e, il est encore possible de se r\u00e9unir pour reconna\u00eetre les faveurs divines et pour rendre gr\u00e2ces, la b\u00e9n\u00e9diction n&#8217;en sera qu&#8217;augment\u00e9e, comme le faisait l&#8217;huile dans la cruche de la veuve au fur et \u00e0 mesure qu&#8217;on en remplissait vase apr\u00e8s vase. \u2014 2 Rois 4 : 1-7.<\/p>\n<p>La pri\u00e8re dans l&#8217;Eglise, c&#8217;est la famille de l&#8217;Eternel se retirant \u00ab dans le secret \u00bb de la pr\u00e9sence divine, loin du monde. Elle est d&#8217;une n\u00e9cessit\u00e9 vitale pour son progr\u00e8s sa sant\u00e9, son d\u00e9veloppement spirituel. Si on la n\u00e9glige, il en r\u00e9sultera certainement une perte de puissance, une perte de privil\u00e8ge et de service, et une perte correspondante de joie. Cependant, nous n&#8217;\u00e9prouvons aucune sympathie pour le genre de pri\u00e8re publique mentionn\u00e9e par un journal de Boston, en rapportant une r\u00e9union religieuse. On lisait :<\/p>\n<p>762<\/p>\n<p>\u00ab Le R\u00e9v. Dr&#8230; a fait la pri\u00e8re la plus belle et la plus \u00e9loquente qui f\u00fbt jamais offerte \u00e0 un auditoire de Boston I \u00bb Il y a trop de ces pri\u00e8res adress\u00e9es \u00e0 l&#8217;auditoire au lieu de l&#8217;\u00eatre \u00e0 Dieu. Non seulement les \u00c9critures encouragent des pri\u00e8res en commun et \u00e0 haute voix parmi le peuple de l\u2019\u00c9ternel, mais elles soulignent que celui qui prie devrait associer son auditoire \u00e0 son minist\u00e8re et accomplir le service de fa\u00e7on que celui qui \u00e9coute puisse \u00eatre capable de dire \u00ab Amen \u00bb, soit tout haut, soit dans son c\u0153ur. \u2014 1 Cor. 14 : 13-17.<\/p>\n<p>C&#8217;\u00e9tait la sagesse d&#8217;en haut, le saint Esprit, qui guidait l&#8217;Ap\u00f4tre Paul lorsque, apportant l\u2019\u00c9vangile dans une nouvelle ville, il recherchait ceux qui \u00e9taient assembl\u00e9s dans un lieu \u00ab o\u00f9 on avait coutume de faire la pri\u00e8re \u00bb (Actes 16 : 13). Et il est de fait, encore, que, \u00e0 la fois la connaissance et l&#8217;amour de Dieu abondent davantage parmi ceux de son peuple qui prient les uns pour les autres et les uns avec les autres, afin que leur joie puisse \u00eatre parfaite. Quel que soit le nombre de r\u00e9unions que les enfants de Dieu puissent avoir pour \u00e9tudier sa Parole et pour s&#8217;\u00e9difier mutuellement dans la tr\u00e8s sainte foi, nous recommandons de ne consid\u00e9rer aucun service comme d\u00e9cemment commenc\u00e9 si l&#8217;on n&#8217;a pas en premier lieu invoqu\u00e9 la b\u00e9n\u00e9diction de l\u2019\u00c9ternel sur l&#8217;\u00e9tude, et de ne consid\u00e9rer aucune r\u00e9union comme convenablement termin\u00e9e si l&#8217;on n&#8217;a pas remerci\u00e9 l\u2019\u00c9ternel pour le privil\u00e8ge et la b\u00e9n\u00e9diction dont on a joui et pour la b\u00e9n\u00e9diction qu&#8217;il a accord\u00e9e, afin que la Parole de sa gr\u00e2ce puisse vraiment \u00eatre une nourriture pour le c\u0153ur de ceux qui l&#8217;ont \u00e9cout\u00e9e avec le d\u00e9sir sinc\u00e8re de conna\u00eetre sa volont\u00e9 et de la faire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>LA FOI, UN FRUIT DE L&#8217;ESPRIT\u00a0ET UNE PART DE L&#8217;HERITAGE ACTUEL\u00a0DE LA NOUVELLE-CREATION<\/p>\n<p>Il faut que nous ayons la foi avant de pouvoir devenir des enfants de Dieu si toutefois nous y parvenons \u2014 oui, avant d&#8217;\u00eatre justifi\u00e9s &#8212; car nous sommes \u00ab justifi\u00e9s par la foi \u00bb avant de recevoir la paix avec Dieu et le pardon des p\u00e9ch\u00e9s. Cette foi, que nous avions avant de recevoir le<\/p>\n<p>763<\/p>\n<p>saint Esprit ne peut donc \u00eatre la foi qui est le fruit de l&#8217;Esprit \u2014 le don de l&#8217;Esprit. La foi est l&#8217;activit\u00e9, l&#8217;exercice de