{"id":299,"date":"2015-01-21T10:41:38","date_gmt":"2015-01-21T10:41:38","guid":{"rendered":"http:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/?page_id=299"},"modified":"2021-04-25T19:37:48","modified_gmt":"2021-04-25T19:37:48","slug":"volume-6-chapitre-11","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/la-nouvelle-creation\/volume-6-chapitre-11\/","title":{"rendered":"Chapitre 11"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">ETUDE XI<br \/>\nLA PAQUE DE LA NOUVELLE-CREATION<br \/>\nLe joug de l\u2019\u00c9gypte et la d\u00e9livrance de ce joug, type et antitype. \u2014 \u00ab L\u2019\u00c9glise des premiers-n\u00e9s. \u00bb \u2014 \u00ab Nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain. \u00bb \u2014 La comm\u00e9moration (\u00ab memorial \u00bb) a toujours sa raison d&#8217;\u00eatre. \u2014 Qui peut la c\u00e9l\u00e9brer. \u2014 Qui peut officier. \u2014 Un ordre de service. \u2014 Les P\u00e2ques et la P\u00e2que. \u2014 Extraits de l&#8217;Encyclop\u00e9die de Mc Clintock et Strong.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab Car aussi, notre p\u00e2que, Christ, a \u00e9t\u00e9 sacrifi\u00e9e pour nous : c&#8217;est pourquoi c\u00e9l\u00e9brons la f\u00eate, non avec du vieux levain, ni avec un levain de malice et de m\u00e9chancet\u00e9, mais avec des pains sans levain de sinc\u00e9rit\u00e9 et de v\u00e9rit\u00e9.\u00bb \u2014 1 Cor. 5 : 7, 8.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parmi les exp\u00e9riences d&#8217;Isra\u00ebl-type, la P\u00e2que en fut une des plus remarquables. La f\u00eate de la P\u00e2que, qu&#8217;on c\u00e9l\u00e9brait chaque ann\u00e9e pendant sept jours, commen\u00e7ait le quinzi\u00e8me jour du premier mois. D&#8217;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, elle comm\u00e9morait la d\u00e9livrance du peuple d&#8217;Isra\u00ebl de l&#8217;esclavage en \u00c9gypte, mais plus particuli\u00e8rement le passage de l&#8217;ange qui pr\u00e9serva (\u00ab pass-over \u00bb.) les premiers-n\u00e9s de cette nation au cours de la plaie mortelle \u2014 la derni\u00e8re \u2014 qui frappa les \u00c9gyptiens et finalement les obligea \u00e0 lib\u00e9rer les Isra\u00e9lites de leurs travaux forc\u00e9s. La. d\u00e9livrance (\u00ab passover \u00bb) des premiers-n\u00e9s d&#8217;Isra\u00ebl fut le signe avant-coureur de la lib\u00e9ration de toute la nation d&#8217;Isra\u00ebl, de son passage en s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 travers la Mer Rouge, pour \u00e9chapper d\u00e9sormais \u00e0 l&#8217;esclavage d\u2019\u00c9gypte. Nous pouvons saisir rapidement qu&#8217;un \u00e9v\u00e9nement aussi prodigieux serait bien c\u00e9l\u00e9br\u00e9 par les Isra\u00e9lites comme s&#8217;identifiant intimement avec la naissance de leur nation, et c&#8217;est ainsi qu&#8217;il est comm\u00e9mor\u00e9 par les Juifs jusqu&#8217;\u00e0 ce jour. Les membres de la Nouvelle-Cr\u00e9ation s&#8217;int\u00e9ressent<br \/>\np502 (FR)<br \/>\n\u00e0 ces \u00e9v\u00e9nements, comme ils s&#8217;int\u00e9ressent \u00e0 tous les faits et gestes et arrangements de leur P\u00e8re c\u00e9leste, aussi bien en ce qui concerne son peuple-type, Isra\u00ebl selon la chair, qu&#8217;en ce qui concerne l&#8217;humanit\u00e9 tout enti\u00e8re. Cependant, la Nouvelle-Cr\u00e9ation prend un int\u00e9r\u00eat plus grand encore \u00e0 ces choses qui s&#8217;accomplirent en \u00c9gypte, parce que le Seigneur lui a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 le \u00ab myst\u00e8re \u00bb d&#8217;apr\u00e8s lequel tout ce qui arrivait \u00e0 Isra\u00ebl naturel avait pour but de typifier ou de pr\u00e9figurer des choses plus grandioses dans le plan divin au sujet d&#8217;Isra\u00ebl-antitype selon l&#8217;esprit \u2014 la Nouvelle-Cr\u00e9ation.<br \/>\nParlant de ces choses spirituelles, l&#8217;Ap\u00f4tre d\u00e9clare que \u00ab l&#8217;homme animal (ou naturel) ne re\u00e7oit pas les choses de l&#8217;Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne petit les conna\u00eetre, parce que c&#8217;est spirituellement qu&#8217;on en juge. Dieu nous [la Nouvelle-Cr\u00e9ation] les a r\u00e9v\u00e9l\u00e9es par son Esprit \u00bb (1 Cor. 2 :14, 10). Dieu s&#8217;est servi des ap\u00f4tres comme porte-parole pour nous donner certains fils conducteurs par lesquels, sous la direction de son Esprit, nous puissions comprendre les choses profondes de Dieu. L&#8217;un de ces fils conducteurs se trouve dans le texte en t\u00eate de cette \u00e9tude. Suivant l&#8217;indication de l&#8217;Ap\u00f4tre, nous voyons clairement qu&#8217;Isra\u00ebl, selon la chair, typifiait le peuple entier de Dieu, tous ceux qui, finalement, deviendront son peuple jusqu&#8217;\u00e0 la fin de l&#8217;Age mill\u00e9naire ; que les \u00c9gyptiens repr\u00e9sentaient les adversaires du peuple de Dieu, Pharaon, leur ma\u00eetre, repr\u00e9sentant Satan, le prince du mal et des t\u00e9n\u00e8bres, et les serviteurs et les cavaliers de Pharaon repr\u00e9sentant les anges d\u00e9chus et les hommes qui se sont associ\u00e9s ou qui s&#8217;associeront avec Satan pour s&#8217;opposer au Seigneur et \u00e0 son peuple \u2014 la Nouvelle-Cr\u00e9ation, et en g\u00e9n\u00e9ral la maison de la foi. Le peuple d&#8217;Isra\u00ebl soupirait apr\u00e8s la d\u00e9livrance, et g\u00e9missait sous ses exacteurs, mais il \u00e9tait faible, et incapable de se lib\u00e9rer lui-m\u00eame ; il n&#8217;aurait jamais pu se lib\u00e9rer du joug de l\u2019\u00c9gypte si l\u2019\u00c9ternel n&#8217;\u00e9tait intervenu en sa faveur et s&#8217;il n&#8217;avait charg\u00e9 et envoy\u00e9 Mo\u00efse pour le lib\u00e9rer. De m\u00eame, nous voyons actuellement et \u00e0 travers le pass\u00e9 toute l&#8217;humanit\u00e9 g\u00e9mir<br \/>\np503 (FR)<br \/>\net peinant sous les exactions du \u00ab prince de ce monde \u00bb et de ses favoris, le P\u00e9ch\u00e9 et la Mort. Ces centaines de millions d&#8217;humains soupirent apr\u00e8s la lib\u00e9ration de l&#8217;esclavage de leurs propres p\u00e9ch\u00e9s et faiblesses, aussi bien que des ch\u00e2timents qui les frappent : la souffrance et la mort, mais sans l&#8217;aide divine, l&#8217;humanit\u00e9 est impuissante. Quelques-uns font de vigoureux efforts et accomplissent quelque chose, mais personne ne se lib\u00e8re. La race tout enti\u00e8re d&#8217;Adam est sous l&#8217;esclavage du p\u00e9ch\u00e9 et de la mort, et sa seule esp\u00e9rance est en Dieu et dans le Mo\u00efse-antitype qui, selon la promesse, d\u00e9livrera son peuple au temps fix\u00e9. Il lui fera traverser la Mer Rouge, repr\u00e9sentant la Seconde Mort dans laquelle Satan et tous ceux qui lui sont associ\u00e9s ou qui sympathisent avec lui et avec sa mauvaise conduite seront d\u00e9truits \u00e0 toujours, comme cela est typifi\u00e9 par l&#8217;engloutissement de Pharaon et de ses arm\u00e9es dans la Mer Rouge au sens propre. Quant au peuple de l\u2019\u00c9ternel, \u00ab la Seconde Mort n&#8217;a point de pouvoir sur lui \u00bb.<br \/>\nCe qui pr\u00e9c\u00e8de est l&#8217;image g\u00e9n\u00e9rale, mais \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de cette image et en faisant partie, il s&#8217;en trouvait une autre, une image particuli\u00e8re qui avait trait non pas aux humains en g\u00e9n\u00e9ral et \u00e0 leur d\u00e9livrance de l&#8217;esclavage du p\u00e9ch\u00e9 et de la mort, mais seulement \u00e0 une classe sp\u00e9ciale parmi eux \u2014 celle des premiers-n\u00e9s. Correspondant \u00e0 ceux-ci comme leur antitype, \u00ab l\u2019\u00c9glise des premiers-n\u00e9s dont les noms sont \u00e9crits dans les cieux \u00bb \u2014 la Nouvelle-Cr\u00e9ation est port\u00e9e \u00e0 notre attention par la parole inspir\u00e9e. Dans le type, les premiers-n\u00e9s occupaient une place sp\u00e9ciale, celle d&#8217;h\u00e9ritiers ; une place sp\u00e9ciale aussi parce qu&#8217;ils furent soumis \u00e0 une \u00e9preuve sp\u00e9ciale avant leurs fr\u00e8res. Ils furent expos\u00e9s \u00e0 la mort avant l&#8217;exode g\u00e9n\u00e9ral, et lorsque l&#8217;exode eut lieu, ces premiers-n\u00e9s y prirent une place sp\u00e9ciale, un travail sp\u00e9cial \u00e0 ex\u00e9cuter en rapport avec la d\u00e9livrance g\u00e9n\u00e9rale, car ils form\u00e8rent une classe s\u00e9par\u00e9e, repr\u00e9sent\u00e9e par la tribu de L\u00e9vi. Ils furent s\u00e9par\u00e9s de leurs fr\u00e8res, abandonnant compl\u00e8tement leur part d&#8217;h\u00e9ritage dans le pays afin que, selon l&#8217;arrangement divin, ils pussent enseigner leurs fr\u00e8res.<br \/>\np504 (FR)<br \/>\nCette tribu ou maison de L\u00e9vi repr\u00e9sente clairement la maison de la foi, laquelle est repr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 son tour par la Sacrificature royale en pr\u00e9paration, qui abandonne son h\u00e9ritage des choses terrestres en faveur des fr\u00e8res, et bient\u00f4t constituera effectivement la Sacrificature royale, dont le Souverain Sacrificateur est le Seigneur, et qui b\u00e9nira, gouvernera et instruira le monde durant l&#8217;Age mill\u00e9naire. De m\u00eame que les premiers-n\u00e9s furent expos\u00e9s \u00e0 la mort, mais en furent \u00e9pargn\u00e9s (\u00ab passed over \u00bb \u00bb), y \u00e9chapp\u00e8rent, et que, abandonnant l&#8217;h\u00e9ritage terrestre, ils form\u00e8rent une sacrificature, ainsi l\u2019\u00c9glise-antitype des premiers-n\u00e9s du temps pr\u00e9sent, est expos\u00e9e \u00e0 la Seconde Mort, leur mise \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve ou leur \u00e9preuve ayant lieu pour la vie \u00e9ternelle ou pour la mort \u00e9ternelle avant le reste des humains, et elle passe de la mort \u00e0 la vie gr\u00e2ce au m\u00e9rite du sang du R\u00e9dempteur, de sa mort.<br \/>\nDevenant participants \u00e0 la gr\u00e2ce de leur Seigneur, ils abandonnent ou sacrifient avec lui l&#8217;h\u00e9ritage terrestre, la part terrestre, afin de pouvoir obtenir le ciel et sa \u00ab vie plus abondante \u00bb. Ainsi, tandis que dans l\u2019\u00c9glise des premiers-n\u00e9s, la Nouvelle-Cr\u00e9ation, \u00ab tous meurent comme tous les hommes \u00bb et, au regard des choses terrestres, semblent perdre et abandonner plus que d&#8217;autres, n\u00e9anmoins (bien que l&#8217;homme naturel ne le comprenne pas), ils sont tous \u00e9pargn\u00e9s de la mort ou d\u00e9livr\u00e9s de la mort, et en tant que Sacrificature royale, ils seront avec leur Souverain Sacrificateur, faits participants \u00e0 la gloire, l&#8217;honneur et l&#8217;immortalit\u00e9. Ceux qui sont ainsi \u00e9pargn\u00e9s durant la nuit de cet Age de l\u2019\u00c9vangile (avant que ne se l\u00e8vent le matin mill\u00e9naire et son Soleil de Justice), sont appel\u00e9s \u00e0 \u00eatre les conducteurs de l&#8217;arm\u00e9e de l\u2019\u00c9ternel, pour la d\u00e9livrer de l&#8217;esclavage du P\u00e9ch\u00e9 et de Satan. Remarquez comment cela s&#8217;accorde avec ce que dit l&#8217;Ap\u00f4tre (Rom. 8 : 22, 19) : \u00ab Toute la cr\u00e9ation ensemble soupire et est en travail \u00bb \u2014 \u00ab attendant la r\u00e9v\u00e9lation des fils de Dieu \u00bb \u2014 attendant que l\u2019\u00c9glise des premiers-n\u00e9s soit compl\u00e8tement d\u00e9livr\u00e9e (\u00ab passed over \u00bb) dans la Premi\u00e8re R\u00e9surrection. \u00e0 la gloire, l&#8217;honneur et l&#8217;immortalit\u00e9.