{"id":842,"date":"2020-02-21T10:54:31","date_gmt":"2020-02-21T10:54:31","guid":{"rendered":"http:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/?page_id=842"},"modified":"2020-02-21T10:54:31","modified_gmt":"2020-02-21T10:54:31","slug":"chapitre-13","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/la-nouvelle-creation\/chapitre-13\/","title":{"rendered":"Chapitre 13"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\">ETUDE XIII<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">OBLIGATIONS DES PARENTS DE LA NOUVELLE-CREATION<\/p>\n<p>D&#8217;importantes obligations s&#8217;attachent \u00e0 l&#8217;exercice des facult\u00e9s de procr\u00e9ation. \u2014 Influences pr\u00e9natales. \u2014 \u00ab Instruis l&#8217;enfant selon la voie qu&#8217;il doit suivre ! \u00bb \u2014 L&#8217;influence des \u00e9coles du dimanche. \u2014 La confiance des enfants. \u2014 Le pouvoir de la suggestion dans l&#8217;\u00e9ducation de l&#8217;enfant. \u2014 Nos enfants dans le temps de d\u00e9tresse (ou trouble). \u2014 Amusements convenables et amusements inconvenants. \u2014 Mariage des enfants des Nouvelles-Cr\u00e9atures.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>LES obligations incombant aux parents sont les plus consid\u00e9rables parmi celles qui se rapportent aux affaires humaines. Le pouvoir de procr\u00e9er l&#8217;esp\u00e8ce humaine, avec toutes les possibilit\u00e9s qui s&#8217;attachent \u00e0 l&#8217;\u00eatre mis ainsi au monde est un pouvoir merveilleux, celui par lequel l&#8217;homme se rapproche le plus de la puissance divine. En v\u00e9rit\u00e9, c&#8217;est cette derni\u00e8re que l&#8217;homme exerce en tant qu&#8217;agent de Dieu. La naissance de tout enfant ouvre les horizons dans des directions oppos\u00e9es, soit \u00e0 son avantage, soit \u00e0 son d\u00e9triment, pour le bien ou pour le mal, pour l&#8217;honneur ou pour le d\u00e9shonneur, jusqu&#8217;\u00e0 de prodigieux extr\u00eames. Il est certain que si l&#8217;humanit\u00e9 discernait ce sujet sous son vrai point de vue, l&#8217;engendrement des enfants, au lieu d&#8217;\u00eatre le r\u00e9sultat d&#8217;une passion et d&#8217;un rel\u00e2chement des principes intellectuels et moraux, serait ennobli et deviendrait une cons\u00e9cration, dans laquelle les responsabilit\u00e9s de paternit\u00e9 et de maternit\u00e9 seraient assum\u00e9es d&#8217;une mani\u00e8re et \u00e0 un degr\u00e9 tels que, jusqu&#8217;ici, bien peu de personnes en v\u00e9rit\u00e9 ne l&#8217;ont fait. Cette id\u00e9e d&#8217;obligation devrait s&#8217;\u00e9tendre non seulement \u00e0 l&#8217;enfant, dont les caract\u00e9ristiques mentales, morales et physiques d\u00e9pendent des parents, mais \u00e9galement au Cr\u00e9ateur qui a confi\u00e9 aux humains cette merveilleuse facult\u00e9 de reproduction; car ayant re\u00e7u cette charge, ils<\/p>\n<p>572<\/p>\n<p>devront rendre compte \u00e0 Dieu de l&#8217;usage qu&#8217;ils en auront fait.<\/p>\n<p>Ce sentiment de responsabilit\u00e9 s&#8217;intensifie quand nous commen\u00e7ons \u00e0 nous rendre compte que selon l&#8217;arrangement divin, non seulement les parents influencent le caract\u00e8re du futur enfant au moment de son engendrement, mais aussi pendant toute la p\u00e9riode de gestation. Durant cette p\u00e9riode, l&#8217;esprit de la m\u00e8re, ses pens\u00e9es, ses dispositions, ses sentiments, marquent tous l&#8217;enfant en embryon ; bien plus, dans cette p\u00e9riode, la m\u00e8re elle-m\u00eame est particuli\u00e8rement sensible aux influences de son entourage, dont la plupart sinon toutes d\u00e9pendent du mari. Si l&#8217;esprit de la m\u00e8re est gard\u00e9 serein et joyeux et son c\u0153ur heureux, cela aura une influence favorable sur l&#8217;embryon ; mais si, au contraire, elle est tourment\u00e9e, fatigu\u00e9e, chagrin\u00e9e, accabl\u00e9e par des discordes et des incertitudes, cette d\u00e9tresse marquera s\u00fbrement son empreinte sur l&#8217;embryon, en lui donnant pour la vie une disposition maussade ou triste ou un mauvais caract\u00e8re. Si, dans l&#8217;entourage, les conditions sont celles de d\u00e9bauche, d&#8217;\u00e9go\u00efsme et de bassesse, faut-il s&#8217;\u00e9tonner si l&#8217;embryon \u00e9tant ainsi marqu\u00e9, l&#8217;enfant n\u00e9 avec de telles impressions sera m\u00e9diocre, vil et avec des tendances \u00e0 la d\u00e9bauche, \u00e0 l&#8217;\u00e9go\u00efsme, etc. ?<\/p>\n<p>Qu&#8217;on nous comprenne bien ! Nous ne pr\u00e9tendons point que tout le mal qui existe dans le monde constitue un h\u00e9ritage direct de p\u00e9ch\u00e9 et de faiblesse l\u00e9gu\u00e9 par les parents \u00e0 l&#8217;enfant pendant la p\u00e9riode de gestation, ni m\u00eame que tout soit imputable \u00e0 cette p\u00e9riode et \u00e0 l&#8217;\u00e9ducation que l&#8217;enfant re\u00e7oit ensuite jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e2ge d&#8217;homme fait ou de femme faite. Nous admettons comme possible que certains m\u00e9chants hommes et que certaines m\u00e9chantes femmes aient \u00e9t\u00e9 de bonne naissance et de bonne \u00e9ducation. Satan lui-m\u00eame fut cr\u00e9\u00e9 parfait et il p\u00e9cha volontairement contre l&#8217;enseignement du Cr\u00e9ateur ; pourtant, nous inclinons s\u00e9rieusement \u00e0 douter que beaucoup de personnes au caract\u00e8re vil aient jamais re\u00e7u ces deux importants concours vers la droiture-. Nous sommes en plein accord avec les \u00c9critures qui \u00e9tablissent la r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale suivante\u00a0:<\/p>\n<p>573<\/p>\n<p>\u00ab Instruis l&#8217;enfant selon la voie qu&#8217;il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s&#8217;en d\u00e9tournera pas \u00bb [Prov. 22 : 6]. Combien de parents, plus ou moins dispos\u00e9s \u00e0 contester la v\u00e9racit\u00e9 de ce texte biblique, se souviennent que c&#8217;est au moment m\u00eame de l&#8217;engendrement de l&#8217;enfant qu&#8217;il faut commencer son \u00e9ducation, et qu&#8217;un enfant engendr\u00e9 dans de mauvaises conditions a besoin qu&#8217;on le d\u00e9barrasse des faiblesses, des sottises et du p\u00e9ch\u00e9 qui l&#8217;ont marqu\u00e9 avant sa naissance ?<\/p>\n<p>Nous ne d\u00e9sirons pas laisser \u00e0 entendre qu&#8217;un enfant peut na\u00eetre parfait dans les conditions actuelles de d\u00e9ch\u00e9ance et d&#8217;imperfection. Au contraire, nous nous souvenons bien de la d\u00e9claration du Seigneur : \u00ab Qui peut tirer le pur de l&#8217;impur ? \u00bb [Job 14 : 4 ; voir note Cr]. Nous reconnaissons que chacun de nous peut dire en v\u00e9rit\u00e9 : \u00ab Voici, j&#8217;ai \u00e9t\u00e9 enfant\u00e9 dans l&#8217;iniquit\u00e9, et dans le p\u00e9ch\u00e9 ma m\u00e8re m&#8217;a con\u00e7u \u00bb [Ps. 51 : 5 \u2014 D.], et nous disons simplement, tout en insistant, que quel que soit ce que le monde peut voir ou ne pas voir sur ce sujet, ceux qui appartiennent \u00e0 la Nouvelle-Cr\u00e9ation devraient se rendre compte qu&#8217;il est possible, dans une certaine mesure, d&#8217;att\u00e9nuer les souillures et les faiblesses inh\u00e9rentes \u00e0 la race d\u00e9chue. Ils devraient au moins veiller \u00e0 ce que leurs enfants naissent avec des caract\u00e8res aussi nobles qu&#8217;il leur est possible de leur donner dans les limites de l\u2019arrangement divin. D\u00e9chus, ils le seront pourtant, et ils auront encore besoin d&#8217;un Sauveur ; sans lui, ils ne pourraient jamais atteindre \u00e0 la perfection ou \u00eatre dignes de la vie \u00e9ternelle. Il est permis \u00e0 l&#8217;homme naturel de percevoir cette v\u00e9rit\u00e9 dans une certaine mesure et de tirer parti des suggestions que nous venons de faire, mais pas au m\u00eame point que peut le faire la Nouvelle-Cr\u00e9ature.<\/p>\n<p>Quels que soient les efforts qu&#8217;il fait, l&#8217;homme naturel est toujours naturel \u2014 de la terre, terrestre \u2014 c&#8217;est pourquoi il ne peut imprimer sur sa femme, et celle-ci sur l&#8217;embryon, que les pens\u00e9es et les sentiments que tous deux poss\u00e8dent eux-m\u00eames, et ces pens\u00e9es et ces sentiments sont n\u00e9cessairement loin d&#8217;atteindre le plan le plus \u00e9lev\u00e9, le plan spirituel. Alors que l&#8217;entendement de la Nouvelle-<\/p>\n<p>574<\/p>\n<p>Cr\u00e9ature saisit les esp\u00e9rances, les promesses et les id\u00e9aux spirituels, et que, \u00e0 juste titre, il s&#8217;efforce de les faire partager \u00ab \u00e0 autant [de personnes] que le Seigneur notre Dieu en appellera \u00bb [Actes 2 : 39] par sa v\u00e9rit\u00e9 et par sa gr\u00e2ce \u2014 il s&#8217;efforce tout particuli\u00e8rement de d\u00e9velopper des enfants de Dieu \u2014 n\u00e9anmoins, si pour quelque raison, des Nouvelles-Cr\u00e9atures entrent dans des relations matrimoniales et consid\u00e8rent qu&#8217;il est sage de procr\u00e9er des enfants, elles ont sur ce point un grand avantage sur l&#8217;homme et la femme naturels. Ces parents consacr\u00e9s ont un id\u00e9al plus \u00e9lev\u00e9, de plus nobles esp\u00e9rances et aspirations, des joies plus pures, et se rendant compte de l&#8217;influence de leurs pens\u00e9es, de leurs \u00e9motions et de leurs sentiments sur l&#8217;enfant embryonnaire, ces parents seraient en position de faire pour l&#8217;enfant beaucoup plus que ne le pourraient d&#8217;autres parents pour leur prog\u00e9niture.<\/p>\n<p>Dans un ordre d&#8217;id\u00e9es quelque peu analogues, le monde a acquis une sagesse \u00e9go\u00efste. Par exemple, ceux qui s&#8217;int\u00e9ressent \u00e0 la plus belle esp\u00e8ce de b\u0153ufs, de chevaux, de moutons, etc., non seulement prennent grand soin dans les accouplements de leurs b\u00eates, mais en outre, quand ils entreprennent d&#8217;\u00e9lever des chevaux de courses, ils prennent des soins attentifs pour les m\u00e8res (juments) pendant la p\u00e9riode de gestation. Ils pourvoient \u00e0 tous leurs besoins et \u00e0 leur bien-\u00eatre ; les \u00e9curies sont propres, brillantes, bien \u00e9clair\u00e9es, et sans savoir avec certitude \u00e0 quel point la jument peut appr\u00e9cier des portraits, les \u00e9leveurs d\u00e9corent les murs de son \u00e9curie de tableaux de courses de chevaux. En outre, alors qu&#8217;elle est pleine, on la m\u00e8ne voir des concours, des courses de chevaux, etc., tout cela dans le dessein de provoquer une forte \u00e9mulation dont l&#8217;impression se refl\u00e9tant sur son poulain embryonnaire, sera utile, favorisera la rapidit\u00e9 du futur cheval pour le plus grand profit financier et la plus grande joie du propri\u00e9taire.<\/p>\n<p>Les parents humains n&#8217;ont pas un tel int\u00e9r\u00eat financier dans leur prog\u00e9niture, mais ils ont ou devraient avoir un int\u00e9r\u00eat plus profond et d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9. Leurs esp\u00e9rances et leurs ambitions pour leur enfant devraient \u00eatre de le<\/p>\n<p>575<\/p>\n<p>voir bien dot\u00e9 de qualit\u00e9s mentales et morales. Bien que la Nouvelle-Cr\u00e9ature ne puisse esp\u00e9rer engendrer son enfant \u00e0 une nature spirituelle (ce qui n&#8217;est pas en son pouvoir), elle peut esp\u00e9rer lui donner en h\u00e9ritage terrestre une bonne nature telle qu&#8217;elle soit en sympathie \u00e9troite avec les choses spirituelles. Tels devraient \u00eatre certainement son d\u00e9sir, son aspiration et son esp\u00e9rance. Beaucoup d&#8217;enfants ont \u00e9t\u00e9 engendr\u00e9s par des parents honn\u00eates et craignant Dieu ; ils en ont \u00e9t\u00e9 b\u00e9nis d&#8217;une mani\u00e8re correspondante, et cette influence qui a favoris\u00e9 un noble id\u00e9al humain, s&#8217;est fait sentir partout o\u00f9 est all\u00e9 l&#8217;Evangile de Christ. En cons\u00e9quence, les mod\u00e8les et .les r\u00e8gles les plus \u00e9lev\u00e9s pr\u00e9valent plus g\u00e9n\u00e9ralement de nos jours dans des pays civilis\u00e9s que dans des pays pa\u00efens, malgr\u00e9 le fait que, d&#8217;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, les chr\u00e9tiens n&#8217;aient appr\u00e9ci\u00e9 qu&#8217;imparfaitement leurs privil\u00e8ges et leurs responsabilit\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de leurs enfants.<\/p>\n<p>Pour r\u00e9sumer ce sujet : si les Nouvelles-Cr\u00e9atures s&#8217;unissent et se proposent d&#8217;avoir des enfants, selon la chair, ils doivent discipliner leur esprit et leurs d\u00e9sirs de mani\u00e8re que le moment de l&#8217;engendrement ne soit pas seulement fait d&#8217;amour et de respect mutuels, mais aussi de r\u00e9v\u00e9rence pour le Cr\u00e9ateur et d&#8217;appr\u00e9ciation du pouvoir procr\u00e9ateur que Dieu leur a accord\u00e9, \u00e0 l&#8217;image du sien. Ce devrait \u00eatre, en outre, une occasion d&#8217;appeler par la pri\u00e8re la b\u00e9n\u00e9diction divine, et par la suite chaque jour et \u00e0 chaque heure, les int\u00e9r\u00eats de l&#8217;enfant devraient \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9s dans tous les arrangements de la vie. On n&#8217;y verra pas un simple incident de la vie, mais comme la chose la plus importante. Ce devrait \u00eatre une occasion sp\u00e9ciale pour exercer les gr\u00e2ces de l&#8217;esprit qui devraient avoir \u00e9t\u00e9, au pr\u00e9alable, cultiv\u00e9es dans une tr\u00e8s grande mesure : la foi en Dieu et en ses promesses, l&#8217;esp\u00e9rance, la confiance, la patience, la bont\u00e9 fraternelle, la douceur, l&#8217;amabilit\u00e9, l&#8217;amour. Bien entendu, toutes ces gr\u00e2ces pr\u00e9valent en tous temps parmi ceux qui appartiennent \u00e0 la Nouvelle-Cr\u00e9ation, mais les parents devraient \u00eatre sur leurs gardes en un tel moment, parce qu&#8217;ils se rendent compte qu&#8217;ils sont en train d&#8217;influencer, de marquer, d&#8217;imprimer le caract\u00e8re d&#8217;une autre g\u00e9n\u00e9ration.<\/p>\n<p>576<\/p>\n<p>Autant que possible, l&#8217;int\u00e9rieur de la maison doit \u00eatre clair et agr\u00e9able, l&#8217;esprit orient\u00e9 vers des choses avantageuses telles que la lecture, la correspondance, les math\u00e9matiques et les activit\u00e9s pratiques de la vie. On ne doit pas oublier non plus de cultiver le c\u0153ur en complet accord avec les principes de justice, d&#8217;amour et de sagesse, avec la reconnaissance constante de l\u2019\u00c9ternel dans toutes les affaires de la vie, avec la confiance affectueuse mutuelle entre mari et femme, et avec des sentiments bons et bienveillants \u00e0 l&#8217;\u00e9gard du monde en g\u00e9n\u00e9ral. Avec la bienveillance, la justice, l&#8217;amour, associ\u00e9s \u00e0 toutes les affaires de la vie, les conditions seraient des plus favorables, mais on imagine mal une telle condition sans le plus entier concours du mari et sans que toutes dispositions soient prises par lui ; c&#8217;est qu&#8217;en effet, comme nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 sugg\u00e9r\u00e9, \u00e0 un tel moment, la m\u00e8re est la moins capable de veiller \u00e0 tout, m\u00eame aux choses qui font partie de son domaine habituel dans la famille. Et puis le mari doit faire preuve de la plus grande attention \u00e0 la conversation qu&#8217;il doit orienter dans le bon sens, \u00e0 la nourriture mentale convenable et fortifiante aussi bien qu&#8217;\u00e0 la nourriture mat\u00e9rielle qu&#8217;il doit pourvoir, et par-dessus tout \u00e0 la puret\u00e9 de l&#8217;esprit de sa femme qu&#8217;il animera vers l\u2019\u00c9ternel, vers son glorieux plan et vers tous les traits du caract\u00e8re divin, sa sagesse, son amour, sa bienfaisance, sa justice et sa puissance.<\/p>\n<p>A cela beaucoup de parents chr\u00e9tiens pourraient r\u00e9pondre que leurs conditions de vie ne leur sont pas favorables au point de leur apporter \u00e0 ce moment-l\u00e0 toutes les facilit\u00e9s, les aises et la libert\u00e9 quant aux travaux de la maison. Nous r\u00e9pondons que nous avons purement et simplement esquiss\u00e9 l&#8217;id\u00e9al, et qu&#8217;il appartient \u00e0 chacun des enfants du Seigneur de chercher \u00e0 s&#8217;en approcher aussi pr\u00e8s que possible. Cependant, la Nouvelle-Cr\u00e9ature ne devrait jamais oublier que dans cette exp\u00e9rience comme dans toutes les autres exp\u00e9riences de la vie, le Seigneur suppl\u00e9e par sa gr\u00e2ce et par son esprit, \u00e0 tous les d\u00e9savantages et d\u00e9ficiences terrestres. Ce consacr\u00e9, qui se trouve en quelque mesure dans des circonstances d\u00e9favorables,<\/p>\n<p>577<\/p>\n<p>devrait d&#8217;autant plus ardemment chercher dans la pri\u00e8re la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, afin qu&#8217;elle remplisse son c\u0153ur et y r\u00e8gne continuellement. L&#8217;un des r\u00e9sultats de cette paix du c\u0153ur c&#8217;est que, malgr\u00e9 les troubles qui peuvent in\u00e9vitablement environner la m\u00e8re, l&#8217;enfant jouirait s\u00fbrement d&#8217;une plus grande mesure de paix et d&#8217;amour qu&#8217;autrement \u2014 plus que n&#8217;en auraient ses fr\u00e8res et s\u0153urs n\u00e9s dans d&#8217;autres circonstances. Il devrait \u00eatre moins nerveux, moins irritable, plus calme et plus paisible, plus dispos\u00e9 \u00e0 ce qui est droit en principe et en conduite.