{"id":119,"date":"2013-12-18T14:04:23","date_gmt":"2013-12-18T14:04:23","guid":{"rendered":"http:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/?page_id=119"},"modified":"2019-09-06T14:53:11","modified_gmt":"2019-09-06T14:53:11","slug":"chapitre-7","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/le-plan-des-ages\/chapitre-7\/","title":{"rendered":"Chapitre 7"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: left;\" align=\"CENTER\">(P117)<\/p>\n<p align=\"CENTER\">ETUDE VII<\/p>\n<p align=\"CENTER\">LA PERMISSION DU MAL ET SON RAPPORT<br \/>\nAVEC LE PLAN DE DIEU<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Pourquoi le mal fut permis. \u2014 Le bien et le mal, comme principes. \u2014 Le sens moral. \u2014 Dieu permit le mal, et le ma\u00eetrisera pour le bien. \u2014 Dieu n&#8217;est point l&#8217;auteur du p\u00e9ch\u00e9. \u2014 L&#8217;\u00e9preuve d&#8217;Adam ne fut point une com\u00e9die. \u2014 Sa tentation fut s\u00e9rieuse. \u2014 Il p\u00eacha volontairement. Le ch\u00e2timent du p\u00e9ch\u00e9 n&#8217;est point injuste ni trop s\u00e9v\u00e8re. La sagesse, l&#8217;amour et la justice se manifestent dans la condamnation de tous en Adam. \u2014 La loi de Dieu est universelle.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00ab Le mal est ce qui produit le malheur ; toute chose qui, directement ou indirectement cause une souffrance quelconque. \u00bb (Webster). C&#8217;est pourquoi, dans ce sujet, non seulement on s&#8217;informe des maladies, douleurs, peines, faiblesses et de la mort qui frappent l&#8217;humanit\u00e9, mais on va plus loin encore pour en examiner la cause premi\u00e8re, \u2014 le p\u00e9ch\u00e9, \u2014 et son rem\u00e8de. Puisque le p\u00e9ch\u00e9 est la cause de tout le mal, sa suppression est le seul rem\u00e8de pour gu\u00e9rir la maladie d&#8217;une mani\u00e8re radicale.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Aucune difficult\u00e9, peut-\u00eatre, ne se pr\u00e9sente plus fr\u00e9quemment \u00e0 l&#8217;esprit du penseur que ces questions : Pourquoi Dieu permit-il le r\u00e8gne actuel du mal ? Pourquoi, apr\u00e8s avoir cr\u00e9\u00e9 nos premiers parents, Dieu permit-il \u00e0 Satan de les tenter ? Ou bien, pourquoi permit-il que l&#8217;arbre d\u00e9fendu e\u00fbt sa place parmi les bons ? Malgr\u00e9 toute tentative pour l&#8217;\u00e9luder, la question suivante se pose toujours : Dieu n&#8217;aurait-il pas pu pr\u00e9venir toute possibilit\u00e9 de la chute de l&#8217;homme ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">La difficult\u00e9 vient indubitablement de ce que l&#8217;on ne comprend pas le plan de Dieu. Dieu aurait pu emp\u00eacher l&#8217;entr\u00e9e du p\u00e9ch\u00e9, mais le fait qu&#8217;il ne le fit pas devrait nous \u00eatre une preuve suffisante que la permission pr\u00e9sente du p\u00e9ch\u00e9 est destin\u00e9e \u00e0 aboutir finalement \u00e0 quelque bien plus grand. Si l&#8217;on examinait les plans de Dieu<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P118) dans leur pl\u00e9nitude, on verrait combien le chemin suivi est sage. Dieu, \u00e0 qui toutes choses sont possibles, ne pouvait-il pas intervenir \u00e0 temps pour emp\u00eacher l&#8217;accomplissement des desseins de Satan, demandent certains ? Sans doute il l&#8217;aurait pu ; mais une intervention de ce genre aurait emp\u00each\u00e9 l&#8217;accomplissement de ses propres projets. Son but \u00e9tait de manifester la perfection, la majest\u00e9 et la juste autorit\u00e9 de sa Ioi, et de montrer \u00e0 la fois aux hommes et aux anges les funestes cons\u00e9quences qui r\u00e9sultent de sa violation. Au surplus, il y a des choses qui, d&#8217;apr\u00e8s leur propre nature, sont m\u00eame impossibles \u00e0 Dieu, comme les Ecritures le rapportent : Il est \u00ab impossible \u00e0 Dieu de mentir \u00bb (H\u00e9br. 6 : 18). \u00ab Il ne peut se renier lui-m\u00eame \u00bb (2 Tim. 2 : 13). Il ne peut commettre l&#8217;injustice, et voil\u00e0 pourquoi il ne pouvait choisir que le meilleur et le plus sage des plans pour introduire ses cr\u00e9atures dans la vie, lors m\u00eame que notre vue born\u00e9e ne peut discerner, pendant un certain temps, les sources cach\u00e9es de la sagesse infinie.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Les Ecritures d\u00e9clarent que toutes choses furent cr\u00e9\u00e9es pour le plaisir de Dieu (Apoc. 4 : 11), sans aucun doute pour le plaisir de dispenser ses b\u00e9n\u00e9dictions et d&#8217;exercer les attributs de son \u00eatre glorieux. Si, dans l&#8217;accomplissement de ses bienveillants desseins, il permet au mal et aux ouvriers d&#8217;iniquit\u00e9 d&#8217;y jouer un r\u00f4le actif pendant un certain temps, ce n&#8217;est pas pourtant par amour du mal, ni parce que lui-m\u00eame serait d&#8217;accord avec le p\u00e9ch\u00e9 ; car il d\u00e9clare qu&#8217;il \u00ab n&#8217;est point un Dieu qui prenne plaisir \u00e0 la m\u00e9chancet\u00e9\u00bb (Ps. 5 : 4). Quoique oppos\u00e9 au mal \u00e0 tous \u00e9gards, Dieu le permet ou le tol\u00e8re (c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;il ne l&#8217;emp\u00eache pas) pour un certain temps, parce que sa sagesse y voit un chemin dans lequel ses cr\u00e9atures trouveront une le\u00e7on durable et de grande valeur.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">C&#8217;est une v\u00e9rit\u00e9 \u00e9vidente en elle-m\u00eame qu&#8217;il existe pour chaque principe juste un principe injuste correspondant, comme par exemple, v\u00e9rit\u00e9 et fausset\u00e9, amour et haine, justice et injustice. Nous d\u00e9signons ces principes (ou notions) oppos\u00e9s par juste et injuste ou aussi par bon et mauvais, d&#8217;apr\u00e8s l&#8217;effet qu&#8217;ils produisent quand ils sont mis en activit\u00e9. Nous nommons un principe juste, celui qui est bienfaisant et produit finalement<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P119) de l&#8217;ordre, de l&#8217;harmonie et du bonheur ; et nous nommons son oppos\u00e9, celui qui ne produit que de la discorde, du malheur et de la destruction un principe injuste. Le r\u00e9sultat de ces principes en action est ce que nous nommons le bien et le mal ; et nous nommons vertueux ou p\u00e9cheur, l&#8217;\u00eatre intelligent qui est capable de discerner le bon principe du mauvais et qui se laisse gouverner volontairement par l&#8217;un ou par l&#8217;autre.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Cette facult\u00e9 de pouvoir discerner entre bons et mauvais principes est appel\u00e9e le sens moral ou la conscience. C&#8217;est par ce sens moral, que Dieu nous a donn\u00e9, que nous sommes capables de juger Dieu et de reconna\u00eetre qu&#8217;il est bon. C&#8217;est \u00e0 ce sens moral que Dieu en appelle toujours pour prouver son \u00e9quit\u00e9, ou sa justice ; et c&#8217;est en vertu du m\u00eame sens moral qu&#8217;Adam pouvait juger que le p\u00e9ch\u00e9 ou l&#8217;injustice est quelque chose de mauvais, m\u00eame avant de conna\u00eetre toutes ses cons\u00e9quences. Les rangs inf\u00e9rieurs des cr\u00e9atures de Dieu ne sont pas dou\u00e9s de ce sens moral. Un chien a une certaine intelligence, mais non \u00e0 ce degr\u00e9, quoiqu&#8217;il puisse apprendre que certaines actions m\u00e9ritent l&#8217;approbation et la r\u00e9compense de son ma\u00eetre et certaines autres sa d\u00e9sapprobation. Il pourrait d\u00e9rober ou tuer, mais on ne pourrait l&#8217;appeler un p\u00e9cheur ; ou bien il pourrait prot\u00e9ger la propri\u00e9t\u00e9 et la vie, mais on ne pourrait pas l&#8217;appeler vertueux, car il ignore la qualit\u00e9 morale de ses actions.