<br \/>\np505 (FR)<br \/>\nVoici maintenant un autre trait important du type. Pour que, dans le type, les premiers-n\u00e9s fussent \u00e9pargn\u00e9s et que tout le peuple de l\u2019\u00c9ternel f\u00fbt en cons\u00e9quence d\u00e9livr\u00e9, il \u00e9tait n\u00e9cessaire que l&#8217;agneau pascal f\u00fbt \u00e9gorg\u00e9, que son sang f\u00fbt asperg\u00e9 sur les poteaux et les linteaux de la maison, que sa chair f\u00fbt mang\u00e9e cette nuit-l\u00e0 avec des herbes am\u00e8res et avec du pain sans levain. Ainsi chaque maison d&#8217;Isra\u00ebl repr\u00e9sentait la maison de la foi, chaque agneau repr\u00e9sentait l&#8217;Agneau de Dieu qui \u00f4te le p\u00e9ch\u00e9 du monde, et le premier-n\u00e9 de chaque famille repr\u00e9sentait Le Christ, T\u00eate et Corps, la Nouvelle-Cr\u00e9ation. Les herbes am\u00e8res repr\u00e9sentaient les \u00e9preuves et les afflictions du temps pr\u00e9sent, lesquelles servent d&#8217;autant plus \u00e0 aiguiser l&#8217;app\u00e9tit de la maison de la foi pour manger l&#8217;Agneau et le pain sans levain. En outre, chaque membre de la famille devait manger le b\u00e2ton \u00e0 la main et les reins ceints pour un voyage, repr\u00e9sentant ainsi que les premiers-n\u00e9s et la maison de la foi qui prendraient leur part de l&#8217;Agneau durant la nuit du pr\u00e9sent Age de l\u2019\u00c9vangile seraient des p\u00e8lerins et des \u00e9trangers dans le monde, se rendant compte de l&#8217;esclavage du p\u00e9ch\u00e9 et de la mort et d\u00e9sirant \u00eatre conduits par le Seigneur pour \u00eatre lib\u00e9r\u00e9s du p\u00e9ch\u00e9 et de la corruption, pour obtenir la libert\u00e9 des fils de Dieu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">COMM\u00c9MORATION DU SOUPER DE NOTRE SEIGNEUR<br \/>\nCe fut en accord avec ce type de l&#8217;immolation de l&#8217;agneau pascal le 14e jour du premier mois \u2014 le jour pr\u00e9c\u00e9dant les sept jours de la F\u00eate de la P\u00e2que, c\u00e9l\u00e9br\u00e9e par les Juifs que notre Seigneur mourut en tant qu&#8217;Agneau pascal antitype, \u00ab l&#8217;Agneau de Dieu, qui \u00f4te le p\u00e9ch\u00e9 du monde \u00bb. Il n&#8217;\u00e9tait pas possible que notre Seigneur achev\u00e2t \u00e0 un autre moment dans la mort le sacrifice qu&#8217;il avait commenc\u00e9 alors qu&#8217;il avait trente ans, \u00e0 son bapt\u00eame dans la mort. C&#8217;est pourquoi, bien que les Juifs aient cherch\u00e9 maintes fois \u00e0 se saisir de lui, personne ne mit la main sur lui, parce que \u00ab son heure n&#8217;\u00e9tait pas encore venue \u00bb. \u2014 Jean 7 : 8, 30.<br \/>\nDe m\u00eame que les Juifs avaient re\u00e7u l&#8217;ordre de choisir le dixi\u00e8me jour du mois, l&#8217;agneau \u00e0 sacrifier, et \u00e0 le garder<br \/>\np506 (FR)<br \/>\nchez eux \u00e0 partir de cette date, ainsi le Seigneur s&#8217;offrit-il \u00e0 eux \u00e0 juste titre \u00e0 cette date lorsque, cinq jours avant la P\u00e2que, il fit son entr\u00e9e dans la ville, mont\u00e9 sur un \u00e2ne, tandis que la multitude criait : \u00ab Hosanna au Fils de David ! B\u00e9ni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! \u00bb \u00ab Il est venu chez lui, et les siens [comme nation] ne l&#8217;ont pas accueilli. Mais \u00e0 ceux qui l&#8217;ont re\u00e7u [individuellement] il leur a donn\u00e9 la libert\u00e9 (Voir Vol. 5, p. 201) de devenir enfants de Dieu \u00bb [Jean 1 : 11, 12]. Par ses repr\u00e9sentants, par ceux qui la dirigeaient, la nation au lieu de le recevoir, le rejeta, et pour le moment fit cause commune avec l&#8217;Adversaire. N\u00e9anmoins, par la gr\u00e2ce de Dieu, le sang de la Nouvelle Alliance est efficace pour la maison de Jacob \u00e9galement, et pour tous ceux qui d\u00e9sirent entrer en harmonie avec Dieu. Tous ceux-l\u00e0 participent aux m\u00e9rites de l&#8217;Agneau ; toutefois, ils refus\u00e8rent de manger de l&#8217;Agneau-antitype, perdant ainsi l&#8217;occasion favorable de devenir comme nation les premiers-n\u00e9s, la Sacrificature royale, la nation sainte; le peuple particulier du Messie ; ils ont perdu l&#8217;occasion favorable d&#8217;\u00eatre de ceux qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9pargn\u00e9s (\u00ab passed over \u00bb) et de devenir des membres de la Nouvelle-Cr\u00e9ation, avec une vie plus abondante en gloire, en honneur et en immortalit\u00e9, mais nous sommes heureux d&#8217;\u00eatre inform\u00e9s par d&#8217;autres passages des \u00c9critures qu&#8217;ils auront n\u00e9anmoins une belle occasion d&#8217;accepter l&#8217;Agneau de Dieu, de manger, de s&#8217;approprier sa chair, son sacrifice, et ainsi d&#8217;\u00e9chapper \u00e0 l&#8217;esclavage du p\u00e9ch\u00e9 et de la mort, sous la direction du Seigneur et de ses fr\u00e8res fid\u00e8les, Isra\u00ebl selon l&#8217;esprit, l\u2019\u00c9glise-antitype des Premiers-n\u00e9s. \u2014 Rom. 11 : 11-26.<br \/>\nCe fut \u00e0 la fin du minist\u00e8re de notre Seigneur, le 14e jour par cons\u00e9quent, o\u00f9 il mourut comme l&#8217;Agneau-antitype, du premier mois, \u00ab la nuit qu&#8217;il fut livr\u00e9 \u00bb, et le m\u00eame jour, qu&#8217;il c\u00e9l\u00e9bra avec ses disciples la P\u00e2que-type des Juifs ; il mangea avec ses douze ap\u00f4tres l&#8217;agneau-type qui le repr\u00e9sentait<br \/>\np507 (FR)<br \/>\nlui-m\u00eame, repr\u00e9sentait son propre sacrifice pour les p\u00e9ch\u00e9s du inonde et la \u00ab nourriture v\u00e9ritable \u00bb par la seule force de laquelle on peut obtenir la vie, les libert\u00e9s et les b\u00e9n\u00e9dictions des fils de Dieu. C&#8217;est en raison de la coutume juive qui faisait commencer chaque jour non \u00e0 minuit mais dans la soir\u00e9e, qu&#8217;il fut possible au Seigneur de prendre part \u00e0 ce souper la nuit qui pr\u00e9c\u00e9da sa mort et pourtant le m\u00eame jour. Il est \u00e9vident que l&#8217;\u00c9ternel avait arrang\u00e9 toutes les affaires d&#8217;Isra\u00ebl en conformit\u00e9 avec les types que ce dernier devait exprimer.<br \/>\nNotre Seigneur et ses ap\u00f4tres \u00e9tant juifs \u00ab n\u00e9s sous la Loi \u00bb, c&#8217;\u00e9tait une obligation pour eux de c\u00e9l\u00e9brer ce type et en son propre temps. Ce fut apr\u00e8s qu&#8217;ils eurent ainsi observ\u00e9 le souper juif, mangeant l&#8217;agneau avec du pain sans levain et des herbes am\u00e8res et probablement aussi, comme c&#8217;\u00e9tait la coutume, avec du \u00ab fruit de la vigne \u00bb, que le Seigneur \u2014 prenant une portion du pain sans levain et du fruit de la vigne restant du souper juif, le type institua parmi ses disciples et pour son \u00c9glise enti\u00e8re qu&#8217;ils repr\u00e9sentaient (Jean 17 : 20), une chose nouvelle : d\u00e9sormais, pour eux Isra\u00ebl selon l&#8217;Esprit, l\u2019\u00c9glise des Premiers-n\u00e9s, la Nouvelle-Cr\u00e9ation, elle devrait remplacer, supplanter le Souper de la P\u00e2que juive. Notre Seigneur n&#8217;institua pas par l\u00e0 un autre type plus \u00e9lev\u00e9 de la P\u00e2que. Au contraire, le type \u00e9tait sur le point de commencer \u00e0 s&#8217;accomplir et, par cons\u00e9quent, ne serait plus appropri\u00e9 aux yeux de ceux qui en acceptaient l&#8217;accomplissement. Notre Seigneur, l&#8217;Agneau-antitype, allait \u00eatre immol\u00e9, ainsi que l&#8217;exprime l&#8217;Ap\u00f4tre dans le texte qui figure en-t\u00eate de ce chapitre : \u00ab Christ, notre P\u00e2que [Agneau] est immol\u00e9 \u00bb.<br \/>\nIl n&#8217;est personne qui, acceptant Christ comme l&#8217;Agneau pascal, et acceptant ainsi l&#8217;antitype comme rempla\u00e7ant le type, pourrait encore avec biens\u00e9ance pr\u00e9parer un agneau-type et le manger pour comm\u00e9morer la d\u00e9livrance-type. D\u00e8s lors, la chose convenable \u00e0 faire pour tous ceux qui croient en J\u00e9sus comme le v\u00e9ritable agneau pascal serait l&#8217;aspersion des poteaux de leur c\u0153ur avec son sang : \u00ab Ayant les c\u0153urs par aspersion purifi\u00e9s d&#8217;une mauvaise<br \/>\np508 (FR)<br \/>\nconscience [de la condamnation pr\u00e9sente \u2014 se rendant compte que, par son sang, la propitiation de leurs p\u00e9ch\u00e9s est faite, et que, par son sang, ils ont maintenant le pardon de leurs p\u00e9ch\u00e9s] \u00bb [H\u00e9b. 10 : 22]. D\u00e9sormais, ceux-l\u00e0 doivent manger, ou s&#8217;approprier pour eux-m\u00eames, les m\u00e9rites de leur R\u00e9dempteur \u2014 les m\u00e9rites de l&#8217;homme Christ. J\u00e9sus, qui se donna en -ran\u00e7on pour tous. Par la foi, ils doivent prendre leur part de ces m\u00e9rites et discerner que de m\u00eame que leurs p\u00e9ch\u00e9s furent plac\u00e9s sur le Seigneur et qu&#8217;il mourut pour eux, ainsi ses m\u00e9rites et sa justice leur sont imput\u00e9s \u00e0 eux. Ce sont ces choses qu&#8217;ils mangent, c&#8217;est-\u00e0-dire s&#8217;approprient par la foi.<br \/>\nSi, donc, le Souper de notre Seigneur a remplac\u00e9 le Souper de la P\u00e2que, sans toutefois en \u00eatre un autre type plus \u00e9lev\u00e9 \u2014 l&#8217;antitype ayant commenc\u00e9 \u2014 qu&#8217;\u00e9tait-il donc ? Nous r\u00e9pondons que c&#8217;\u00e9tait une comm\u00e9moration (\u00ab Memorial \u00bb) de l&#8217;antitype \u2014 un souvenir rappelant \u00e0 ses disciples le commencement de l&#8217;accomplissement de la P\u00e2que-anti-type.