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab INSTRUIS L&#8217;ENFANT SELON LA VOIE QU&#8217;IL DOIT SUIVRE \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Celui qui \u00e9pargne la verge hait son fils \u00bb (Prov. 13 : 24). \u00ab Car qui est le fils que le p\u00e8re ne discipline pas?\u00bb \u00ab Mais si vous \u00eates sans la discipline&#8230; alors vous n&#8217;\u00eates&#8230; pas des fils.\u00bb \u2014 H\u00e9b. 12 : 7.<\/p>\n<p>Rien n&#8217;est plus \u00e9loign\u00e9 de notre intention que de recommander l&#8217;usage \u00e0 tort et \u00e0 travers et fr\u00e9quent de la verge dans l&#8217;\u00e9ducation des enfants. Nous avons, cependant, cit\u00e9 ces passages bibliques, pour montrer la position erron\u00e9e de ceux qui soutiennent que le ch\u00e2timent corporel par les parents est mauvais, m\u00eame s&#8217;il est n\u00e9cessaire. Il est certain qu&#8217;un foyer gouvern\u00e9 par la verge est un foyer malheureux. Les foyers des Nouvelles-Cr\u00e9atures devraient \u00eatre gouvern\u00e9s par l&#8217;amour et non par les ch\u00e2timents corporels. On doit r\u00e9server ceux-ci simplement pour une n\u00e9cessit\u00e9 occasionnelle, pour appuyer les r\u00e8gles de l&#8217;amour, et quand on les administre, ce doit \u00eatre avec une main d&#8217;amour, et non avec une main de col\u00e8re. Les Nouvelles-Cr\u00e9atures, gouvern\u00e9es par l&#8217;esprit de sobre bon sens, apprennent graduellement que l&#8217;ordre est l&#8217;une des premi\u00e8res lois du ciel, et par cons\u00e9quent, il doit \u00eatre l&#8217;un des premiers \u00e9l\u00e9ments et traits caract\u00e9ristiques du foyer de la Nouvelle-Cr\u00e9ature.<\/p>\n<p>Pourtant, ordre ne signifie pas n\u00e9cessairement calme absolu, sinon le d\u00e9sert et les n\u00e9cropoles silencieuses seraient les seuls lieux o\u00f9 r\u00e9gnerait l&#8217;ordre. Ordre peut<\/p>\n<p>578<\/p>\n<p>signifier joie aussi bien que paix, bonheur aussi bien que repos, libert\u00e9 aussi bien que loi. Ordre signifie loi : pour les Nouvelles-Cr\u00e9atures, la Loi d&#8217;Amour, la R\u00e8gle d&#8217;or qui dirige le chef de la maison et sa compagne, de m\u00eame qu&#8217;elle dirige les enfants, faisant des parents des exemples pour les enfants dans toutes les gr\u00e2ces chr\u00e9tiennes. Loi, m\u00eame la Loi d&#8217;Amour, signifie r\u00e9compenses et punitions, et dans la famille il appartient aux parents de les dispenser. Ceux-ci, se rendant compte de leurs propres faiblesses, ont besoin \u00e0 leur tour d&#8217;\u00eatre guid\u00e9s par le P\u00e8re c\u00e9leste afin qu&#8217;ils puissent non seulement le glorifier dans leur propre c\u0153ur et leur propre volont\u00e9, mais pour que leur foyer soit un exemple terrestre de foyer du juste, le foyer de ceux qui ont la pens\u00e9e de Christ.<\/p>\n<p>Les r\u00e9compenses qu&#8217;ils accordent \u00e0 leurs enfants devraient \u00eatre des douceurs et des b\u00e9n\u00e9dictions telles que les circonstances peuvent le permettre sous la direction de la providence reconnue, de Dieu. Leurs punitions peuvent \u00eatre plus ou moins s\u00e9v\u00e8res selon l&#8217;obstination de l&#8217;enfant, mais jamais selon la stricte justice, jamais en essayant d&#8217;infliger \u00e0 l&#8217;enfant la pleine mesure de ce que sa conduite pourrait en toute justice exiger, car nous-m\u00eames nous ne sommes pas sous la justice, mais sous la mis\u00e9ricorde, sous l&#8217;amour ; aussi devons-nous manifester la mis\u00e9ricorde, non seulement dans nos rapports avec les autres, mais tout sp\u00e9cialement \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de nos propres enfants dont les imperfections et les d\u00e9fauts leur \u2022 ont \u00e9t\u00e9 plus ou moins transmis par nous-m\u00eames et par nos anc\u00eatres. L&#8217;amour peut parfois punir par le refus d&#8217;un baiser, comme il peut parfois r\u00e9compenser d&#8217;un baiser ; il peut parfois priver pour un temps l&#8217;enfant indocile de la compagnie des enfants ob\u00e9issants et des plaisirs qu&#8217;on leur accorde. La loi d&#8217;Amour peut m\u00eame parfois exercer la verge de la discipline en supprimant un souper ou en ne donnant que le strict n\u00e9cessaire (du pain et de l&#8217;eau) et en n&#8217;accordant pas certaines des douceurs et des friandises suppl\u00e9mentaires ; il peut encore parfois recourir \u00e0 la v\u00e9ritable verge du ch\u00e2timent pour imposer l&#8217;ob\u00e9issance, et pr\u00e9server ainsi l&#8217;ordre et les b\u00e9n\u00e9dictions du foyer, non seulement dans l&#8217;int\u00e9r\u00eat<\/p>\n<p>579<\/p>\n<p>tics enfants ob\u00e9issants, mais \u00e9galement dans celui de l&#8217;enfant puni que l&#8217;on esp\u00e8re ainsi b\u00e9nir et ramener compl\u00e8tement \u00e0 l&#8217;ordre.<\/p>\n<p>Il est \u00e0 peine n\u00e9cessaire de recommander aux membres de la Nouvelle-Cr\u00e9ation de ne pas tenir de propos blessants ou empreints de col\u00e8re \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de leurs enfants ; ils savent, en effet, qu&#8217;un langage de cette sorte ne convient \u00e0 personne, en aucune circonstance. Au contraire, leur \u00ab parole doit \u00eatre dans un esprit de gr\u00e2ce \u00bb, d&#8217;amour, de bont\u00e9, m\u00eame s&#8217;il s&#8217;agit de reprendre quelqu&#8217;un. Il n&#8217;est pas n\u00e9cessaire non plus de souligner \u00e0 la classe de personnes \u00e0 laquelle nous nous adressons le danger de frapper dans la col\u00e8re ; un coup donn\u00e9 ainsi pourrait blesser l&#8217;enfant, non seulement physiquement \u2014 en l\u00e9sant peut-\u00eatre pour toujours son ou\u00efe \u2014 mais aussi en le blessant dans ses affections, en d\u00e9veloppant chez lui la crainte des parents au lieu de l&#8217;amour pour eux qui doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme le seul fondement convenable sur &#8216;lequel sont \u00e9difi\u00e9s l&#8217;ob\u00e9issance et l&#8217;ordre dans le foyer. En outre, un coup pr\u00e9cipit\u00e9 ou une remarque piquante serait mauvais : cela indiquerait une mauvaise condition d&#8217;esprit chez les parents, une condition peu propice \u00e0 prendre une d\u00e9cision convenable, juste, sur toute affaire, en conformit\u00e9 avec la Loi d&#8217;Amour. Le p\u00e8re et la m\u00e8re se doivent \u00e0 eux-m\u00eames, (comme faisant partie de leur propre discipline), aussi bien qu&#8217;\u00e0 leur enfant, de ne jamais infliger une punition sans y avoir suffisamment r\u00e9fl\u00e9chi et sans avoir trouv\u00e9 calmement et sans passion qu&#8217;elle n&#8217;est pas&#8217; plus forte mais au contraire moins forte que celle que la stricte justice pourrait \u00e0 juste titre requ\u00e9rir. Ils se doivent \u00e0 eux-m\u00eames \u00e9galement que l&#8217;enfant comprenne clairement la situation, la n\u00e9cessit\u00e9 de pr\u00e9server l&#8217;ordre dans la maison, afin que le bonheur du foyer puisse continuer \u00e0 b\u00e9nir toute la maisonn\u00e9e. Il faut aussi que l&#8217;enfant comprenne tout \u00e0 fait que ses parents n&#8217;\u00e9prouvent aucune col\u00e8re contre lui, aucune m\u00e9chancet\u00e9, aucune haine, mais au contraire de la sympathie, de l&#8217;amour et le d\u00e9sir de lui faire du bien.<\/p>\n<p>Il est possible que des parents non r\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9s essaient de se ma\u00eetriser ainsi, mais il leur manquera une assistance<\/p>\n<p>580<\/p>\n<p>importante pour y parvenir : ne s&#8217;\u00e9tant pas soumis enti\u00e8rement et compl\u00e8tement au P\u00e8re c\u00e9leste, \u00e0 sa direction et \u00e0 sa Parole, ils ne peuvent pas comme le feraient les Nouvelles-Cr\u00e9atures, se tourner vers la Loi divine, faire valoir qu&#8217;eux-m\u00eames y r\u00e9pondent, la reconnaissent et font des efforts pour s&#8217;y soumettre. Les parents chr\u00e9tiens disposent \u2014 s&#8217;ils veulent s&#8217;en servir \u2014 d&#8217;un puissant levier d&#8217;action \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de leurs enfants. Ils devraient leur lire dans la Parole que Dieu sanctionne l&#8217;autorit\u00e9 des parents, exige qu&#8217;ils instruisent l&#8217;enfant dans la voie qu&#8217;il doit suivre, et en outre qu&#8217;ils doivent lui en montrer la n\u00e9cessit\u00e9 \u2014 parce que nous sommes tous d\u00e9chus et incapables d&#8217;atteindre le mod\u00e8le divin, etc. ; de montrer que tous ces moyens et ces corrections sont des aides n\u00e9cessaires pour contrecarrer les tendances mauvaises avec lesquelles nous sommes n\u00e9s. C&#8217;est une grande erreur de supposer que l&#8217;entendement des enfants n&#8217;appr\u00e9cie pas ces principes, ni ce qui est bien et ce qui est mal, ni la convenance de ch\u00e2timents justes pour toute mauvaise action et de r\u00e9compenses pour toute bonne action.<\/p>\n<p>Beaucoup de parents oublient de faire un retour en arri\u00e8re et de se souvenir combien ils \u00e9taient jeunes quand ils apprirent eux-m\u00eames \u00e0 appr\u00e9cier les principes de la droiture, \u00e0 appr\u00e9cier le soin de leurs parents \u00e0 ne pas n\u00e9gliger de reprendre, de corriger et m\u00eame de ch\u00e2tier lorsque cela semblait n\u00e9cessaire. Rappelons-nous aussi combien \u00e9tait p\u00e9n\u00e9trant notre sens de la justice quand nous \u00e9tions enfants \u2014 comment, mentalement, nous approuvions la discipline du p\u00e8re ou de la m\u00e8re lorsque nous comprenions son utilit\u00e9 pour le d\u00e9veloppement de notre caract\u00e8re, mais par contre comment nous nous irritions si nous ne discernions pas le principe de justice qui faisait agir nos parents, si nous \u00e9tions r\u00e9primand\u00e9s ou bien punis pour des choses dont nous n&#8217;\u00e9tions pas coupables, ou si nous \u00e9tions punis trop s\u00e9v\u00e8rement par rapport \u00e0 la faute commise. Non seulement c&#8217;est le meilleur et le plus s\u00fbr moyen de diriger un enfant, que de lui faire discerner ce qui est , bien et ce qui est mal, ce qui est vrai et ce qui est faux, ce qui est juste et ce qui est injuste, mais cela constitue<\/p>\n<p>581<\/p>\n<p>\u00e9galement une \u00e9ducation du caract\u00e8re de l&#8217;enfant, au moment o\u00f9 il est le plus susceptible de recevoir l&#8217;influence des parents. C&#8217;est l\u00e0 une \u00e9dification du caract\u00e8re \u00e0 un moment o\u00f9 la conscience et le jugement de l&#8217;enfant se forment, et o\u00f9 il reconna\u00eet \u00e0 juste titre ses parents comme ses seuls l\u00e9gislateurs. Si cette \u0153uvre d&#8217;\u00e9dification du caract\u00e8re est n\u00e9glig\u00e9e dans l&#8217;enfance, elle sera beaucoup plus difficile dans l&#8217;avenir, sans compter les d\u00e9savantages qui en r\u00e9sulteront dans l&#8217;intervalle \u00e0 la fois pour les parents, pour l&#8217;enfant, pour les voisins et pour les amis.<\/p>\n<p>Il est donc tr\u00e8s important de remarquer que l&#8217;\u00e9ducation d&#8217;un enfant ne consiste pas seulement \u00e0 lui apprendre, dans son comportement ext\u00e9rieur, \u00e0 \u00eatre poli, propre, ob\u00e9issant, etc., mais en plus, et en v\u00e9rit\u00e9 surtout, \u00e0 \u00e9tablir dans son c\u0153ur des principes justes : reconna\u00eetre convenablement que la pens\u00e9e de l\u2019\u00c9ternel est la seule r\u00e8gle de vie, tant pour les vieux que pour les jeunes. On devrait inculquer la R\u00e8gle d&#8217;or, la Loi d&#8217;Amour, de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, de douceur, de patience, d&#8217;amabilit\u00e9, de support, touchant les rapports de l&#8217;enfant avec les autres membres de la famille, les compagnons de jeu, etc. L&#8217;enfant que l&#8217;on apprend \u00e0 \u00eatre \u00e9go\u00efste, ou \u00e0 qui l&#8217;on ne fait pas gentiment remarquer l&#8217;\u00e9go\u00efsme naturel (en dehors de la pr\u00e9sence d&#8217;autres personnes), que l&#8217;on ne reprend ni ne corrige affectueusement, perd une le\u00e7on des plus importantes au moment le plus opportun.<\/p>\n<p>Les parents qui n\u00e9gligent une telle occasion favorable d&#8217;instruire l&#8217;enfant, de corriger son esprit et son jugement, aussi bien que son comportement ext\u00e9rieur, ne manquent pas seulement l&#8217;occasion la plus favorable pour lui, mais ils permettent aux mauvaises herbes de pousser dans le jardin de son c\u0153ur o\u00f9 ne devraient cro\u00eetre que les gr\u00e2ces de l&#8217;esprit ; ils se pr\u00e9parent ainsi plus ou moins de tribulations pour eux-m\u00eames dans leurs relations avec cet enfant au cours des futures ann\u00e9es. Bien des chagrins, bien des larmes de parents bien intentionn\u00e9s qui souffrent de l&#8217;indocilit\u00e9, de l&#8217;obstination, de l&#8217;\u00e9go\u00efsme et des \u00ab extravagances \u00bb de leurs enfants, auraient pu leur \u00eatre \u00e9pargn\u00e9s s&#8217;ils avaient rempli leur devoir envers eux quand ils \u00e9taient<\/p>\n<p>582<\/p>\n<p>petits. En outre, ces m\u00eames parents perdent une grande b\u00e9n\u00e9diction dans leurs exp\u00e9riences personnelles, car il est incontestablement vrai que les parents qui \u00e9l\u00e8vent convenablement leur enfant dans le d\u00e9sint\u00e9ressement, l&#8217;amour, l&#8217;ob\u00e9issance, la r\u00e9v\u00e9rence envers Dieu, la serviabilit\u00e9 envers les autres, etc., feront pour eux-m\u00eames des exp\u00e9riences pr\u00e9cieuses ; ils cro\u00eetront en gr\u00e2ce, en connaissance et en amour dans le m\u00eame temps qu&#8217;ils s&#8217;efforcent d&#8217;enseigner ces principes \u00e0 leur enfant. Ils apprendront aussi que l&#8217;enfant s&#8217;attendra \u00e0 trouver chez eux, dans leur conduite quotidienne et dans leurs rapports avec Dieu, avec les membres de leur famille et avec leur prochain, l&#8217;application des principes m\u00eames qu&#8217;ils cherchent \u00e0 inculquer aux autres. Cela les rendra d&#8217;autant plus circonspects dans leur propre langage, dans leur propre conduite, et cette prudence, cette circonspection dans toutes les petites affaires de la vie publique et de la vie priv\u00e9e, d\u00e9velopperont s\u00fbrement de plus en plus chez ces parents les gr\u00e2ces de l&#8217;Esprit du Seigneur, les rendant ainsi de plus en plus acceptables par l\u2019\u00c9ternel, et les pr\u00e9parant et les perfectionnant pour le Royaume.<\/p>\n<p>L&#8217;atmosph\u00e8re d&#8217;un foyer si pauvre soit-il, devrait \u00eatre une atmosph\u00e8re de puret\u00e9. Nous savons que, dans nos conditions pr\u00e9sentes, une puret\u00e9 absolue dans les pens\u00e9es, les paroles et les actions est impossible, comme est absolument impossible une puret\u00e9 mat\u00e9rielle l\u00e0 o\u00f9 l&#8217;air est rempli de suie et de poussi\u00e8re. Pourtant, chaque foyer chr\u00e9tien devrait \u00eatre de la plus grande propret\u00e9 possible ; aussi exempt de la salet\u00e9 et des immondices de l&#8217;ext\u00e9rieur que les circonstances le permettront, et aussi exempt de l&#8217;obliquit\u00e9 et de la souillure morales que peuvent l&#8217;\u00eatre des vases terrestres imparfaits. Chaque enfant devrait \u00eatre capable de se souvenir de son foyer, si humble f\u00fbt-il et si modestement meubl\u00e9 f\u00fbt-il, comme d&#8217;un lieu pur, d&#8217;une maison de Dieu, d&#8217;un saint lieu. Il devrait pouvoir se reporter en arri\u00e8re, et se souvenir encore de la voix de la pri\u00e8re \u00e0 l&#8217;autel de la famille, des mots tendres du p\u00e8re ou de la m\u00e8re \u00e0 diverses occasions, et de l&#8217;ambiance g\u00e9n\u00e9rale de paix et de calme gr\u00e2ce au contentement et \u00e0 la soumission \u00e0 la providence divine. Il devrait pouvoir percevoir le doux parfum d&#8217;amour<\/p>\n<p>583<\/p>\n<p>qui r\u00e9gnait .au foyer et s&#8217;associait \u00e0 chaque membre, se. manifestant par la douceur, l&#8217;amabilit\u00e9, la bont\u00e9, l&#8217;esprit d&#8217;assistance mutuelle.