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Dieu aurait pu cr\u00e9er le genre humain d\u00e9pourvu de la facult\u00e9 de distinguer entre ce qui est juste et ce qui est injuste, ou seulement capable de discerner ce qui est juste et de l&#8217;accomplir ; mais cela n&#8217;aurait rien \u00e9t\u00e9 d&#8217;autre que de faire simplement une machine vivante et non une image mentale de son Cr\u00e9ateur. Ou bien il aurait pu faire l&#8217;homme parfait avec un libre arbitre, comme il le fit, et le pr\u00e9server de la tentation de Satan. Mais dans ce cas, l&#8217;exp\u00e9rience de l&#8217;homme \u00e9tant limit\u00e9e au bien, il aurait \u00e9t\u00e9 continuellement expos\u00e9 aux suggestions du mal du dehors et \u00e0 l&#8217;ambition du dedans, ce qui aurait rendu son avenir incertain \u00e0 travers toute l&#8217;\u00e9ternit\u00e9, car la possibilit\u00e9 d&#8217;un \u00e9clat de d\u00e9sob\u00e9issance et de d\u00e9sordre aurait toujours subsist\u00e9 ; en outre, le bien<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P120) n&#8217;aurait jamais \u00e9t\u00e9 si pleinement appr\u00e9ci\u00e9 que dans son contraste avec le mal.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Dieu familiarisa d&#8217;abord ses cr\u00e9atures avec le bien en les pla\u00e7ant dans une ambiance appropri\u00e9e en Eden ; ensuite, (comme salaire de la d\u00e9sob\u00e9issance, il leur donna une p\u00e9nible exp\u00e9rience du mal. Chass\u00e9es d&#8217;Eden et priv\u00e9es de communion avec lui, Dieu les laissa \u00e9prouver la maladie, les douleurs et la mort, afin qu&#8217;elles sachent \u00e0 tout jamais ce que c&#8217;est que le mal, combien le p\u00e9ch\u00e9 est nuisible et criminel.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">En comparant les cons\u00e9quences de ces deux principes, Adam et Eve les comprirent et les jug\u00e8rent ; \u00ab et l&#8217;Eternel Dieu dit : Voici l&#8217;homme est devenu comme l&#8217;un de nous pour conna\u00eetre le bien et le mal \u00bb (Gen. 3 : 22). Ses descendants participent \u00e0 cette connaissance, sauf qu&#8217;ils acqui\u00e8rent d&#8217;abord la connaissance du mal et qu&#8217;ils ne pourront comprendre pleinement ce qu&#8217;est le bien que lorsqu&#8217;ils en feront l&#8217;exp\u00e9rience dans l&#8217;Age mill\u00e9naire, comme r\u00e9sultat de leur r\u00e9demption par Celui qui, alors, sera leur Juge et leur Roi.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Le sens moral, ou le discernement du juste et de l&#8217;injuste, et la libert\u00e9 de s&#8217;en servir, qu&#8217;Adam poss\u00e9dait, furent des traits importants de sa ressemblance avec Dieu. La loi du bien et du mal \u00e9tait \u00e9crite dans sa constitution naturelle : elle en formait une partie comme elle forme une partie de la nature divine. Mais n&#8217;oublions pas que cette image ou ressemblance avec Dieu, cette nature de l&#8217;homme en laquelle la loi \u00e9tait originairement grav\u00e9e, a perdu beaucoup de la nettet\u00e9 de son empreinte par l&#8217;influence d\u00e9gradante et l&#8217;action destructive du p\u00e9ch\u00e9 ; elle n&#8217;est donc plus maintenant ce qu&#8217;elle fut dans le premier homme. La facult\u00e9 d&#8217;aimer implique la facult\u00e9 de ha\u00efr ; voil\u00e0 pourquoi nous pouvons en conclure que le Cr\u00e9ateur ne pouvait former l&#8217;homme \u00e0 son image avec le pouvoir d&#8217;aimer et de faire ce qui est juste, sans la facult\u00e9 correspondante de ha\u00efr et de faire le mal. Cette libert\u00e9 de choisir, nomm\u00e9e libre action morale, ou libre arbitre, est une partie de la dotation originelle de l&#8217;homme ; et cela, joint \u00e0 ses pleines facult\u00e9s intellectuelles et morales, en faisait une image de son Cr\u00e9ateur. Aujourd&#8217;hui, apr\u00e8s six mille ans de d\u00e9gradation, le p\u00e9ch\u00e9 a d\u00e9truit une si grande partie de la ressemblance<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P121) originelle que nous ne sommes plus libres, mais li\u00e9s plus ou moins par le p\u00e9ch\u00e9 et ses suites funestes, de sorte que le p\u00e9ch\u00e9 est maintenant plus facile et plus agr\u00e9able \u00e0 l&#8217;homme d\u00e9chu que ne l&#8217;est la droiture.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Il est \u00e9vident pour nous que Dieu aurait pu donner \u00e0 Adam une impression plus vive des suites d\u00e9sastreuses du p\u00e9ch\u00e9, ce qui l&#8217;en aurait d\u00e9tourn\u00e9 ; mais Dieu savait, d&#8217;avance croyons-nous, qu&#8217;une exp\u00e9rience r\u00e9elle du mal serait la le\u00e7on la plus s\u00fbre et la plus durable, pour servir \u00e9ternellement \u00e0 l&#8217;homme ; et c&#8217;est pour cette raison que Dieu n&#8217;emp\u00eacha pas l&#8217;homme mais lui permit de faire son choix et de sentir les cons\u00e9quences du mal. S&#8217;il n&#8217;avait jamais \u00e9t\u00e9 permis \u00e0 l&#8217;homme de p\u00e9cher, il n&#8217;aurait pu r\u00e9sister, et alors il n&#8217;y aurait eu ni vertu ni m\u00e9rite dans sa conduite droite. Dieu cherche des adorateurs qui l&#8217;adorent en esprit et en v\u00e9rit\u00e9. Il pr\u00e9f\u00e8re de beaucoup une ob\u00e9issance intelligente et volontaire \u00e0 un service ignorant et machinal. Il avait d\u00e9j\u00e0 des forces inanim\u00e9es et machinales en activit\u00e9 pour l&#8217;accomplissement de sa volont\u00e9 ; mais son intention \u00e9tait de cr\u00e9er une chose plus noble, une cr\u00e9ature intelligente faite \u00e0 son image, un seigneur de la terre, seigneur dont la loyaut\u00e9 et la droiture seraient bas\u00e9es sur l&#8217;appr\u00e9ciation de l&#8217;\u00e9quit\u00e9 et de l&#8217;iniquit\u00e9, du bien et du mal.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Les principes de l&#8217;\u00e9quit\u00e9 et de l&#8217;iniquit\u00e9 ont toujours exist\u00e9, comme principes, et existeront toujours ; et il faut que toutes les cr\u00e9atures parfaites et intelligentes, faites \u00e0 l&#8217;image de Dieu, soient libres de choisir l&#8217;un ou l&#8217;autre, bien que le principe du bien continuera \u00e0 \u00eatre seul actif pour toujours. Les Ecritures nous enseignent que lorsque le principe du mal aura \u00e9t\u00e9 assez longtemps en \u0153uvre pour accomplir les desseins de Dieu, il cessera \u00e0 jamais d&#8217;\u00eatre agissant, et que tous ceux qui continuent \u00e0 se soumettre \u00e0 son influence cesseront \u00e0 jamais d&#8217;exister (1 Cor. 15 : 25, 26 ; H\u00e9b. 2 : 14). La pratique de la droiture, et les hommes de bien seuls continueront \u00e0 exister pour toujours.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Mais la question revient sous une autre forme : L&#8217;homme ne pouvait-il pas (P122 AN) \u00eatre instruit du mal de quelque autre fa\u00e7on<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P122) que par l&#8217;exp\u00e9rience ? Il y a quatre sortes de moyens de conna\u00eetre les choses : par l&#8217;intuition, par l&#8217;observation, par l&#8217;exp\u00e9rience, et par l&#8217;information re\u00e7ue de sources reconnues comme positivement v\u00e9ridiques. Une connaissance intuitive serait une compr\u00e9hension directe, sans la m\u00e9thode de raisonnement ou la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;une preuve. Une telle connaissance n&#8217;appartient qu&#8217;\u00e0 l&#8217;Eternel <i>(version anglaise : Jehovah.)