<br \/>\nAinsi, le fait d&#8217;accepter notre Agneau et aussi de comm\u00e9morer sa mort pour nous, signifie l&#8217;attente de la d\u00e9livrance promise du peuple de Dieu, et signifie donc que ceux qui appr\u00e9cient cette comm\u00e9moration et la c\u00e9l\u00e8brent avec intelligence pendant qu&#8217;ils sont dans le monde, ne seront pas du monde, mais seront comme des p\u00e8lerins et des \u00e9trangers qui cherchent des conditions plus d\u00e9sirables, d\u00e9barrass\u00e9s des fl\u00e9trissures, des afflictions et de l&#8217;esclavage du temps pr\u00e9sent du r\u00e8gne du P\u00e9ch\u00e9 et de la mort. Ceux-l\u00e0 participent au vrai pain, au pain sans levain-antitype : ils cherchent \u00e0 l&#8217;avoir dans sa puret\u00e9, sans la corruption (levain) de la th\u00e9orie humaine, de la fl\u00e9trissure, des ambitions, de l&#8217;\u00e9go\u00efsme, etc., afin qu&#8217;ils puissent \u00eatre forts dans le Seigneur et dans la puissance de sa force. Ils participent \u00e9galement aux herbes am\u00e8res de la pers\u00e9cution, selon la d\u00e9claration du Ma\u00eetre que le serviteur n&#8217;est pas plus grand que son Seigneur, et que le Seigneur lui-m\u00eame fut injuri\u00e9, pers\u00e9cut\u00e9 et rejet\u00e9, ils doivent eux aussi s&#8217;attendre \u00e0 un<br \/>\np509 (FR)<br \/>\ntraitement semblable, parce que le monde ne les conna\u00eet pas, de m\u00eame qu&#8217;il ne l&#8217;a pas connu. Oui, en v\u00e9rit\u00e9, son t\u00e9moignage est que nul ne lui sera agr\u00e9able si sa fid\u00e9lit\u00e9 ne lui attire pas la d\u00e9faveur du monde. Il d\u00e9clare : \u00ab Tous ceux aussi qui veulent vivre pieusement dans le Christ J\u00e9sus, seront pers\u00e9cut\u00e9s. \u00bb \u00ab On dira, en mentant, toute esp\u00e8ce de mal contre vous, \u00e0 cause de moi. R\u00e9jouissez- vous et tressaillez de joie, car votre r\u00e9compense est grande dans les cieux. \u00bb \u2014 Matt. 5 : 11, 12 ; 2 Tim. 3 : 12.<br \/>\nLorsque notre Seigneur institua son Souper comm\u00e9moratif appel\u00e9 le Dernier Souper, ce fut, comme nous l&#8217;avons dit plus haut, un nouveau symbole, \u00e9difi\u00e9 sur l&#8217;ancien type de la P\u00e2que et en rapport avec lui, bien que distinct de lui ; ce fut une comm\u00e9moration, ou un souvenir de l&#8217;antitype. Comme nous le lisons, il \u00ab prit du pain, et apr\u00e8s avoir rendu gr\u00e2ces, il le rompit et dit : \u00ab Ceci est mon corps, qui est pour vous [ceci me repr\u00e9sente, l&#8217;Agneau-antitype ; il repr\u00e9sente ma chair] ; faites ceci en m\u00e9moire de moi. \u00bb L&#8217;intention \u00e9vidente de notre Seigneur \u00e9tait de fixer dans l&#8217;esprit de ses disciples le fait qu&#8217;il est l&#8217;Agneau antitype pour les premiers-n\u00e9s \u2014 antitypes et la maison de la foi. L&#8217;expression \u00ab Faites ceci en m\u00e9moire de moi \u00bb implique que cette nouvelle institution devrait, pour ses disciples, remplacer l&#8217;ancienne laquelle doit maintenant ne plus servir parce qu&#8217;elle est accomplie. \u00ab De m\u00eame il prit la coupe aussi, apr\u00e8s le souper, en disant : \u00ab Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang \u00bb \u2014 le sang de l&#8217;alliance \u2014 le sang qui scelle la Nouvelle-Alliance. \u00ab Faites ceci, toutes les fois que vous la boirez, en m\u00e9moire de moi. \u00bb Selon notre compr\u00e9hension, cela n&#8217;implique pas que nous le fassions sans tenir compte du temps et du lieu, etc., mais cela signifie que, d\u00e9sormais, quand cette coupe et ce pain sans levain seraient employ\u00e9s pour c\u00e9l\u00e9brer la P\u00e2que, on devrait \u00e0 chaque occasion consid\u00e9rer cela comme une c\u00e9l\u00e9bration non du type, mais de l&#8217;antitype. De m\u00eame qu&#8217;il n&#8217;e\u00fbt pas \u00e9t\u00e9 l\u00e9gal, convenable ou typique de c\u00e9l\u00e9brer la P\u00e2que \u00e0 tout autre moment qu&#8217;au jour fix\u00e9 par l\u2019\u00c9ternel,<br \/>\np510 (FR)<br \/>\nde m\u00eame il n&#8217;est pas encore convenable de c\u00e9l\u00e9brer l&#8217;anti-type \u00e0 tout autre moment qu&#8217;\u00e0 son anniversaire. \u2014 1 Cor. 11 : 23-25.<br \/>\nL&#8217;Ap\u00f4tre ajoute : \u00ab Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;il vienne \u00bb (1 Cor. 11 : 26). Ceci nous montre que les disciples comprirent clairement que d\u00e9sormais pour tous les disciples du Seigneur, la c\u00e9l\u00e9bration annuelle de la P\u00e2que doit avoir une nouvelle signification : le pain rompu repr\u00e9sentant la chair du Seigneur, la coupe repr\u00e9sentant son sang. Bien que cette nouvelle institution ne f\u00fbt pas impos\u00e9e \u00e0 ses disciples comme une loi, et bien qu&#8217;aucune sanction ne s&#8217;attach\u00e2t \u00e0 sa non-observance, n\u00e9anmoins le Seigneur savait bien que tous ceux qui mettraient leur confiance en lui et l&#8217;appr\u00e9cieraient en tant qu&#8217;Agneau-antitype de la P\u00e2que, seraient heureux d&#8217;observer la comm\u00e9moration qu&#8217;il leur est ainsi sugg\u00e9r\u00e9e. Et il en est encore ainsi. La foi en la ran\u00e7on continue \u00e0 trouver son illustration dans ce simple anniversaire, \u00ab jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;il vienne \u00bb, \u2014 non seulement jusqu&#8217;\u00e0 la parousia, ou pr\u00e9sence de notre Seigneur, dans la moisson ou fin de l&#8217;Age actuel, mais jusqu&#8217;\u00e0 ce que, dans sa parousia, ses fid\u00e8les aient \u00e9t\u00e9 un par un, rassembl\u00e9s aupr\u00e8s de lui, au-del\u00e0 du \u00ab Voile \u00bb, o\u00f9 ils y participeraient \u00e0 un degr\u00e9 plus complet encore, et, comme l&#8217;a d\u00e9clar\u00e9 notre Seigneur, pour le prendre \u00ab nouveau dans le Royaume \u00bb. [Matt. 26 : 29 \u2014 Note D.]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab NOUS QUI SOMMES PLUSIEURS, SOMMES UN SEUL PAIN \u00bb<br \/>\n\u00ab La coupe de b\u00e9n\u00e9diction que nous b\u00e9nissons, n&#8217;est-elle pas la communion du sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n&#8217;est-il pas la communion du corps du Christ ? Car nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain, un seul corps, car nous participons tous \u00e0 un seul et m\u00eame pain. \u00bb \u2014 1 Cor. 10 : 16, 17.<br \/>\nSous la direction du saint Esprit, l&#8217;Ap\u00f4tre expose ici devant nous une pens\u00e9e suppl\u00e9mentaire concernant cette Comm\u00e9moration institu\u00e9e par notre Seigneur. Il ne rejette<br \/>\np511 (FR)<br \/>\npas, mais au contraire affirme qu&#8217;en premier lieu le pain repr\u00e9sente le corps bris\u00e9 de notre Seigneur, sacrifi\u00e9 pour nous, et que la coupe repr\u00e9sente son sang qui scelle notre pardon. Mais ici, il nous montre en outre que nous, en tant que membres de l&#8217;Eccl\u00e9sia, membres du corps de Christ, les Premiers-n\u00e9s en perspective, la Nouvelle-Cr\u00e9ation, devenons participants avec notre Seigneur dans sa mort, dans son sacrifice, et comme il l&#8217;a d\u00e9clar\u00e9 ailleurs, une partie de notre alliance consiste \u00e0 \u00ab compl\u00e9ter ce qui manque aux souffrances du Christ \u00bb (Col. 1 : 24). La pens\u00e9e exprim\u00e9e ici est la m\u00eame que celle de l&#8217;expression \u00ab Nous avons \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9s en sa mort \u00bb. Ainsi, tandis que la chair de notre Seigneur \u00e9tait le pain rompu pour le monde, les croyants de cet Age de l\u2019\u00c9vangile, les fid\u00e8les, les \u00e9lus, la Nouvelle-Cr\u00e9ation, sont compt\u00e9s comme faisant partie de ce seul pain, \u00ab des membres du corps de Christ \u00bb ; c&#8217;est pourquoi, quand nous rompons le pain, non seulement nous le reconnaissons comme \u00e9tant le sacrifice de notre Seigneur, pour nous, mais de plus nous le reconnaissons comme \u00e9tant le sacrifice de toute l\u2019\u00c9glise, de tous ceux qui se sont consacr\u00e9s pour \u00eatre morts avec lui, pour \u00eatre rompus avec lui, pour partager ses souffrances.<br \/>\nTelle est la pens\u00e9e exacte renferm\u00e9e dans le terme \u00ab communion \u00bb \u2014 commune-union, participation-commune. En cons\u00e9quence, en c\u00e9l\u00e9brant chaque ann\u00e9e cette Comm\u00e9moration, non seulement nous reconnaissons que le fondement de toutes nos esp\u00e9rances repose sur le sacrifice de notre cher R\u00e9dempteur pour nos p\u00e9ch\u00e9s, mais nous rappelons et nous renouvelons notre propre cons\u00e9cration pour \u00ab \u00eatre morts avec lui, afin que nous puissions aussi vivre avec lui \u00bb, pour \u00ab souffrir avec lui, afin que nous puissions aussi r\u00e9gner avec lui \u00bb. Quelle signification noble et large a cette c\u00e9l\u00e9bration d&#8217;institution divine ! Nous ne rempla\u00e7ons pas la r\u00e9alit\u00e9 par les symboles ; rien ne pourrait \u00eatre plus \u00e9loign\u00e9 de l&#8217;intention de notre Seigneur, ni plus \u00e9loign\u00e9 de la convenance de notre part. La communion de c\u0153ur avec lui, le c\u0153ur se nourrissant de lui, la communion de c\u0153ur avec les autres membres du corps, et le c\u0153ur<br \/>\np512 (FR)<br \/>\ndiscernant ce que signifie notre alliance de sacrifice, voil\u00e0 ce qui constitue la vraie communion. Si nous sommes fid\u00e8les, nous la mettrons en pratique jour apr\u00e8s jour, pendant toute l&#8217;ann\u00e9e, journellement bris\u00e9s avec notre Seigneur, nous nourrissant continuellement de son m\u00e9rite, croissant en force dans le Seigneur et dans la puissance de sa force. Quelle b\u00e9n\u00e9diction nous recevons en c\u00e9l\u00e9brant cette comm\u00e9moration ! Combien notre c\u0153ur br\u00fble de l&#8217;appr\u00e9cier davantage, de cro\u00eetre davantage en gr\u00e2ce et en connaissance, et de participer davantage aux privil\u00e8ges de service auquel nous sommes appel\u00e9s, non seulement touchant le pr\u00e9sent mais \u00e9galement pour l&#8217;avenir !<br \/>\nOn remarquera que l&#8217;Ap\u00f4tre comprend aussi la coupe pour laquelle nous glorifions Dieu. \u00ab N&#8217;est-elle pas la communion [commune-union, participation commune] du sang de Christ ? \u00bb Oh ! Quelle pr\u00e9cieuse pens\u00e9e de savoir que les vrais consacr\u00e9s, le fid\u00e8le \u00ab petit troupeau \u00bb de la Nouvelle-Cr\u00e9ation \u00e0 travers cet Age de l\u2019\u00c9vangile, ont \u00e9t\u00e9 Christ dans la chair, et que les souffrances, les \u00e9preuves, l&#8217;ignominie et la mort de ceux que le Seigneur a accept\u00e9s et reconnus comme \u00ab membres de son corps \u00bb dans la chair, sont toutes comprises comme faisant partie de son sacrifice, parce qu&#8217;ils sont associ\u00e9s avec lui, et soumis \u00e0 notre Chef (T\u00eate), notre Souverain Sacrificateur ! Quel est celui qui, comprenant la situation, qui, appr\u00e9ciant l&#8217;invitation de Dieu \u00e0 devenir membre de cette Eccl\u00e9sia et \u00e0 participer maintenant au sacrifice jusqu&#8217;\u00e0 la mort qui en est la cons\u00e9quence ainsi qu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u0153uvre glorieuse de l&#8217;avenir, ne se r\u00e9jouit pas d&#8217;\u00eatre estim\u00e9 digne de souffrir l&#8217;opprobre pour le nom de Christ, et pour laisser sa vie au service de la V\u00e9rit\u00e9, comme membre de sa chair et de ses os ? Qu&#8217;importe \u00e0 ceux-l\u00e0 si le monde ne nous conna\u00eet pas, comme il ne l&#8217;a pas connu non plus ? (1 Jean 3 : 1). Que leur importe-t-il de perdre les b\u00e9n\u00e9dictions et avantages terrestres les plus excellents si, comme membres du corps de Christ, ils peuvent \u00eatre estim\u00e9s dignes de participer avec le R\u00e9dempteur aux gloires \u00e0 venir ?