<\/p>\n<p>On peut esp\u00e9rer que l&#8217;enfant engendr\u00e9 et \u00e9lev\u00e9 dans une telle atmosph\u00e8re d&#8217;amour d\u00e9sire plaire \u00e0 l\u2019\u00c9ternel et lui ob\u00e9ir d\u00e8s les premiers moments de sa prise de conscience. D\u00e8s qu&#8217;il atteint l&#8217;\u00e2ge de dix \u00e0 douze ans, on devrait l&#8217;encourager \u00e0 consid\u00e9rer la convenance pour lui-m\u00eame de se consacrer pleinement \u00e0 l\u2019\u00c9ternel, \u00e0 se souvenir que sa position devant l\u2019\u00c9ternel durant la p\u00e9riode d&#8217;immaturit\u00e9 de jugement tient \u00e0 celle de ses parents, mais que d\u00e8s que l&#8217;esprit de l&#8217;enfant est m\u00fbr, l\u2019\u00c9ternel esp\u00e8re que ce dernier fera une cons\u00e9cration personnelle. M\u00eame si un tel enfant ainsi \u00e9duqu\u00e9 n\u00e9gligeait ou refusait de se consacrer \u00e0 l\u2019\u00c9ternel, nous pouvons \u00eatre s\u00fbrs que les influences du foyer paternel persisteraient, bien que si, ayant atteint l&#8217;\u00e2ge de maturit\u00e9 il n&#8217;a pas fait, d&#8217;alliance avec l\u2019\u00c9ternel, il puisse avec raison h\u00e9siter \u00e0 s&#8217;approcher du tr\u00f4ne de gr\u00e2ce \u2014 h\u00e9siter \u00e0 revendiquer aupr\u00e8s de l\u2019\u00c9ternel la b\u00e9n\u00e9diction qu&#8217;il a promise \u00e0 ceux qui lui appartiennent, puisqu&#8217;il a refus\u00e9 de lui appartenir. N\u00e9anmoins, il gardera encore un pr\u00e9cieux souvenir des moments de la pri\u00e8re et de la surveillance divine attentive sur le foyer de son enfance et sur la maisonn\u00e9e ; il y aura aussi constamment en lui une aspiration \u00e0 la protection divine, au privil\u00e8ge de s&#8217;approcher du Cr\u00e9ateur avec le cri \u00ab Abba, P\u00e8re \u00bb et d&#8217;\u00eatre en rapport avec lui. Si, un jour, il a \u00e0 son tour des enfants, il \u00e9prouvera instinctivement le d\u00e9sir de les \u00e9lever comme lui-m\u00eame fut \u00e9lev\u00e9, et toutes ces influences s&#8217;exerceront graduellement sur son c\u0153ur, et il est fort probable qu&#8217;au moins \u00e0 ce moment-l\u00e0 il se consacrera. De toutes mani\u00e8res, il aura b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de l&#8217;influence d&#8217;un foyer pieux, d&#8217;une sainte protection contre des exc\u00e8s dans lesquels autrement il aurait pu tomber.<\/p>\n<p>Comparez un tel foyer au doux parfum d&#8217;amour, de bont\u00e9, de patience, d&#8217;amabilit\u00e9, avec un autre o\u00f9 ne se manifeste pas l&#8217;Esprit du Seigneur, un foyer o\u00f9 l&#8217;\u00e9go\u00efsme fait la loi, o\u00f9 l&#8217;enfant assiste aux querelles entre ses parents, o\u00f9 chacun ne cherche que son propre int\u00e9r\u00eat aux d\u00e9pens de<\/p>\n<p>584<\/p>\n<p>l&#8217;autre, o\u00f9 l&#8217;enfant n&#8217;entend que r\u00e9primandes, plaintes, reproches, paroles de col\u00e8re, sons discordants, etc. Cette atmosph\u00e8re devient contagieuse parmi les enfants qui, \u00e0 leur tour, se querellent entre eux \u00e0 propos de leurs petites affaires, se parlent m\u00e9chamment les uns aux autres et maintiennent la maison dans une perp\u00e9tuelle agitation. La .pratique constante de l&#8217;\u00e9go\u00efsme au foyer d\u00e9veloppe cet organe dans la mentalit\u00e9 de l&#8217;enfant et dans sa conduite.<\/p>\n<p>Si, d&#8217;une voix furieuse, le p\u00e8re ou la m\u00e8re l&#8217;appelle \u00ab petit vaurien \u00bb [ou \u00ab gredin \u00bb, \u00ab coquin \u00bb, \u00ab canaille \u00bb &#8212; Trad.], l&#8217;enfant tout d&#8217;abord bless\u00e9 dans ses sentiments par de telles r\u00e9flexions \u00e0 l&#8217;encontre de son caract\u00e8re, s&#8217;endurcira et petit \u00e0 petit, apprendra \u00e0 se glorifier d&#8217;\u00eatre un petit vaurien. Lorsque, la premi\u00e8re fois, il entend sa m\u00e8re en col\u00e8re et impatiente s&#8217;exclamer : \u00ab Je vais te donner une racl\u00e9e \u00e0 te laisser sur le carreau \u00bb, ou bien \u00ab Je vais te casser les reins \u00bb, nul doute que ces paroles produiront une certaine terreur dans le c\u0153ur de l&#8217;enfant, mais il ne lui faudra pas longtemps pour apprendre que ce ne sont l\u00e0 que vaines menaces dont il a comparativement peu \u00e0 redouter, et petit \u00e0 petit, comme il apprendra que les lois civiles du pays ne permettraient pas \u00e0 son p\u00e8re ou \u00e0 sa m\u00e8re de telles violences, son entendement d&#8217;enfant conclura que son p\u00e8re ou sa m\u00e8re avaient bien le vouloir de lui faire mal, mais tout simplement que cela ne leur est pas permis. Dans ces conditions l&#8217;amour instinctif qu&#8217;il avait dans son esprit d&#8217;enfant est banni. Il trouve que son p\u00e8re et sa m\u00e8re manquent \u00e0 leurs promesses qu&#8217;ils font fr\u00e9quemment sans la moindre intention de les tenir. Ainsi, l&#8217;enfant apprend-il \u00e0 mentir, \u00e0 menacer, \u00e0 promettre, \u00e0 tromper les autres sur ses v\u00e9ritables intentions. D\u00e8s lors, est-il surprenant qu&#8217;un tel enfant devienne un adulte au c\u0153ur dur ? Ce qui est plut\u00f4t surprenant, c&#8217;est qu&#8217;avec une mauvaise \u00e9ducation ou une \u00e9ducation m\u00e9diocre ou l&#8217;absence d&#8217;\u00e9ducation, le monde civilis\u00e9 ne soit pas beaucoup pire qu&#8217;il ne l&#8217;est.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>ENFANTS N\u00c9S DANS LA JUSTIFICATION<\/p>\n<p>Dans toutes ces questions, la Nouvelle-Cr\u00e9ature a un avantage positif sur tous les autres sous le rapport de ses<\/p>\n<p>585<\/p>\n<p>enfants. Pour commencer, ils devraient na\u00eetre dans de meilleures conditions, \u00eatre mieux pourvus de qualit\u00e9s \u00e0 la naissance ; et d\u00e8s la plus tendre enfance, l&#8217;on devrait encourager cet avantage pr\u00e9natal. Le b\u00e9b\u00e9 n\u00e9 de quelques jours est presque certainement nerveux, irritable et inquiet si la m\u00e8re l&#8217;est elle-m\u00eame ; il y a de la m\u00e8re \u00e0 l&#8217;enfant, une influence non seulement par le lait maternel, mais d&#8217;une mani\u00e8re t\u00e9l\u00e9pathique, \u00e9lectrique. Ainsi, quel grand privil\u00e8ge poss\u00e8de la Nouvelle-Cr\u00e9ature qu&#8217;habite l&#8217;Esprit du Seigneur, avec sa paix, son amour et sa joie ; et quelle faveur est celle de l&#8217;enfant qui est l&#8217;objet d&#8217;un tel soin ! Humainement parlant, ses possibilit\u00e9s sont bien plus grandes si on les compare \u00e0 celles des autres quant \u00e0 sa noble virilit\u00e9 ou f\u00e9minit\u00e9. Du point de vue de la Parole de l\u2019\u00c9ternel, grand est son avantage si nous nous souvenons que les enfants des consacr\u00e9s du Seigneur, comme eux-m\u00eames, sont sous la surveillance de la providence divine dans toutes leurs affaires, que les enfants des croyants ont aussi la promesse que \u00ab toutes choses concourront ensemble \u00e0 leur bien \u00bb !<\/p>\n<p>Il n&#8217;est pas difficile de comprendre que les enfants des Nouvelles-Cr\u00e9atures auraient une position justifi\u00e9e devant Dieu \u00e0 cause des relations qu&#8217;ont leurs parents avec Dieu et avec eux. De m\u00eame que la d\u00e9sob\u00e9issance d&#8217;Adam et d&#8217;Eve et leur \u00e9loignement du P\u00e8re c\u00e9leste ont amen\u00e9 l&#8217;\u00e9loignement de leurs descendants, ainsi aussi la r\u00e9conciliation du peuple de l&#8217;Eternel, par les m\u00e9rites de la grande propitiation, non seulement les fait rentrer en harmonie avec Dieu; mais leurs enfants sont \u00e9galement compt\u00e9s pour [tenus pour, regard\u00e9s comme \u2014 Trad.] justifi\u00e9s par l&#8217;interm\u00e9diaire de leurs parents, et \u00e0 cause d&#8217;eux, jusqu&#8217;au moment o\u00f9 ils auront l&#8217;intelligence et la volont\u00e9 d&#8217;agir par eux-m\u00eames. Cependant, la question est plus complexe, lorsque l&#8217;un des parents appartient au Seigneur et que l&#8217;autre lui est \u00e9tranger, mais l&#8217;Ap\u00f4tre nous donne l&#8217;assurance que dans ce cas, Dieu regarde l&#8217;enfant comme lui appartenant, parce que l&#8217;un de ses parents est le disciple du Seigneur. L&#8217;influence du parent croyant, consacr\u00e9, est consid\u00e9r\u00e9e comme<\/p>\n<p>586<\/p>\n<p>compensant et dominant celle du parent non consacr\u00e9, pour ce qui concerne l&#8217;enfant. A ce sujet, l&#8217;Ap\u00f4tre d\u00e9clare :<\/p>\n<p>\u00ab AUTREMENT VOS ENFANTS SERAIENT IMPURS [P\u00c9CHEURS, CONDAMNES] \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Car le mari incr\u00e9dule est sanctifi\u00e9 par la femme [croyante], et la femme incr\u00e9dule est sanctifi\u00e9e [concernant le sujet \u00e0 l&#8217;examen, c&#8217;est-\u00e0-dire, celui de la prog\u00e9niture des \u00e9poux] par le mari [croyant]; puisque autrement vos enfants seraient impurs [p\u00e9cheurs sous la condamnation, non justifi\u00e9s, sans relation avec Dieu, \u00e9trangers \u00e0 ses soins et \u00e0 ses b\u00e9n\u00e9dictions] ; mais maintenant [en raison de cette disposition de la gr\u00e2ce divine] ils sont saints [c&#8217;est-\u00e0-dire dans un \u00e9tat de justification acceptable par Dieu, gr\u00e2ce auquel il peut traiter avec eux, mais non comme avec des ennemis] \u00bb. \u2014 1 Cor. 7 : 14.<\/p>\n<p>La question de l&#8217;\u00e9ducation convenable des enfants peut \u00eatre une question difficile, mais qui, pour le Seigneur, n&#8217;est pas trop difficile \u00e0 r\u00e9gler. C&#8217;est pourquoi les parents (le p\u00e8re ou la m\u00e8re) devenus chr\u00e9tiens, peuvent esp\u00e9rer que la gr\u00e2ce du Seigneur abondera touchant leurs affaires, proportionnellement \u00e0 leurs difficult\u00e9s. Ils devraient rechercher avec le plus d&#8217;ardeur possible, la sagesse et l&#8217;assistance qui viennent d&#8217;en haut, afin de pouvoir accomplir convenablement ses devoirs dans les circonstances les plus difficiles. La gr\u00e2ce du Seigneur nous suffit dans toutes les conditions. Le fait que l&#8217;un des parents soit une Nouvelle-Cr\u00e9ature, et l&#8217;autre un incr\u00e9dule, ou un non-consacr\u00e9, ne change en rien l&#8217;arrangement divin concernant le chef de famille. Cette fonction revient encore au mari, et s&#8217;il est une Nouvelle-Cr\u00e9ature, il lui faut diriger les affaires de sa famille aussi bien qu&#8217;il en est capable selon les circonstances, et guid\u00e9 par la sagesse d&#8217;en haut qui lui est promise. Si la femme est la Nouvelle-Cr\u00e9ature, son sobre bon sens, son attachement aux principes de la droiture, son amabilit\u00e9, sa douceur, sa pr\u00e9venance, sa sollicitude devraient en faire un tel joyau dans la famille, devrait tant faire briller sa lumi\u00e8re devant son mari, que ce dernier<\/p>\n<p>587<\/p>\n<p>pourrait prendre plaisir \u00e0 lui laisser pratiquement la direction compl\u00e8te des enfants pour laquelle il discernerait qu&#8217;elle est sp\u00e9cialement comp\u00e9tente. Cependant, quelle que soit l&#8217;autorit\u00e9 qu&#8217;elle devrait exercer, ce serait en tant que d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e de son mari qui, saint ou p\u00e9cheur, est le chef responsable de sa famille.<\/p>\n<p>Pareillement, le mari qui fait briller sa lumi\u00e8re devrait s&#8217;attendre \u00e0 ce que sa femme, aussi bien que ses enfants, discernent la diff\u00e9rence qui le marque des hommes irreligieux, son esprit d&#8217;amour, son amabilit\u00e9, sa serviabilit\u00e9 et son esprit de sobre bon sens. N\u00e9anmoins, si ces r\u00e9sultats escompt\u00e9s ne se produisent pas, si plus il est fid\u00e8le, plus grande est l&#8217;hostilit\u00e9 de sa partenaire incr\u00e9dule, au point m\u00eame de rendre une s\u00e9paration n\u00e9cessaire, souvenons-nous que le conseil du Seigneur nous a avertis que telle pourrait \u00eatre notre exp\u00e9rience, en disant : \u00ab Ne trouvez pas \u00e9trange le feu ardent qui est au milieu de vous, qui est sur vous pour votre \u00e9preuve \u00bb et aussi \u00ab Les ennemis d&#8217;un homme seront les gens de sa maison \u00bb. Et encore : \u00ab Je ne suis pas venu mettre la paix sur la terre, mais l&#8217;\u00e9p\u00e9e \u00bb Bien que mon message soit un message de paix et de b\u00e9n\u00e9diction dans le pr\u00e9sent, il provoque fr\u00e9quemment la querelle, parce que les enfants des t\u00e9n\u00e8bres ha\u00efssent la lumi\u00e8re, et que beaucoup d&#8217;entre eux, tromp\u00e9s par l&#8217;Adversaire et les faiblesses de leur propre nature d\u00e9chue, veulent le combattre continuellement. Ne trouvez pas cela \u00e9trange, consid\u00e9rez cela comme faisant partie de votre \u00e9preuve, endurez-la comme permise par le Seigneur jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;il vous ouvre une porte pour en sortir.<\/p>\n<p>Certaines personnes qui sont devenues des consacr\u00e9es du Seigneur, des membres de la Nouvelle-Cr\u00e9ation, demandent un avis, disant : \u00ab J&#8217;ai \u00e9t\u00e9 mal enseign\u00e9e au d\u00e9but de mon exp\u00e9rience chr\u00e9tienne dans l&#8217;\u00e9glise nominale. On me fit comprendre qu&#8217;ayant adopt\u00e9 une religion, j&#8217;\u00e9tais sauv\u00e9e ; je n&#8217;avais besoin de rien d&#8217;autre que d&#8217;aller simplement \u00e0 l&#8217;\u00e9glise r\u00e9guli\u00e8rement et payer ce qui est d\u00fb. Je ne re\u00e7us aucune instruction, ou bien peu, sur la n\u00e9cessit\u00e9 de d\u00e9raciner le p\u00e9ch\u00e9 et l&#8217;\u00e9go\u00efsme de mon propre c\u0153ur, et de les remplacer de plus en plus par l&#8217;Esprit du Seigneur<\/p>\n<p>588<\/p>\n<p>avec ses richesses d&#8217;amour et toutes les gr\u00e2ces int\u00e9rieures qui en d\u00e9coulent. Je donnais \u00e0 mon mari tout mon temps disponible et toute mon \u00e9nergie pour l&#8217;aider dans ses affaires et pour nous efforcer \u00e0 nous \u00e9lever dans le monde ; je fus laiss\u00e9e dans l&#8217;ignorance de ce que signifiait mon engendrement de l&#8217;Esprit ; je ne savais pas non plus que je devais cultiver le renouvellement de mon entendement pour qu&#8217;il s&#8217;affectionn\u00e2t de moins en moins aux choses de la terre et de plus en plus au caract\u00e8re, aux gr\u00e2ces, \u00e0 la puissance et \u00e0 la croissance c\u00e9lestes. Pendant ce temps, mes enfants naquirent. Je pr\u00e9sume qu&#8217;ils ont h\u00e9rit\u00e9 ces traits de mon caract\u00e8re que je cultivais pendant mes gestations ; apr\u00e8s leur naissance, j&#8217;ai discern\u00e9 \u00e0 quel point ils furent tristement n\u00e9glig\u00e9s d&#8217;apr\u00e8s ce que je comprends maintenant sur l&#8217;\u00e9ducation convenable d&#8217;un enfant et sur le vrai devoir d&#8217;une m\u00e8re qui est une Nouvelle-Cr\u00e9ature dans le Christ J\u00e9sus. A pr\u00e9sent mes enfants sont turbulents, ent\u00eat\u00e9s, \u00e9go\u00efstes, d\u00e9sob\u00e9issants. Non seulement ils manquent de r\u00e9v\u00e9rence pour Dieu, mais encore ils n&#8217;ont aucun respect pour moi, ni pour mes convictions religieuses. Que puis-je faire pour eux ? Je comprends bien que l\u2019\u00c9ternel me pardonne, par Christ, d&#8217;avoir par ignorance manqu\u00e9 \u00e0 mon devoir envers eux dans le pass\u00e9. Je me rends compte aussi que je suis simplement en train de r\u00e9colter ce que j&#8217;ai sem\u00e9 et que mes exp\u00e9riences pr\u00e9sentes ne sont qu&#8217;une juste r\u00e9tribution pour avoir n\u00e9glig\u00e9 mes devoirs dans le pass\u00e9. Ah ! o\u00f9 \u00e9tait mon sens chr\u00e9tien ? Comme je manquais de l&#8217;esprit de sobre bon sens et o\u00f9 \u00e9taient mes instructeurs et guides religieux qui non seulement m&#8217;enseignaient mal touchant le caract\u00e8re de Dieu et son plan, mais ne m&#8217;enseignaient m\u00eame pas le plus simple des devoirs naturels \u2014 mes obligations maternelles ? H\u00e9las ! Je comprends que j&#8217;ai d\u00e9pens\u00e9 mon argent \u00e0 entretenir ces conducteurs religieux pour ce qui n&#8217;\u00e9tait pas du pain, pour ce qui ne satisfaisait pas, ni temporellement, ni spirituellement ! Mais \u00e0 pr\u00e9sent, quel est mon devoir ? Quelle ligne de conduite dois-je suivre ? Comment puis-je rectifier, dans toute la mesure du .possible, ma n\u00e9gligence du pass\u00e9 ? \u00bb<\/p>\n<p>589<\/p>\n<p>Nous r\u00e9pondons \u00e0 ces demandes que sur ce sujet comme sur n&#8217;importe quel autre sujet, le peuple du Seigneur ne devrait pas s&#8217;affliger comme ceux qui n&#8217;ont pas d&#8217;esp\u00e9rance. Sans aucun doute, il pla\u00eet au Seigneur que nous regrettions d&#8217;avoir manqu\u00e9 \u00e0 nos devoirs dans le pass\u00e9, et il ne lui pla\u00eet pas moins que nous lui demandions pardon pour de tels manquements, que nous lui promettions une plus grande fid\u00e9lit\u00e9 dor\u00e9navant \u00e0 rechercher quelles sont nos obligations envers ceux qui d\u00e9pendent de nous, et \u00e0 les remplir. Il lui plairait s\u00fbrement que les exp\u00e9riences pr\u00e9sentes que nous faisons avec des enfants indisciplin\u00e9s, nous les acceptions avec patience, avec indulgence, comme faisant partie d&#8217;un ch\u00e2timent pour nos p\u00e9ch\u00e9s d&#8217;omission ou de commission dans leur \u00e9ducation ; re\u00e7ues de cette mani\u00e8re, ces \u00e9preuves peuvent servir \u00e0 nous polir et \u00e0 nous pr\u00e9parer pour le Royaume.