<\/i>, la source \u00e9ternelle de toute sagesse et de toute v\u00e9rit\u00e9, qui, de n\u00e9cessit\u00e9 et de par la nature m\u00eame des choses, est sup\u00e9rieur \u00e0 toutes ses cr\u00e9atures. Voil\u00e0 pourquoi la connaissance du bien et du mal chez l&#8217;homme ne pouvait \u00eatre intuitive. Il aurait aussi pu parvenir \u00e0 cette connaissance par l&#8217;observation, mais en ce cas, une manifestation quelconque du mal e\u00fbt \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire, pour que l&#8217;homme en p\u00fbt observer les cons\u00e9quences. Cela pr\u00e9sumerait la permission du mal quelque part, parmi certains \u00eatres ; et pourquoi pas tout aussi bien parmi les hommes et sur la terre que parmi d&#8217;autres \u00eatres, ailleurs ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Pourquoi l&#8217;homme ne fournirait-il pas l&#8217;exemple et n&#8217;obtiendrait-il pas sa connaissance par l&#8217;exp\u00e9rience pratique ? Ainsi en est-il : l&#8217;homme &#8216;acquiert l&#8217;exp\u00e9rience par la pratique et en fournit en m\u00eame temps une illustration \u00e0 d&#8217;autres \u00eatres, il \u00ab sert de spectacle aux anges \u00bb.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Adam poss\u00e9dait d\u00e9j\u00e0 une connaissance du mal par l&#8217;information, mais cela ne suffisait pas pour l&#8217;emp\u00eacher de tenter l&#8217;exp\u00e9rience. Adam et Eve connaissaient Dieu comme leur Cr\u00e9ateur, et partant comme le seul qui e\u00fbt le droit de les gouverner et de les diriger. Dieu avait dit de l&#8217;arbre d\u00e9fendu : \u00ab Au jour que tu en mangeras, mourant, tu mourras \u00bb. A partir de ce moment, ils eurent une connaissance th\u00e9orique du mal, bien qu&#8217;ils n&#8217;en eussent jamais observ\u00e9 ni subi les effets. En cons\u00e9quence, ils n&#8217;appr\u00e9ci\u00e8rent pas au juste l&#8217;autorit\u00e9 pleine d&#8217;amour de leur Cr\u00e9ateur et de sa loi bienfaisante, ni les dangers contre lesquels elle devait les garantir. Ainsi c\u00e9d\u00e8rent-ils \u00e0 la tentation que Dieu permit, mais dont il connut d&#8217;avance, dans sa sagesse, l&#8217;utilit\u00e9 d\u00e9finitive.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Bien peu de gens comprennent le s\u00e9rieux de la tentation qui<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P123) fit tomber nos premiers parents, et la justice de Dieu appliquant une peine si s\u00e9v\u00e8re \u00e0 une chose qui, \u00e0 plusieurs, semble \u00eatre une transgression bien l\u00e9g\u00e8re. Mais un peu de r\u00e9flexion l&#8217;expliquera. Les Ecritures nous racontent la simple histoire o\u00f9 la femme, comme \u00e9tant la plus faible, fut s\u00e9duite, et devint ainsi transgresseur. Son exp\u00e9rience et sa connaissance de Dieu \u00e9taient encore plus limit\u00e9es que celles d&#8217;Adam, car Adam fut cr\u00e9\u00e9 le premier, et Dieu lui avait d\u00e9clar\u00e9 directement avant la cr\u00e9ation d&#8217;Eve, ce que serait le ch\u00e2timent du p\u00e9ch\u00e9, tandis qu&#8217;Eve re\u00e7ut probablement son information d&#8217;Adam. Lorsqu&#8217;elle avait mang\u00e9 du fruit, ayant cru aux paroles trompeuses de Satan, elle ne s&#8217;\u00e9tait \u00e9videmment pas rendu compte de l&#8217;\u00e9tendue de la transgression, bien qu&#8217;elle d\u00fbt avoir probablement quelques craintes et le sentiment que tout n&#8217;\u00e9tait pas bien. Mais, quoique s\u00e9duite, Paul la d\u00e9clare coupable de transgression. Elle \u00e9tait responsable de son action, mais sans \u00eatre aussi coupable que si elle e\u00fbt p\u00e9ch\u00e9 avec une plus grande lumi\u00e8re.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">A l&#8217;inverse d&#8217;Eve, Adam, comme nous le savons (1 Tim. 2 : 14), ne fut pas s\u00e9duit ; par cons\u00e9quent il doit avoir commis la transgression avec une connaissance plus enti\u00e8re du p\u00e9ch\u00e9 et de son ch\u00e2timent, sachant certainement qu&#8217;il mourrait. Nous pouvons voir facilement ce que fut la tentation qui fit qu&#8217;il n&#8217;h\u00e9sita pas d&#8217;encourir ainsi la peine prononc\u00e9e. Rappelons-nous qu&#8217;ils \u00e9taient des \u00eatres parfaits, faits \u00e0 la ressemblance mentale et morale de leur Cr\u00e9ateur ; l&#8217;\u00e9l\u00e9ment divin de l&#8217;amour \u00e9tait manifest\u00e9 d&#8217;une fa\u00e7on tr\u00e8s marqu\u00e9e par l&#8217;homme parfait envers sa ch\u00e8re compagne, la femme parfaite. Se rendant bien compte du p\u00e9ch\u00e9 et craignant la mort d&#8217;Eve, et par suite de la perte qu&#8217;il \u00e9prouverait (et cela sans espoir de recouvrement, puisqu&#8217;une telle esp\u00e9rance n&#8217;avait pas encore \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e), Adam, dans son d\u00e9sespoir, eut la t\u00e9m\u00e9rit\u00e9 de pr\u00e9f\u00e9rer ne pas vivre sans elle. Estimant que, sans Eve, sa vie serait malheureuse et sans valeur, il participa volontairement \u00e0 son acte de d\u00e9sob\u00e9issance, afin d&#8217;avoir part aussi \u00e0 la peine de mort, peine qu&#8217;il supposa probablement<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P124) inflig\u00e9e \u00e0 sa compagne. Les deux furent, suivant Paul, responsables de \u00ab la transgression \u00bb (Rom. 5 : 14 ; 1 Tim. 2 : 14) ; Adam et Eve n&#8217;\u00e9tant qu&#8217;une seule chair et non \u00ab deux \u00bb, Eve eut sa part de la sentence qu&#8217;elle avait aid\u00e9 \u00e0 amener sur Adam (Rom. 5 : 12, 17-19).<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Apr\u00e8s lui avoir donn\u00e9 le droit de choisir librement, Dieu pr\u00e9vit non seulement que l&#8217;homme, par manque d&#8217;une pleine appr\u00e9ciation du p\u00e9ch\u00e9 et de ses suites, accepterait le mal, mais il pr\u00e9vit \u00e9galement qu&#8217;une fois familiaris\u00e9 avec le mal il continuerait \u00e0 le choisir, parce que cette connaissance corromprait sa disposition morale au point que le mal lui deviendrait peu \u00e0 peu plus agr\u00e9able et plus d\u00e9sirable que le bien. Malgr\u00e9 cela, Dieu r\u00e9solut de permettre le mal, parce que \u2014 ayant d\u00e9j\u00e0 pourvu au rem\u00e8de pour la d\u00e9livrance de l&#8217;homme des cons\u00e9quences du mal \u2014 il pr\u00e9vit que l&#8217;exp\u00e9rience conduirait l&#8217;homme \u00e0 la pleine appr\u00e9ciation du p\u00e9ch\u00e9 \u00ab excessivement p\u00e9cheur \u00bb (Seg et Laus.) et de l&#8217;\u00e9clat sublime et sans pareil de la vertu, en contraste avec le p\u00e9ch\u00e9, et qu&#8217;ainsi il apprendrait \u00e0 aimer et \u00e0 honorer de plus en plus son Cr\u00e9ateur, qui est la cause et la source de tout bonheur, et \u00e0 \u00e9viter pour toujours ce qui apporta tant de malheur et de mis\u00e8re. Ainsi le r\u00e9sultat final sera un plus grand amour pour Dieu et une plus grande haine contre tout ce qui est oppos\u00e9 \u00e0 sa volont\u00e9, et partant un \u00e9tablissement plus ferme dans l&#8217;\u00e9tat de droiture \u00e9ternelle de tous ceux qui profiteront des le\u00e7ons que Dieu donne maintenant par la permission du p\u00e9ch\u00e9 et des maux qui l&#8217;accompagnent. On devrait cependant faire une grande distinction entre le fait incontestable que Dieu permit le p\u00e9ch\u00e9, et l&#8217;erreur grave de quelques-uns qui accusent Dieu d&#8217;\u00eatre l&#8217;auteur et l&#8217;instigateur du p\u00e9ch\u00e9. Cette