<br \/>\nA mesure qu&#8217;ils croissent en gr\u00e2ce, en connaissance et en z\u00e8le, chacun d&#8217;eux est rendu capable de peser et de<br \/>\np513 (FR)<br \/>\njuger la chose du point de vue de l&#8217;Ap\u00f4tre lorsqu&#8217;il dit, touchant les faveurs et avantages terrestres : \u00ab Je regarde toutes choses comme une perte&#8230; comme de la boue \u00bb. \u00ab J&#8217;estime que les souffrances du temps pr\u00e9sent ne sauraient \u00eatre compar\u00e9es \u00e0 la gloire \u00e0 venir qui sera r\u00e9v\u00e9l\u00e9e pour nous. \u00bb \u2014 Phil. 3 : 8 ; Rom. 8 : 18 \u2014 Seg.<br \/>\nUne autre pens\u00e9e concerne l&#8217;amour, la sympathie et l&#8217;int\u00e9r\u00eat mutuels, qui devraient pr\u00e9valoir parmi tous les membres de ce \u00ab seul corps \u00bb du Seigneur. A mesure que l&#8217;Esprit du Seigneur vient de plus en plus pour gouverner notre c\u0153ur, nous serons amen\u00e9s \u00e0 nous r\u00e9jouir chaque fois que nous avons l&#8217;occasion de faire du bien \u00e0 tous les hommes, mais sp\u00e9cialement \u00e0 la maison de la foi. En m\u00eame temps que nos sympathies grandissent et s&#8217;\u00e9tendent \u00e0 l&#8217;humanit\u00e9 enti\u00e8re, elles doivent grandir sp\u00e9cialement \u00e0 l&#8217;\u00e9gard du Seigneur, et en cons\u00e9quence, sp\u00e9cialement envers ceux qu&#8217;il reconna\u00eet, qui ont son Esprit, et qui cherchent \u00e0 marcher sur ses traces. L&#8217;Ap\u00f4tre indique que notre amour pour les fr\u00e8res, pour les autres membres de son corps, donnera la mesure de notre amour pour le Seigneur. Si notre amour doit \u00eatre tel qu&#8217;il endure toutes choses et supporte toutes choses de la part des autres, combien plus cela sera vrai \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des autres membres du m\u00eame corps, si \u00e9troitement unis \u00e0 nous par notre T\u00eate (Chef) ! Il n&#8217;est pas surprenant que l&#8217;Ap\u00f4tre Jean d\u00e9clare que l&#8217;une des plus fortes preuves que nous sommes pass\u00e9s de la mort \u00e0 la vie est notre amour pour les fr\u00e8res (1 Jean 3: 14). En v\u00e9rit\u00e9, nous nous souvenons qu&#8217;en parlant d&#8217;accomplir ce qui reste des afflictions du Christ, l&#8217;Ap\u00f4tre ajoute : \u00ab par son corps qui est l\u2019\u00c9glise \u00bb. \u2014 Col. 1 : 24.<br \/>\nLa m\u00eame pens\u00e9e est encore exprim\u00e9e dans ces paroles : \u00ab et nous, nous devons laisser nos vies pour les fr\u00e8res \u00bb (1 Jean 3 : 16). Quelle fraternit\u00e9 cela implique ! O\u00f9 pourrions-nous esp\u00e9rer trouver ailleurs un tel amour pour les fr\u00e8res qu&#8217;il aille jusqu&#8217;\u00e0 laisser sa vie pour eux ? Nous ne parlons pas maintenant de la mani\u00e8re dont il peut plaire au Seigneur d&#8217;appliquer le sacrifice de l\u2019\u00c9glise, repr\u00e9sent\u00e9 par le \u00ab bouc de l\u2019\u00c9ternel \u00bb comme faisant partie des sacrifices<br \/>\np514 (FR)<br \/>\ndu Jour de R\u00e9conciliation (Figures du Tabernacle, p. 59.). Nous notons simplement, avec l&#8217;Ap\u00f4tre, le fait qu&#8217;en ce qui nous concerne, le sacrifice, l&#8217;abandon de notre vie, doit \u00eatre fait en g\u00e9n\u00e9ral pour les fr\u00e8res, \u00e0 leur service ; le service pour le monde appartient surtout \u00e0 l&#8217;Age \u00e0 venir, le Mill\u00e9nium. Dans les conditions actuelles, notre temps, nos talents, notre influence et nos moyens sont plus ou moins hypoth\u00e9qu\u00e9s par d&#8217;autres (l&#8217;\u00e9pouse ou des enfants ou des parents \u00e2g\u00e9s ou d&#8217;autres personnes \u00e0 notre charge), et nous sommes tenus \u00e9galement \u00e0 nous pourvoir de \u00ab choses n\u00e9cessaires \u00bb, \u00ab d\u00e9centes \u00bb et \u00ab honn\u00eates devant tous les hommes \u00bb. En cons\u00e9quence, nous trouvons \u00e0 notre disposition peu de chose comparativement \u00e0 sacrifier, peu de chose comparativement \u00e0 d\u00e9poser pour les fr\u00e8res, et ce peu le monde, la chair et le diable essaient continuellement de nous en priver et de le d\u00e9tourner du sacrifice auquel nous l&#8217;avons consacr\u00e9.<br \/>\nLe choix de l\u2019\u00c9glise fait par le Seigneur, en un temps o\u00f9 le mal pr\u00e9vaut, a pour but de pouvoir prouver la mesure de l&#8217;amour et de la loyaut\u00e9 de chacun pour le Seigneur et pour les siens, par les circonstances environnantes. Si notre amour est froid, les appels du monde, de la chair et de l&#8217;Adversaire seront trop forts pour nous, et attireront notre temps, notre influence, notre argent. D&#8217;un autre c\u00f4t\u00e9, dans la proportion o\u00f9 notre amour pour le Seigneur est fort et chaud, dans la m\u00eame proportion nous prendrons plaisir \u00e0 lui sacrifier les m\u00eames choses : non seulement nous donnerons notre surplus d&#8217;\u00e9nergie, d&#8217;influence et de moyens en les d\u00e9posant selon que nous en trouvons l&#8217;occasion favorable au service des fr\u00e8res, mais en plus, cet esprit de d\u00e9vouement au Seigneur nous poussera \u00e0 diminuer dans des limites raisonnables, \u00e9conomiques, les exigences du foyer et de la famille et sp\u00e9cialement les n\u00f4tres, de fa\u00e7on \u00e0 pouvoir sacrifier davantage sur l&#8217;autel de l\u2019\u00c9ternel. Pendant trois ans et demi, notre Seigneur rompit son corps, et pendant trois ans et demi il donna son sang, sa vie et mit fin seulement \u00e0 ses sacrifices au Calvaire. Ainsi en est-il<br \/>\np515 (FR)<br \/>\npour nous : l&#8217;abandon de notre vie en faveur des fr\u00e8res se fait dans les petites affaires de service, soit temporelles soit spirituelles, les spirituelles \u00e9tant sup\u00e9rieures et, donc, les plus importantes : cependant, celui qui ferait taire sa compassion \u00e0 l&#8217;\u00e9gard d&#8217;un fr\u00e8re dans le besoin temporel, donnerait la preuve que l&#8217;Esprit du Seigneur ne gouverne pas son c\u0153ur \u00e0 un degr\u00e9 convenable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">LA COMM\u00c9MORATION DE LA P\u00c2QUE A TOUJOURS SA RAISON D\u2019\u00caTRE<br \/>\nA l&#8217;origine, la comm\u00e9moration de la mort de notre cher R\u00e9dempteur (avec la signification plus large encore que lui donne le saint Esprit par l&#8217;interm\u00e9diaire de l&#8217;Ap\u00f4tre, celle de notre participation ou communion avec lui dans son sacrifice) avait lieu, comme nous l&#8217;avons vu, \u00e0 une date particuli\u00e8re \u2014 le quatorzi\u00e8me jour du premier mois, selon la mani\u00e8re de calculer des Juifs (Chez les H\u00e9breux, l&#8217;ann\u00e9e commence au printemps, \u00e0 la premi\u00e8re apparition d&#8217;une nouvelle lune aux environs de l&#8217;\u00e9quinoxe du printemps. Il est facile de calculer le 14e jour, mais on ne doit pas le confondre avec la semaine de la F\u00eate, oui, elle, commen\u00e7ait le 15e jour et durait toute une semaine \u2014 la c\u00e9l\u00e9bration juda\u00efque. Cette semaine de pain sans levain, c\u00e9l\u00e9br\u00e9e avec joie par les Juifs, correspond \u00e0 la vie future enti\u00e8re d&#8217;un chr\u00e9tien ; elle repr\u00e9sente sp\u00e9cialement l&#8217;ann\u00e9e compl\u00e8te d&#8217;une c\u00e9l\u00e9bration du Souper anniversaire \u00e0 la c\u00e9l\u00e9bration suivante. Pour le Juif, le sacrifice de l&#8217;Agneau \u00e9tait le moyen d&#8217;atteindre son but, le d\u00e9but de la f\u00eate de la semaine laquelle retenait sp\u00e9cialement son attention. Notre Comm\u00e9moration se rapporte \u00e0 l&#8217;immolation de l&#8217;Agneau et appartient donc au 14e jour de Nisan (le premier mois). De plus, nous devons nous souvenir qu&#8217;avec la mani\u00e8re diff\u00e9rente de calculer les heures du jour, la nuit du 14e jour de Nisan correspondrait \u00e0 ce que nous appellerions maintenant la soir\u00e9e du 13e jour.). La m\u00eame date, obtenue par la m\u00eame m\u00e9thode de calcul, est toujours appropri\u00e9e et int\u00e9ressera tous ceux qui recherchent les \u00ab vieux sentiers \u00bb et d\u00e9sirent y marcher. Cette comm\u00e9moration annuelle de la mort du Seigneur, etc., telle qu&#8217;elle fut institu\u00e9e par z. notre Seigneur et observ\u00e9e par l&#8217;Eglise primitive, a \u00e9t\u00e9 \/ reprise depuis peu parmi ceux qui viennent \u00e0 la lumi\u00e8re de la V\u00e9rit\u00e9 pr\u00e9sente (2 Pi. 1 : 12).<br \/>\nCe n&#8217;est pas surprenant si, perdant de plus en plus de vue la signification r\u00e9elle du Souper symbolique du Seigneur, on n\u00e9gligera \u00e9galement les convenances qui s&#8217;attachent \u00e0 son observance annuelle. Cela devient plus facile<br \/>\np516 (FR)<br \/>\n\u00e0 saisir lorsque nous en venons \u00e0 comprendre l&#8217;historique du sujet, comme suit :<br \/>\nApr\u00e8s la mort des Ap\u00f4tres et de leurs successeurs imm\u00e9diats \u2014 vers le troisi\u00e8me si\u00e8cle environ \u2014 le catholicisme romain \u00e9tait devenu influent dans l\u2019\u00c9glise. L&#8217;une de ses fausses doctrines pr\u00e9tendait que si la mort de Christ a assur\u00e9 l&#8217;annulation du p\u00e9ch\u00e9 pass\u00e9, elle ne pouvait compenser des transgressions personnelles apr\u00e8s que le croyant \u00e9tait entr\u00e9 en alliance avec Christ, apr\u00e8s le bapt\u00eame, mais qu&#8217;un nouveau sacrifice \u00e9tait n\u00e9cessaire pour de tels p\u00e9ch\u00e9s. C&#8217;est en se basant sur cette erreur qu&#8217;on \u00e9difia la doctrine de la Messe. Comme nous l&#8217;avons expliqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment d&#8217;une mani\u00e8re assez d\u00e9taill\u00e9e, la Messe \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme un nouveau sacrifice de Christ accompli pour les p\u00e9ch\u00e9s particuliers de l&#8217;individu en faveur de qui \u00e9tait offerte, ou sacrifi\u00e9e, la Messe. Pour faire para\u00eetre raisonnable ce nouveau sacrifice de Christ, on pr\u00e9tendait que le pr\u00eatre officiant avait le pouvoir de changer le pain et le vin en corps r\u00e9el et en sang r\u00e9el de Christ ; et qu&#8217;ensuite, en brisant l&#8217;hostie, on brisait ou on sacrifiait de nouveau le Seigneur pour les p\u00e9ch\u00e9s de l&#8217;individu pour qui l&#8217;on c\u00e9l\u00e9brait la Messe. Nous avons d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9 que, du point de vue divin, cet enseignement et cette pratique \u00e9taient en abomination aux yeux de l\u2019\u00c9ternel \u2014 \u00ab l&#8217;abomination qui cause la d\u00e9solation \u00bb. \u2014 Dan. 11 : 31 ; 12 : 11 (Vol. II, Chap. IX et Vol. III, Chap. IV.).