<\/p>\n<p>Quant au devoir de cette m\u00e8re envers de tels enfants, il consiste indubitablement \u00e0 commencer par leur enseigner les le\u00e7ons qui auraient d\u00fb leur \u00eatre enseign\u00e9es dans leur jeune \u00e2ge : la responsabilit\u00e9 envers l\u2019\u00c9ternel, les principes d&#8217;\u00e9quit\u00e9, de justice, d&#8217;amour les uns envers les autres et envers tous. Toute cette instruction devrait \u00eatre donn\u00e9e avec un grand amour, une grande indulgence et une grande patience ; ce serait ainsi pour l&#8217;enfant une remarquable le\u00e7on de la puissance de la gr\u00e2ce dans le c\u0153ur de sa m\u00e8re. Selon l&#8217;\u00e2ge de l&#8217;enfant et suivant d&#8217;autres circonstances en rapport avec lui \u2014 jusqu&#8217;\u00e0 quel point de mauvais principes \u00e9taient enracin\u00e9s, etc. \u2014 on devrait attendre les r\u00e9sultats avec patience. Si des restrictions paraissaient absolument n\u00e9cessaires, on devrait les appliquer avec douceur, avec consid\u00e9ration et en les expliquant. L&#8217;autorit\u00e9 des parents devrait \u00eatre \u00e9tablie avec bienveillance et non avec rudesse. On ne devrait pas s&#8217;attendre \u00e0 ce que des enfants qui ont \u00e9t\u00e9 habitu\u00e9s \u00e0 r\u00e9gner dans la maison deviennent instantan\u00e9ment bons et ob\u00e9issants. On devrait rechercher la sagesse d&#8217;en haut dans tous les d\u00e9tails des arrangements et du gouvernement du foyer, car aucun \u00e9tranger \u00e0 la maison n&#8217;est comp\u00e9tent pour comprendre \u00e0 fond toutes les affaires de la famille d&#8217;un autre, ni pour donner des<\/p>\n<p>590<\/p>\n<p>directives pr\u00e9cises pour la gouverner d&#8217;une mani\u00e8re convenable.<\/p>\n<p>Deux principes devraient servir de guides : en tout premier lieu, l&#8217;amour pour l\u2019\u00c9ternel et pour les enfants, et cet amour devrait \u00eatre guid\u00e9 et dirig\u00e9 par la Parole de Dieu ; et en second lieu, on devrait continuellement avoir recours \u00e0 la Parole de Dieu comme \u00e9tant la source de l&#8217;autorit\u00e9 et de l&#8217;instruction. En outre, tous les parents devraient apprendre \u00e0 traiter leurs enfants avec consid\u00e9ration. Qu&#8217;ils soient des enfants bien \u00e9lev\u00e9s ou non, ils devraient se rendre compte que leur p\u00e8re ou leur m\u00e8re respecte leur conscience et leur jugement, et qu&#8217;il (ou elle) essaie d&#8217;agir \u00e0 leur \u00e9gard en accord avec ces \u00e9l\u00e9ments de caract\u00e8re. En particulier, lorsque l&#8217;enfant devient un adolescent, on doit faire appel \u00e0 sa raison et abandonner dans la m\u00eame mesure la force et les ch\u00e2timents corporels.<\/p>\n<p>Dans une certaine mesure, on doit trouver dans presque tous les \u00eatres humains le principe de justice auquel nous avons d\u00e9j\u00e0 fait allusion, et en particulier s&#8217;il se trouve que le sens de la justice est soutenu par l&#8217;\u00e9go\u00efsme. Ainsi, lorsque l&#8217;enfant devient un adolescent, il sent d&#8217;une mani\u00e8re instinctive qu&#8217;il a franchi une ligne de d\u00e9marcation, qu&#8217;on ne devrait plus le traiter comme un enfant, mais comme un camarade, qu&#8217;on ne devrait plus lui ordonner mais lui demander de faire quelque chose ; d\u00e9sormais, on ne devrait plus exiger de lui qu&#8217;il rende strictement un compte de tout ce qu&#8217;il gagne, mais lui permettre une plus grande libert\u00e9 d&#8217;action et une plus grande personnalit\u00e9 qu&#8217;auparavant. Des parents sages, justes, affectueux ne devraient pas essayer de violer ces droits qu&#8217;apporte la maturit\u00e9 ; au contraire, \u00e0 partir de ce moment, ils devraient chercher \u00e0 agir avec le fils ou la fille comme avec un plus jeune fr\u00e8re ou une plus jeune s\u0153ur \u2014 comme un conseiller et comme le meilleur ami. De bons parents, \u00e0 ce propos, manquent parfois de sagesse et d&#8217;esprit de justice, et abusent de l&#8217;autorit\u00e9 que l&#8217;enfant a admise jusque-l\u00e0. Ils ne tiennent pas compte de sa virilit\u00e9 ou de sa f\u00e9minit\u00e9, et ils essaient de maintenir le caract\u00e8re imp\u00e9ratif de leur autorit\u00e9 ; ils y parviennent parfois plus ou moins, mais, croyons-nous, jamais<\/p>\n<p>591<\/p>\n<p>\u00e0 leur r\u00e9el avantage, ni \u00e0 celui de leurs enfants. Ils savent, aussi bien que l&#8217;enfant d&#8217;ailleurs, qu&#8217;ils profitent de sa docilit\u00e9 et que si l&#8217;enfant voulait se rebeller, les choses se r\u00e9gleraient vite autrement. Les parents devraient r\u00e9fl\u00e9chir et comprendre que leur comportement peut porter pr\u00e9judice \u00e0 la v\u00e9ritable affection qu&#8217;il a pour eux. Il discerne cette marque d&#8217;\u00e9go\u00efsme et d&#8217;injustice dans la conduite de ses parents dont il avait autrefois jug\u00e9 les sentiments d&#8217;une mani\u00e8re diff\u00e9rente. Ainsi l&#8217;amour filial est-il sap\u00e9 \u00e0 ses racines m\u00eames, et il est possible que les parents apprennent avant de mourir l&#8217;erreur qu&#8217;ils ont commise, m\u00eame si elle leur a r\u00e9ussi temporairement. Nous ne voulons pas dire par l\u00e0 que les obligations de l&#8217;enfant cessent d\u00e8s qu&#8217;il atteint l&#8217;\u00e2ge adulte. Bien au contraire. Nous estimons, d&#8217;accord avec la l\u00e9gislation civile du monde, qu&#8217;un enfant est tenu de pourvoir aux besoins de ses parents jusqu&#8217;\u00e0 leur mort, et aussi longtemps qu&#8217;il en aura la force. Ce que nous voulons montrer, c&#8217;est que si, avant la maturit\u00e9 de l&#8217;enfant, les parents ont pleine autorit\u00e9 sur lui, apr\u00e8s sa maturit\u00e9 l&#8217;enfant a sa propre personnalit\u00e9, son individualit\u00e9 qu&#8217;il faut reconna\u00eetre et \u00e0 laquelle il faut faire appel. Il est du devoir de l&#8217;enfant de pourvoir aux besoins de ses parents, mais si ces derniers les lui demandent comme il faut, l&#8217;enfant s&#8217;ex\u00e9cutera d&#8217;autant plus promptement et de bon c\u0153ur. L&#8217;obligation de l&#8217;enfant envers ses parents \u00e2g\u00e9s qu&#8217;il doit soutenir correspond exactement \u00e0 la responsabilit\u00e9 des parents en ce qui concerne les soins et la protection qu&#8217;ils doivent \u00e0 leur enfant jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;il parvienne \u00e0 une certaine maturit\u00e9. Il est tout \u00e0 fait rare que les parents qui ont agi avec justice et amour \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de leur enfant soient laiss\u00e9s dans le besoin si l&#8217;enfant a la force de les soutenir. &#8211;<\/p>\n<p>Pendant que nous examinons les devoirs des parents envers leurs enfants, diverses questions se posent \u00e0 propos de la limite convenable des \u00e9tudes, les restrictions raisonnables quant au genre de lecture et de savoir qui doit meubler l&#8217;esprit. Nous sommes de ceux qui appr\u00e9cient hautement la valeur d&#8217;une \u00e9ducation, et cependant nous croyons qu&#8217;il faut exercer une grande sagesse sur ce qui constitue<\/p>\n<p>592<\/p>\n<p>une \u00e9ducation. L&#8217;\u00e9ducation est comme un poli. Presque toutes les pierres peuvent \u00eatre rendues belles en les polissant avec soin, mais un fin polissage ne convient pas \u00e0 toutes les pierres. Dans le cas d&#8217;un diamant ou d&#8217;un rubis ou d&#8217;une autre pierre pr\u00e9cieuse, le polissage est absolument n\u00e9cessaire pour d\u00e9velopper les qualit\u00e9s latentes de la pierre ; sans les facettes, on ne pourrait appr\u00e9cier sa splendeur et la pierre ne pourrait briller de tous ses feux. Pourtant, on perdrait son \u00e9nergie \u00e0 polir de la m\u00eame mani\u00e8re des pav\u00e9s. Pire encore, ce polissage rendrait le pav\u00e9 trop pr\u00e9cieux, trop beau, pour l&#8217;employer comme pav\u00e9. En outre, ayant des facettes il serait moins utilisable comme pav\u00e9 que si on n&#8217;y avait pas touch\u00e9 ou si on l&#8217;avait taill\u00e9 grossi\u00e8rement pour le mettre exactement \u00e0 sa place.<\/p>\n<p>C&#8217;est ainsi qu&#8217;en mati\u00e8re d&#8217;\u00e9ducation, nous comprenons le polissage de l&#8217;esprit par le \u00ab programme classique \u00bb du coll\u00e8ge. Certains en retireront un profit, d&#8217;autres un dommage. Qui n&#8217;a pas connu des hommes si instruits qu&#8217;ils ne pouvaient pas occuper dans la vie la place \u00e0 laquelle leurs talents naturels les destinaient ? Ils \u00e9taient trop instruits, et tel l&#8217;homme de la parabole, ils ne pouvaient b\u00eacher, ils avaient honte de mendier et ils \u00e9taient inaptes \u00e0 n&#8217;importe quelle occupation. Si, dans la providence du Seigneur, les parents ont trouv\u00e9 que leur enfant est un tr\u00e8s brillant sujet et que cette providence a favoris\u00e9 leurs affaires de sorte que leur situation financi\u00e8re et d&#8217;autres consid\u00e9rations permettent \u00e0 cet enfant l&#8217;entr\u00e9e au coll\u00e8ge, ils feront bien de rechercher si ces indications marquent bien la direction du Seigneur quant \u00e0 leur devoir envers l&#8217;enfant, apr\u00e8s quoi ils devraient agir selon leurs convictions. N\u00e9anmoins, s&#8217;ils l&#8217;envoient au coll\u00e8ge, \u00e0 l&#8217;\u00e9poque o\u00f9 nous sommes, ils devraient \u00e9prouver une grande inqui\u00e9tude, une grande crainte, celle de voir ce brillant ext\u00e9rieur selon la sagesse de ce monde effacer tout le brillant de la foi, du caract\u00e8re et du c\u0153ur, tout ce poli qu&#8217;eux-m\u00eames, en tant que parents et, \u00e0 juste titre, instructeurs, lui ont donn\u00e9 depuis son enfance et avant sa naissance.<\/p>\n<p>Le peuple de Dieu de la Nouvelle-Cr\u00e9ation devrait apprendre \u00e0 appr\u00e9cier l&#8217;\u00e9ducation du c\u0153ur, du caract\u00e8re et de<\/p>\n<p>593<\/p>\n<p>la foi en Dieu comme \u00e9tant sup\u00e9rieure \u00e0 tous \u00e9gards \u00e0 celle que l&#8217;on peut obtenir dans les \u00e9coles de ce monde. Ils devraient appr\u00e9cier que la \u00ab sagesse d&#8217;en haut, premi\u00e8rement pure, ensuite paisible, mod\u00e9r\u00e9e, traitable, pleine de mis\u00e9ricorde et de bons fruits \u00bb est plus d\u00e9sirable que toute la sagesse de la terre. Ils devraient r\u00e9fl\u00e9chir pour savoir &#8220;Si leur enfant est bien enracin\u00e9 et fond\u00e9 en caract\u00e8re, en principe, en fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00c9ternel et \u00e0 sa Parole au point que les tendances ath\u00e9es des \u00e9coles de nos jours, et leurs enseignements rationalistes appel\u00e9s Haute-Critique, Evolution, etc., ne pourraient jamais supplanter la foi bien fond\u00e9e en l&#8217;Eternel et en sa Parole. En v\u00e9rit\u00e9, le danger est si grand que nous serions plut\u00f4t enclins \u00e0 nous contenter de l&#8217;instruction que l&#8217;on peut obtenir dans les \u00e9coles publiques, les cours compl\u00e9mentaires ou les \u00e9coles pr\u00e9paratoires.<\/p>\n<p>Nous \u00e9crivons cet avis, pleinement conscient qu&#8217;il para\u00eet stupide ou pire encore \u00e0 l&#8217;esprit mondain. N\u00e9anmoins, nous avons appris \u00e0 voir les choses de ce que nous croyons \u00eatre le point de vue divin et nous recommandons \u00e0 tous les consacr\u00e9s du Seigneur que, sur le pr\u00e9sent sujet comme sur tous les autres, ils fassent tous leurs efforts pour rechercher ce point de vue : celui du Seigneur. Nous pourrions ajouter, en outre, que dans les temps d&#8217;intense activit\u00e9 que nous vivons, avec la pr\u00e9cipitation, l&#8217;agitation et le nervosisme de notre \u00e9poque, celui qui jusqu&#8217;\u00e0 vingt et un ans, passe sa vie \u00e0 l&#8217;\u00e9cole \u00e0 se polir pour son travail futur dans la vie, a manqu\u00e9 une autre forme d&#8217;\u00e9cole qu&#8217;emprunte le gar\u00e7on qui, terminant sa scolarit\u00e9 \u00e0, disons quatorze ou quinze ans, suit une autre discipline dans une profession quelconque o\u00f9 il doit \u00ab gravir les \u00e9chelons \u00bb. Lorsqu&#8217;il aura eu ainsi six ans d&#8217;apprentissage, il est probable qu&#8217;il sera plus capable de faire face aux conditions actuelles que celui qui aura pass\u00e9 le m\u00eame nombre d&#8217;ann\u00e9es dans la discipline du coll\u00e8ge.<\/p>\n<p>Quant au jeu : l&#8217;un des principaux avantages du jeu, c&#8217;est l&#8217;exercice agr\u00e9able qui y est associ\u00e9, car c&#8217;est un fait indiscutable que l&#8217;exercice pratiqu\u00e9 avec plaisir est beaucoup plus profitable que ne le serait le m\u00eame exercice exactement, s&#8217;il \u00e9tait ex\u00e9cut\u00e9 comme une corv\u00e9e. Par quelque<\/p>\n<p>594<\/p>\n<p>chimie inconnue de notre organisme, l&#8217;esprit (\u00ab mind \u00bb) et ses dispositions sont pour quelque chose dans toutes les fonctions vitales. Quand nous sommes joyeux, notre esprit coop\u00e8re bien mieux avec toutes les forces et toutes les fonctions naturelles au d\u00e9veloppement de notre organisme et \u00e0 la r\u00e9paration des forces perdues. Mais c&#8217;est une id\u00e9e erron\u00e9e de croire que faire ce qui est utile est une besogne p\u00e9nible et que l&#8217;on n&#8217;\u00e9prouve du plaisir que si l&#8217;on fait une chose sans utilit\u00e9 \u2014 un jeu. Nous pensons, au contraire, que cette erreur a conduit beaucoup de gens raisonnables \u00e0 fol\u00e2trer et \u00e0 paresser alors, qu&#8217;au contraire, ils auraient d\u00fb r\u00e9sister aux impulsions naturelles de la nature d\u00e9chue dans cette direction. Le \u00ab jardin d&#8217;enfants \u00bb est un mouvement relativement r\u00e9cent que nous estimons \u00eatre sur la bonne voie : rendre l&#8217;instruction agr\u00e9able aux enfants. Tous les autres plaisirs accord\u00e9s par les parents sages devraient s&#8217;inspirer quelque peu du m\u00eame principe : ne rien approuver qui soit simplement une perte de temps et d&#8217;\u00e9nergie.