notre entendement (\u00ab mind \u00bb) touchant Dieu et ses promesses. Ceux qui ne peuvent pas exercer la confiance en Dieu, soit par ignorance, soit \u00e0 cause des conditions d\u00e9chues de l&#8217;entendement, sont dans un \u00e9tat o\u00f9 il leur est impossible d&#8217;\u00eatre b\u00e9nis selon les dispositions de l&#8217;Age de l\u2019\u00c9vangile, mais non dans un \u00e9tat qui les priverait de participer aux b\u00e9n\u00e9dictions de l&#8217;Age \u00e0 venir, l&#8217;Age mill\u00e9naire. L&#8217;appel du pr\u00e9sent Age de l\u2019\u00c9vangile est pour ceux qui peuvent marcher et marcheront par la foi, et non par la vue, et quiconque ne peut ou ne veut pas marcher ainsi ne peut pas marcher maintenant avec Dieu. \u00ab Sans la foi, il est impossible de plaire \u00e0 Dieu. \u00bb Quiconque n&#8217;a pas cette foi pour d\u00e9buter ne peut rien commencer \u00e0 pr\u00e9sent, et m\u00eame s&#8217;il a la foi pour d\u00e9buter, \u00e0 moins qu&#8217;elle ne croisse et ne se d\u00e9veloppe, il lui manquera le pouvoir d&#8217;\u00eatre un vainqueur, car \u00ab c&#8217;est ici la victoire qui a vaincu le monde, savoir notre foi \u00bb. \u2014 1 Jean 5 : 4.<\/p>\n<p>Nous devrions nous rendre compte de la grande diff\u00e9rence qui existe entre la foi et la cr\u00e9dulit\u00e9. Des millions d&#8217;individus sont cr\u00e9dules, superstitieux et ajoutent foi \u00e0 mille et une choses d\u00e9raisonnables pour lesquelles il n&#8217;y a aucune preuve suffisante. Mais ces gens superstitieux qui croient ce qu&#8217;ils ne devraient pas croire, ne se trouvent pas seulement dans des pays pa\u00efens. Des millions d&#8217;entre eux portent le nom de \u00ab chr\u00e9tien \u00bb et font partie d&#8217;une d\u00e9nomination. La superstition et la cr\u00e9dulit\u00e9 doivent \u00eatre condamn\u00e9es, bl\u00e2m\u00e9es, \u00e9vit\u00e9es, vaincues. La vraie foi doit \u00eatre encourag\u00e9e, \u00e9difi\u00e9e, fortifi\u00e9e, cultiv\u00e9e. La foi de Dieu est la foi, la confiance, la croyance, qui s&#8217;\u00e9difie sur les promesses divines et non sur des traditions, des philosophies ou des choses imaginaires humaines.<\/p>\n<p>Si nous croyons que Dieu est ce que son nom implique, Celui qui existe par lui-m\u00eame, le Cr\u00e9ateur qui est aussi toute puissance, toute sagesse, toute justice et tout amour, et si nous croyons qu&#8217;il est le r\u00e9mun\u00e9rateur de ceux qui le cherchent diligemment, il en r\u00e9sultera que nous le chercherons, nous chercherons \u00e0 conna\u00eetre et \u00e0 comprendre<\/p>\n<p>764<\/p>\n<p>sa Parole, et la connaissant et la comprenant, nous aurons confiance en elle, et ayant confiance en elle, nous dirigerons notre course dans la vie en cons\u00e9quence. Ce commencement de la foi, par l\u00e0 faveur divine, s&#8217;oriente vers Christ, le chemin nouveau et vivant de la \u00ab r\u00e9-union \u00bb avec Dieu et du retour \u00e0 sa faveur. A mesure que cette foi s&#8217;attache \u00e0 J\u00e9sus et s&#8217;exerce \u00e0 ob\u00e9ir, elle augmente, et la b\u00e9n\u00e9diction de l&#8217;Eternel repose sur elle davantage en l&#8217;\u00e9clairant sur les conditions \u00e0 remplir pour \u00eatre accept\u00e9 et devenir un membre de la Nouvelle-Cr\u00e9ation. La foi grandissante saisit les promesses de Dieu : devenir h\u00e9ritiers de Dieu et coh\u00e9ritiers de J\u00e9sus Christ le Seigneur et R\u00e9dempteur. Il en r\u00e9sulte la b\u00e9n\u00e9diction de l&#8217;Esprit, l&#8217;engendrement, l&#8217;onction, l&#8217;adoption comme fils.