derni\u00e8re vue est \u00e0 la fois blasph\u00e9matoire et en contradiction avec les faits pr\u00e9sent\u00e9s dans les Ecritures. Ceux qui tombent dans cette erreur, le font ordinairement dans le d\u00e9sir de trouver un autre plan de salut que celui que Dieu pr\u00e9vit par le sacrifice de Christ comme le prix de notre ran\u00e7on. S&#8217;ils r\u00e9ussissent \u00e0 se convaincre et \u00e0 en convaincre d&#8217;autres que Dieu est responsable de tout p\u00e9ch\u00e9, de tout acte d&#8217;iniquit\u00e9<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P125) et de tout crime (<i>Deux passages de l&#8217;\u00c9criture (\u00c9sa\u00efe 7 et Amos 3 : 6) sont employ\u00e9s pour soutenir cette th\u00e9orie, mais par une fausse interpr\u00e9tation des mots ADVERSIT\u00c9 et MALHEUR dans ces deux textes. Le p\u00e9ch\u00e9 est toujours un mal, mais un malheur n&#8217;est pas toujours un p\u00e9ch\u00e9. Un tremblement de terre, une conflagration, une inondation ou une peste seraient des calamit\u00e9s, des MAUX, mais aucun d&#8217;eux ne serait un p\u00e9ch\u00e9. Le mot ADVERSIT\u00c9 dans le premier texte signifie CALAMIT\u00c9, dans le sens de malheur. Le m\u00eame mot h\u00e9breu est aussi traduit par MAUX dans le Ps. 34 : 19 ; par MALHEUR dans le Ps. 107 : 39 ; J\u00e9r. 48 : 16 ; par MAL dans Zach. 1 : 15. Il est aussi traduit par MAUVAIS JOUR dans le Ps. 27 : 5 ; 41 y. 1 ; par des MAUX dans le Ps. 88 : 3 ; par D\u00c9TRESSE dans le Ps. 107: 26 ; par MALHEUR dans J\u00e9r. 51 : 2 ; Lam. 1 : 21. Il a \u00e9t\u00e9 traduit par MAUX, D\u00c9TRESSES, MALHEUR, MAUVAIS JOURS, CALAMIT\u00c9S, ADVERSIT\u00c9, en I Sam. 10 : 19 ; Ps. 10 : 6 ; 94 : 13 ; 141: 5 ; Ecc. 7 v. 14 ; N\u00e9h. 2 v. 17 et par plusieurs autres mots en d&#8217;autres endroits qui se rapportent tous au malheur, mais non pas au p\u00e9ch\u00e9.<\/i><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><i>Dans \u00c9sa\u00efe 45 v. 7 (\u00ab Je suis l&#8217;\u00c9ternel, qui forme la lumi\u00e8re et qui cr\u00e9e les t\u00e9n\u00e8bres, qui fais la paix et qui cr\u00e9e l&#8217;adversit\u00e9.. \u00bb) et Amos 3 v. 6 (\u00ab Y aura-l-il quelque malheur dans la ville, que l&#8217;\u00c9ternel ne l&#8217;ait fait ? \u00bb), l&#8217;\u00c9ternel voulait rappeler aux Isra\u00e9lites l&#8217;alliance faite avec ce peuple comme nation, \u2014 que s&#8217;ils ob\u00e9issaient \u00e0 ses lois il les b\u00e9nirait et les prot\u00e9gerait contre les calamit\u00e9s qui surviennent d&#8217;ordinaire \u00e0 tout le monde, mais que s&#8217;ils l&#8217;abandonnaient il leur enverrait les calamit\u00e9s (maux) comme ch\u00e2timents. Voyez Deut. 28 v. 1-14, 15-32 , L\u00e9v. 26 v. 14-16 ; Josu\u00e9 23 v. 6-11, 12-16.<\/i><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><i>Toutefois, quand des calamit\u00e9s de cette nature survenaient aux Isra\u00e9lites, ces derniers les consid\u00e9raient plut\u00f4t comme des accidents et non comme des ch\u00e2timents. De l\u00e0, les d\u00e9clarations des proph\u00e8tes que ces calamit\u00e9s venaient de l&#8217;\u00c9ternel pour leur correction \u00e0 cause de l&#8217;alliance qu&#8217;il avait faite avec eux. Il est absurde de se servir de ces passages pour prouver que Dieu est l&#8217;auteur du p\u00e9ch\u00e9, car ils ne se rapportent pas du tout au p\u00e9ch\u00e9.<\/i>), et que l&#8217;homme comme instrument innocent dans ses mains fut forc\u00e9 de succomber au p\u00e9ch\u00e9, alors ils ont fray\u00e9 le chemin \u00e0 la th\u00e9orie qu&#8217;il n&#8217;\u00e9tait besoin d&#8217;aucun sacrifice pour nos p\u00e9ch\u00e9s, ni de mis\u00e9ricorde en aucune fa\u00e7on, mais simplement et seulement de la JUSTICE. De cette mani\u00e8re, ils posent le fondement d&#8217;une autre partie de leur th\u00e9orie fausse, \u00e0 savoir l&#8217;universalisme, pr\u00e9tendant que, comme Dieu fut la cause du p\u00e9ch\u00e9, de la m\u00e9chancet\u00e9 et du crime de tous, il sera aussi la cause de la d\u00e9livrance de tout le genre humain, du p\u00e9ch\u00e9 et de la mort. Et tout en affirmant que Dieu voulut le p\u00e9ch\u00e9 et en fut la cause et que personne ne put lui r\u00e9sister, ils pr\u00e9tendent que, pareillement, lorsqu&#8217;il voudra la justice, tous seront incapables de lui r\u00e9sister. Or, dans tout ce raisonnement, la plus noble qualit\u00e9 de l&#8217;homme, la libert\u00e9 de volont\u00e9 ou de choix, trait le plus frappant de sa ressemblance avec son Cr\u00e9ateur, est enti\u00e8rement mis de c\u00f4t\u00e9 ; l&#8217;homme est ainsi th\u00e9oriquement abaiss\u00e9 au r\u00f4le d&#8217;une<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P126) simple machine qui ne marche que lorsqu&#8217;elle est mise en mouvement. Si c&#8217;\u00e9tait le cas, l&#8217;homme serait m\u00eame inf\u00e9rieur aux insectes, au lieu d&#8217;\u00eatre le seigneur de la terre ; car les insectes ont indubitablement le pouvoir de choisir. M\u00eame \u00e0 la petite fourmi, il fut donn\u00e9 un pouvoir de volont\u00e9 que l&#8217;homme par sa puissance plus grande peut bien contrecarrer, mais qu&#8217;il ne peut d\u00e9truire.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Il est vrai que Dieu a le pouvoir de contraindre l&#8217;homme au p\u00e9ch\u00e9 ou \u00e0 la droiture, mais sa Parole d\u00e9clare qu&#8217;il n&#8217;a pas un tel dessein. Il ne pourrait pas logiquement forcer l&#8217;homme au p\u00e9ch\u00e9, pour la m\u00eame raison \u00ab qu&#8217;il ne peut se renier lui-m\u00eame \u00bb. Une telle conduite serait incompatible avec son caract\u00e8re juste ; ce serait par cons\u00e9quent une impossibilit\u00e9. Il ne demande la v\u00e9n\u00e9ration et l&#8217;amour que de ceux qui l&#8217;adorent en esprit et en v\u00e9rit\u00e9. C&#8217;est dans ce dessein que Dieu donna \u00e0 l&#8217;homme une libert\u00e9 de volont\u00e9 semblable \u00e0 la sienne, et Il d\u00e9sire qu&#8217;il choisisse la droiture. La permission donn\u00e9e \u00e0 l&#8217;homme de choisir pour lui-m\u00eame, le conduisit \u00e0 la perte de la communion divine, de la gr\u00e2ce, des b\u00e9n\u00e9dictions et de la vie. Par son exp\u00e9rience du p\u00e9ch\u00e9 et de la mort, l&#8217;homme apprend pratiquement ce que Dieu avait offert de lui enseigner th\u00e9oriquement, sans l&#8217;exp\u00e9rience du p\u00e9ch\u00e9 et de ses cons\u00e9quences. La prescience de Dieu concernant ce que l&#8217;homme ferait, ne doit pas \u00eatre invoqu\u00e9e pour rabaisser l&#8217;homme \u00e0 un \u00eatre purement machinal ; loin de l\u00e0, elle prouve plut\u00f4t en faveur de l&#8217;homme ; car Dieu, pr\u00e9voyant l\u00e0 d\u00e9termination que l&#8217;homme prendrait si le choix lui \u00e9tait laiss\u00e9, ne l&#8217;emp\u00eacha pas de go\u00fbter le p\u00e9ch\u00e9 et ses suites am\u00e8res, mais il commen\u00e7a tout de suite par procurer un moyen pour racheter l&#8217;homme de sa premi\u00e8re transgression, en pourvoyant \u00e0 un R\u00e9dempteur, un grand Sauveur, capable de sauver \u00e0 jamais tous ceux qui voudraient retourner \u00e0 Dieu par lui. A cet effet \u2014 pour que l&#8217;homme ait une volont\u00e9 libre et qu&#8217;il puisse encore \u00eatre rendu apte \u00e0 profiter de sa premi\u00e8re chute o\u00f9 il en abusa en d\u00e9sob\u00e9issant \u00e0 la volont\u00e9 du Seigneur \u2014, Dieu a pourvu non seulement \u00e0 une ran\u00e7on pour tous, mais il a aussi voulu que l&#8217;occasion ainsi offerte d&#8217;une r\u00e9conciliation avec lui, f\u00fbt connue et t\u00e9moign\u00e9e \u00e0 tous au temps d\u00e9termin\u00e9-1 Tim. 2 : 3-6.