<\/p>\n<p>On devrait s&#8217;assurer la d\u00e9tente et la r\u00e9cr\u00e9ation surtout &#8216;par un changement d&#8217;occupation, plut\u00f4t que par la paresse et un exercice inutile. La petite fille prend plaisir \u00e0 habiller sa poup\u00e9e et \u00e0 la soigner, et \u00e0 \u00ab jouer au th\u00e9\u00e2tre \u00bb. Le petit gar\u00e7on \u00ab joue \u00e0 l&#8217;\u00e9picier \u00bb, et avec du sable, etc., en guise de marchandises, il fait des affaires imaginaires en vendant du th\u00e9, du caf\u00e9, du sucre, des pommes de terre ; ou bien il \u00ab joue au cheval \u00bb comme conducteur d&#8217;attelage, ou bien il s&#8217;imagine \u00eatre un pr\u00e9dicateur ou un missionnaire ou un instituteur ou un docteur. Tous ces jeux sont dans le bon sens et doivent \u00eatre encourag\u00e9s chez les petits. Lorsque les enfants grandissent, ces jeux devraient cesser et les enfants devraient trouver \u00e0 se distraire en aidant leurs parents ou les tuteurs ou autres aux travaux du m\u00e9nage ou dans le vrai magasin ou dans le vrai atelier. Si on leur enseigne \u00e0 trouver plaisir \u00e0 ce qui est utile, \u00e0 ce qui rend service aux autres, financi\u00e8rement ou autrement, si on leur enseigne que l&#8217;oisivet\u00e9 est un p\u00e9ch\u00e9 et une honte, un discr\u00e9dit sur quiconque s&#8217;y adonne et une perte inutile d&#8217;occasions pr\u00e9cieuses, ils seront bien pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 faire<\/p>\n<p>595<\/p>\n<p>face aux devoirs de la vie avec plaisir, et \u00e0 ne pas envier (ceux qui gaspillent \u00e0 la fois le temps et l&#8217;argent \u00e0 regarder un jeu de ballon ou \u00e0 participer \u00e0 tout autre chose aussi stupide et sans profit. On devrait inculquer d\u00e8s l&#8217;enfance l&#8217;\u00e9conomie de temps et de ressources, non dans le but de cultiver l&#8217;\u00e9go\u00efsme, mais pour d\u00e9velopper l&#8217;id\u00e9e d&#8217;\u00e9conomie conforme \u00e0 la volont\u00e9 divine de ne rien gaspiller. Apr\u00e8s avoir rassasi\u00e9 la multitude, le Ma\u00eetre ordonna de ramasser et non de gaspiller les morceaux de reste, montrant par l\u00e0 sa pens\u00e9e que, en toutes choses, il n&#8217;y ait aucun gaspillage, que nous sachions nous rendre compte que nous sommes responsables devant lui pour chaque instant, chaque dollar, chaque journ\u00e9e, non que cette responsabilit\u00e9 nous maintiendrait dans la crainte, mais une responsabilit\u00e9 qui se r\u00e9jouit de conna\u00eetre la volont\u00e9 divine, d&#8217;\u00eatre aussi compl\u00e8tement que possible en accord avec elle, qui discerne qu&#8217;une telle conduite pla\u00eet \u00e0 l&#8217;Eternel, et que par cons\u00e9quent nous pouvons nous en r\u00e9jouir pleinement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>COMMENT EXERCER CONVENABLEMENT L&#8217;ESPRIT DE L&#8217;ENFANT<\/p>\n<p>A mesure que l&#8217;enfant grandit et qu&#8217;il se rend compte de tout ce qu&#8217;il y a \u00e0 apprendre dans le monde, on devrait l&#8217;encourager \u00e0 lire, mais d\u00e8s le d\u00e9but, on devrait lui enseigner \u00e0 distinguer sagement entre la \u00ab balle \u00bb de la fiction et le \u00ab grain \u00bb de la connaissance. On devrait lui montrer que chaque \u00ab balle \u00bb de fiction introduite dans son esprit est plus mauvaise que sans valeur, elle est un pr\u00e9judice, une g\u00eane sans compter le temps pr\u00e9cieux perdu qui aurait pu \u00eatre mieux employ\u00e9 \u00e0 amasser des connaissances si rapidement n\u00e9cessaires pour accomplir convenablement ses devoirs dans la vie. On devrait l&#8217;encourager \u00e0 lire des livres instructifs et non des romans. Il devrait bien conna\u00eetre l&#8217;histoire de son pays et avoir une connaissance raisonnable du reste du monde. Il peut l&#8217;obtenir au moyen de r\u00e9cits : nous n&#8217;entendons pas simplement par l\u00e0 la succession des royaumes, des batailles et des g\u00e9n\u00e9raux, mais surtout les \u0153uvres qui montrent le d\u00e9veloppement social,<\/p>\n<p>596<\/p>\n<p>moral et intellectuel des \u00e2ges pass\u00e9s, et du monde tel qu&#8217;il est aujourd&#8217;hui. On devrait montrer \u00e0 l&#8217;enfant, d&#8217;une mani\u00e8re plaisante et agr\u00e9able, l&#8217;importance de ces connaissances comme un trait dominant de son \u00e9ducation pour son avenir ; on devrait faire appel \u00e0 sa raison et \u00e0 son jugement, et s&#8217;assurer ainsi le concours de sa volont\u00e9 en faveur d&#8217;une telle lecture \u00e9ducative et en opposition \u00e0 toute litt\u00e9rature sans valeur, de violence, de r\u00eaverie qui lui fera du mal et le laissera d\u00e9sarm\u00e9 devant les devoirs de la vie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>LE FL\u00c9AU DES MAUVAISES SUGGESTIONS<\/p>\n<p>Ce qui suit a paru r\u00e9cemment dans les colonnes de Church Standard. Il s&#8217;agit de la critique d&#8217;un roman, et illustre le plus mauvais c\u00f4t\u00e9 de la le\u00e7on que .nous voudrions inculquer :<\/p>\n<p>\u00ab L&#8217;une des pens\u00e9es les plus effrayantes ressortant de ce sujet est la permanence des impressions ignobles dans la m\u00e9moire humaine. Il y a des ann\u00e9es \u2014 peu importe combien, ni si cela s&#8217;est pass\u00e9 dans notre pays ou ailleurs \u2014 une dame gisait sur son lit de mort. Elle \u00e9tait jeune encore et avait connu une vie exceptionnellement \u00e0 l&#8217;abri du besoin. Elle avait \u00e9t\u00e9 la puret\u00e9 incarn\u00e9e dans toutes ses actions et ses paroles. On ne croyait pas qu&#8217;elle e\u00fbt jamais eu l&#8217;occasion d&#8217;entendre un seul mot ordurier de toute sa vie. Or, dans son d\u00e9lire, elle d\u00e9bita devant ses amis et ses serviteurs un torrent d&#8217;impr\u00e9cations obsc\u00e8nes qui les frapp\u00e8rent de terreur et de stupeur. O\u00f9 avait-elle jamais pu entendre pareils mots ? Ils ne pouvaient l&#8217;imaginer et ils ne le surent jamais. Mais devaient-ils en conclure qu&#8217;elle avait secr\u00e8tement aim\u00e9 ces mots et les avait retenus avec avidit\u00e9 ? Non pas. Ce que l&#8217;on peut vraiment supposer, c&#8217;est que, les ayant entendus \u00e0 un mauvais moment, elle les avait compl\u00e8tement d\u00e9test\u00e9s et que, dans son effort m\u00eame pour les oublier, elle les avait tellement grav\u00e9s dans sa m\u00e9moire qu&#8217;ils lui \u00e9taient rest\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;heure de la mort. Ce n&#8217;est pas seulement l\u00e0 une opinion charitable, c&#8217;est la conclusion juste et raisonnable. Mais, elle ne serait pas toujours valable. Quand l&#8217;esprit et l&#8217;imagination ont \u00e9t\u00e9 ouverts et gard\u00e9s ouverts pendant de nombreuses heures et de nombreux<\/p>\n<p>597<\/p>\n<p>jours \u00e0 la r\u00e9ception de pens\u00e9es impures, et \u00e0 la contemplation d&#8217;images obsc\u00e8nes, qui pourra dire l&#8217;effet d\u00e9gradant d&#8217;une telle association mentale ? De toutes les mauvaises choses de ce monde rempli de maux, nous ne connaissons rien de si terriblement effrayant dans sa subtilit\u00e9 et dans la permanence de son influence corruptrice qu&#8217;un mauvais livre \u00e9crit par un homme de g\u00e9nie \u00bb.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9l\u00e9ment religieux de l&#8217;esprit de l&#8217;enfant exige une \u00e9ducation sp\u00e9ciale, et en cela les parents chr\u00e9tiens devraient \u00eatre ses tuteurs. Dans la condition de confusion o\u00f9 se trouve actuellement le monde sur les sujets religieux, et dans l&#8217;attitude plus avanc\u00e9e qu&#8217;il a touchant l&#8217;\u00e9cole publique et l&#8217;instruction publique, toute tentative d&#8217;enseigner une religion quelle qu&#8217;elle soit est s\u00fbre d&#8217;entrer en opposition avec les pr\u00e9judices ou les croyances de certains des int\u00e9ress\u00e9s. C&#8217;est pourquoi il est juste que les \u00e9coles publiques soient libres de tous faux-semblants religieux, toutes instructions, formes et c\u00e9r\u00e9monies religieuses. Malgr\u00e9 tout le respect que nous avons pour la Bible, la Parole de Dieu, nous croyons que, du fait que les Juifs sont oppos\u00e9s aux enseignements du Nouveau Testament, que beaucoup de ceux qui sont sous l&#8217;influence de la Haute-Critique sont oppos\u00e9s \u00e0 une grande partie de l&#8217;Ancien Testament aussi bien qu&#8217;au Nouveau, que certains incr\u00e9dules, sceptiques, bouddhistes, Th\u00e9osophes, etc., sont oppos\u00e9s \u00e0 la Bible tout enti\u00e8re, tandis que d&#8217;autres sont en d\u00e9saccord avec la version commune ; \u00e9tant donn\u00e9 \u00e9galement que toutes ces classes de gens sont impos\u00e9es pour l&#8217;entretien des \u00e9coles et qu&#8217;ils exigent de pouvoir les fr\u00e9quenter, il est \u00e0 la fois juste et sage de se dispenser de tout exercice religieux dans les \u00e9coles, et de ne pas se servir de la Bible en tant que livre religieux, mais purement et simplement comme une histoire ancienne, plut\u00f4t que choquer tant de personne qui ne partagent pas nos convictions.<\/p>\n<p>Connaissant notre profond respect pour la Bible, la Parole inspir\u00e9e de Dieu, il est possible que cette suggestion paraisse \u00e9trange \u00e0 certains, mais pourtant nous croyons que c&#8217;est une ligne de conduite convenable, en accord avec la R\u00e8gle d&#8217;or. Il est vrai que nous sommes peut-\u00eatre une<\/p>\n<p>598<\/p>\n<p>si petite minorit\u00e9 que notre influence, si nous choisissions de l&#8217;exercer, serait faible ; les Nouvelles-Cr\u00e9atures ne doivent pas se sentir tenues de soutenir cette suggestion, pas plus qu&#8217;elles n&#8217;ont \u00e0 soutenir d&#8217;autres r\u00e9formes morales. Toutes les Nouvelles-Cr\u00e9atures ont une mission plus haute, (plus noble en rapport avec le d\u00e9veloppement de la Nouvelle-Cr\u00e9ation ; elles peuvent donc se permettre de laisser toutes ces r\u00e9formes morales entre les mains du monde pour le moment, jusqu&#8217;\u00e0 ce que vienne le Royaume. N\u00e9anmoins, il est \u00e9minemment \u00e0 propos que nous ayons l&#8217;esprit de sobre bon sens et soyons en plein accord avec la justice m\u00eame si nous n&#8217;avons jamais une occasion favorable d&#8217;exprimer nos sentiments sur ce sujet.<\/p>\n<p>De toute mani\u00e8re, six heures par jour et cinq jours par semaine, et cela pendant moins de six ans pour toute une vie paraissent s\u00fbrement un minimum \u00e0 consacrer aux nombreuses le\u00e7ons sur des sujets la\u00efques qu&#8217;on impose aux enfants de nos jours. Ce temps r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9tude s\u00e9culi\u00e8re laisse aux parents et \u00e0 ceux qu&#8217;ils ont choisis comme guides spirituels, beaucoup de temps pour l&#8217;instruction religieuse qui leur para\u00eet la meilleure. Sur les 168 heures de chaque semaine, les \u00e9tudes s\u00e9culi\u00e8res m\u00e9ritent bien toutes les trente heures par semaine qui leur sont affect\u00e9es, surtout si l&#8217;on consid\u00e8re que les temps agit\u00e9s actuels emp\u00eachent fr\u00e9quemment l&#8217;enfant d&#8217;avoir plus de trois ans de cette \u00e9ducation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;INFLUENCE DES ECOLES DU DIMANCHE<\/p>\n<p>L&#8217;Ecole du dimanche est devenue une grande organisation dans toute la chr\u00e9tient\u00e9. Si on la consid\u00e8re comme un cercle social d&#8217;enfants, qui les rassemble une fois par semaine, soustrait leur esprit aux occupations ordinaires journali\u00e8res et le dirige vers la r\u00e9flexion sur des sujets sociaux et religieux en g\u00e9n\u00e9ral, on peut estimer que l&#8217;Ecole du dimanche a accompli une \u0153uvre importante dans le monde \u2014 en particulier pour les classes laborieuses de la soci\u00e9t\u00e9. Quant \u00e0 son effet sur les enfants de croyants, nous le consid\u00e9rons comme pr\u00e9judiciable. Nous savons, toutefois, qu&#8217;un tel sentiment para\u00eetra exag\u00e9r\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;on en ait pleinement appr\u00e9ci\u00e9 les raisons. Les voici :<\/p>\n<p>599<\/p>\n<p>(1) Les Ecoles d\u00fb dimanche ont port\u00e9 pr\u00e9judice aux parents chr\u00e9tiens en ce qu&#8217;elles les ont amen\u00e9s \u00e0 se consid\u00e9rer comme d\u00e9charg\u00e9s de leurs responsabilit\u00e9s de parents, responsabilit\u00e9s \u00ablie leur impose l\u2019\u00c9ternel. Le moniteur de l&#8217;Ecole du dimanche est souvent totalement incapable de prendre pareille responsabilit\u00e9 ; il est bien souvent novice en mati\u00e8re d&#8217;\u00e9ducation enfantine convenable, et rarement quelqu&#8217;un qui confesse une enti\u00e8re cons\u00e9cration et soit engendr\u00e9 du saint Esprit. Or, c&#8217;est un tel instructeur que l&#8217;on substitue aux parents dans l&#8217;exercice du plus important de tous leurs devoirs. La perte qu&#8217;\u00e9prouvent des parents chr\u00e9tiens dans un tel arrangement, est presque incalculable. C&#8217;est un principe admis dans les choses spirituelles que celui qui arrose les autres est lui-m\u00eame arros\u00e9. Et c&#8217;est ainsi que le p\u00e8re (ou la m\u00e8re) qui instruit et guide avec soin ses enfants dans les choses morales et spirituelles, non seulement leur est en b\u00e9n\u00e9diction, mais lui-m\u00eame (ou elle-m\u00eame) est abondamment b\u00e9ni (e), par ce service. Cette b\u00e9n\u00e9diction manque aux parents chr\u00e9tiens de nos jours parce qu&#8217;ils se sont \u00e9cart\u00e9s \u00e0 leur insu de cet arrangement divin.<\/p>\n<p>(2) L&#8217;Ecole du dimanche est un d\u00e9savantage indubitable pour les enfants des parents chr\u00e9tiens, parce qu&#8217;ils ne re\u00e7oivent pas des moniteurs des Ecoles du dimanche le genre d&#8217;instruction que le p\u00e8re et la m\u00e8re intelligents et consciencieux pourraient et devraient donner.<\/p>\n<p>(3) L&#8217;organisation de l&#8217;Ecole du dimanche a, d&#8217;un autre point de vue, une r\u00e9action d\u00e9savantageuse \u00e0 la fois sur les parents et sur l&#8217;enfant : elle am\u00e8ne les enfants \u00e0 perdre le respect pour leurs parents, et elle cultive ainsi un manque de dignit\u00e9 des parents d&#8217;une part, et du respect filial d&#8217;autre part. Il est indiscutable que tout cela n&#8217;est pas \u00e9tranger \u00e0 la condition actuelle du pr\u00e9tendu \u00ab monde chr\u00e9tien \u00bb touchant la d\u00e9sob\u00e9issance aux parents, l&#8217;insubordination dans la famille, etc. Les organes religieux de l&#8217;esprit (\u00ab mind \u00bb) humain se trouvent au sommet de la t\u00eate ; ils devraient \u00eatre des organes dominants lorsqu&#8217;ils sont actifs et convenablement d\u00e9velopp\u00e9s. La v\u00e9n\u00e9ration est l&#8217;un de ces organes, et a besoin d&#8217;\u00eatre dirig\u00e9e. Si l&#8217;enfant voit que ses<\/p>\n<p>600<\/p>\n<p>parents honorent Dieu et sa Parole, s&#8217;il re\u00e7oit l&#8217;instruction de cette source, il a devant lui une le\u00e7on de choses qui lui sera pr\u00e9cieuse pendant toute sa vie et servira aussi plus tard \u00e0 ses enfants ; Mais, par contre, s&#8217;il voit que ses parents, au lieu de v\u00e9n\u00e9rer Dieu et sa Parole, se tournent vers une classe cl\u00e9ricale afin de recevoir par elle de pr\u00e9tendus messages divins sans se servir de leur raison ou sans \u00e9tudier la Parole de Dieu, l&#8217;influence que recevra l&#8217;enfant sera celle de la superstition et de la subordination au cl\u00e9ricalisme, ce qui cr\u00e9e une condition malsaine quant au d\u00e9veloppement spirituel.<\/p>\n<p>Si, en plus, on envoie l&#8217;enfant \u00e0 un moniteur de l&#8217;Ecole du dimanche pour recevoir une instruction biblique, l&#8217;enfant en d\u00e9duira que ses parents sont incapables de lui donner cette instruction. Il en d\u00e9duira aussi que puisque ses parents re\u00e7oivent leur instruction d&#8217;un clerg\u00e9 suppos\u00e9 d&#8217;un rang sup\u00e9rieur, sinon d&#8217;une nature diff\u00e9rente, il consid\u00e9rera son moniteur de l&#8217;Ecole du dimanche d&#8217;un point de vue quelque peu semblable. Le r\u00e9sultat complet sera de ravir aux parents l&#8217;estime et le respect de l&#8217;enfant.<\/p>\n<p>Au contraire, si on a enseign\u00e9 convenablement l&#8217;enfant selon les \u00c9critures, \u00e0 savoir que Dieu a parl\u00e9 par l&#8217;interm\u00e9diaire de sa Parole, et qu&#8217;il a pris des dispositions pour que certains de ses enfants en assistent d&#8217;autres \u00e0 expliquer et \u00e0 comprendre la Parole ; que son p\u00e8re fait partie de ceux qui sont ainsi instruits, et qu&#8217;il est, dans sa propre famille, un pr\u00eatre pleinement autoris\u00e9 de Dieu pour enseigner, qu&#8217;il est l&#8217;instructeur d\u00e9sign\u00e9 de sa propre famille, cet enfant attribuera inconsciemment \u00e0 son p\u00e8re un respect religieux comme Dieu le d\u00e9sire. Et ainsi l&#8217;arrangement divin donnerait \u00e0 ce p\u00e8re (ou \u00e0 cette m\u00e8re \u2014 Trad.) une plus grande mesure d&#8217;influence salutaire sur son enfant sa vie durant. En outre, apr\u00e8s avoir inculqu\u00e9 ces le\u00e7ons de l&#8217;Ecriture, apr\u00e8s avoir indiqu\u00e9 d&#8217;apr\u00e8s la Parole de Dieu quels sont les mod\u00e8les divins de vie, de caract\u00e8re, de pens\u00e9e, de parole et d&#8217;action, et la R\u00e8gle d&#8217;or de la vie, ce p\u00e8re (ou cette m\u00e8re) se trouverait lui-m\u00eame grandement fortifi\u00e9 dans sa pratique personnelle des enseignements de la Parole. Il se sentirait tenu de mettre lui-m\u00eame en pratique ce qu&#8217;il enseigne<\/p>\n<p>601<\/p>\n<p>et il se rendrait compte que m\u00eame l&#8217;enfant a un esprit capable de mettre ces r\u00e8gles religieuses en application dans les affaires de la vie quotidienne.<\/p>\n<p>Ce p\u00e8re (ou cette m\u00e8re) se sentirait engag\u00e9 \u00e0 vivre toujours plus en accord avec le mod\u00e8le qu&#8217;il aurait d\u00e9clar\u00e9 venir de Dieu ; s&#8217;il venait \u00e0 manquer sur un point sp\u00e9cial quelconque il recevrait une b\u00e9n\u00e9diction en confessant sa faute devant ceux qui en ont connaissance, m\u00eame s&#8217;ils \u00e9taient ses propres enfants. Ainsi, tous, parents et enfants apprendraient de plus en plus \u00e0 appr\u00e9cier le mod\u00e8le divin, et \u00e0 s&#8217;attendre \u00e0 l\u2019\u00c9ternel pour recevoir sa mis\u00e9ricorde et son pardon ; de cette mani\u00e8re, m\u00eame des manquements occasionnels du p\u00e8re (ou de la m\u00e8re) pourraient devenir pour l&#8217;enfant, des le\u00e7ons permanentes d&#8217;humilit\u00e9, de contrition et de soumission \u00e0 la loi divine.