<br \/>\nCette fausse doctrine causa en effet la d\u00e9solation, et dans son sillage vinrent les multiples erreurs de l&#8217;\u00e9glise, la grande chute ou apostasie qui constitua le syst\u00e8me romain \u2014 le principal de tous les antichrists. Si\u00e8cle apr\u00e8s si\u00e8cle, cette vue pr\u00e9valut et fit autorit\u00e9 dans toute la Chr\u00e9tient\u00e9, jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;au seizi\u00e8me si\u00e8cle, le mouvement de la Grande R\u00e9formation commen\u00e7a \u00e0 susciter de l&#8217;opposition et, dans la m\u00eame mesure, commen\u00e7a \u00e0 trouver les v\u00e9rit\u00e9s qui avaient \u00e9t\u00e9 cach\u00e9es durant les \u00ab Si\u00e8cles des t\u00e9n\u00e8bres \u00bb sous les fausses doctrines et les fausses pratiques de l&#8217;antichrist. Au fur et \u00e0 mesure que les R\u00e9formateurs re\u00e7urent plus de<br \/>\np517 (FR)<br \/>\nlumi\u00e8re sur le t\u00e9moignage entier de la Parole de Dieu, cette lumi\u00e8re renferma des vues plus claires du sacrifice de Christ, et ils commenc\u00e8rent \u00e0 discerner que la th\u00e9orie et la pratique papales de la Messe \u00e9taient vraiment \u00ab l&#8217;abomination de la d\u00e9solation \u00bb ; aussi la d\u00e9savou\u00e8rent-ils \u00e0 des degr\u00e9s divers de pr\u00e9cision. L\u2019\u00c9glise anglicane r\u00e9visa son Livre de pri\u00e8res en 1552 et en expurgea le mot Messe.<br \/>\nLa coutume de la Messe rempla\u00e7a pratiquement les c\u00e9l\u00e9brations annuelles de la Sainte C\u00e8ne du Seigneur, car les Messes furent dites \u00e0 de fr\u00e9quents intervalles, dans le but de purifier \u00e0 maintes reprises les gens de leurs p\u00e9ch\u00e9s. Lorsque les r\u00e9formateurs se rendirent compte de cette erreur, ils essay\u00e8rent de revenir \u00e0 la simplicit\u00e9 de la premi\u00e8re institution et d\u00e9savou\u00e8rent la Messe romaine comme \u00e9tant une c\u00e9l\u00e9bration inconvenante du Souper comm\u00e9moratif du Seigneur. Cependant, ne discernant pas le rapport \u00e9troit entre le type de la P\u00e2que et l&#8217;antitype de la mort de notre Seigneur, et le Souper comme un anniversaire (souvenir, comm\u00e9moration : \u00ab memorial \u00bb), ils ne saisirent pas la pens\u00e9e qu&#8217;il convenait de l&#8217;observer une fois l&#8217;an. C&#8217;est pourquoi nous trouvons parmi les protestants que les uns le c\u00e9l\u00e8brent chaque mois, d&#8217;autres chaque trimestre, et d&#8217;autres encore tous les quatre mois \u2014 chaque d\u00e9nomination usant de &#8216;son propre jugement \u2014 les \u00ab Disciples \u00bb le c\u00e9l\u00e9brant chaque semaine \u00e0 cause d&#8217;une mauvaise compr\u00e9hension des \u00c9critures quelque peu semblable \u00e0 leur mauvaise compr\u00e9hension du bapt\u00eame. Pour c\u00e9l\u00e9brer chaque semaine le souper, ils s&#8217;appuient sur les d\u00e9clarations du Livre des Actes des Ap\u00f4tres d&#8217;apr\u00e8s lesquelles les premiers chr\u00e9tiens s&#8217;assemblaient le premier jour de la semaine, et \u00ab rompaient le pain \u00bb \u00e0 l&#8217;occasion de ces rassemblements. &#8212; Actes 2 : 42, 46 ; 20 : 7.<br \/>\nNous avons d\u00e9j\u00e0 fait observer (Voir le chapitre pr\u00e9c\u00e9dent.) que ces c\u00e9l\u00e9brations hebdomadaires n&#8217;\u00e9taient pas des comm\u00e9morations de la mort du Seigneur, mais au contraire des agapes fraternelles, en souvenir de sa r\u00e9surrection et des nombreuses fois<br \/>\np518 (FR)<br \/>\nqu&#8217;ils eurent la joie de rompre le pain avec lui au premier jour de la semaine durant les quarante jours qui pr\u00e9c\u00e9d\u00e8rent son ascension. Le souvenir de ces moments o\u00f9 le pain avait \u00e9t\u00e9 rompu et pendant lesquels leurs yeux s&#8217;\u00e9taient ouverts et o\u00f9 ils l&#8217;avaient reconnu, les amen\u00e8rent probablement \u00e0 se r\u00e9unir d\u00e9sormais chaque premier jour de la semaine et, \u00e0 bon droit, de rompre le pain ensemble. Comme nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 fait remarquer, il n&#8217;est jamais fait mention de la coupe dans ces agapes, alors que chaque fois qu&#8217;il est question de la Sainte C\u00e8ne (ou anniversaire du Souper du Seigneur), la coupe occupe une place tout aussi importante que celle du pain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">QUI PEUT C\u00c9L\u00c9BRER LA P\u00c2QUE ?<br \/>\nNous r\u00e9pondons, tout d&#8217;abord, que quiconque ne se confie pas au sang pr\u00e9cieux de Christ r\u00e9pandu en sacrifice pour les p\u00e9ch\u00e9s ne devrait pas communier. Nul ne devrait communier s&#8217;il n&#8217;a pas , par la foi, sur les poteaux et le linteau de son tabernacle terrestre le sang d&#8217;aspersion qui nous parle de paix au lieu d&#8217;appeler la vengeance comme le fit le sang d&#8217;Abel (H\u00e9b. 12 : 24). Nul ne devrait c\u00e9l\u00e9brer la f\u00eate symbolique s&#8217;il ne poss\u00e8de la vraie f\u00eate dans son c\u0153ur, et s&#8217;il n&#8217;a pas accept\u00e9 Christ comme son donateur de vie. En outre, nul ne devrait communier s&#8217;il n&#8217;est pas un membre du seul corps, du seul pain, et s&#8217;il n&#8217;a pas estim\u00e9 que sa vie (son sang) est sacrifi\u00e9e avec celle du Seigneur, dans le m\u00eame calice, ou coupe. Il y a l\u00e0 une ligne de d\u00e9marcation clairement trac\u00e9e, non seulement entre les croyants et les incroyants, mais aussi entre les consacr\u00e9s et les non-consacr\u00e9s. Toutefois, il appartient \u00e0 chaque individu de tracer la ligne pour lui-m\u00eame, aussi longtemps que ses professions de foi sont bonnes et raisonnablement confirm\u00e9es par sa conduite ext\u00e9rieure. Ce n&#8217;est pas \u00e0 un membre d&#8217;en juger un autre ; l&#8217;Eglise m\u00eame n&#8217;a pas \u00e0 juger sauf, comme nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 indiqu\u00e9, si la choie a \u00e9t\u00e9 port\u00e9e devant elle sous une forme d\u00e9finie selon l\u00e9s r\u00e8gles prescrites. Par ailleurs, les anciens ou repr\u00e9sentants de l&#8217;Eglise,<br \/>\np519 (FR)<br \/>\ndevraient pr\u00e9senter \u00e0 ceux qui s&#8217;assemblent ces stipulations et ces conditions : (1) la foi dans le sang, et (2) la cons\u00e9cration \u00e0 l\u2019\u00c9ternel et \u00e0 son service, m\u00eame jusqu&#8217;\u00e0 la mort. Ensuite, ils devraient inviter tous ceux qui sont ainsi dispos\u00e9s et consacr\u00e9s \u00e0 s&#8217;unir pour c\u00e9l\u00e9brer la mort du Seigneur et leur propre mort. Cette invitation et toutes celles qui ont rapport avec cette c\u00e9l\u00e9bration devraient \u00eatre exprim\u00e9es dans un sens large qui exclut toute pens\u00e9e de sectarisme. Tous devraient \u00eatre les bienvenus pour y participer, sans tenir compte de la confession \u00e0 laquelle ils appartiennent, ni de divergences sur d&#8217;autres sujets, s&#8217;ils sont en plein accord touchant ces v\u00e9rit\u00e9s fondamentales : la r\u00e9demption gr\u00e2ce au sang pr\u00e9cieux, et une enti\u00e8re cons\u00e9cration jusqu&#8217;\u00e0 la mort, bas\u00e9e sur cette justification ( \u00ab leur donnant la justification \u00bb) :<br \/>\nIl est \u00e0 propos de consid\u00e9rer ici les paroles de l&#8217;Ap\u00f4tre :<br \/>\n\u00ab Ainsi, quiconque mange ce pain ou boit la coupe du Seigneur indignement sera coupable \u00e0 l&#8217;\u00e9gard du corps et du sang du Seigneur. Mais que chacun s&#8217;\u00e9prouve soi-m\u00eame ; et qu&#8217;ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; car celui qui mange et qui boit indignement, mange et boit un jugement contre lui-m\u00eame, ne distinguant pas le corps du Seigneur. \u00bb \u2014 1 Cor. 11 : 27-29.<br \/>\nL&#8217;avertissement de l&#8217;Ap\u00f4tre semble ici concerner une mani\u00e8re n\u00e9glig\u00e9e de c\u00e9l\u00e9brer cet anniversaire en en faisant une f\u00eate et en y invitant n&#8217;importe qui. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une telle f\u00eate, mais d&#8217;un anniversaire solennel, destin\u00e9 uniquement aux membres du \u00ab corps \u00bb du Seigneur ; quiconque ne discerne pas cela, quiconque ne discerne pas que le pain repr\u00e9sente la chair de J\u00e9sus et que la coupe repr\u00e9sente son sang, s&#8217;attire, en y participant, la condamnation \u2014 et non la \u00ab damnation \u00bb comme l&#8217;indique la version commune, mais une condamnation aux yeux du Seigneur, et \u00e9galement une condamnation dans sa propre conscience. Avant de participer \u00e0 ces embl\u00e8mes, chacun individuellement devrait donc d\u00e9cider pour lui-m\u00eame si oui ou non il croit et se confie dans le corps rompu et dans le sang vers\u00e9 de notre Seigneur pour prix de la<br \/>\np520 (FR)<br \/>\nran\u00e7on, et, en second lieu, si oui ou non, il a fait la cons\u00e9cration de tout son \u00eatre afin qu&#8217;il puisse ainsi \u00eatre compt\u00e9 comme membre de ce \u00ab seul corps \u00bb.<br \/>\nAyant pris note de ceux qui sont exclus et de ceux qui ont \u00e0 juste titre acc\u00e8s \u00e0 la table du Seigneur, nous voyons que chaque v\u00e9ritable membre de l&#8217;Eccl\u00e9sia a le droit d&#8217;y participer, \u00e0 moins que ce droit n&#8217;ait \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9 \u00e0 la suite d&#8217;une action publique de toute l\u2019\u00c9glise, conform\u00e9ment \u00e0 la r\u00e8gle donn\u00e9e \u00e0 ce sujet par le Seigneur (Matt. 18: 15-17). Tous ces v\u00e9ritables membres de l&#8217;Eccl\u00e9sia (en r\u00e8gle avec la Parole.) peuvent donc c\u00e9l\u00e9brer la P\u00e2que ; tous d\u00e9sireront s\u00fbrement la c\u00e9l\u00e9brer, d\u00e9sireront s\u00fbrement se conformer \u00e0 l&#8217;exhortation du Ma\u00eetre avant sa mort : \u00ab Mangez-en tous ; buvez-en tous \u00bb. Ils se rendront compte qu&#8217;\u00e0 moins de manger la chair du Fils de l&#8217;homme, et de boire son sang, nous n&#8217;avons aucune vie en nous, et que si, dans leur c\u0153ur et dans leur esprit, ils ont particip\u00e9 r\u00e9ellement aux m\u00e9rites du sacrifice du Seigneur, c&#8217;est \u00e0 la fois un privil\u00e8ge et un plaisir de le comm\u00e9morer et de le confesser devant les uns les autres et devant l\u2019\u00c9ternel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">QUI PEUT OFFICIER ?