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P127).<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">La s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du ch\u00e2timent ne fut point une manifestation de haine et de m\u00e9chancet\u00e9 de la part de Dieu, mais elle fut le r\u00e9sultat n\u00e9cessaire, in\u00e9vitable et final du mal que Dieu permit \u00e0 l&#8217;homme de go\u00fbter et de conna\u00eetre de cette fa\u00e7on, Dieu peut conserver une existence aussi longtemps qu&#8217;il le juge convenable, m\u00eame malgr\u00e9 le pouvoir destructif du mal agissant ; mais il serait tout aussi impossible \u00e0 Dieu de laisser subsister une telle vie \u00e9ternellement qu&#8217;il lui est impossible de mentir. C&#8217;est dire que cela est moralement impossible. Une telle vie ne pourrait que devenir de plus en plus une source de malheurs pour elle-m\u00eame et pour d&#8217;autres ; c&#8217;est pourquoi Dieu est trop bon pour soutenir une existence qui serait aussi inutile que nuisible \u00e0 elle-m\u00eame et \u00e0 d&#8217;autres ; et, retranch\u00e9e de toute communication avec sa source, la vie ne saurait subsister et la destruction, cons\u00e9quence naturelle du mal, s&#8217;ensuivrait. La vie est une faveur, un don de Dieu, et ce n&#8217;est que pour celui qui lui ob\u00e9it qu&#8217;elle durera \u00e9ternellement.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Aucune injustice n&#8217;a \u00e9t\u00e9 faite aux descendants d&#8217;Adam, en ne leur accordant pas \u00e0 chacun une \u00e9preuve individuelle. L&#8217;Eternel n&#8217;\u00e9tait en aucun sens oblig\u00e9 de nous donner la vie, et apr\u00e8s nous avoir appel\u00e9s \u00e0 l&#8217;existence, il n&#8217;\u00e9tait engag\u00e9 par aucune loi d&#8217;\u00e9quit\u00e9 ou de justice \u00e0 nous procurer la vie \u00e9ternelle, ni m\u00eame \u00e0 nous accorder une \u00e9preuve sous promesse de vie \u00e9ternelle \u00e0 la condition que nous fussions ob\u00e9issants. Remarquez bien ce point, La vie pr\u00e9sente, qui, du berceau \u00e0 la tombe, n&#8217;est qu&#8217;un acheminement vers la mort, est, malgr\u00e9 tous ses maux et tous ses m\u00e9comptes, une gr\u00e2ce, un bienfait, m\u00eame s&#8217;il n&#8217;existait aucune vie future. La grande majorit\u00e9 des hommes pensent ainsi, et les exceptions (les suicides) sont relativement peu nombreuses ; les malheureux qui s&#8217;\u00f4tent la vie ne peuvent \u00eatre rendus responsables \u2014 les cours de justice l&#8217;ont d\u00e9clar\u00e9 bien des fois \u2014\u00e0 cause de leur \u00e9tat mental, car autrement ils ne s&#8217;enl\u00e8veraient pas eux-m\u00eames les b\u00e9n\u00e9dictions de cette vie. De plus, la conduite de l&#8217;homme parfait, Adam, nous montre ce qu&#8217;aurait \u00e9t\u00e9 celle de ses enfants sous des circonstances analogues.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Beaucoup sont ancr\u00e9s dans l&#8217;id\u00e9e erron\u00e9e que Dieu a plac\u00e9 notre race \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve pour la vie avec l&#8217;alternative de la torture \u00e9ternelle, alors qu&#8217;il n&#8217;est fait aucune allusion de ce genre dans la menace du ch\u00e2timent. La faveur ou la b\u00e9n\u00e9diction de Dieu pour ses enfants ob\u00e9issants est la vie \u2014 une vie continue \u2014 (P128 AN) sans douleurs, sans maladies, et d\u00e9gag\u00e9e de tout<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P128) autre \u00e9l\u00e9ment de d\u00e9cadence et de mort. Adam a particip\u00e9 pleinement \u00e0 cette b\u00e9n\u00e9diction, mais il fut averti qu&#8217;il serait d\u00e9pouill\u00e9 de ce \u00ab don \u00bb s&#8217;il commettait la faute de ne pas ob\u00e9ir \u00e0 Dieu. \u2014 \u00ab Au jour que tu en mangeras, mourant, tu mourras \u00bb. Il ne sut rien d&#8217;une vie de tourments comme salaire du p\u00e9ch\u00e9. La vie \u00e9ternelle n&#8217;est promise nulle part \u00e0 d&#8217;autres qu&#8217;aux ob\u00e9issants. La vie est un don de Dieu, et la mort, le contraire de la vie, est le ch\u00e2timent qu&#8217;il a prononc\u00e9.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">La torture \u00e9ternelle, n&#8217;est sugg\u00e9r\u00e9e nulle part dans l&#8217;Ancien Testament ; on l&#8217;a d\u00e9duite d&#8217;une fa\u00e7on sp\u00e9cieuse, de quelques rares expressions du Nouveau Testament qui se trouvent, soit parmi les repr\u00e9sentations symboliques de l&#8217;Apocalypse, soit parmi les paraboles et les discours obscurs de notre Seigneur, qui ne furent point compris par le peuple qui les entendait (Luc 8 : 10) et qui ne semblent gu\u00e8re \u00eatre mieux compris aujourd&#8217;hui. \u00ab Le salaire du p\u00e9ch\u00e9, c&#8217;est la mort \u00bb (Rom. 6 : 23). \u00ab L&#8217;\u00e2me qui p\u00e8che, c&#8217;est celle qui mourra \u00bb. Ez\u00e9ch. 18: 4.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Beaucoup ont suppos\u00e9 que Dieu a \u00e9t\u00e9 injuste en condamnant tout le genre humain pour le p\u00e9ch\u00e9 d&#8217;Adam, au lieu d&#8217;accorder \u00e0 chacun, comme \u00e0 Adam, l&#8217;occasion d&#8217;obtenir la vie \u00e9ternelle. Mais qu&#8217;objecteront les partisans de cette th\u00e9orie, si on leur d\u00e9montre que l&#8217;occasion et l&#8217;\u00e9preuve du monde pour la vie seront bien plus favorables que ne le furent celles d&#8217;Adam, et que c&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment la raison pour laquelle Dieu adopta le plan de permettre \u00e0 la race d&#8217;Adam de partager son ch\u00e2timent d&#8217;une mani\u00e8re naturelle ? Nous croyons que tel est le cas et nous allons essayer de le d\u00e9montrer.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Dieu nous assure que comme la condamnation passa sur tous en Adam, ainsi il a pourvu \u00e0 un nouveau chef, p\u00e8re ou donateur de vie pour la race, en lequel tous peuvent \u00eatre ramen\u00e9s au moyen de la foi et de l&#8217;ob\u00e9issance ; et que, comme en Adam tous participent \u00e0 la peine de mort, ainsi en Christ tous participeront \u00e0 la b\u00e9n\u00e9diction du r\u00e9tablissement, l&#8217;Eglise \u00e9tant une exception (Rom. 5 : 12, 18, 19). Ainsi envisag\u00e9e, la mort de J\u00e9sus, seul innocent et sans p\u00e9ch\u00e9, fut une compensation compl\u00e8te du p\u00e9ch\u00e9 d&#8217;Adam \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de Dieu. De m\u00eame qu&#8217;un<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P129) homme p\u00e9cha et qu&#8217;en lui tous ont particip\u00e9 \u00e0 sa mal\u00e9diction, de m\u00eame J\u00e9sus, ayant endur\u00e9 le ch\u00e2timent de ce seul p\u00e9cheur, servit de ran\u00e7on pour Adam et pour toute sa post\u00e9rit\u00e9 \u2014 tous les hommes \u2014 qui avait h\u00e9rit\u00e9 de ses faiblesses, de ses p\u00e9ch\u00e9s, et particip\u00e9 \u00e0 leur ch\u00e2timent qui est la mort. Notre Seigneur, \u00ab l&#8217;homme Christ J\u00e9sus \u00bb, sans tache, approuv\u00e9 de Dieu et poss\u00e9dant en lui-m\u00eame une semence ou race parfaite, qui n&#8217;est pas encore n\u00e9e, mais, comme lui, pure et sans p\u00e9ch\u00e9, donna tout ce qu&#8217;il avait d&#8217;existence et de droits humains comme prix de ran\u00e7on pour Adam et la race ou semence qui \u00e9tait en lui quand il fut condamn\u00e9.