<\/p>\n<p>(4) Il est \u00e9vident que bon nombre de personnes se trompent grandement au sujet des fonctions exactes de l&#8217;Ecole du dimanche comme elles se trompent en pensant que le Seigneur et les ap\u00f4tres ont err\u00e9 en n&#8217;\u00e9tablissant pas l&#8217;Eglise dans sa pr\u00e9sente condition sectaire \u2014 en imaginant qu&#8217;en divisant l&#8217;Eglise de Christ on a accompli une \u0153uvre de sagesse, que les r\u00e9sultats obtenus gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;esprit sectaire (\u00ab d\u00e9nominationalisme \u00bb) et aux divisions dues aux credo diff\u00e9rant les uns des autres, sont plus grands que si le plan de l&#8217;Eternel avait \u00e9t\u00e9 strictement suivi, savoir : \u00ab Un seul Seigneur, une seule foi, un seul bapt\u00eame \u00bb, une seule Eglise.<\/p>\n<p>L&#8217;Ecole du dimanche, \u00e0 ses d\u00e9buts, \u00e9tait assez utile. Elle d\u00e9buta comme une \u00ab \u00e9cole de d\u00e9guenill\u00e9s \u00bb \u00e0 Gloucester (Angleterre) en 1781. Un chr\u00e9tien, Robert Raikes, r\u00e9dacteur du Journal de Gloucester, engagea quatre femmes chr\u00e9tiennes pour enseigner des enfants de dix \u00e0 quatorze ans &#8211; en lecture, en \u00e9criture, en couture, etc., de 10 h du matin \u00e0 midi, le dimanche, et le dimanche apr\u00e8s-midi pour leur apprendre le cat\u00e9chisme et les conduire \u00e0 l&#8217;\u00e9glise. C&#8217;est de ce modeste d\u00e9but qu&#8217;est sortie l&#8217;\u0153uvre importante de l&#8217;Ecole du dimanche actuelle. Il est \u00e9vident que le plan con\u00e7u \u00e9tait bon et nullement en d\u00e9saccord avec les institutions du Seigneur et des ap\u00f4tres. Il n&#8217;en fut plus de m\u00eame lorsque cette Ecole se substitua aux parents chr\u00e9tiens comme pr\u00e9cepteurs de leurs enfants.<\/p>\n<p>602<\/p>\n<p>Nous conseillons \u00e0 tous les membres de la Nouvelle-Cr\u00e9ation que, quelles que puissent avoir \u00e9t\u00e9 leurs erreurs du pass\u00e9, de n&#8217;avoir pas pris, en tant que parents, leurs responsabilit\u00e9s de s&#8217;occuper de l&#8217;\u00e9ducation religieuse de leurs propres enfants, ils devraient commencer par appr\u00e9cier imm\u00e9diatement ce devoir et le remplir. Les circonstances, etc., peuvent varier avec l&#8217;\u00e2ge des enfants, avec le degr\u00e9 d&#8217;insubordination et le manque de respect \u00e0 l\u2019\u00e9gard de leurs parents qu&#8217;ils peuvent d\u00e9j\u00e0 avoir d\u00e9velopp\u00e9s, et qu&#8217;on extirpera d&#8217;une mani\u00e8re douce, graduelle, affectueuse en se souvenant que la faute est due en grande partie aux parents qui ont n\u00e9glig\u00e9 d&#8217;assumer une responsabilit\u00e9 \u00e9tablie par Dieu. Ni nous, ni d&#8217;autres ne sommes plus sages que Dieu ; aussi ne devrions-nous pas, ni les uns ni les autres, oser vouloir am\u00e9liorer les principes g\u00e9n\u00e9raux \u00e9tablis par le Chef (T\u00eate) de l&#8217;Eglise et les douze ap\u00f4tres qu&#8217;il a d\u00e9sign\u00e9s pour \u00eatre nos instructeurs et nos guides. Nous n&#8217;avons donc pas \u00e0 v\u00e9n\u00e9rer ni \u00e0 perp\u00e9tuer des institutions humaines, si entr\u00e9es dans les m\u0153urs !qu&#8217;elles puissent \u00eatre, et si grandioses et si imposantes qu&#8217;elles puissent para\u00eetre et pr\u00e9tendre \u00eatre. Il faut les juger toutes par la seule r\u00e8gle de mesure \u2014 la Parole divine. Si elles ne sont pas en accord avec la Parole de l\u2019\u00c9ternel, c&#8217;est parce qu&#8217;il n&#8217;y a \u00ab pas de lumi\u00e8re en elles \u00bb \u2014 elles ne sont pas de Dieu. \u2014 Esa\u00efe 8 : 20.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>LA CONFIANCE DES ENFANTS<\/p>\n<p>Si la confiance qu&#8217;a l&#8217;enfant pour son p\u00e8re (ou sa m\u00e8re) vient&#8217; de ce qu&#8217;il se rend compte que ce dernier est un membre de la Sacrificature royale, un enfant de Dieu, qu&#8217;il a acc\u00e8s aupr\u00e8s du P\u00e8re par la pri\u00e8re et que Dieu l&#8217;instruit par sa Parole \u2014 ses ministres n&#8217;\u00e9tant simplement que des assistants \u00e0 la compr\u00e9hension de la Parole, etc. \u2014 et si, en plus, l&#8217;esprit d&#8217;amour et ses diverses gr\u00e2ces d&#8217;humilit\u00e9, de patience et de bont\u00e9 impr\u00e8gnent le foyer et se r\u00e9pandent par ses diverses voies, si les parents recherchent et exercent la sagesse qui vient d&#8217;en haut, pure, pacifique, pleine de mis\u00e9ricorde, l&#8217;enfant mettra naturellement sa confiance en ses parents pour ce qui concerne toutes les affaires de la vie.<\/p>\n<p>603<\/p>\n<p>Alors les nombreuses questions qui se pr\u00e9sentent naturellement \u00e0 son esprit ouvert \u2014 questions d&#8217;ordre religieux, moral, s\u00e9culier, social et physique \u2014 l&#8217;enfant les pr\u00e9sentera toutes de la mani\u00e8re la plus naturelle du monde \u00e0 de tels parents.<\/p>\n<p>On devrait s&#8217;attendre \u00e0 de telles questions et m\u00eame les susciter ; on devrait leur donner des r\u00e9ponses sages selon<\/p>\n<p>l&#8217;\u00e2ge de l&#8217;enfant, et pleines d&#8217;\u00e9gard pour lui. On ne devrait jamais traiter \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re des questions confidentielles ni divulguer des confidences faites par l&#8217;enfant. Plus d&#8217;un p\u00e8re (ou d&#8217;une m\u00e8re) a perdu la confiance de son enfant en faisant peu de cas de ses sentiments ou de ses secrets. Nous ne voulons pas dire par l\u00e0 qu&#8217;il faille r\u00e9pondre int\u00e9gralement \u00e0 toutes les questions (sans \u00e9gards \u00e0 l&#8217;\u00e2ge) ; une r\u00e9ponse tr\u00e8s sommaire peut \u00eatre parfois la plus sage, en sugg\u00e9rant qu&#8217;on donnera une explication compl\u00e8te plus tard, en fixant une date ; par exemple : \u00ab Je t&#8217;expliquerai cela compl\u00e8tement quand tu auras treize ans, si ton esprit et ton caract\u00e8re paraissent alors suffisamment d\u00e9velopp\u00e9s pour que je le fasse. A ce moment-l\u00e0, tu pourras de nouveau me poser la question ; en attendant, n&#8217;y pense plus du tout \u00bb.<\/p>\n<p>L&#8217;enfant bien \u00e9duqu\u00e9 suivra sans difficult\u00e9 cette suggestion ; dans tous les cas, il devrait comprendre que la d\u00e9claration de son p\u00e8re (ou de sa m\u00e8re) est positive, qu&#8217;elle n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 faite sans m\u00fbre r\u00e9flexion, et qu&#8217;une fois faite on doit en rester l\u00e0 jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;une nouvelle d\u00e9cision du p\u00e8re (ou de la m\u00e8re) intervienne. Si l&#8217;on observait s\u00e9rieusement les paroles du Seigneur \u00ab Que votre oui, soit oui, et votre non, non \u00bb [Matt. 5 : 37], bien des parents \u00e9viteraient des ennuis et favoriseraient grandement la paix g\u00e9n\u00e9rale et l&#8217;ordre dans la maisonn\u00e9e. D\u00e8s sa plus tendre enfance, l&#8217;enfant devrait apprendre \u00e0 ob\u00e9ir, et cela sans qu&#8217;on r\u00e9p\u00e8te le commandement, mais en retour cela implique que le p\u00e8re (ou la m\u00e8re) a conscience de ses responsabilit\u00e9s et qu&#8217;il d\u00e9sire acc\u00e9der \u00e0 toutes les demandes raisonnables de ses enfants dans la mesure o\u00f9 les circonstances le lui permettent. L&#8217;amour, la sagesse et la justice doivent s&#8217;unir chez les parents pour que leur pouvoir et leur autorit\u00e9<\/p>\n<p>604<\/p>\n<p>soient d&#8217;un grand prix pour le foyer et pour tous ses membres.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>LA PUISSANCE DE LA SUGGESTION DANS L&#8217;EDUCATION DE L&#8217;ENFANT<\/p>\n<p>Peu de gens reconnaissent l&#8217;importance de la volont\u00e9 humaine sur la sant\u00e9 et la maladie, la joie et la peine, l&#8217;ob\u00e9issance et la d\u00e9sob\u00e9issance, les bonnes actions et les mauvaises actions \u2014 en fait sur chaque action, chaque parole et chaque pens\u00e9e de la vie. La volont\u00e9 de l&#8217;enfant est sp\u00e9cialement impressionnable et sensible aux suggestions, tandis que l&#8217;esprit de l&#8217;enfant s&#8217;ouvre aux choses de la vie et que les fondements de son caract\u00e8re s&#8217;\u00e9tablissent. La suggestion et l&#8217;influence sur l&#8217;esprit (\u00ab mind &#8211; impression \u00bb) se rattachent \u00e0 la clairvoyance, \u00e0 l&#8217;hypnotisme et \u00e0 l&#8217;influence insidieuse exerc\u00e9e par les Scientistes chr\u00e9tiens, mais nous ne recommandons ici que les suggestions sinc\u00e8res, utiles, qui fortifient la volont\u00e9 de l&#8217;enfant en plein accord avec la Parole divine, et rien de plus.<\/p>\n<p>On trouve dans toute la Bible la suggestion (toute pr\u00e9dication opportune rel\u00e8ve de la suggestion) que des pens\u00e9es et des actions \u00e9go\u00efstes et p\u00e9cheresses entra\u00eenent la d\u00e9sapprobation divine et r\u00e9agissent sur nous \u00e0 notre pr\u00e9judice, mais que des pens\u00e9es, des paroles et des actions pleines d&#8217;amour produisent des fruits b\u00e9nis pour les autres aussi bien que pour nous-m\u00eames, et ce pour l&#8217;avenir aussi bien que pour le pr\u00e9sent. Remarquez comment l&#8217;Ap\u00f4tre, apr\u00e8s avoir indiqu\u00e9 que le salaire du p\u00e9ch\u00e9 volontaire est la Seconde Mort, d\u00e9tourne l&#8217;attention, et d\u00e9clare d&#8217;une mani\u00e8re suggestive, et par cons\u00e9quent utile \u00e0 beaucoup : \u00ab Mais pour nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour la perdition, mais de ceux qui croient pour la conservation de l&#8217;\u00e2me \u00bb (H\u00e9b. 10 : 39). Au contraire, les suggestions de la Science chr\u00e9tienne sont fausses : \u00ab Il n&#8217;y a pas de p\u00e9ch\u00e9, pas de maladie, pas de douleur, pas de mort \u00bb, et en cons\u00e9quence pas de r\u00e9demption, pas de Sauveur, pas de r\u00e9tablissement. Il y a une grande diff\u00e9rence entre de fausses suggestions et les bonnes suggestions qu&#8217;offrent la Parole de Dieu et les<\/p>\n<p>605<\/p>\n<p>messagers de Dieu, c&#8217;est-\u00e0-dire une suggestion de la V\u00e9rit\u00e9, celle de l&#8217;amour de Dieu et des dispositions mis\u00e9ricordieuses en Christ pour le r\u00e9tablissement complet de bous ceux qui lui ob\u00e9issent volontairement.<\/p>\n<p>..\u203a Le secret d&#8217;un p\u00e8re (ou d&#8217;une m\u00e8re) r\u00e9side dans l&#8217;application \u00e0 son enfant de cette loi de la bonne et vraie suggestion (<em>Les employeurs, directeurs, surveillants des institutions p\u00e9nitentiaires et de redressement \u2014 en fait, chacun peut appliquer avec profit ce principe de la bonne, vraie, noble et honn\u00eate suggestion \u00e0 ceux qui sont sous son influence et \u00e0 son propre esprit. En v\u00e9rit\u00e9, beaucoup de ceux qui r\u00e9ussissent le mieux dans la vie le pratiquent d\u00e9j\u00e0, mais d&#8217;une mani\u00e8re inconsciente. Que sont l&#8217;esp\u00e9rance et l&#8217;ambition louable sinon des suggestions mentales ?<\/em>). Certains parents appliquent continuellement le principe sans s&#8217;en rendre compte, et ce sont des parents qui r\u00e9ussissent. Par exemple, la m\u00e8re qui, chaque matin, accueille son enfant avec un visage rayonnant et une voix joyeuse lui sugg\u00e8re le bonheur qui lui fait du bien au point de vue Tant mental que physique. Pendant qu&#8217;elle l&#8217;habille, elle lui parle des jolis petits oiseaux, du gros soleil qui regarde par la fen\u00eatre et invite tout le monde \u00e0 se lever, \u00e0 \u00eatre bon et heureux, \u00e0 apprendre de nouvelles le\u00e7ons au sujet de Dieu, \u00e0 s&#8217;aider les uns les autres : ce sont l\u00e0 autant de suggestions profitables, alors que se plaindre d&#8217;une autre journ\u00e9e \u00e9touffante serait sugg\u00e9rer la chaleur, le malaise et le m\u00e9contentement qui portent \u00e0 se trouver malheureux.<\/p>\n<p>Si, au lieu d&#8217;un beau soleil, il pleut et que tout semble triste, on ne ferait qu&#8217;empirer la chose en parlant de jour sombre et en sugg\u00e9rant des pens\u00e9es moroses aux autres. Les jours pluvieux nous apportent leurs b\u00e9n\u00e9dictions ainsi qu&#8217;aux autres, et nous devrions \u00eatre prompts \u00e0 remarquer ces b\u00e9n\u00e9dictions et \u00e0 les faire remarquer aux autres par suggestion. La maman devrait devancer la d\u00e9ception de son enfant en appelant son attention sur la belle pluie que Dieu a envoy\u00e9e pour donner \u00e0 boire aux fleurs, aux arbres et \u00e0 l&#8217;herbe, pour les rafra\u00eechir afin qu&#8217;ils puissent \u00eatre brillants et agr\u00e9ables \u00e0 nos yeux et qu&#8217;ils puissent augmenter leur rapport ; la pluie que Dieu a envoy\u00e9e aussi pour donner au b\u00e9tail et \u00e0 nous-m\u00eames de quoi boire, se baigner, \u00eatre propre et heureux,<\/p>\n<p>606<\/p>\n<p>et pour que nous le louions, l&#8217;aimions et le servions. Ce sera peut-\u00eatre le moment opportun de faire une autre suggestion utile, savoir que la pluie est une occasion de porter son imperm\u00e9able et ses gros souliers et d&#8217;\u00eatre reconnaissant d&#8217;en poss\u00e9der et d&#8217;avoir une maison et une \u00e9cole qui nous abritent des averses. On peut encore faire la suggestion suivante : \u00ab Mon petit gar\u00e7on et ma petite fille doivent prendre grand soin d&#8217;\u00e9viter la boue et les flaques d&#8217;eau afin d&#8217;\u00eatre toujours propres et soign\u00e9s et de ne pas laisser des traces de boue dans l&#8217;\u00e9cole ou \u00e0 la maison. Les porcs aiment la boue et n&#8217;ont d&#8217;\u00e9gard pour rien ; c&#8217;est pourquoi il faut les enfermer dans un enclos, mais Dieu nous donne une raison et la facult\u00e9 d&#8217;appr\u00e9cier ce qui est beau et propre. Aussi, imiter les porcs et les animaux inf\u00e9rieurs dans leur malpropret\u00e9, etc., c&#8217;est nous d\u00e9shonorer nous-m\u00eames, d\u00e9shonorer notre Cr\u00e9ateur et incliner \u00e0 la d\u00e9gradation. Certes, il est honorable pour quiconque de se salir en faisant quelque chose d&#8217;utile et de n\u00e9cessaire, mais personne ne devrait se salir plus qu&#8217;il ne faut, ni se reposer ou se mettre \u00e0 l&#8217;aise avant de s&#8217;\u00eatre nettoy\u00e9. \u00bb Nous n&#8217;avons pas besoin de souligner quel profit ces le\u00e7ons, ces suggestions apporteraient non seulement \u00e0 l&#8217;enfant mais au p\u00e8re (ou \u00e0 la m\u00e8re) \u00bb (<em>Bien entendu, le p\u00e8re (ou la m\u00e8re) qui accueille ainsi son petit enfant doit d&#8217;abord avoir entretenu des suggestions heureuses dans son propre c\u0153ur ; cela \u00e9tant, il s&#8217;ensuit qu&#8217;on ne limitera pas ces bonnes suggestions qui rendent heureux, aux enfants, mais qu&#8217;on les \u00e9tendra \u00e0 la femme, au mari, aux voisins, aux employ\u00e9s, etc. ; m\u00eame les animaux seront b\u00e9nis par ce moyen. Il est possible \u00e0 l&#8217;homme (ou \u00e0 la femme) \u00ab naturel \u00bb de pratiquer cette m\u00e9thode jusqu&#8217;\u00e0 un certain point, mais il est certain que c&#8217;est seulement en ceux qui sont engendr\u00e9s du saint Esprit de la V\u00e9rit\u00e9 que l&#8217;Amour de Dieu peut produire le plus grand succ\u00e8s dans cette nouvelle vie, laquelle commence d\u00e9j\u00e0 ici sous le r\u00e8gne de Satan pour r\u00e9pandre des b\u00e9n\u00e9dictions qui, sous peu, sous le Royaume du Messie, \u00ab b\u00e9niront toutes les familles de la terre \u00bb.<\/em>). Le m\u00e9contentement \u2014 l&#8217;un des maux les plus graves de notre \u00e9poque \u2014 ne trouverait gu\u00e8re de place dans une famille o\u00f9 tous auraient la volont\u00e9 de ne sugg\u00e9rer \u00e0 eux-m\u00eames et les uns aux autres que des choses qui rendent heureux.<\/p>\n<p>On devrait adopter la m\u00eame m\u00e9thode pour guider l&#8217;enfant, malade ou en bonne sant\u00e9, dans son r\u00e9gime alimentaire.<\/p>\n<p>607<\/p>\n<p>On ne devrait jamais sugg\u00e9rer \u00e0 l&#8217;enfant des douleurs ou des souffrances, car son esprit se fixera presque certainement sur elles et tendra \u00e0 aggraver toute faiblesse o\u00f9 toute douleur. On ne devrait pas faire non plus des douleurs et des maladies le sujet de conversation, en particulier \u00e0 table, o\u00f9 toutes les pens\u00e9es et les influences devraient \u00eatre gaies, saines. On devrait d\u00e8s le d\u00e9but du jour faire une bonne suggestion et la r\u00e9p\u00e9ter souvent : \u00ab Mon petit gar\u00e7on se sent-il heureux ce matin ? Aime-t-il son papa et sa maman, son fr\u00e8re et sa s\u0153ur, et son toutou ? Oui, c&#8217;est bien. J&#8217;en \u00e9tais s\u00fbre ! Va-t-il prendre un bon petit d\u00e9jeuner ?