<\/p>\n<p>Ce qui en r\u00e9sulte ensuite, c&#8217;est une plus grande lumi\u00e8re provenant du Chandelier d&#8217;or dans le Saint, permettant \u00e0 l&#8217;\u0153il de la foi de voir des choses que l&#8217;on ne voit pas de l&#8217;ext\u00e9rieur : reconna\u00eetre le minist\u00e8re sp\u00e9cial du Souverain Sacrificateur relativement \u00e0 la lumi\u00e8re, aux pains de proposition, \u00e0 l&#8217;encens de l&#8217;Autel d&#8217;or et au Propitiatoire au del\u00e0 du Voile. A mesure que la foi vivante, ob\u00e9issante saisit ces divers aspects de la faveur et de la b\u00e9n\u00e9diction divines, telles qu&#8217;elles sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9es dans la Parole divine, elle devient de plus en plus forte, de plus en plus claire, et devient une partie \u00e9l\u00e9mentaire du nouvel entendement. De cette position avantageuse, elle voit des choses qu&#8217;elle ne pouvait voir ant\u00e9rieurement, ce qui fait dire \u00e0 l&#8217;Ap\u00f4tre : \u00ab Ce que l&#8217;\u0153il n&#8217;a pas vu, et que l&#8217;oreille n&#8217;a pas entendu, et qui n&#8217;est pas mont\u00e9 au c\u0153ur de l&#8217;homme [naturel], ce que Dieu a pr\u00e9par\u00e9 pour ceux qui l&#8217;aiment \u00bb. \u2014 1 Cor. 2 : 9.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 la Parole de la promesse, illustr\u00e9e par l&#8217;Esprit, la foi discerne de tr\u00e8s grandes et pr\u00e9cieuses choses, des<\/p>\n<p>choses c\u00e9lestes, les gloires \u00e0 acqu\u00e9rir \u00e0 la Premi\u00e8re R\u00e9surrection \u2014 le Royaume qui doit \u00eatre \u00e9tabli alors \u2014 le r\u00e8gne de justice apportant la b\u00e9n\u00e9diction \u00e0 toutes les familles de la terre \u2014 la subjugation du p\u00e9ch\u00e9 et la destruction de tout individu et de toute chose qui ne voudront pas coop\u00e9rer \u00e0 la gloire de Dieu et en accord avec la loi divine<\/p>\n<p>765<\/p>\n<p>de l&#8217;amour. La Nouvelle-Cr\u00e9ature voit tout ceci avec l&#8217;\u0153il de la foi, l&#8217;\u0153il de la compr\u00e9hension ; l&#8217;Ap\u00f4tre nous assure que cet \u0153il peut contempler beaucoup de ces choses qui ne sont ni claires, ni distinctes \u00e0 l&#8217;homme naturel, parce que \u00ab Dieu nous les a r\u00e9v\u00e9l\u00e9es par son Esprit, car l&#8217;Esprit sonde toutes choses, m\u00eame les choses profondes de Dieu \u00bb. \u2014 1 Cor. 2 : 9, 10.<\/p>\n<p>Cette foi engendr\u00e9e de l&#8217;Esprit en des choses que l&#8217;on ne voit pas encore, est une partie de l&#8217;h\u00e9ritage actuel de la Nouvelle-Cr\u00e9ation, et elle est intimement associ\u00e9e \u00e0 toutes ses esp\u00e9rances et \u00e0 toutes ses joies, donnant le seul ayant-go\u00fbt possible des \u00ab gloires \u00e0 venir \u00bb. En v\u00e9rit\u00e9, comme l&#8217;explique l&#8217;Ap\u00f4tre, elle est le fondement sur lequel s&#8217;\u00e9difient toutes nos joies et toutes nos esp\u00e9rances. \u00ab La foi est une ferme attente des choses qu&#8217;on esp\u00e8re et une d\u00e9monstration de celles qu&#8217;on ne voit pas. \u00bb Par elle, des choses qu&#8217;on ne voit pas encore deviennent aussi tangibles \u00e0 notre esprit que celles qu&#8217;on voit ; vraiment, dit l&#8217;Ap\u00f4tre, de ce point de vue, nous apprenons \u00e0 estimer que les choses que nous voyons avec nos yeux naturels sont temporelles, tandis que celles que nous ne voyons pas avec nos yeux naturels, mais que nous contemplons avec les yeux de notre foi, sont les choses r\u00e9elles, tangibles, \u00e9ternelles.<\/p>\n<p>Combien la foi est n\u00e9cessaire pour atteindre et retenir notre pr\u00e9sent h\u00e9ritage, l&#8217;avant-go\u00fbt des b\u00e9n\u00e9dictions \u00e0 venir ! Cela est montr\u00e9 clairement par l&#8217;Ap\u00f4tre Jacques qui, apr\u00e8s avoir dit \u00ab Si quelqu&#8217;un d&#8217;entre nous manque de sagesse, qu&#8217;il la demande \u00e0 Dieu, qui donne \u00e0 tous lib\u00e9ralement, et qui ne fait pas de reproche, et il lui sera donn\u00e9 \u00bb, ajoute : \u00ab mais qu&#8217;il demande avec foi, ne doutant nullement ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer et jet\u00e9 \u00e7a et