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Ayant ainsi pleinement rachet\u00e9 la vie d&#8217;Adam et celle de sa race, Christ fait l&#8217;offre d&#8217;adopter comme sa semence, ses enfants, tous ceux de la race d&#8217;Adam qui accepteront les termes de sa Nouvelle Alliance et qui, ainsi, par la foi et l&#8217;ob\u00e9issance, entreront dans la famille de Dieu et recevront la vie \u00e9ternelle. C&#8217;est de cette mani\u00e8re que le R\u00e9dempteur \u00ab verra sa post\u00e9rit\u00e9 [ceux des enfants de la semence d&#8217;Adam qui accepteront la filiation, selon ses conditions] et prolongera ses jours [la r\u00e9surrection \u00e0 un plan sup\u00e9rieur au plan humain lui sera donn\u00e9e par le P\u00e8re en r\u00e9compense de son ob\u00e9issance] \u00bb ; et tout cela d&#8217;une mani\u00e8re presque invraisemblable, par le sacrifice de la vie et de la post\u00e9rit\u00e9. Ainsi est-il \u00e9crit : \u00ab Comme dans Adam tous meurent, de m\u00eame aussi en Christ tous seront rendus vivants \u00bb. \u20141 Cor. 15 : 22.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Le pr\u00e9judice que nous souffr\u00eemes par la chute d&#8217;Adam (nous ne souffr\u00eemes point d&#8217;injustice) sera pleinement r\u00e9par\u00e9 par la gr\u00e2ce de Dieu au moyen de Christ ; et tous, t\u00f4t ou tard (au \u00ab propre temps \u00bb de Dieu), auront une pleine occasion d&#8217;\u00eatre r\u00e9tablis dans la situation dont Adam jouissait avant qu&#8217;il e\u00fbt p\u00e9ch\u00e9. Ceux qui, dans le temps pr\u00e9sent, ne re\u00e7oivent point une connaissance enti\u00e8re et une pleine jouissance de cette gr\u00e2ce de Dieu par la foi (c&#8217;est la grande majorit\u00e9, y compris les enfants et les pa\u00efens), recevront assur\u00e9ment ces biens dans l&#8217;Age prochain, le \u00ab monde \u00e0 venir \u00bb qui suivra celui-ci. C&#8217;est afin de parvenir \u00e0 cette connaissance et \u00e0 cette jouissance des bont\u00e9s de Dieu, que \u00ab tous ceux qui sont dans les s\u00e9pulcres&#8230; sortiront \u00bb. Comme chacun (soit dans cet Age, soit dans l&#8217;Age prochain) devient pleinement instruit du prix de la ran\u00e7on donn\u00e9 par notre Seigneur J\u00e9sus, et de<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P130) ses privil\u00e8ges subs\u00e9quents, il est consid\u00e9r\u00e9 comme mis \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve, tel qu&#8217;Adam ; et de nouveau l&#8217;ob\u00e9issance procure la vie durable, \u00e9ternelle, et la d\u00e9sob\u00e9issance la mort durable, \u2014 la \u00ab seconde mort \u00bb. Une ob\u00e9issance parfaite ne sera cependant exig\u00e9e d&#8217;aucun de ceux qui n&#8217;auront pas atteint la capacit\u00e9 parfaite. Sous l&#8217;Alliance de la gr\u00e2ce, la justice de Christ a \u00e9t\u00e9 imput\u00e9e par la foi \u00e0 l&#8217;Eglise durant l&#8217;Age de l&#8217;Evangile pour suppl\u00e9er aux d\u00e9fauts in\u00e9vitables des faiblesses de la chair. La gr\u00e2ce divine agira \u00e9galement envers \u00ab qui conque veut \u00bb du monde durant l&#8217;Age mill\u00e9naire. La perfection morale absolue ne sera point exig\u00e9e avant que la perfection physique soit atteinte (ce qui sera le privil\u00e8ge de tous avant la fin de l&#8217;Age mill\u00e9naire). La diff\u00e9rence entre cette \u00e9preuve, r\u00e9sultat de la ran\u00e7on et de la Nouvelle alliance, et celle d&#8217;Eden, consistera en ce que dans cette \u00e9preuve les actions de chacun n&#8217;affecteront ou ne concerneront que son propre avenir.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Mais ne serait-ce pas l\u00e0 donner \u00e0 quelques-uns de la race une seconde occasion d&#8217;obtenir la vie \u00e9ternelle ? Nous r\u00e9pondons : La premi\u00e8re occasion d&#8217;obtenir la vie \u00e9ternelle fut perdue par notre p\u00e8re Adam pour lui-m\u00eame et pour tous ses descendants \u00ab encore dans ses reins \u00bb. Sous cette premi\u00e8re \u00e9preuve \u00ab la condamnation vint sur tous les hommes \u00bb ; et le plan de Dieu fut que, gr\u00e2ce au sacrifice r\u00e9dempteur de Christ, Adam et tous ceux qui perdirent la vie \u00e0 cause de sa chute, recevraient l&#8217;occasion de retourner \u00e0 Dieu par la foi dans le R\u00e9dempteur, apr\u00e8s avoir go\u00fbt\u00e9 la culpabilit\u00e9 excessive du p\u00e9ch\u00e9 et senti la gravit\u00e9 du ch\u00e2timent. Si quelqu&#8217;un veut appeler cette possibilit\u00e9 de parvenir \u00e0 la vie une \u00ab seconde occasion \u00bb, soit : ce doit \u00eatre certainement la seconde occasion pour Adam, et dans un certain sens au moins elle l&#8217;est aussi pour toute la race rachet\u00e9e, mais ce sera la premi\u00e8re occasion individuelle pour les descendants d&#8217;Adam qui, lorsqu&#8217;ils naquirent, \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 sous la condamnation \u00e0 mort. Premi\u00e8re ou seconde occasion, les faits restent les m\u00eames, c&#8217;est-\u00e0-dire que par la d\u00e9sob\u00e9issance d&#8217;Adam tous furent condamn\u00e9s \u00e0 mort et tous recevront [dans l&#8217;Age mill\u00e9naire] une pleine occasion de gagner la vie \u00e9ternelle sous les conditions favorables de la Nouvelle<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P131) Alliance. C&#8217;est ce que les anges ont d\u00e9clar\u00e9 \u00eatre \u00ab une bonne nouvelle de grande joie qui sera pour tout le peuple \u00bb et ce dont Paul parle lorsqu&#8217;il d\u00e9clare que cette gr\u00e2ce de Dieu &#8212; que J\u00e9sus \u00ab se donna lui-m\u00eame, une ran\u00e7on pour tous \u00bb \u2014 doit \u00eatre \u00ab t\u00e9moign\u00e9e \u00bb \u00e0 tous au \u00ab propre temps \u00bb (Rom. 5 : 17-19 ; 1 Tim. 2 : 4-6). Ce n&#8217;est pas Dieu, mais ce sont les hommes qui ont limit\u00e9 \u00e0 l&#8217;Age de l&#8217;Evangile l&#8217;occasion de parvenir \u00e0 la vie. Dieu, au contraire, nous dit que l&#8217;\u00e8re \u00e9vang\u00e9lique n&#8217;est d\u00e9sign\u00e9e que pour le choix de l&#8217;Eglise, de la sacrificature royale, par le moyen de laquelle, dans un Age suivant, tous les autres parviendront \u00e0 l&#8217;exacte connaissance de la v\u00e9rit\u00e9 et pourront saisir la pleine occasion d&#8217;obtenir la vie \u00e9ternelle sous la Nouvelle Alliance.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Mais quel avantage y a-t-il dans la m\u00e9thode poursuivie ? Pourquoi ne pas donner imm\u00e9diatement \u00e0 chacun une occasion individuelle d&#8217;obtenir la vie maintenant, sans le long processus de l&#8217;\u00e9preuve et de la condamnation d&#8217;Adam, la participation de ses descendants dans sa condamnation, la r\u00e9demption de tous par le sacrifice de Christ et l&#8217;offre nouvelle \u00e0 tous de la vie \u00e9ternelle selon les conditions de la Nouvelle Alliance ? Si le mal doit \u00eatre permis \u00e0 cause du libre arbitre moral de l&#8217;homme, pourquoi l&#8217;extermination du mal doit-elle s&#8217;op\u00e9rer par une telle m\u00e9thode particuli\u00e8re et indirecte ? Pourquoi permettre que tant de mis\u00e8res frappent tant d&#8217;hommes qui, finalement, recevront la r\u00e9compense de la vie en leur qualit\u00e9 d&#8217;enfants de Dieu ob\u00e9issants ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Oui ! Voil\u00e0 bien le point capital sur lequel se concentre l&#8217;int\u00e9r\u00eat de ce sujet. Si Dieu avait ordonn\u00e9 diff\u00e9remment la propagation de l&#8217;esp\u00e8ce humaine, de sorte que les enfants ne participent pas aux cons\u00e9quences des p\u00e9ch\u00e9s de leurs parents \u2014 les faiblesses mentales, morales et physiques \u2014 et si le Cr\u00e9ateur l&#8217;avait dispos\u00e9e de fa\u00e7on \u00e0 ce que tous aient une occasion paradisiaque pour leur \u00e9preuve, et que les transgresseurs seuls fussent condamn\u00e9s et eussent leur vie \u00ab retranch\u00e9e \u00bb, combien croyons-nous que, dans toutes ces conditions favorables, il s&#8217;en serait trouv\u00e9 qui fussent dignes de la vie et combien d&#8217;indignes.