<br \/>\nLa fausse doctrine de la Messe, et la cr\u00e9ation d&#8217;une classe dans l\u2019\u00c9glise appel\u00e9e le clerg\u00e9 pour faire ce service et d&#8217;autres semblables, ont caus\u00e9 une impression si profonde dans l&#8217;esprit du public que, d&#8217;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, m\u00eame les .Protestants soutiennent, jusqu&#8217;\u00e0 ce jour, que la pr\u00e9sence d&#8217;un ministre ordonn\u00e9 est d&#8217;une n\u00e9cessit\u00e9 absolue pour demander une b\u00e9n\u00e9diction et pour officier \u00e0 ce service de comm\u00e9moration, et que toute autre mani\u00e8re de proc\u00e9der serait sacril\u00e8ge. Que cette th\u00e9orie soit absolument fausse, on l&#8217;admettra tr\u00e8s promptement si l&#8217;on se souvient que tous ceux qui ont le privil\u00e8ge de participer \u00e0 cette Comm\u00e9moration sont des membres consacr\u00e9s de la \u00ab Sacrificature royale \u00bb, que tous ont pleine autorit\u00e9 de la part de l\u2019\u00c9ternel pour pr\u00eacher sa Parole selon leurs talents et leurs occasions de service, et pleinement \u00e9tablis \u00e9galement pour accomplir tout service ou tout minist\u00e8re dont ils sont<br \/>\np521 (FR)<br \/>\ncapables pour lui et pour les membres de son corps, et, en son nom, pour d&#8217;autres. \u00ab Vous \u00eates tous fr\u00e8res \u00bb est la r\u00e8gle du Seigneur, et l&#8217;on ne doit pas l&#8217;oublier lorsque nous c\u00e9l\u00e9brons la communion avec lui, son \u0153uvre r\u00e9demptrice et notre commune-union avec lui et avec les autres membres de son corps.<br \/>\nN\u00e9anmoins, dans chaque petit groupe du peuple du Seigneur, dans chaque petite Eccl\u00e9sia, ou corps de Christ, ainsi que nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 signal\u00e9, les \u00c9critures indiquent qu&#8217;il doit y avoir de l&#8217;ordre, et qu&#8217;une partie de cet ordre est qu&#8217;il doit y avoir \u00ab des anciens dans chaque \u00e9glise \u00bb. Bien que chaque membre de l&#8217;Eccl\u00e9sia, la Nouvelle-Cr\u00e9ation, ait re\u00e7u du Seigneur une ordination suffisante qui lui permette de prendre n&#8217;importe quelle part dans la Sainte C\u00e8ne, cependant, en \u00e9lisant des anciens, l\u2019\u00c9glise indique que ceux-ci doivent \u00eatre les repr\u00e9sentants de l&#8217;Eccl\u00e9sia enti\u00e8re dans des affaires comme celle-ci. C&#8217;est pourquoi le service de pr\u00e9paration et d&#8217;administration de cette Comm\u00e9moration leur revient comme \u00e9tant une activit\u00e9 pour laquelle ils ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 choisis par l\u2019\u00c9glise.<br \/>\nEn d\u00e9clarant \u00ab L\u00e0 o\u00f9 deux ou trois sont assembl\u00e9s en mon nom, je suis l\u00e0 au milieu d&#8217;eux \u00bb, le Seigneur nous montre, d&#8217;une mani\u00e8re concluante, que partout o\u00f9 cela est possible, cette comm\u00e9moration doit \u00eatre c\u00e9l\u00e9br\u00e9e en compagnie d&#8217;autres membres du corps. La b\u00e9n\u00e9diction qui s&#8217;y attache a pour but d&#8217;attirer les membres les uns vers les autres, non seulement dans ce rassemblement annuel, mais toutes les fois que cela est possible. Partout o\u00f9 deux ou trois peuvent s&#8217;assembler pour m\u00e9riter cette promesse, s&#8217;il est impossible ou. qu&#8217;il y ait quelque inconv\u00e9nient \u00e0 se joindre \u00e0 un groupe plus important \u2014 ils ont le privil\u00e8ge de faire cette Comm\u00e9moration en tant qu\u2019\u00c9glise, comme une Eccl\u00e9sia compl\u00e8te. Et m\u00eame si un fr\u00e8re (ou une s\u0153ur) se trouvait dans des circonstances telles qu&#8217;il (ou elle) ne pourrait se joindre \u00e0 d&#8217;autres, nous sugg\u00e9rons qu&#8217;il (ou elle) ait une foi suffisamment forte pour aller au Seigneur r\u00e9clamer sa promesse en consid\u00e9rant que le Seigneur et lui-m\u00eame (ou elle-m\u00eame) forment les \u00ab deux \u00bb r\u00e9unis<br \/>\np522 (FR)<br \/>\nensemble. Nous conseillons qu&#8217;un tel isolement in\u00e9vitable ne puisse emp\u00eacher quelqu&#8217;un de c\u00e9l\u00e9brer chaque ann\u00e9e le grand sacrifice pour le p\u00e9ch\u00e9 et d&#8217;y participer avec notre Seigneur ; que le chr\u00e9tien isol\u00e9 se procure du pain (sans levain si possible ou pain azyme) et du fruit de la vigne (du jus de raisin, ou du vin (Pour autant que nous puissions en juger, le Seigneur employa du vin ferment\u00e9 lorsqu&#8217;il institua la Sainte C\u00e8ne. N\u00e9anmoins, comme il ne sp\u00e9cifia pas le vin, mais simplement le \u00ab fruit de la vigne \u00bb, et comme d&#8217;autre part, les habitudes alcooliques ont pris une forte et mauvaise influence de nos jours, nous croyons avoir l&#8217;approbation du Seigneur en employant du jus de raisin non ferment\u00e9 auquel on pourrait ajouter quelques gouttes de vin ferment\u00e9 de mani\u00e8re \u00e0 satisfaire la conscience de celui qui pourrait \u00eatre enclin \u00e0 consid\u00e9rer que pour se conformer \u00e0 l&#8217;exemple du Seigneur, il faudrait faire usage du vin ferment\u00e9. De cette mani\u00e8re, il n&#8217;y aura aucun danger pour aucun des fr\u00e8res du Seigneur, m\u00eame pour les plus faibles dans la chair.) et qu&#8217;il comm\u00e9more en communion d&#8217;esprit avec le Seigneur et avec les autres membres du corps dont il est s\u00e9par\u00e9 par la force des choses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">UN ORDRE DE SERVICE<br \/>\n\u00c9tant donn\u00e9 que le Seigneur n&#8217;a pas \u00e9tabli de r\u00e8gle ou d&#8217;ordre de service, il ne nous appartient pas de le faire. Cependant, nous croyons sans \u00eatre inconvenant qu&#8217;il nous est permis de sugg\u00e9rer ce qui se recommande \u00e0 nous comme \u00e9tant une c\u00e9l\u00e9bration mod\u00e9r\u00e9e, raisonnable, disciplin\u00e9e, de cette Comm\u00e9moration. Nous le faisons, non pas avec l&#8217;intention d&#8217;\u00e9tablir une r\u00e8gle ou une loi, mais pour aider \u00e0 obtenir une vue mod\u00e9r\u00e9e sur la question ceux qui ont \u00e9t\u00e9 habitu\u00e9s \u00e0 un service minutieux et d&#8217;autres qui n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 habitu\u00e9s \u00e0 quelque chose de ce genre. Que ce que nous exprimons ici soit donc consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9tant une simple suggestion, sujette \u00e0 telle ou telle modification, etc., qui peut para\u00eetre recommandable. Voici donc notre suggestion :<br \/>\n(1) Commencer le service par un ou plusieurs cantiques appropri\u00e9s \u00e0 la circonstance, d&#8217;un caract\u00e8re solennel et attirant l&#8217;esprit sur la Comm\u00e9moration.<br \/>\n(2) Prier pour demander la b\u00e9n\u00e9diction sur l&#8217;assembl\u00e9e et sp\u00e9cialement sur ceux qui vont participer \u00e0 la P\u00e2que,<br \/>\np523 (FR)<br \/>\nen rappelant \u00e9galement les membres du m\u00eame corps, qui nous sont connus ou inconnus, dans le monde entier, et sp\u00e9cialement ceux qui c\u00e9l\u00e8brent cette Comm\u00e9moration \u00e0 son jour anniversaire.<br \/>\n(3) L&#8217;Ancien qui est charg\u00e9 du service peut lire dans les \u00c9critures le r\u00e9cit de l&#8217;institution du Souper du Seigneur.<br \/>\n(4) Le m\u00eame Ancien ou un autre Ancien peut alors exposer le sujet \u2014 type et antitype \u2014 soit en improvisant soit, selon son d\u00e9sir, en lisant l&#8217;explication portant sur le sujet tout entier, comme par exemple, la dissertation qui vient d&#8217;\u00eatre faite.<br \/>\n(5) En appelant l&#8217;attention sur le fait que notre Seigneur b\u00e9nit le pain avant de le rompre, l&#8217;Ancien qui pr\u00e9side peut maintenant inviter un fr\u00e8re comp\u00e9tent \u00e0 demander la b\u00e9n\u00e9diction sur le pain ou- \u2014 s&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;autre fr\u00e8re comp\u00e9tent que lui-m\u00eame \u2014 il doit invoquer la b\u00e9n\u00e9diction divine sur le pain et sur ceux qui doivent y participer, afin que leurs yeux de compr\u00e9hension puissent s&#8217;ouvrir largement pour appr\u00e9cier ou comprendre le sens profond qui s&#8217;attache au pain, et que tous les participants puissent avoir une communion b\u00e9nie avec le Seigneur en employant ce symbole de sa chair et qu&#8217;ils puissent renouveler leur propre cons\u00e9cration \u2014 \u00eatre rompus avec lui.<br \/>\n(6) On peut ensuite rompre le pain sans levain (ou pain azyme) en employant les paroles du Seigneur : \u00ab Ceci est mon corps, qui est bris\u00e9 pour vous ; mangez-en tous \u00bb ; le plat contenant ainsi ce pain rompu peut \u00eatre servi par l&#8217;un des fr\u00e8res ou par la personne qui pr\u00e9side ; ou bien, si l&#8217;assembl\u00e9e est nombreuse, deux, quatre, six ou n&#8217;importe quel nombre n\u00e9cessaire de plats de pains peuvent \u00eatre servis simultan\u00e9ment par le nombre correspondant de fr\u00e8res consacr\u00e9s.<br \/>\n(7) Il est bon d&#8217;observer le silence pendant la pr\u00e9sentation des embl\u00e8mes ; toutefois, de br\u00e8ves remarques surtout en rapport avec la signification du pain et la mani\u00e8re de nous nourrir du Seigneur, peuvent \u00eatre appropri\u00e9es. Cependant, en g\u00e9n\u00e9ral, il est pr\u00e9f\u00e9rable que ces choses soient dites, soit par le pr\u00e9sident soit par un autre orateur lorsqu\u2019il<br \/>\np524 (FR)<br \/>\nqu&#8217;il explique la c\u00e9l\u00e9bration en g\u00e9n\u00e9ral, avant la distribution, afin que la communion des participants ne soit pas troubl\u00e9e.<br \/>\n(8) On demande ensuite la b\u00e9n\u00e9diction sur la coupe, comme le fit notre Seigneur qui \u00ab prit la coupe et la b\u00e9nit \u00bb, puis la donna \u00e0 ses disciples. Un fr\u00e8re peut \u00eatre invit\u00e9 \u00e0 pr\u00e9senter cette pri\u00e8re d&#8217;action de gr\u00e2ces et \u00e0 implorer la b\u00e9n\u00e9diction du Seigneur sur les participants, apr\u00e8s quoi on fait circuler la coupe comme pr\u00e9c\u00e9demment le pain, c&#8217;est-\u00e0-dire dans le silence.<br \/>\n(9) Le service \u00e9tant ainsi termin\u00e9, nous conseillons d&#8217;imiter le Seigneur et les ap\u00f4tres jusqu&#8217;au bout : chanter un cantique pour finir, puis se s\u00e9parer sans prier de nouveau. Nous conseillons qu&#8217;en la circonstance, on \u00e9vite les salutations habituelles, les questions sur la sant\u00e9, etc. ; que chacun retourne chez soi en \u00e9vitant autant que possible tout ce qui pourrait troubler ses r\u00e9flexions et sa communion ; chacun doit s&#8217;efforcer de rester autant que possible dans cette communion, non seulement pendant cette soir\u00e9e, mais durant le jour suivant, ayant \u00e0 l&#8217;esprit les exp\u00e9riences du Seigneur \u00e0 Geths\u00e9man\u00e9, son besoin de sympathie et de soutien, et le fait que chaque membre de son corps peut aussi avoir son Geths\u00e9man\u00e9, et avoir besoin du r\u00e9confort et du soutien des fr\u00e8res.