&#8230; une bonne bouillie avec du sucre, du lait, des biscuits, du pain, du beurre et de la confiture ? Ah ! Nous ne devons pas oublier qu&#8217;il ne faut pas manger de concombres aujourd&#8217;hui ni de pommes vertes qui font mal \u00e0 l&#8217;estomac de mon petit gar\u00e7on. A la place, nous aurons quelque -chose de bon pour lui. Comme ce sera bon ! Il y aura du ma\u00efs \u00e0 table aujourd&#8217;hui, mais ce ne serait pas bon pour mon petit bonhomme ; aussi lorsqu&#8217;on lui passera le plat il dira bien \u00ab Non, merci \u00bb, car il veut \u00eatre en bonne sant\u00e9 et fort comme Dieu veut qu&#8217;il soit et comme papa et maman d\u00e9sirent le voir \u00bb. Ce sera en m\u00eame temps une bonne le\u00e7on de renoncement \u00e0 lui-m\u00eame, et papa et maman prendront plaisir \u00e0 voir leur petit gar\u00e7on (ou leur petit fille) apprendre cette grande le\u00e7on si n\u00e9cessaire \u00e0 une vraie maturit\u00e9 masculine ou f\u00e9minine. Dieu veut que tous les chr\u00e9tiens pratiquent le renoncement \u00e0 soi quant aux p\u00e9ch\u00e9s et \u00e0 tout ce qui g\u00eanerait sa cause \u00e0 un degr\u00e9 quelconque. M\u00eame les gens du monde admettent que la personne qui est l&#8217;esclave de ses app\u00e9tits est pitoyablement faible et indigne d&#8217;un homme (ou d&#8217;une femme). A pr\u00e9sent, papa et maman observeront leur petit gar\u00e7on pour voir \u00e0 quel point sa volont\u00e9 est forte et nous sommes s\u00fbrs qu&#8217;il r\u00e9ussira comme il faut. Dieu appr\u00e9cie hautement la ma\u00eetrise de soi comme le montre l&#8217;Ecriture \u00ab &#8230;et qui gouverne son esprit [sa volont\u00e9] vaut mieux que celui qui prend une ville \u00bb \u2014 Prov. 16 : 32.<\/p>\n<p>608<\/p>\n<p>Sur les questions morales, les le\u00e7ons donn\u00e9es par suggestion sont \u00e9galement puissantes pour le bien ou pour le mal. \u00ab Faisons le mal \u00bb est un puissant encouragement aux mauvaises actions. \u00ab Faisons le bien \u00bb est un puissant encouragement \u00e0 bien faire. C&#8217;est pourquoi, tous les jours et en toutes choses, il faut avoir fr\u00e9quemment recours \u00e0 ce qui est juste et \u00e0 ce qui est injuste, \u00e0 ce qui est vrai et \u00e0 ce qui est faux, \u00e0 ce qui est noble et \u00e0 ce qui est abject, en montrant dans sa vraie grandeur ce qui est vrai, noble et juste, approuv\u00e9 non, seulement par notre Seigneur et Cr\u00e9ateur, mais aussi par les plus nobles et les meilleurs parmi les hommes et les femmes, les seuls que nous devrions chercher \u00e0 \u00e9galer. L&#8217;esprit de l&#8217;enfant, ainsi enseign\u00e9 de bonne heure et avec insistance \u00e0 admirer le noble et le vrai, a comme un rempart dress\u00e9 dans son intellect contre la conduite mesquine et d\u00e9shonorable en g\u00e9n\u00e9ral. M\u00eame s&#8217;il ne sera jamais sanctifi\u00e9 par la V\u00e9rit\u00e9, s&#8217;il ne sera jamais engendr\u00e9 \u2022 de l&#8217;Esprit, n\u00e9anmoins, il aura profond\u00e9ment \u00e9tabli le caract\u00e8re qui est n\u00e9cessaire \u00e0 un homme ou \u00e0 une femme noble, et s&#8217;il est sanctifi\u00e9 et engendr\u00e9 de l&#8217;Esprit, il (ou elle) aura les plus grandes occasions favorables pour servir avec succ\u00e8s, dans la &#8216;vie pr\u00e9sente comme dans la vie future.<\/p>\n<p>Dans le cas de d\u00e9sob\u00e9issance d&#8217;un enfant o\u00f9, par cons\u00e9quent, on a besoin de le reprendre ou de le corriger, t\u2018; on devrait le faire avec sympathie et en lui montrant qu&#8217;on a confiance dans ses bonnes intentions : \u00ab Je sais que ma petite fille que j&#8217;aime tant et que je m&#8217;efforce continuellement de rendre heureuse et d&#8217;\u00e9lever conform\u00e9ment \u00e0 la volont\u00e9 du Seigneur, ne l&#8217;a pas fait expr\u00e8s de me d\u00e9sob\u00e9ir. Je suis s\u00fbre qu&#8217;elle a d\u00e9sob\u00e9i plut\u00f4t en suivant l&#8217;exemple des autres et qu&#8217;elle n&#8217;a pas exerc\u00e9 suffisamment sa volont\u00e9 pour faire ce que maman lui avait dit de faire. Je crois que cette fois je te pardonnerai et ne te punirai pas du tout sauf que ce soir, quand tu iras coucher, je ne t&#8217;embrasserai pas, afin que tu t&#8217;en souviennes, ma ch\u00e9rie. D\u00e9sormais, tu feras plus d&#8217;efforts encore la prochaine fois pour exercer la ma\u00eetrise de soi et faire ce que je te commande, n&#8217;est-ce pas ch\u00e9rie ?<\/p>\n<p>609<\/p>\n<p>Je suis s\u00fbre que tu le feras ! \u00bb. La fois suivante, prenez la chose plus s\u00e9rieusement encore, mais ne mettez jamais en doute les propres d\u00e9sirs ou intentions de l&#8217;enfant. \u00ab Je suis vraiment d\u00e9sol\u00e9e que ma petite fille ait encore d\u00e9sob\u00e9i. Je ne doute pas de tes bonnes intentions, ch\u00e9rie, mais je suis pein\u00e9e de voir que tu n&#8217;exerces pas ta volont\u00e9 comme je suis s\u00fbre que tu pourrais le faire, et comme j&#8217;esp\u00e8re ardemment que tu le feras \u00e0 l&#8217;avenir. Il est n\u00e9cessaire, mon enfant, que je fasse mon devoir et que je te punisse, bien que j&#8217;aurais eu beaucoup de plaisir \u00e0 te complimenter. J&#8217;esp\u00e8re pouvoir bient\u00f4t me r\u00e9jouir avec toi d&#8217;avoir remport\u00e9 la victoire sur la d\u00e9sob\u00e9issance. Cet acte va bien plus loin qu&#8217;une d\u00e9sob\u00e9issance ; il affecte ton avenir tout entier, car si, maintenant, tu n&#8217;apprends pas \u00e0 dire \u00ab Non \u00bb \u00e0 la tentation, tu ne r\u00e9ussiras pas non plus \u00e0 l&#8217;avenir, dans des questions importantes de la vie qui se poseront \u00e0 toi. Mais j&#8217;ai confiance que mon amour, ma certitude et mes instructions porteront pourtant du fruit. Souviens-toi, mon enfant, que m\u00eame nos d\u00e9faites, comme c&#8217;est le cas pour toi, peuvent nous \u00eatre utiles si cela ne fait que fixer tr\u00e8s fermement notre volont\u00e9 pour le bien. Nous apprenons \u00e0 \u00eatre sp\u00e9cialement sur nos gardes sur les points dont l&#8217;exp\u00e9rience nous a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la faiblesse. Agenouillons-nous devant l\u2019\u00c9ternel et demandons-lui sa b\u00e9n\u00e9diction, afin que cet \u00e9chec puisse \u00eatre une le\u00e7on profitable, et demandons-lui son assistance afin que nous prenions cette le\u00e7on \u00e0 c\u0153ur pour que notre conduite puisse lui \u00eatre plus agr\u00e9able lorsque tu seras de nouveau assaillie par la tentation \u00bb.<\/p>\n<p>Toutes les suggestions devraient prendre l\u2019\u00c9ternel en consid\u00e9ration : \u00ab La crainte [la r\u00e9v\u00e9rence] de l\u2019\u00c9ternel est le commencement de la sagesse \u00bb. Des tableaux portant des textes bibliques devraient, dans chaque pi\u00e8ce de la maison, rappeler aux parents, aux enfants et aux amis en visite que la volont\u00e9 de l\u2019\u00c9ternel y est souveraine, que l\u2019\u00c9ternel conna\u00eet toutes nos actions et toutes nos affaires, et que Dieu est \u00ab pour nous \u00bb, ses nouveaux engendr\u00e9s, j et pour tous ceux qui recherchent la droiture dans l&#8217;humilit\u00e9.<\/p>\n<p>610<\/p>\n<p>NOS ENFANTS DANS LE TEMPS DE D\u00c9TRESSE<\/p>\n<p>Ceux de la Nouvelle-Cr\u00e9ation, actuellement vivants, qui admettent le fait que nous sommes au temps de la \u00ab moisson \u00bb, que la s\u00e9paration du \u00ab froment \u00bb et sa rentr\u00e9e au \u00ab grenier \u00bb est en cours et que, sous peu [\u00e9crit en 1904 \u2014 Trad.], le grand temps de d\u00e9tresse sera sur le monde entier, et en particulier sur la Chr\u00e9tient\u00e9 nominale, s&#8217;int\u00e9ressent profond\u00e9ment \u00e0 leurs enfants, et d\u00e9sirent prendre pour eux des dispositions aussi sages que possible dans ce temps de d\u00e9tresse. C&#8217;est un fait dont les \u00c9critures soulignent l&#8217;importance, que la d\u00e9tresse s&#8217;\u00e9tendra \u00e0 toutes les classes et frappera toutes les institutions actuelles financi\u00e8res, sociales, religieuses, politiques. C&#8217;est pourquoi il ne serait pas raisonnable pour nous d&#8217;esp\u00e9rer que les enfants de la Nouvelle-Cr\u00e9ation seraient miraculeusement exempt\u00e9s de ces troubles ; il n&#8217;est pas besoin non plus que nous pensions trouver un lieu sur la terre o\u00f9 ils seraient isol\u00e9s dans des conditions naturelles. Lorsque le temps sera venu o\u00f9 les hommes jetteront dans les rues leur or et leur argent qui ne pourront les d\u00e9livrer (Ez\u00e9ch. 7 : 19 ; Soph. 1 : 18), l&#8217;or et l&#8217;argent, les billets de banque et les titres seront \u00e9videmment de peu de valeur et ne pourront procurer ni protection, ni bien-\u00eatre, ni luxe. Si, alors, nous tournons nos regards vers la campagne, o\u00f9 nous pourrions supposer trouver au moins de la nourriture, nous avons l&#8217;indication par les \u00c9critures, qu&#8217;en ces jours-l\u00e0 la d\u00e9tresse touchera aussi bien les campagnes que les villes : \u00ab Il n&#8217;y aura point de paix pour celui qui sort, ni pour celui qui entre, car je l\u00e2cherai tout homme, chacun contre son prochain \u00bb. \u2014 Zach. 8 : 10.<\/p>\n<p>Il n&#8217;y a qu&#8217;une seule promesse qui semble tenir pour ce temps de d\u00e9tresse, une promesse g\u00e9n\u00e9rale applicable \u00e0 tous ceux qui sont humbles et qui aiment la droiture. Cette classe devrait comprendre tous les enfants adultes des consacr\u00e9s qui ont \u00e9t\u00e9 convenablement enseign\u00e9s dans<\/p>\n<p>611<\/p>\n<p>les pr\u00e9ceptes de l&#8217;Eternel, instruits droitement selon sa Parole. Nous lisons cette promesse en Soph. 2: 3: \u00ab Recherchez la justice, recherchez la d\u00e9bonnairet\u00e9 ; peut-\u00eatre serez-vous \u00e0 couvert au jour de la col\u00e8re de l&#8217;Eternel \u00bb.<\/p>\n<p>Des parents chr\u00e9tiens semblent parfois peu enclins \u00e0 quitter ceux qu&#8217;ils aiment, bien qu&#8217;ils aient enti\u00e8re confiance qu&#8217;ils seraient imm\u00e9diatement avec le Seigneur d\u00e8s qu&#8217;ils devraient passer au-del\u00e0 du voile ; ils savent qu&#8217;ils seraient chang\u00e9s et participeraient aux pouvoirs de la Premi\u00e8re R\u00e9surrection, qu&#8217;ils seraient avec le Seigneur et tous ses saints et qu&#8217;ils auraient part \u00e0 sa gloire. Le nouvel entendement est ainsi parfois g\u00ean\u00e9 et rendu anxieux au sujet des membres de la famille qu&#8217;on laisse derri\u00e8re soi : on d\u00e9sire continuer \u00e0 leur prodiguer des conseils, \u00e0 les assister et \u00e0 les guider. Ces parents devraient se rendre compte qu&#8217;ayant donn\u00e9 leur tout \u00e0 l&#8217;Eternel, l&#8217;Eternel l&#8217;acceptant a du m\u00eame coup accept\u00e9 tous leurs justes int\u00e9r\u00eats, et qu&#8217;ils peuvent donc remettre sagement \u00e0 ses tendres soins toutes leurs affaires terrestres. Au fur et \u00e0 mesure qu&#8217;ils apprennent la longueur, la largeur, la hauteur et la profondeur de l&#8217;amour divin, et comment en fin de compte les bienfaits de la grande r\u00e9demption s&#8217;\u00e9tendront \u00e0 chaque membre de la race d&#8217;Adam, ils auront la plus grande confiance et la plus grande esp\u00e9rance en l&#8217;Eternel touchant ceux qu&#8217;ils aiment. En outre, ils devraient se souvenir qu&#8217;eux-m\u00eames, de l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9 du voile, auront toujours une aussi bonne occasion favorable de veiller sur les int\u00e9r\u00eats de leurs bien-aim\u00e9s que celle qu&#8217;ils ont pr\u00e9sentement, et m\u00eame une bien meilleure occasion favorable que maintenant d&#8217;exercer un soin protecteur sur eux : une direction providentielle dans leurs affaires, sous la sagesse divine, avec laquelle, alors, ils seront absolument d&#8217;accord.<\/p>\n<p>D\u00e8s lors, quelles sont les meilleures dispositions possibles \u00e0 prendre par les membres de la Nouvelle-Cr\u00e9ation en faveur de leurs enfants selon la chair ? Nous r\u00e9pondons que ce qu&#8217;il y a de mieux \u00e0 faire, c&#8217;est de les \u00e9duquer convenablement. Comme on l&#8217;a d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9, cette<\/p>\n<p>612<\/p>\n<p>\u00e9ducation comprendrait une instruction raisonnable dans les mati\u00e8res courantes, et une \u00e9ducation et une instruction particuli\u00e8res dans les choses de Dieu : le respect pour lui et pour sa Parole, la foi dans ses promesses et la culture des caract\u00e9ristiques indiqu\u00e9es comme \u00e9tant la volont\u00e9 divine, la R\u00e8gle d&#8217;or. Des enfants ainsi \u00e9duqu\u00e9s, m\u00eame laiss\u00e9s sans aucun argent, sont riches, parce qu&#8217;ils poss\u00e8dent dans le c\u0153ur, dans la t\u00eate et dans le caract\u00e8re form\u00e9 une sorte de richesse que ni la teigne, ni la rouille, ni l&#8217;anarchie, ni aucune autre chose dans le monde ne peuvent leur ravir. Ils seront riches \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de Dieu, comme l&#8217;exprime l&#8217;Ap\u00f4tre et comme il le r\u00e9p\u00e8te : \u00ab La pi\u00e9t\u00e9 avec le contentement est un grand grain \u00bb, une grande richesse. En s&#8217;effor\u00e7ant s\u00e9rieusement par la gr\u00e2ce de Dieu \u00e0 \u00e9duquer et \u00e0 qualifier ainsi d&#8217;une mani\u00e8re convenable leurs enfants pour affronter toute \u00e9ventualit\u00e9 \u2014 tant dans la vie pr\u00e9sente que dans celle \u00e0 venir \u2014 les Nouvelles-Cr\u00e9atures peuvent se sentir comparativement libres de tout souci concernant les int\u00e9r\u00eats temporels ; elles se souviendront que le m\u00eame Eternel qui a pourvu \u00e0 toutes choses n\u00e9cessaires et utiles dans le pass\u00e9 peut et veut continuer \u00e0 veiller et \u00e0 pourvoir au n\u00e9cessaire, selon les circonstances et les conditions de ce temps-ci comme il le fit en ce temps-l\u00e0, pour ceux qui l&#8217;aiment et se confient en lui.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>DISTRACTIONS CONVENABLES<\/p>\n<p>La gaiet\u00e9 et l&#8217;humour sont des \u00e9l\u00e9ments de notre nature humaine, trop souvent d\u00e9velopp\u00e9s d&#8217;une mani\u00e8re disproportionn\u00e9e par rapport aux qualit\u00e9s plus s\u00e9rieuses et plus utiles. On g\u00e2te les jeunes enfants en les maintenant constamment excit\u00e9s par l&#8217;amusement au point qu&#8217;ils finissent par ne plus \u00eatre contents et pleurent pour avoir une autre distraction. Cette id\u00e9e de divertissement dure toute l&#8217;enfance alors que l&#8217;enfant devrait s&#8217;occuper \u00e0 s&#8217;instruire sur les choses de la vie et \u00e0 demander des explications \u00e0 ses parents ou aux livres. Le d\u00e9sir de se distraire, ainsi cultiv\u00e9, conduit \u00e0 celui du th\u00e9\u00e2tre et aux absurdit\u00e9s du clown. Les membres de la Nouvelle-Cr\u00e9ation<\/p>\n<p>613<\/p>\n<p>devraient, du commencement \u00e0 la fin, \u00e9duquer leurs enfants dans une direction oppos\u00e9e : \u00eatre des acteurs dans le grand drame de la vie, d\u00e9sapprouver ce qui est factice et chercher \u00e0 accomplir sur la sc\u00e8ne du monde autant de grands actes utiles et bienfaisants que le leur permettront leurs talents et les occasions favorables.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>MARIAGE DES ENFANTS DE NOUVELLES-CREATURES<\/p>\n<p>Nous avons d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9 l&#8217;injonction de l&#8217;Ap\u00f4tre aux Nouvelles-Cr\u00e9atures, que ceux qui se marient font bien, mais que ceux qui ne se marient pas font mieux. Toutefois, ce conseil ne s&#8217;applique pas \u00e0 leurs enfants non consacr\u00e9s. Concernant ces derniers, l&#8217;Ap\u00f4tre \u00e9crit : \u00ab Je veux [conseille] donc que les jeunes femmes [de l&#8217;assembl\u00e9e mais non de l&#8217;Eglise \u2014 des croyantes mais non consacr\u00e9es ou sanctifi\u00e9es] se marient, qu&#8217;elles aient des enfants, qu&#8217;elles dirigent leur maison, qu&#8217;elles ne .donnent \u00e0 l&#8217;Adversaire aucune occasion de m\u00e9dire \u00bb. \u2014 1 Tim. 5 : 14 (Seg.).