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Si l&#8217;on prend comme crit\u00e9rium l&#8217;exemple d&#8217;Adam (qui<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P132) \u00e9tait bien le repr\u00e9sentant de l&#8217;humanit\u00e9 parfaite), il faut conclure qu&#8217;aucun ne se serait trouv\u00e9 parfaitement ob\u00e9issant et digne, car aucun n&#8217;aurait poss\u00e9d\u00e9 cette claire connaissance de Dieu et l&#8217;exp\u00e9rience avec lui, qui auraient d\u00e9velopp\u00e9 en eux une enti\u00e8re confiance en ses lois, en plus de leur jugement personnel. Nous sommes certains que c&#8217;est par la connaissance que Christ avait du P\u00e8re, qu&#8217;il fut capable de se confier en lui et de lui ob\u00e9ir implicitement (Esa\u00efe 53 : 11). Mais supposons qu&#8217;un quart, ou m\u00eame plus, que la moiti\u00e9 de la race aurait gagn\u00e9 la vie, et que l&#8217;autre moiti\u00e9 e\u00fbt encouru le salaire du p\u00e9ch\u00e9 \u2014 la mort. Que serait-il arriv\u00e9 alors ? Supposons que la premi\u00e8re moiti\u00e9 \u2014 les ob\u00e9issants &#8212; n&#8217;e\u00fbt jamais exp\u00e9riment\u00e9 ou \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin du p\u00e9ch\u00e9, n&#8217;aurait-elle pu ressentir \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9 une curiosit\u00e9 pour les choses d\u00e9fendues, retenue uniquement par la crainte de Dieu et du ch\u00e2timent ? Leur service n&#8217;e\u00fbt pas \u00e9t\u00e9 aussi empress\u00e9 que s&#8217;ils avaient connu le bien et le mal; et par cons\u00e9quent, que s&#8217;ils avaient une compr\u00e9hension tr\u00e8s nette des desseins bienveillants du Cr\u00e9ateur qui a fait des lois r\u00e9gissant aussi bien sa propre conduite \u00e0 Lui que celle de ses cr\u00e9atures.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Et ensuite, consid\u00e9rez aussi la situation de la moiti\u00e9 des gens qui auraient subi la mort comme r\u00e9sultat de leur propre p\u00e9ch\u00e9 volontaire. Ils auraient \u00e9t\u00e9 retranch\u00e9s de la vie \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9 ; leur seule esp\u00e9rance aurait \u00e9t\u00e9 que Dieu dans son amour se serait souvenu de ses cr\u00e9atures, \u0153uvres de ses mains, et aurait pourvu \u00e0 une ran\u00e7on pour elles. Mais encore, pourquoi aurait-il agi de la sorte ? La raison e\u00fbt \u00e9t\u00e9 l&#8217;espoir que si ces derniers \u00e9taient r\u00e9veill\u00e9s et \u00e9prouv\u00e9s une seconde fois, quelques-uns d&#8217;entre eux, mettant \u00e0 profit leur plus grande exp\u00e9rience, pourraient choisir alors l&#8217;ob\u00e9issance et vivre.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">A supposer, cependant, qu&#8217;un tel plan f\u00fbt aussi, bon dans ses r\u00e9sultats que celui suivi par Dieu, il pourrait donner lieu \u00e0 de s\u00e9rieuses critiques.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Combien plus conforme \u00e0 la sagesse de Dieu est la restriction du p\u00e9ch\u00e9 \u00e0 certaines limites, telle qu&#8217;elle est pr\u00e9sent\u00e9e dans son plan ! Notre esprit born\u00e9 peut reconna\u00eetre lui-m\u00eame qu&#8217;il est bien pr\u00e9f\u00e9rable de n&#8217;avoir qu&#8217;une seule loi parfaite et impartiale, laquelle d\u00e9clare que le salaire du p\u00e9ch\u00e9 de propos d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 est la<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P133) mort, &#8212; la destruction, la suppression de la vie. Ainsi Dieu limita le mal qu&#8217;il permit, en pr\u00e9voyant que le r\u00e8gne mill\u00e9naire de Christ accomplira l&#8217;extinction totale du mal ainsi que de tous les m\u00e9chants obstin\u00e9s, et introduira une \u00e9ternit\u00e9 de droiture bas\u00e9e sur une pleine connaissance et sur l&#8217;ob\u00e9issance parfaite et volontaire de la part d&#8217;\u00eatres parfaits.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Cependant, il y a encore deux autres objections au plan sugg\u00e9r\u00e9 qui consiste \u00e0 \u00e9prouver chaque homme s\u00e9par\u00e9ment d\u00e8s le commencement. Un Sauveur suffisait pleinement dans le plan que Dieu a adopt\u00e9, parce qu&#8217;un seul avait p\u00e9ch\u00e9 et qu&#8217;un seul a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 (d&#8217;autres particip\u00e8rent \u00e0 sa condamnation). Mais si la premi\u00e8re \u00e9preuve avait \u00e9t\u00e9 une \u00e9preuve individuelle, et si une moiti\u00e9 de la race avait p\u00e9ch\u00e9 et avait \u00e9t\u00e9 individuellement condamn\u00e9e, cela aurait exig\u00e9 le sacrifice d&#8217;un r\u00e9dempteur pour chaque personne condamn\u00e9e. Une vie non coupable pouvait sauver une vie coupable, mais rien de plus. Le seul homme parfait : \u00ab l&#8217;homme Christ J\u00e9sus \u00bb, qui fit la r\u00e9demption de l&#8217;Adam d\u00e9chu (et des pertes que nous sub\u00eemes par lui), ne pouvait \u00eatre \u00ab une ran\u00e7on, un prix [correspondant] pour TOUS \u00bb par aucun autre proc\u00e9d\u00e9 que celui adopt\u00e9 dans le plan de Dieu.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Si nous supposions le nombre total d&#8217;\u00eatres humains depuis Adam \u00e0 cent milliards, et que nous admettions qu&#8217;une moiti\u00e9 seulement e\u00fbt p\u00e9ch\u00e9, cela n\u00e9cessiterait la mort de tous les cinquante milliards d&#8217;hommes parfaits et ob\u00e9issants afin de donner une ran\u00e7on [un prix correspondant] pour les autres cinquante milliards de transgresseurs ; et ainsi, par ce plan, la mort passerait aussi sur tous les hommes. Et un tel plan entra\u00eenerait non moins de souffrance avec soi que celui qui est en voie de s&#8217;accomplir.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L&#8217;autre objection est qu&#8217;un pareil plan contrarierait gravement les desseins de Dieu relatifs \u00e0 l&#8217;\u00e9lection et \u00e0 l\u2019exaltation \u00e0 la nature divine d&#8217;un \u00ab petit troupeau \u00bb, le corps de Christ, troupe dont J\u00e9sus est le chef et le Seigneur. Dieu ne pourrait point commander \u00e0 bon droit aux cinquante milliards de fils ob\u00e9issants de donner leurs droits, leurs privil\u00e8ges et leur vie en ran\u00e7on pour les p\u00e9cheurs ; car d&#8217;apr\u00e8s sa propre loi leur ob\u00e9issance aurait<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P134) acquis le droit \u00e0 la vie \u00e9ternelle. Si donc ces hommes parfaits \u00e9taient invit\u00e9s \u00e0 devenir les sauveurs des d\u00e9chus ou perdus, il faudrait que le plan de Dieu leur r\u00e9serv\u00e2t, comme \u00e0 J\u00e9sus, quelque r\u00e9compense sp\u00e9ciale, afin qu&#8217;ils pussent endurer le ch\u00e2timent pour leurs fr\u00e8res, en vue de la joie offerte. Et si la m\u00eame r\u00e9compense leur \u00e9tait donn\u00e9e, celle donn\u00e9e \u00e0 notre Seigneur J\u00e9sus, celle de participer \u00e0 une nouvelle nature, la nature divine, et d&#8217;\u00eatre souverainement \u00e9lev\u00e9s au-dessus des anges, principaut\u00e9s, puissances et de tout nom qui se puisse nommer\u2014au plus pr\u00e8s de l&#8217;Eternel (Eph. 1 : 20 , 21), alors un nombre immense se trouverait sur le plan divin, ce qu&#8217;\u00e9videmment la sagesse de Dieu n&#8217;a pas approuv\u00e9. Encore, ces cinquante milliards, dans ces circonstances, seraient tous sur un pied, d&#8217;\u00e9galit\u00e9 et aucun parmi eux ne serait le Chef, tandis que le plan que Dieu a adopt\u00e9 ne demande qu&#8217;un seul R\u00e9dempteur, un seul souverainement \u00e9lev\u00e9 \u00e0 la nature divine, puis un \u00ab petit troupeau \u00bb d&#8217;entre ceux que ce R\u00e9dempteur racheta, et qui \u00ab suivent ses traces \u00bb dans la souffrance et dans le renoncement : pour participer \u00e0 son nom, \u00e0 son honneur, \u00e0 sa gloire et \u00e0 sa nature, de m\u00eame qu&#8217;une femme participe \u00e0 tout ce qui est de son \u00e9poux.