<br \/>\nDu Ma\u00eetre, il est \u00e9crit qu&#8217;\u00ab il n&#8217;y eut personne avec lui \u00bb, personne qui p\u00fbt sympathiser avec lui \u00e0 l&#8217;heure de son \u00e9preuve. Pour nous, la chose est diff\u00e9rente. Nous avons les autres membres du corps, baptis\u00e9s comme nous dans la mort, engag\u00e9s comme nous \u00e0 \u00eatre \u00ab rompus \u00bb comme membres du seul pain, et accept\u00e9s et oints du m\u00eame saint Esprit. Alors que nous nous rappelons cette chose, cherchons avec ardeur \u00e0 \u00eatre utiles aux autres membres du corps, nous souvenant que ce que nous faisons au plus petit membre du corps, nous le faisons \u00e0 la T\u00eate et que c&#8217;est appr\u00e9ci\u00e9 par lui. Nous pouvons \u00e0 propos nous souvenir en m\u00eame temps de l&#8217;exemple de Pierre : son ardeur impulsive comme serviteur du Seigneur, et pourtant sa faiblesse au moment de l&#8217;\u00e9preuve, et le besoin qu&#8217;il eut de<br \/>\np525 (FR)<br \/>\nl&#8217;aide du Seigneur et de ses pri\u00e8res. \u00ab J&#8217;ai pri\u00e9 pour toi, afin que ta foi ne d\u00e9faille pas. \u00bb Se rappeler cela peut \u00eatre une aide sp\u00e9ciale pour nous, comme ce le fut indiscutablement pour l&#8217;Ap\u00f4tre Pierre par la suite. Cela nous rendra d&#8217;autant plus capables de nous attendre au Seigneur afin de trouver \u00ab gr\u00e2ce pour [avoir du] secours au moment opportun \u00bb [H\u00e9b. 4 : 16].<br \/>\nDans le m\u00eame temps, il sera bon aussi que nous nous rappelions Judas, comment sa chute provint de son \u00e9go\u00efsme (son ambition, sa cupidit\u00e9). En nous souvenant comment, par cette porte de l&#8217;\u00e9go\u00efsme, Satan entra de plus en plus en lui, cela peut nous aider \u00e0 nous tenir sur nos gardes de peur de tomber d&#8217;une mani\u00e8re semblable dans un pi\u00e8ge de l&#8217;Adversaire, de peur de renier, pour une consid\u00e9ration quelconque, que le Seigneur nous a rachet\u00e9s, de peur aussi que nous trahissions, dans un sens quelconque du mot, le Seigneur ou ses fr\u00e8res ou sa V\u00e9rit\u00e9. Que tout le jour suivant la P\u00e2que, nous pensions aux exp\u00e9riences de notre cher R\u00e9dempteur, non seulement pour que nous puissions ainsi sympathiser profond\u00e9ment avec lui, mais en plus pour , que nous \u2022ne puissions trouver \u00e9tranges les \u00e9preuves ardentes que le Seigneur peut laisser venir sur nous, ses disciples, mais au contraire pour que nous puissions le suivre jusqu&#8217;\u00e0 la consommation et garder toujours en m\u00e9moire ses derni\u00e8res paroles : \u00ab Tout est accompli. \u00bb Puissions-nous discerner que cela signifiait l&#8217;ach\u00e8vement de son offrande pour le p\u00e9ch\u00e9 en notre faveur, que ses blessures nous apportent la gu\u00e9rison et aussi qu&#8217;il vit \u00e0 toujours-pour interc\u00e9der en notre faveur et pour nous secourir au temps du besoin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">P\u00c2QUES \u2014 P\u00c2QUE<br \/>\nLe terme \u00ab P\u00e2que \u00bb ne se rencontre qu&#8217;une seule fois dans les \u00c9critures [dans la version anglaise : \u00ab Easter \u00bb.], en Actes 12 : 4, \u00e0 cause d&#8217;une mauvaise traduction ; il devrait \u00eatre rendu par \u00ab Passover \u00bb [\u00ab P\u00e2que \u00bb]. Le nom \u00ab Easter \u00bb a \u00e9t\u00e9 emprunt\u00e9 aux pa\u00efens. Il est d&#8217;origine saxonne, et d\u00e9signe une d\u00e9esse des Saxons, ou plut\u00f4t de<br \/>\np526 (FR)<br \/>\nl&#8217;Est, Estera, dont on c\u00e9l\u00e9brait la f\u00eate au printemps, \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque que la P\u00e2que. L&#8217;adoption de ce nom, et son application \u00e0 la p\u00e9riode o\u00f9 l&#8217;on c\u00e9l\u00e8bre la mort, la r\u00e9surrection et l&#8217;ascension de notre Seigneur jusqu&#8217;\u00e0 la venue de la b\u00e9n\u00e9diction \u00e0 la Pentec\u00f4te, fut \u00e9videmment un essai de permettre aux institutions chr\u00e9tiennes de supplanter le plus ais\u00e9ment celles du paganisme. Comme la plupart de ces concessions, elle date du troisi\u00e8me si\u00e8cle environ. Cette origine pa\u00efenne du nom P\u00e2ques ne doit gu\u00e8re troubler notre esprit, car nous ne l&#8217;employons plus pour c\u00e9l\u00e9brer la d\u00e9esse de l&#8217;Est (Orient). Parmi les protestants, le nom a \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9 d&#8217;une mani\u00e8re nettement d\u00e9limit\u00e9e \u00e0 une seule journ\u00e9e, au lieu d&#8217;une p\u00e9riode comme jadis, et comme l&#8217;emploient encore les catholiques. Ce jour unique s&#8217;appelle dimanche de P\u00e2ques. Toute comm\u00e9moration de la r\u00e9surrection de notre Seigneur sera toujours pr\u00e9cieuse \u00e0 son peuple, mais pour ceux qui appr\u00e9cient correctement le sujet, chaque dimanche est un dimanche de P\u00e2ques, parce que chaque dimanche est un anniversaire comm\u00e9moratif de la r\u00e9surrection de notre Seigneur d&#8217;entre les morts.<br \/>\nNotre intention, en introduisant ici ce sujet, est plus particuli\u00e8rement d&#8217;attirer l&#8217;attention sur la vue plus large du terme P\u00e2ques, soutenue par les catholiques, vue qui renferme le Vendredi-saint aussi bien que le dimanche de P\u00e2ques, et qui, en fait, couvre la m\u00eame p\u00e9riode que le temps de la P\u00e2que. On aurait pu croire qu&#8217;avec l&#8217;introduction de la Messe et son observance fr\u00e9quente, la c\u00e9l\u00e9bration annuelle de la mort du Seigneur \u00e0 la date de son anniversaire aurait \u00e9t\u00e9 totalement annul\u00e9e, mais il n&#8217;en fut pas ainsi. La coutume, observ\u00e9e d\u00e8s le d\u00e9but par l\u2019\u00c9glise primitive, de c\u00e9l\u00e9brer le grand \u00e9v\u00e9nement central et le fondement m\u00eame de l&#8217;existence de l\u2019\u00c9glise, continua, bien que cess\u00e2t la c\u00e9l\u00e9bration du \u00ab Souper \u00bb \u00e0 la vraie date, remplac\u00e9e qu&#8217;elle \u00e9tait par les nombreux sacrifices de la Messe, et c&#8217;est ainsi que cette seule comm\u00e9moration particuli\u00e8re perdit sa signification.<br \/>\nPendant des si\u00e8cles, ce fut la coutume de calculer la date de la crucifixion de notre Seigneur d&#8217;apr\u00e8s le calendrier<br \/>\np527 (FR)<br \/>\njuif, ainsi que nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 expliqu\u00e9 ; mais par la suite, avec le d\u00e9sir de rompre autant que possible tout lien avec des institutions juda\u00efques, on institua un changement dans la m\u00e9thode de calculer la date de la mort de Christ, notre P\u00e2que. \u00ab Le Concile \u0153cum\u00e9nique \u00bb de Nic\u00e9e d\u00e9cr\u00e9ta que, dor\u00e9navant, les P\u00e2ques devraient \u00eatre c\u00e9l\u00e9br\u00e9es le Vendredi qui suit la premi\u00e8re pleine lune apr\u00e8s l&#8217;\u00e9quinoxe du printemps. Ceci non seulement fixa universellement la c\u00e9l\u00e9bration de la mort du Seigneur un Vendredi, appel\u00e9 Vendredi-saint, mais en outre, donna l&#8217;assurance que la c\u00e9l\u00e9bration tomberait tr\u00e8s rarement en v\u00e9rit\u00e9 en m\u00eame temps que la c\u00e9l\u00e9bration de la P\u00e2que par les Juifs. Qu&#8217;on se souvienne que la diff\u00e9rence dans la m\u00e9thode de calcul est que les Juifs attendaient alors et attendent encore l&#8217;\u00e9quinoxe du printemps, commencent leur mois \u00e0 la premi\u00e8re nouvelle lune qui suit, et observent la P\u00e2que \u00e0 la pleine lune, soit au 14e jour. Ce changement occasionne parfois une diff\u00e9rence de pr\u00e8s d&#8217;un mois entre les deux m\u00e9thodes de calcul.<br \/>\nIl ne nous appartient pas de dire laquelle des deux m\u00e9thodes est la meilleure ; nous pr\u00e9f\u00e9rons maintenir celle que le Seigneur et les ap\u00f4tres ont pratiqu\u00e9e, non pas dans une d\u00e9pendance telle que nous pourrions croire avoir commis un crime si nous nous sommes tromp\u00e9s dans notre calcul et si nous avons c\u00e9l\u00e9br\u00e9 la P\u00e2que \u00e0 une date inexacte, mais n\u00e9anmoins avec la satisfaction de nous \u00eatre efforc\u00e9s de suivre aussi pr\u00e8s que possible l&#8217;institution divine, le mod\u00e8le. Quelqu&#8217;un pourrait peut-\u00eatre sugg\u00e9rer que ce serait mieux encore de fixer la date d&#8217;apr\u00e8s notre calendrier moderne : la fixer par exemple au 15 avril ou au ler avril, ou \u00e0 une autre date, de sorte qu&#8217;alors tous les calculs, etc., ne serait plus n\u00e9cessaires. Nous r\u00e9pondons que le Seigneur a eu \u00e9videmment une raison pour \u00e9tablir le calendrier juda\u00efque comme il l&#8217;a fait, et que nous pr\u00e9f\u00e9rons sur ce point continuer \u00e0 maintenir son institution.<br \/>\nDans un sens sp\u00e9cial, nous voyons que si le soleil est le symbole du Royaume spirituel de Dieu, la lune est le symbole de l&#8217;Alliance de la. Loi, et du peuple qui \u00e9tait sous<br \/>\np528 (FR)<br \/>\ncette Alliance de la Loi. Ainsi y avait-il une raison sp\u00e9ciale pour que notre Seigneur f\u00fbt crucifi\u00e9 par ce peuple exactement \u00e0 la pleine lune et cela au temps pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9 par Dieu, de sorte qu&#8217;on ne put se saisir de lui avant le temps, bien qu&#8217;on ait d\u00e9sir\u00e9 le faire, car \u00ab son heure n&#8217;\u00e9tait pas encore venue \u00bb (Jean 7 : 30 ; 8 : 20). Sa crucifixion eut lieu \u00e0 la pleine lune, et le fait que la lune commen\u00e7a imm\u00e9diatement \u00e0 d\u00e9cro\u00eetre, est pour nous une le\u00e7on \u00e0 l&#8217;effet qu&#8217;Isra\u00ebl, en tant que nation, s&#8217;\u00e9tait attir\u00e9 le rejet temporaire de la part de Dieu, symbolis\u00e9 par le d\u00e9clin de la lune qui repr\u00e9sentait le d\u00e9clin national d&#8217;Isra\u00ebl.