l\u00e0 ; or que cet homme-l\u00e0 ne pense pas qu&#8217;il recevra quoi que ce soit du Seigneur : il est un homme incertain dans ses pens\u00e9es, inconstant dans toutes ses voies \u00bb (Jacques 1 : 5-8). L&#8217;Ap\u00f4tre montre ainsi combien il est impossible pour quelqu&#8217;un de devenir un vainqueur sans devenir fort dans la foi. C&#8217;est pourquoi les \u00c9critures inculquent partout la croissance dans la foi, et tous les enfants de Dieu ont besoin de prier comme le firent les<\/p>\n<p>766<\/p>\n<p>ap\u00f4tres, \u00ab Seigneur, augmente-nous la foi \u00bb, et en priant ainsi, ils ont besoin d&#8217;employer les moyens que Dieu a indiqu\u00e9s pour que la pri\u00e8re soit exauc\u00e9e. Si leur pri\u00e8re est sinc\u00e8re, ils emploieront ces moyens avec ardeur : ils chercheront le Seigneur dans la pri\u00e8re, ils chercheront \u00e0 conna\u00eetre sa Parole et \u00e0 y ob\u00e9ir, ils chercheront \u00e0 servir et \u00e0 y trouver de la joie, ils chercheront \u00e0 rev\u00eatir toutes les gr\u00e2ces de l&#8217;Esprit ; si telle est leur attitude, leur foi sera forte, pleine d&#8217;assurance, et ils \u00ab ne failliront jamais, car ainsi l&#8217;entr\u00e9e dans le royaume \u00e9ternel de notre Seigneur et Sauveur J\u00e9sus Christ leur sera richement donn\u00e9e \u00bb \u2014 au temps convenable. \u2014 2 Pi. 1 : 10, 11.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le Cantique de la Nouvelle Cr\u00e9ation<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>MA VIE en un long chant s&#8217;\u00e9coule,<\/p>\n<p>Couvrant les plaintes d&#8217;ici-bas.<\/p>\n<p>De partout m&#8217;arrivent en foule<\/p>\n<p>Les \u00e9chos de doux hosannas.<\/p>\n<p>Devant la cr\u00e9ation nouvelle,<\/p>\n<p>J&#8217;entends les anges exulter<\/p>\n<p>Et mon \u00e2me y r\u00e9pond fid\u00e8le,<\/p>\n<p>Comment puis-je ne pas chanter ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Qu&#8217;importe que mes aises meurent,<\/p>\n<p>Quand mon Sauveur vit et m&#8217;instruit,<\/p>\n<p>Ou bien que les ombres demeurent<\/p>\n<p>Lorsqu&#8217;il peuple de chants la nuit.<\/p>\n<p>Aid\u00e9 par lui, nul trouble extr\u00eame<\/p>\n<p>Ne parvient \u00e0 m&#8217;\u00e9pouvanter ;<\/p>\n<p>Christ est partout Seigneur supr\u00eame,<\/p>\n<p>Comment puis-je ne pas chanter ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Je regarde et le noir nuage<\/p>\n<p>Laisse au-dessus briller l&#8217;azur ;<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9troit sentier o\u00f9 je voyage,<\/p>\n<p>Jour apr\u00e8s jour semble moins dur.<\/p>\n<p>La paix de Christ vient quotidienne,<\/p>\n<p>Manne des cieux, me sustenter,<\/p>\n<p>le suis sien, toute chose est mienne,<\/p>\n<p>Comment puis-je ne pas chanter ?<\/p>\n<p>(Hymne 179)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ETUDE XVI L&#8217;HERITAGE ACTUEL DE LA NOUVELLE-CREATION &nbsp; Pr\u00e9mices de l&#8217;Esprit. \u2014 Esp\u00e9rances vraies et esp\u00e9rances fausses. \u2014 Notre esp\u00e9rance. \u2014 Le brigand au Paradis. &#8212; L&#8217;ardent d\u00e9sir de St Paul. \u2014 \u00ab Notre, demeure terrestre \u00bb et \u00ab notre &hellip; <a href=\"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/la-nouvelle-creation\/chapitre-16\/\">Continue reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":206,"menu_order":16,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/848"}],"collection":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=848"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/848\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":849,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/848\/revisions\/849"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/206"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=848"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}