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Ceux qui peuvent appr\u00e9cier ce trait du plan de Dieu, qui, en condamnant tous les \u00eatres humains dans un seul repr\u00e9sentant, ouvrit le chemin de la ran\u00e7on et du r\u00e9tablissement \u00e0 tous par un seul R\u00e9dempteur, y trouveront la solution de maintes difficult\u00e9s. Ils verront que la condamnation de tous en un seul homme fut pr\u00e9cis\u00e9ment le contraire d&#8217;un pr\u00e9judice ; ce fut pour tous une grande faveur, selon le plan de Dieu puisqu&#8217;elle permit la justification de tous les hommes par le sacrifice d&#8217;un seul autre. Le mal sera extermin\u00e9 pour toujours, sit\u00f4t que le but de Dieu, en permettant le mal, aura \u00e9t\u00e9 atteint, et lorsque les bienfaits de la ran\u00e7on auront \u00e9t\u00e9 \u00e9tendus aussi loin que le ch\u00e2timent du p\u00e9ch\u00e9. Il est cependant impossible d&#8217;appr\u00e9cier \u00e0 sa juste valeur ce trait du plan de Dieu sans une connaissance tr\u00e8s nette de la culpabilit\u00e9 du p\u00e9ch\u00e9 et de la nature de son ch\u00e2timent qui est la mort, de l&#8217;importance et de la valeur de la ran\u00e7on que notre Seigneur J\u00e9sus donna et du r\u00e9tablissement complet et positif<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P135) de l&#8217;individu dans des conditions favorables, conditions dans lesquelles il subira l&#8217;\u00e9preuve pleine et enti\u00e8re, avant d&#8217;\u00eatre jug\u00e9 digne de la r\u00e9compense (la vie durable), ou du ch\u00e2timent (la mort durable).<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">En raison du grand plan de r\u00e9demption, et du \u00ab r\u00e9tablissement de toutes choses \u00bb qui en r\u00e9sultera&#8217; au moyen de Christ, nous pouvons voir qu&#8217;il r\u00e9sulte de la permission du mal, des b\u00e9n\u00e9dictions qui n&#8217;auraient pu \u00eatre obtenues d&#8217;aucune autre mani\u00e8re.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Non seulement tous les hommes b\u00e9n\u00e9ficieront \u00e9ternellement de l&#8217;exp\u00e9rience faite, et les anges de l&#8217;observation de cette exp\u00e9rience de l&#8217;homme, mais tous auront encore l&#8217;avantage de conna\u00eetre plus clairement le caract\u00e8re de Dieu, tel que son plan le manifeste. Lorsque ce plan sera tout \u00e0 fait accompli, tous seront \u00e0 m\u00eame d&#8217;y lire distinctement sa sagesse, sa justice, son amour et sa puissance. Ils comprendront la justice qui ne pouvait pas violer le d\u00e9cret divin, ni sauver la race condamn\u00e9e justement, sans une annulation totale du ch\u00e2timent par un R\u00e9dempteur de bonne volont\u00e9. Ils comprendront l&#8217;amour qui pourvut \u00e0 ce noble sacrifice et qui \u00e9leva souverainement le R\u00e9dempteur \u00e0 la droite de Dieu, en lui donnant le pouvoir et l&#8217;autorit\u00e9 de r\u00e9tablir la vie de ceux qu&#8217;il racheta par son pr\u00e9cieux sang. Ils comprendront \u00e9galement la puissance et la sagesse qui furent capables de mettre \u00e0 ex\u00e9cution une si glorieuse destin\u00e9e pour toutes ses cr\u00e9atures et de contr\u00f4ler ainsi toute influence oppos\u00e9e pour en faire des instruments aidant de gr\u00e9 ou de force \u00e0 l&#8217;avancement et \u00e0 l&#8217;accomplissement final de ses desseins grandioses. Si le mal n&#8217;avait pas \u00e9t\u00e9 permis et contr\u00f4l\u00e9 ainsi par la providence divine, nous ne pouvons voir comment ces r\u00e9sultats auraient pu \u00eatre atteints. La permission du mal parmi les hommes, pour un certain temps, manifeste une sagesse pr\u00e9voyante, qui saisit toutes les circonstances s&#8217;y rattachant, con\u00e7ut le rem\u00e8de, et indiqua quelle serait l&#8217;issue finale gr\u00e2ce \u00e0 sa puissance et \u00e0 son amour.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Durant l&#8217;\u00e8re \u00e9vang\u00e9lique, le mal et les maux qu&#8217;il engendre<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">(P136) ont encore servi \u00e0 la discipline et \u00e0 la pr\u00e9paration de l&#8217;Eglise. Si le mal n&#8217;avait pas \u00e9t\u00e9 permis, le sacrifice de notre Seigneur J\u00e9sus et de son Eglise, dont la r\u00e9compense est la nature divine, aurait \u00e9t\u00e9 impossible.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Il semble clair qu&#8217;il faut qu&#8217;en substance la m\u00eame loi de Dieu, qui gouverne maintenant le genre humain, (l&#8217;ob\u00e9issance \u00e0 cette loi produisant la vie et sa transgression la mort) gouverne en d\u00e9finitive toutes les cr\u00e9atures intelligentes de Dieu : cette loi, comme notre Seigneur l&#8217;a d\u00e9finie, est renferm\u00e9e bri\u00e8vement dans le seul mot, AMOUR. \u00ab Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton c\u0153ur, de toute ton \u00e2me, de toute ta force, de toute ta pens\u00e9e et ton prochain comme toi-m\u00eame (Luc 10: 27). Finalement, quand les desseins de Dieu auront \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9s, la gloire du caract\u00e8re divin sera manifeste \u00e0 toute cr\u00e9ature intelligente, et la permission temporaire du mal sera reconnue comme ayant \u00e9t\u00e9 une partie sage du gouvernement divin. Actuellement, cela ne peut \u00eatre vu que par l&#8217;\u0153il de la foi, en regardant en avant, par le moyen de la Parole de Dieu, aux choses dont il est parl\u00e9 par la bouche de tous les saints proph\u00e8tes d\u00e8s la fondation du monde, savoir le r\u00e9tablissement de toutes choses.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(P117) ETUDE VII LA PERMISSION DU MAL ET SON RAPPORT AVEC LE PLAN DE DIEU Pourquoi le mal fut permis. \u2014 Le bien et le mal, comme principes. \u2014 Le sens moral. \u2014 Dieu permit le mal, et le ma\u00eetrisera &hellip; <a href=\"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/le-plan-des-ages\/chapitre-7\/\">Continue reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":89,"menu_order":7,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/119"}],"collection":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=119"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/119\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":770,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/119\/revisions\/770"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/89"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/frenchbiblestudents.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=119"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}