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">***<br \/>\nPour corroborer ce qui pr\u00e9c\u00e8de, nous ajoutons ici quelques extraits appropri\u00e9s d&#8217;un ouvrage qui fait autorit\u00e9 :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">TIRES DE L\u2019ENCYCLOP\u00c9DIE DE Mc CLINTOCK ET STRONG<br \/>\n\u00ab P\u00e2ques, c&#8217;est-\u00e0-dire P\u00c2QUE. \u2014 \u00ab Easter \u00bb (P\u00e2ques) est un mot d&#8217;origine saxonne, et d\u00e9signe une d\u00e9esse des Saxons, ou plut\u00f4t de l&#8217;Est (Orient), Estera, en l&#8217;honneur de qui des sacrifices \u00e9taient offerts chaque ann\u00e9e \u00e0 peu pr\u00e8s au temps de la P\u00e2que (printemps) ; le nom commen\u00e7a, par association d&#8217;id\u00e9es, \u00e0 \u00eatre attach\u00e9 \u00e0 la f\u00eate chr\u00e9tienne de la r\u00e9surrection qui avait lieu au temps de la P\u00e2que : c&#8217;est pourquoi nous disons jour de P\u00e2ques, dimanche de P\u00e2ques, mais d&#8217;une mani\u00e8re tr\u00e8s impropre car cela ne se rapporte pas du tout \u00e0 la f\u00eate observ\u00e9e alors pour la d\u00e9esse des anciens Saxons. De la m\u00eame mani\u00e8re, on emploie actuellement le mot allemand Ostern, pour P\u00e2ques en faisant allusion \u00e0 la m\u00eame d\u00e9esse; Estera ou Ostera. Le fait qu&#8217;on trouve ce mot [en anglais.] dans la version autoris\u00e9e (Actes 12 : 4) \u2014 \u00ab Voulant apr\u00e8s P\u00e2ques [\u00ab Easter \u00bb], le produire devant le peuple \u00bb \u2014 est surtout remarquable comme exemple d&#8217;un manque de logique de la part des traducteurs&#8230; Lors de la derni\u00e8re r\u00e9vision [de la version anglaise], le mot \u00ab P\u00e2que \u00bb [ Passover \u00bb] fut<br \/>\np529 (FR)<br \/>\nsubstitu\u00e9 au mot \u00ab P\u00e2ques \u00bb [\u00ab Easter \u00bb] dans tous les passages sauf celui-ci&#8230;<br \/>\n\u00ab Les \u00e9glises de l&#8217;Asie Mineure c\u00e9l\u00e9braient la mort du Seigneur le jour correspondant au 14 du mois de Nisan, jour de la crucifixion d&#8217;apr\u00e8s l&#8217;opinion de toute l\u2019\u00c9glise primitive. D&#8217;autre part, ces \u00e9glises occidentales (Rome) \u00e9taient d&#8217;avis que l&#8217;on devrait comm\u00e9morer la crucifixion chaque ann\u00e9e le jour particulier de la semaine o\u00f9 elle avait eu lieu, c&#8217;est-\u00e0-dire le vendredi&#8230; Les \u00e9glises occidentales consid\u00e9raient le jour de la mort de Christ comme un jour de deuil, et elles ne mettaient fin au temps de je\u00fbne qu&#8217;au jour de la r\u00e9surrection. D&#8217;un autre c\u00f4t\u00e9, les \u00e9glises de l&#8217;Asie Mineure, consid\u00e9raient totalement la mort de Christ comme la r\u00e9demption de l&#8217;humanit\u00e9, et cessaient le jour de je\u00fbne \u00e0 l&#8217;heure de la mort de Christ, \u00e0 trois heures, de l&#8217;apr\u00e8s-midi, et imm\u00e9diatement apr\u00e8s, c\u00e9l\u00e9braient l&#8217;agape et le Souper du Seigneur [ou Sainte C\u00e8ne, ou comm\u00e9moration]. Les deux parties (les \u00e9glises orthodoxes orientales et occidentales) s&#8217;attach\u00e8rent au nom PASCHA (P\u00e2que), par lequel elles comprenaient tant\u00f4t les jours de f\u00eate en particulier de cette semaine, et tant\u00f4t la semaine enti\u00e8re de comm\u00e9moration de la P\u00e2que.<br \/>\n\u00ab La premi\u00e8re controverse s\u00e9rieuse entre les parties de l&#8217;\u00e9glise ancienne \u00e9clata vers l&#8217;an 196 apr\u00e8s J.C., lorsque l&#8217;\u00e9v\u00eaque Victor de Rome publia une circulaire qu&#8217;il adressa aux &#8216;\u00e9v\u00eaques principaux de l\u2019\u00c9glise, leur enjoignant de convoquer des synodes dans leurs diverses provinces, et d&#8217;introduire la pratique occidentale (celle de c\u00e9l\u00e9brer le vendredi et le dimanche, au lieu du jour exact, les 14e et 16e de Nisan). Certains des \u00e9v\u00eaques acc\u00e9d\u00e8rent \u00e0 la requ\u00eate, mais le synode tenu par l&#8217;\u00e9v\u00eaque Polycrate, d\u2019\u00c9ph\u00e8se, refusa \u00e9nergiquement et approuva la lettre de l&#8217;\u00e9v\u00eaque Polycrate qui, pour d\u00e9fendre la pratique asiatique, renvoya Victor \u00e0 l&#8217;autorit\u00e9 des Ap\u00f4tres Philippe et Jean, \u00e0 Polycarpe et \u00e0 sept de ses parents qui, avant lui, avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9v\u00eaques d\u2019\u00c9ph\u00e8se&#8230;<br \/>\n\u00ab Jusque-l\u00e0, la controverse entre les \u00e9glises asiatique et occidentale (romaine ) n&#8217;avait port\u00e9 que sur deux points,<br \/>\np530 (FR)<br \/>\n\u00e0 savoir : (1) si l&#8217;on devait comm\u00e9morer le jour de la semaine ou le jour du mois o\u00f9 avait eu lieu la mort de<br \/>\nChrist ; (2) si le je\u00fbne devait avoir pris fin : Or, un troisi\u00e8me point de controverse fut soulev\u00e9 pour savoir comment d\u00e9terminer r\u00e9ellement le 14e jour de Nisan.<br \/>\nNombre de P\u00e8res de l\u2019\u00c9glise sont d&#8217;avis que, selon la premi\u00e8re mani\u00e8re de calculer des Juifs jusqu&#8217;au moment de la destruction de J\u00e9rusalem, le 14e jour de Nisan avait toujours \u00e9t\u00e9 apr\u00e8s l&#8217;\u00e9quinoxe du printemps, et ce ne fut qu&#8217;en raison du mauvais calcul des Juifs qui vinrent plus tard que le 14e jour de Nisan tombait occasionnellement avant l&#8217;\u00e9quinoxe. Ils insistaient donc pour que le 14e de Nisan qui, pour les deux parties au sein de l\u2019\u00c9glise, d\u00e9terminait le temps de P\u00e2ques [\u00ab Easter \u00bb], f\u00fbt toujours fix\u00e9 apr\u00e8s l&#8217;\u00e9quinoxe.<br \/>\n\u00ab Comme l&#8217;ann\u00e9e des Juifs est une ann\u00e9e lunaire et que le 14e jour de Nisan est toujours un jour de pleine lune, les chr\u00e9tiens qui ont adopt\u00e9 la vue astronomique mentionn\u00e9e plus haut, c\u00e9l\u00e9braient la mort de Christ un mois plus tard que la P\u00e2que des Juifs, chaque fois que le 14e jour de Nisan tombait avant l&#8217;\u00e9quinoxe. \u00c9tant donn\u00e9 que les chr\u00e9tiens ne pouvaient plus d\u00e9sormais se fier au calendrier des Juifs, ils devaient faire leurs propres calculs pour fixer le temps de P\u00e2ques [\u00ab Easter \u00bb]. Fr\u00e9quemment, ces calculs diff\u00e9raient les uns des autres, en partie pour des raisons d\u00e9j\u00e0 expos\u00e9es, et en partie parce que la date de l&#8217;\u00e9quinoxe \u00e9tait fix\u00e9e par certains le 18 mars, par d&#8217;autres le 19, et par d&#8217;autres encore le 21 mars. Le Concile d&#8217;Arles en 313 essaya d&#8217;\u00e9tablir l&#8217;uniformit\u00e9, mais ses d\u00e9crets ne paraissent pas avoir eu un grand effet. Ce sujet fut donc repris et discut\u00e9 \u00e0 nouveau et mis \u00e0 ex\u00e9cution par le Concile \u0153cum\u00e9nique de Nic\u00e9e qui d\u00e9cr\u00e9ta que P\u00e2ques [\u00ab Easter \u00bb] devrait \u00eatre c\u00e9l\u00e9br\u00e9e dans toute l&#8217;\u00e9glise apr\u00e8s l&#8217;\u00e9quinoxe, le vendredi qui suit le 14 de Nisan. Il fut \u00e9galement d\u00e9cid\u00e9 que l&#8217;\u00e9glise d&#8217;Alexandrie, qui se distinguait dans l&#8217;astronomie, informerait chaque ann\u00e9e l&#8217;\u00e9glise de Rome quel jour des Calendes les Ides de P\u00e2ques [\u00ab Easter \u00bb] devraient \u00eatre c\u00e9l\u00e9br\u00e9es. A son tour, l&#8217;\u00e9glise de Rome devrait en faire part<br \/>\np531 (FR)<br \/>\n\u00e0 toutes les \u00e9glises du monde. Cependant, m\u00eame ces d\u00e9crets du Concile de Nic\u00e9e ne mirent pas fin \u00e0 toute controverse, et il revint \u00e0 Dionysius Exiguus d&#8217;introduire graduellement une pratique uniforme dans la vieille \u00e9glise. Certains pays, comme la Grande-Bretagne, n&#8217;abandonn\u00e8rent leur ancienne pratique qu&#8217;apr\u00e8s une longue r\u00e9sistance. A l&#8217;\u00e9poque de Charlemagne, l&#8217;uniformit\u00e9 [dans l&#8217;observance du Vendredi sans \u00e9gard au calcul par les Juifs du jour de la pleine lune] semble avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie, et [d\u00e8s lors] on ne trouve plus trace [de l&#8217;observance] du quarto d\u00e9cimani (la c\u00e9l\u00e9bration du jour r\u00e9el \u2014 le 14 de Nisan, la pleine lune apr\u00e8s l&#8217;\u00e9quinoxe du printemps)&#8230;<br \/>\n\u00ab La r\u00e9vision du Calendrier par le pape Gr\u00e9goire XIII, retint dans l&#8217;ensemble l&#8217;\u00e8re dionysienne, mais elle d\u00e9termina avec plus de pr\u00e9cision la pleine lune de P\u00e2ques [\u00ab Easter \u00bb], et prit avec soin des dispositions pour \u00e9viter toute d\u00e9viation future du calendrier, du temps astronomique. N\u00e9anmoins, avec ces calculs minutieux, P\u00e2ques [\u00ab Easter \u00bb] des chr\u00e9tiens co\u00efncide parfois avec la P\u00e2que [\u00ab Passover \u00bb] des Juifs, contrairement aux d\u00e9crets du Concile de Nic\u00e9e \u00bb.<br \/>\nLe m\u00eame ouvrage dit au sujet du mot :<br \/>\nPASSOVER [la P\u00e2que] : \u00ab C&#8217;\u00e9tait la f\u00eate typique de l&#8217;ann\u00e9e et dans cette position unique, elle \u00e9tait dans un certain rapport avec la circoncision comme le second sacrement de l&#8217;\u00e9glise h\u00e9bra\u00efque (Exode 12: 44). Il nous est permis de voir cela en consid\u00e9rant ce qui arriva \u00e0 Guilgal, lorsque Josu\u00e9 examinant de nouveau l&#8217;alliance divine, c\u00e9l\u00e9bra la P\u00e2que imm\u00e9diatement apr\u00e8s la circoncision du \u2018peuple. Toutefois, la nature de la relation qui unit ces deux rites ne devint pleinement d\u00e9velopp\u00e9e que lorsque furent accomplis ses antitypes, et le \u00ab souper du Seigneur \u00bb prit sa place comme f\u00eate sacramentelle du peuple \u00e9lu de Dieu \u00bb.<br \/>\np532 (FR)<br \/>\nChrist notre P\u00e2que<br \/>\nA LA m\u00e9moire du Sauveur<br \/>\nNous gardons cette f\u00eate,<br \/>\nO\u00f9 tout c\u0153ur pieux \u00e0, l&#8217;honneur<br \/>\nQu&#8217;invite lui soit faite.<br \/>\nPar la foi nous prenons le pain<br \/>\nQui en est le symbole ;<br \/>\nLa coupe en t\u00e9moignage enfin,<br \/>\nDe l&#8217;Agneau qu&#8217;on immole.<br \/>\nCoupe qui nous ram\u00e8ne au jour<br \/>\nDe ta mort r\u00e9demptrice,<br \/>\nEt qui nouvelle, au saint s\u00e9jour,<br \/>\nPr\u00e8s de Toi est d\u00e9lice.<br \/>\nCombien nous serons enchant\u00e9s,<br \/>\nSeigneur, devant ta face !<br \/>\nEn puissance, ressuscit\u00e9s<br \/>\nNos c\u0153urs louant ta gr\u00e2ce.<br \/>\n(Hymne N\u00b0 122)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ETUDE XI LA PAQUE DE LA NOUVELLE-CREATION Le joug de l\u2019\u00c9gypte et la d\u00e9livrance de ce joug, type et antitype. \u2014 \u00ab L\u2019\u00c9glise des premiers-n\u00e9s. \u00bb \u2014 \u00ab Nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain. \u00bb \u2014 La comm\u00e9moration &hellip; <a href=\"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/la-nouvelle-creation\/volume-6-chapitre-11\/\">Continue reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":206,"menu_order":11,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/299"}],"collection":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=299"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/299\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1043,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/299\/revisions\/1043"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/206"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=299"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}