<\/p>\n<p>Nombreux sont les membres de la Nouvelle-Cr\u00e9ation, croyons-nous, qui se trompent s\u00e9rieusement, bien qu&#8217;involontairement, sur ce sujet. Ils se rendent parfaitement compte que, dans la majeure partie des cas, le mariage apporte non seulement des responsabilit\u00e9s accrues, mais d&#8217;am\u00e8res d\u00e9ceptions, des chagrins et des peines de c\u0153ur. Cependant, si les fils ou les filles ont atteint l&#8217;\u00e2ge de se marier et qu\u2019ils n&#8217;ont pas donn\u00e9 leur c\u0153ur en mariage au Seigneur, ils ne seront pas plus pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 discerner la sagesse de suivre le conseil de l&#8217;Ap\u00f4tre \u2014 donn\u00e9 seulement \u00e0 la Nouvelle-Cr\u00e9ation \u2014 qu&#8217;il est mieux de se marier \u00abque de br\u00fbler \u00bb de d\u00e9sirs irr\u00e9sistibles.<\/p>\n<p>Souvenons-nous que Dieu a pourvu au mariage de l&#8217;homme et de la femme naturels \u2014 Adam et Eve \u00adavant l&#8217;entr\u00e9e du p\u00e9ch\u00e9 dans le monde, et que s&#8217;il est possible d&#8217;abuser des relations maritales, comme on peut le faire de n&#8217;importe quelle autre chose convenable, et si, en g\u00e9n\u00e9ral, elles le sont terriblement, n\u00e9anmoins la faute n&#8217;en est pas au mariage mais \u00e0 l&#8217;abus qu&#8217;on en fait. \u00ab Que le mariage soit [tenu] en honneur parmi tous,<\/p>\n<p>614<\/p>\n<p>et le lit [conjugal] sans souillure, car Dieu jugera les fornicateurs et les adult\u00e8res \u00bb. \u2014 H\u00e9b. 13 : 4.<\/p>\n<p>Il n&#8217;est que naturel que des enfants en \u00e2ge de se marier ne soient pas enclins \u00e0 suivre le conseil des meilleurs parents sur ce sujet : toute la tendance de la nature va dans la direction oppos\u00e9e, et en outre ils ont l&#8217;exemple de leurs parents. Si, n\u00e9gligeant le conseil du Seigneur de se donner \u00e0 lui, ils d\u00e9cident d&#8217;apprendre les le\u00e7ons de la vie par l&#8217;exp\u00e9rience plut\u00f4t que par le pr\u00e9cepte, au plus t\u00f4t ils commenceront, au mieux ce sera. .Nombre des le\u00e7ons de la vie peuvent s&#8217;apprendre mieux par des exp\u00e9riences maritales. C&#8217;est pourquoi il est pr\u00e9f\u00e9rable de laisser, autant que possible, les jeunes mari\u00e9s, \u00e0 leurs propres ressources, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;ils soient encourag\u00e9s \u00e0 avoir leur propre maison, etc. C&#8217;est ainsi qu&#8217;ils apprendront le plus rapidement \u00e0 appr\u00e9cier la confiance en soit, l&#8217;\u00e9nergie, la patience, le support mutuel et la coop\u00e9ration.<\/p>\n<p>Dans ce que l&#8217;Ap\u00f4tre appelle \u00ab les difficult\u00e9s pr\u00e9sentes \u00bb (1 Cor. 7 : 26 \u2014 Cr.), nous serions m\u00eame en faveur de ce que l&#8217;on consid\u00e8re comme des mariages pr\u00e9coces. L&#8217;homme \u00e0 vingt et un ans et la femme \u00e0 dix-huit ans nous paraissent une union pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 certains \u00e9gards qu&#8217;\u00e0 des \u00e2ges plus avanc\u00e9s, avant que des habitudes de pens\u00e9e et de conduite soient devenues trop ancr\u00e9es. Le couple mari\u00e9 doit \u00eatre uni ; c&#8217;est pourquoi la souplesse des sentiments est d\u00e9sirable, en particulier chez la femme qui ne devrait accepter comme conjoint que celui qu&#8217;elle pourrait respecter et admirer et \u00e0 qui il lui plairait de se soumettre dans les limites permises. En outre, la plus grande \u00e9lasticit\u00e9 de la charpente physique de la jeune m\u00e8re sera \u00e0 son avantage pour supporter sa part sp\u00e9ciale de la mal\u00e9diction (Gen. 3 : 16). N&#8217;oublions pas non plus les pr\u00e9cieuses exp\u00e9riences que font le bon p\u00e8re et la bonne m\u00e8re en assurant le n\u00e9cessaire \u00e0 leurs enfants et en les \u00e9duquant. Ces le\u00e7ons peuvent les rapprocher du P\u00e8re c\u00e9leste plus rapidement que ne le ferait toute autre, et c&#8217;est bien l\u00e0 ce que les Nouvelles-Cr\u00e9atures d\u00e9sirent par dessus tout pour leurs enfants.<\/p>\n<p>615<\/p>\n<p>Des parents avis\u00e9s n&#8217;essaieront pas de frustrer leurs enfants de leur d\u00e9sir naturel de se marier, mais au contraire, usant de leur sagesse, les aideront dans leur choix. De leur c\u00f4t\u00e9, des enfants bien \u00e9lev\u00e9s ne m\u00e9priseront vraisemblablement pas le conseil de leurs parents si affectueux et si pleins de sollicitude \u00e0 leur \u00e9gard, concernant la transaction la plus importante de la vie naturelle. Cependant, \u00e0 un tel moment, que les parents indulgents n&#8217;oublient pas que l&#8217;union doit se faire sur le m\u00eame plan : incroyant avec incroyant, justifi\u00e9 avec justifi\u00e9, sanctifi\u00e9 avec sanctifi\u00e9, comme cela a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 expos\u00e9. En d&#8217;autres termes, si leurs fils ou leurs filles ne sont pas consacr\u00e9s, qu&#8217;ils n&#8217;essaient pas de les unir \u00e0 un membre de la Nouvelle-Cr\u00e9ation qui ne doit se marier que \u00ab dans le Seigneur seulement \u00bb ; ils doivent plut\u00f4t admettre qu&#8217;une union de natures diff\u00e9rentes ne serait probablement avantageuse ni pour l&#8217;un ni pour l&#8217;autre, mais serait dans tous les cas, contraire \u00e0 l&#8217;injonction divine que son peuple doit se marier \u00ab dans le Seigneur seulement \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>INTENDANTS DE LA SANTE DE NOS ENFANTS<\/p>\n<p>Les parents feront bien de se souvenir que si un corps propre aide l&#8217;enfant \u00e0 avoir un esprit pur, un corps sain est un pr\u00e9cieux moyen pour avoir un esprit sain. Avec son \u00ab esprit de sobre bon sens \u00bb, chaque Nouvelle-Cr\u00e9ature devrait \u00eatre assez sage pour guider son enfant dans l&#8217;acquisition et la conservation d&#8217;une sant\u00e9 physique en rapport avec sa constitution. L&#8217;air pur, l&#8217;eau pure, la nourriture saine, un exercice raisonnable, mental et physique, constituent les \u00e9l\u00e9ments essentiels qui nous permettent d&#8217;utiliser au mieux ce que nous avons re\u00e7u de nos parents et que nous avons transmis \u00e0 nos enfants. .<\/p>\n<p>Tous les parents devraient savoir que le brouillard n&#8217;est pas de \u00ab l&#8217;air frais \u00bb et que, dans la mesure o\u00f9 une a\u00e9ration raisonnable le permet, il ne doit pas p\u00e9n\u00e9trer dans les poumons ; que l&#8217;a\u00e9ration \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de la maison devrait permettre \u00e0 la lumi\u00e8re du soleil de p\u00e9n\u00e9trer le plus possible et que les personnes de sant\u00e9 d\u00e9licate ne devraient pas sortir t\u00f4t le matin, ni tard le soir par temps<\/p>\n<p>616<\/p>\n<p>humide. Les parents devraient veiller \u00e0 la propret\u00e9 de tous les r\u00e9cipients, etc., servant \u00e0 l&#8217;approvisionnement en eau, et devraient faire acqu\u00e9rir l&#8217;habitude d&#8217;en prendre un soin scrupuleux. Ils devraient veiller \u00e0 ce que chaque enfant ait \u00e0 faire un travail en rapport avec sa force et avec son \u00e2ge, et qu&#8217;il le fasse bien et avec soin ; ce travail devrait en partie exercer la force physique et en partie la force mentale. On devrait surveiller de pr\u00e8s le caract\u00e8re des lectures et des \u00e9tudes, aussi bien que celui du travail manuel, qu&#8217;on devrait varier de temps en temps afin d&#8217;\u00e9quilibrer l&#8217;esprit et le corps en vue de les pr\u00e9parer aux diverses t\u00e2ches de la vie. L&#8217;enfant devrait se rendre compte de l&#8217;int\u00e9r\u00eat que ses parents lui portent et devrait savoir qu&#8217;il est inspir\u00e9 par amour pour son bien-\u00eatre futur et que c&#8217;est aussi une obligation voulue de Dieu.<\/p>\n<p>On comprend bien mal \u00e0 quoi servent les aliments, et c&#8217;est l\u00e0 sans nul doute la cause de beaucoup de maladies \u2014 mentales et physiques. Tous les parents devraient savoir qu&#8217;on peut diviser les aliments en trois cat\u00e9gories :<\/p>\n<p>(1) Les aliments tr\u00e8s azot\u00e9s qui servent \u00e0 former la chair, le muscle, les tendons. Ces aliments sont : la viande, le poisson, la volaille, les \u0153ufs, les pois, les haricots. On estime que 150 g environ [exactement : 5 \u00ab ounces \u00bb = 141,75 g] par jour de ces aliments est une ration suffisante pour un homme moyen, d&#8217;activit\u00e9 moyenne ; elle est proportionnellement moindre pour des enfants. Ces aliments perdent de leur valeur nutritive quand on les fait trop cuire.<\/p>\n<p>(2) Les aliments riches en amidon et en sucre qui fournissent l&#8217;\u00e9nergie nerveuse : vigueur, activit\u00e9, \u00e9nergie, chaleur. Ce sont : le bl\u00e9, la pomme de terre, le ma\u00efs, l&#8217;avoine, le riz et leurs divers produits : pain, biscuits, puddings, etc. Ces aliments doivent \u00eatre consomm\u00e9s peu apr\u00e8s leur pr\u00e9paration ; ils doivent \u00eatre bien cuits pour \u00eatre le plus nourrissant et le plus digestible et ce, en tenant compte de la faiblesse naturelle de l&#8217;appareil digestif. A notre \u00e9poque de machinisme et de voyages faciles, la d\u00e9pense d&#8217;\u00e9nergie nerveuse est beaucoup plus grande que celle de la fibre musculaire. Ce sont donc des aliments de cette<\/p>\n<p>617<\/p>\n<p>cat\u00e9gorie qu&#8217;il faudra consommer en plus grande quantit\u00e9 que ceux de la cat\u00e9gorie pr\u00e9c\u00e9dente. La ration pour un homme moyen serait de 600 g environ [exactement : 20 \u00ab ounces \u00bb = 567 g] par jour \u2014 les enfants qui grandissent demandent un peu plus qu&#8217;une quantit\u00e9 proportionnelle \u00e0 cause de leur intense activit\u00e9 d&#8217;esprit et de corps.<\/p>\n<p>(3) Les aliments \u2014 fruits et l\u00e9gumes \u2014 compos\u00e9s surtout d&#8217;eau sont riches en sels biochimiques et ont une grande valeur nutritive. Non seulement leurs sels de chaux, de potasse, etc., aident \u00e0 la formation des os, nourrissent les nerfs, servent de r\u00e9gulateurs mais leurs \u00e9l\u00e9ments fibreux pleins d&#8217;eau (comme dans le chou, le navet, etc.) qui ne nourrissent pas du tout, aident \u00e0 purger et \u00e0 nettoyer les intestins, et emp\u00eachent ainsi les aliments riches les plus concentr\u00e9s d&#8217;encombrer l&#8217;organisme. Certains de ces aliments comme la courge, les betteraves, les pommes douces, etc., ont \u00e9galement une valeur nutritive proportionnelle \u00e0 leur teneur en sucre. D&#8217;autres, fortement acidul\u00e9s, agissent sur le sang qu&#8217;ils \u00e9claircissent et purifient : ce sont les raisins, les pommes acides, les citrons, les oranges, etc. Un homme de force moyenne devrait absorber au moins 2 litres 1\/2 [exactement : cinq \u00ab pints \u00bb ; soit 2,36 1] par jour de liquides sous forme de : lait, soupes, ou de fruits et l\u00e9gumes aqueux, ou d&#8217;eau pure \u2014 pour les enfants, ce sera en proportion. Les aliments contiennent assez d&#8217;eau pour les repas. On devrait boire de l&#8217;eau une heure ou plus apr\u00e8s les repas. Ces chiffres montrent que la plupart des gens consomment trop peu d&#8217;eau et de l\u00e9gumes.<\/p>\n<p>On doit remarquer, en outre, que beaucoup d&#8217;articles d&#8217;alimentation rang\u00e9s parmi ceux qui contiennent de l&#8217;amidon (bl\u00e9, ma\u00efs, avoine, etc.) renferment \u00e9galement des mati\u00e8res azot\u00e9es ; de sorte que si cela est n\u00e9cessaire, soit par raison d&#8217;\u00e9conomie soit pour toute autre raison, on peut suivre un r\u00e9gime purement v\u00e9g\u00e9tarien et \u00e0 tr\u00e8s bon march\u00e9 qui nourrira convenablement la famille, aux points de vue c\u00e9r\u00e9bral, musculaire et \u00e9nerg\u00e9tique.<\/p>\n<p>Un \u00e9quilibre irr\u00e9gulier de ces aliments (en particulier, ceux de la seconde cat\u00e9gorie, la plus importante) contribue<\/p>\n<p>618<\/p>\n<p>\u00e0 la maladie : ou bien une consommation trop abondante enrichit trop le sang qui s&#8217;\u00e9paissit, provoque des boutons et des furoncles, ou une langue charg\u00e9e, des maux de t\u00eate, la goutte et le rhume avec une certaine congestion ; au contraire, un manque de ces aliments pour satisfaire les besoins du corps provoque de la faiblesse, de la nervosit\u00e9, une langue blanche, et peut \u00e9galement favoriser un rhume. On devrait apprendre aux enfants \u00e0 remarquer en eux leurs propres sympt\u00f4mes et \u00e0 manger en cons\u00e9quence, afin de faire avorter la maladie \u00e0 son d\u00e9but, ou de pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la pr\u00e9venir en se mod\u00e9rant et en faisant preuve de bon jugement \u00e0 table. Mais tous n&#8217;ont pas \u00e9galement un bon jugement sur ce sujet ; c&#8217;est pourquoi les parents qui, par la gr\u00e2ce de Dieu, ont l&#8217;\u00ab esprit de sobre bon sens \u00bb devraient d&#8217;autant plus r\u00e9gler, doser et alterner les menus de leurs repas \u00bb, afin que les convives n&#8217;aient pas tellement besoin de se soucier sp\u00e9cialement ou de choisir, la vari\u00e9t\u00e9 \u00e9tant assur\u00e9e plut\u00f4t par un changement journalier que par de nombreux plats \u00e0 la fois.<\/p>\n<p>Nous ne soutenons pas une \u00ab manie \u00bb, pas plus que nous ne cherchons \u00e0 d\u00e9tourner de la nourriture spirituelle l&#8217;esprit de la Nouvelle-Cr\u00e9ation et \u00e0 le fixer sur la sant\u00e9 physique et sur ce que nous mangerons, sur ce que nous boirons, etc&#8230; sur ce que les Gentils recherchent. Non ; nous recherchons avant tout le spirituel. Toutefois, si nos esprits et nos entretiens portent sp\u00e9cialement sur. le spirituel, il est de notre devoir de nous servir du jugement le plus sain que nous poss\u00e9dons pour prendre soin de nos enfants qui nous sont confi\u00e9s par la providence divine.<\/p>\n<p>Un mot pour conclure sur ce sujet d&#8217;alimentation. Les chevaux et les bestiaux paraissent manger sans r\u00e9flexion \u2014 ce qui est bon et ce qui est mauvais \u2014 et certaines personnes stupides de la famille humaine font de m\u00eame, mais elles sont rares. C&#8217;est pourquoi, \u00e0 chaque repas, il y a toujours quelque chose pour exciter des sentiments soit plaisants, soit tristes : l&#8217;amour, la joie, la paix, l&#8217;esp\u00e9rance, etc&#8230; ou la col\u00e8re, la malice, la haine, la querelle, etc. On<\/p>\n<p>619<\/p>\n<p>admet maintenant que les dispositions d&#8217;esprit ont une puissante influence sur la digestion. Par une sorte de transformation chimique que l&#8217;on ne comprend pas clairement, l&#8217;excitation d&#8217;une disposition d&#8217;esprit col\u00e9reuse et m\u00e9chante affecte les nerfs et contrarie la digestion, tandis que des influences agr\u00e9ables et joyeuses agissent dans le sens contraire. La Nouvelle-Cr\u00e9ature peut pr\u00e9server en elle-m\u00eame sa \u00ab paix de Dieu \u00bb au milieu d&#8217;une multitude de circonstances d\u00e9favorables, mais les autres ne le peuvent pas. C&#8217;est pourquoi si elle est le chef de famille responsable, il est de son devoir de veiller \u00e0 la paix dans la maisonn\u00e9e en orientant le plus possible la conversation \u00e0 table sur des sujets agr\u00e9ables et profitables, sinon religieux.<\/p>\n<p>En confiant au Seigneur les int\u00e9r\u00eats de notre sant\u00e9 personnelle et celle de nos enfants, nous devrions \u00eatre certains que nous employons, au mieux de notre capacit\u00e9, et aussi sagement que possible les b\u00e9n\u00e9dictions et les privil\u00e8ges qui nous sont d\u00e9j\u00e0 accord\u00e9s. Alors et pas autrement, nous sera-t-il permis de faire n\u00f4tre, l&#8217;assurance r\u00e9confortante que toutes choses concourent \u00e0 notre bien.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ETUDE XIII OBLIGATIONS DES PARENTS DE LA NOUVELLE-CREATION D&#8217;importantes obligations s&#8217;attachent \u00e0 l&#8217;exercice des facult\u00e9s de procr\u00e9ation. \u2014 Influences pr\u00e9natales. \u2014 \u00ab Instruis l&#8217;enfant selon la voie qu&#8217;il doit suivre ! \u00bb \u2014 L&#8217;influence des \u00e9coles du dimanche. \u2014 La &hellip; <a href=\"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/la-nouvelle-creation\/chapitre-13\/\">Continue reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":206,"menu_order":13,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/842"}],"collection":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=842"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/842\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":843,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/842\/revisions\/843"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/206"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=842"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}